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Semaine télé du 4 au 10 novembre 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 3 novembre 2017

Samedi 4 novembre 2017

20.40 : A Perfect Day de Fernando Leon de Aranoa (2015), OCS Max
Treize ans après son excellent Les Lions au soleil, FLdeA nous emmène cette fois dans un pays balkanique non précisé, en pleine guerre, avec des volontaires d’une ONG qui doivent extraire un cadavre du puits du village. Il parvient à y glisser une dose d’humour noir, bien aidé par Benicio del Toro.

20.40 : Jigsaw de Val Guest (1962), OCS Géants
La chaîne renoue avec les découvertes, la preuve avec ce film oublié (qui s’intitulait Le Mystère de la villa blanche lors de sa lointaine sortie). Jack Warner, Ronald Lewis, c’est du polar anglais d’époque, dans un noir & blanc inimitable. On connaît surtout les films de SF horrifique de Guest, Le Monstre et La Marque, mais règne ici la même efficacité.

20.45 : Sur les six films proposés par le bouquet Ciné+, cinq ont déjà été programmés entre février et avril 2017 : Piège de cristal de John McTiernan (1988, Frisson) ; Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry (2004, Émotion) ; Le Médaillon de Gordon Chan (2003, Famiz ; Beau fixe de Christian Vincent (1992, Club) ; Des gens sans importance de Henri Verneuil (1955, Classic).
Tous d’ailleurs fort regardables - à chacun de choisir celui qui mérite d’être (re)vu.

20.45 : L’Épouvantail de Jerry Schatzberg (1972), TCM
Après vérification, il apparaît que la Palme d’or de 1973 (pardon, le Grand Prix, la palme a disparu entre 1963 et 1975) n’est jamais passée depuis trois ans. Redécouvrir Gene Hackman et Al Pacino au bord de la route est un devoir et un plaisir. Schatzberg n’a tourné qu’un film depuis 1989 (The Day the Ponies Came Back, 2000), mais il promène verticalement d’un festival à l’autre (à Lyon encore récemment) ses 90 ans.

22.25 : Le Banquet des fraudeurs de Henri Storck (1952), Classic
Jamais passé non plus, ce seul long métrage de fiction du cinéaste belge. Sur un scénario astucieux de Charles Spaak, Storck agite tout un petit monde de villageois entre trois frontières, avec des acteurs de second plan bien choisis (Jean-Pierre Kérien, Yves Deniaud, Paul Frankeur) et la grande Françoise Rosay pour couronner le tout. Ce titre innocent et descriptif dissimule une contrepèterie digne de l’album de la Comtesse.

23.15 : Meurtre en 45 tours d’Étienne Périer (1960), Polar
Bonne idée : pour saluer Darrieux, la chaîne a exhumé ce film noir oublié, malgré DD, Michel Auclair et Jean Servais, ce qui nous change agréablement de Huit femmes ou d’autres titres trop connus. Le scénario de Boileau & Narcejac fonctionne comme un coucou suisse, même si l’originalité n’est pas extrême (comment se débarrasser d’un mari jaloux). Notre chouchou Albert Valentin a travaillé sur l’adaptation.

00.25 : Une heure près de toi d’Ernst Lubistch (1932), TCM
L’avant-dernière des cinq comédies musicales de Lubitsch ; toujours Jeanette Macdonald et Maurice Chevalier (et, en prime, la trop rare Lili Damita). Inusable. Et entendre le grand Maurice entonner, avec son accent so frenchy, Oh ! That Mitzi !, est toujours un grand moment.

Dimanche 5 novembre 2017

20.40 : Paradise Lost d’Andrea Di Stefano (2014), OCS Max
Il fallait oser un biopic de Pablo Escobar, en insistant sur le charisme du personnage. Le trafic de drogue, ce n’est pas bien, mais quelle générosité avec les pauvres de sa région ! Benicio del Toro finit par nous le faire prendre en sympathie.

20.40 : The Doors d’Oliver Stone (1991), OCS City
Certes, Val Kilmer n’est pas Jim Morrison, mais il ne se sort pas trop mal de la difficile représentation de la star. Était-ce bien nécessaire ? Les 135 minutes du film ne remplacent pas l’écoute des deux premiers albums, mais on peut se laisser aller.

20.45 : Les Ripoux de Claude Zidi (1984), Famiz
La filmographie de Zidi est désormais close, et ce depuis quinze ans, avec un Ripoux 3 dont il aurait pu faire l’économie. Mais le premier de la série fut largement salué en son temps, et avec raison, tant Philippe Noiret y était impérial. Il faudrait reconsidérer un jour la carrière du réalisateur, alourdie par des titres insauvables, mais qui, dans les années 70, entre les Charlots et Pierre Richard, a créé un courant comique assez personnel.

20.45 : Wall Street d’Oliver Stone (2010), Club
Seconde mouture, pour mémoire, la première (1987) passant à la même heure sur Arte.

22.25 : In the mood for Melville de Benjamin Clavel (2017), Classic
Pas vu, mais ce doc contient sans doute des éléments intéressants - si l’on s’intéresse à Melville, évidemment. Si on le considère comme un poseur surestimé, auteur de trois ou quatre bons films sur treize (dont ne fait pas partie Un flic, 1972, qui passe sur la chaîne à 19.05, juste avant Le Samouraï (1967), à 20.45), on peut regarder Ripoux contre ripoux de Zidi (1990), qui passe à la même heure sur Famiz.

23.05 : Le Brise-cœur d’Elaine May (1972), Paramount Channel
On a vu passer plusieurs fois le remake du film de May, La Femme de ses rêves des frères Farrelly. Mais l’original passe très rarement. Bonne occasion de découvrir ce gentil film plein de charme (surtout grâce à Cybil Shepherd). Les réalisatrices hollywoodiennes n’étaient pas très nombreuses à l’époque, et la catastrophe commerciale que fut Ishtar (1987), a abrégé la carrière d’Elaine May.

00.25 : Danger Signal de Robert Florey (1945), France 3
C’est encore Patrick Brion qui remporte la palme de la découverte. Le film est rare, n’étant passé qu’une fois sur TCM il y a un peu plus de dix ans. Petit polar avec Zachary Scott, premier rôle à l’époque, tout à fait dans la lignée des autres films de Florey, artisan consciencieux de série B capable de fort bonnes choses (Murders in the Rue Morgue (1932, La Bête aux cinq doigts (1947 ou l’amusant Tarzan et les sirènes (1948) et qui n’a jusqu’à présent intéressé aucun commentateur.

02.20 : Haute Pègre d’Ernst Lubitsch (1932), TCM
C’est une honte de passer un tel chef-d’œuvre à une telle heure, tout cela pour offrir le créneau du soir à La Porte du paradis, l’étouffant pudding de Cimino. Heureusement que Trouble in Paradise, un des plus parfaits produits du roi Ernst, existe en DVD ; ce qui permet de se gorger jusqu’à plus soif du trio Miriam Hopkins-Herbert Marshall-Kay Francis.

Lundi 6 novembre 2017

20.40 : Super 8 de J.J. Abrams (2011), Paramount Channel
Abrams a été nourri au cinéma de Spielberg (qui a d’ailleurs produit le film), ça se sent et ça se voit. Pourquoi pas ? Les années 70, des ados, des choses bizarres qui surviennent, des clins d’œil cinéphiliques, c’est du cinéma d’héritier, tout à fait réussi dans ses ambitions.

20.45 : Notre petite sœur de Hirokazu Kore-Eda (2015), Club
L’avant-dernier film de l’auteur et, pour l’instant, peut-être son plus beau, au moins son plus émouvant : la fratrie (on n’ose pas écrire "la sororie") des trois sœurs et demie est magnifiquement décrite, sans une fausse note, sans une séquence inutile.

20.45 : Commando sur Saint-Nazaire de Compton Bennett (1952), Classic
Une vraie rareté, que tous les amateurs de la ville découvriront avec plaisir et intérêt. C’est du cinéma anglais encore proche de la guerre, sans chiqué ni effets, avec Trevor Howard et Richard Attenborough. Moins spectaculaire que Les Mines du roi Salomon, du même cinéaste, mais d’une honnêteté sans faille.

20.50 : Reds de Warren Beatty (1981), Arte
Le film est de circonstance à cette date. S’il s’agit de la copie restaurée récemment passée à Lyon, le spectacle, même sur le petit écran, risque d’être somptueux. Tout le monde sur le pont : John Reed (Beatty himself), Louise Bryant (D. Keaton), Eugene O’Neill (J. Nicholson), Zinoviev (J. Kozinski). Bravo l’artiste !

20.50 : Telepolis d’Esteban Sapir (2007), Ciné FX
Une VO sur la chaîne ! Film et réalisateur inconnus, mais L’Annuel du cinéma 2009 en dit grand bien : "… délicieuses inventions visuelles, ludiques et poétiques. Un spectacle captivant et hors normes." Que demander de plus ?

20.50 : Polar de Jacques Bral (1984), Polar
Pas passé depuis le 31 juillet 2015. La plus juste adaptation de Manchette (Morgue pleine) à l’écran. Jean-François Balmer est un Eugène Tarpon à la hauteur du personnage imaginé par l’écrivain. Et l’étonnante Sandra Montaigu est là, qu’on n’a jamais vue ailleurs.

00.05 : Si j’avais un million, collectif (1932), TCM
Le film est programmé dans le cadre de l’hommage à Lubitsch, mais celui-ci n’a réalisé qu’un seul des dix sketches qui le composent, celui avec Charles Laughton. Les plus étonnants sont ceux signés Norman Z. McLeod, l’un avec Charlie Ruggles, l’autre avec W.C. Fields, marié à Allison Skipworth, qui se livrent à un joyeux dynamitage.

01.15 : Hope de Boris Lojkine (2014), OCS Choc
Bon premier film sur un sujet qui va devenir un sous-genre, les chemins difficiles de l’immigration ; le garçon (Leonard) vient du Cameroun, la fille (Hope) du Nigéria. Ils vont traverser une partie de l’Afrique pour rejoindre le Maroc et tenter de gagner l’Espagne. On devine ce qui va se passer, mais on suit tout de même avec intérêt.

Mardi 7 novembre 2017

20.40 : Psychose d’Alfred Hitchcock (1960), Paramount Channel
Encore ! Eh bien non, c’est plutôt "Enfin !". Car on n’a pas trouvé trace d’un quelconque passage depuis 2014. Problèmes de droits ou de copie ? Même si on en connaît chaque plan, difficile d’y échapper si on se met devant l’écran à l’heure indiquée.

20.40 : Les Baleines du mois d’août de Lindsay Anderson (1987), OCS Géants
On n’a jamais revu le film depuis trente ans et pourtant il demeure intact, tant était grande la délicatesse avec laquelle Anderson a dirigé ses trois acteurs et actrices, Bette Davis, Lillian Gish et Vincent Price - 250 ans à eux trois. Un film immobile, sur le souvenir et l’absence, comme ces baleines qui ne passent plus au large de l’île du Maine où les deux sœurs se momifient doucement. Dernier film d’Anderson, dernier film pour Gish et pour Ann Sothern, avant-dernier pour Davis. Crépusculaire.

20.45 : Les Chariots de feu de Hugh Hudson (1981), Club
La glorieuse incertitude du sport. La bagarre, véridique, entre deux sprinters anglais qui préparent les J.O. de 1924. Les acteurs, Ben Cross et Ian Charleson, assez impressionnants, ne nous ont pas laissé d’autres souvenirs que ce film (dont le titre viendrait d’un poème de William Blake).

22.30 : La Fièvre du pétrole de Jack Conway (1940), Classic
Du cinoche à l’ancienne, illustration de La Fontaine : "Deux coqs vivaient en paix, une poule survint". Mais les deux premiers sont Clark Gable et Spencer Tracy, la troisième Claudette Colbert. Le contexte : la découverte d’un filon pétrolier et la construction d’une ville-champignon (Boom Town, titre de la VO). Du spectacle, de l’amour, de l’amitié, de l’argent à flot, et la ruine pas loin. Hooray for Hollywood !

22.45 : L’Idiot ! d’Youri Bykov (2014), Club
Faute d’avoir fait partie des 9046 spectateurs qui ont vu le film après sa sortie, le 18 novembre 2015, on doit faire confiance aux jurés des festivals - Locarno, Arras, Les Arcs - qui lui ont décerné de multiples prix. La description de la société russe semble due au même pinceau désespérant que Zviaguintsev ou Lozinski.

00.30 : Sérénade à trois d’Ernst Lubitsch (1933), TCM
Encore un trio comme dans Haute Pègre, mais cette fois-ci une femme et deux hommes - Miriam Hopkins, toujours aussi délurée, entre Gary Cooper et Fredric March. Avec le finale le plus décapant de la décennie. Sans oublier les éternels comparses sans qui les comédies des années 30 n’auraient pas été ce qu’elles furent, Edward Everett Horton et Franklin Pangborn.

Mercredi 8 novembre 2017

20.45 : Le Quai des brumes de Marcel Carné (1938), Classic
Ce n’est pas que l’on s’accroche au patrimoine, mais il n’y a vraiment rien à noter sur les chaînes du bouquet Ciné+, sinon du conventionnel souvent programmé (Le Transporteur sur Frisson) ou la série allemande qui vient de démarrer sur Club, Generation War. Alors, pourquoi pas Gabin, Morgan, Prévert, Trauner, Simon, Brasseur, Le Vigan, on en oublie ?

20.50 : Un homme est mort de Jacques Deray (1972), Polar
La (fausse) réputation d’académisme du réalisateur fait que l’on a tendance à rejeter son œuvre en bloc. Pourtant que de pépites, genre Symphonie pour un massacre ou Un papillon sur l’épaule, lorsqu’il ne mettait pas en scène Delon. Dans ce seul film tourné par Deray aux USA, Trintignant a du mal à faire jeu égal avec Roy Scheider ou à faire le poids face à Angie Dickinson ou Ann-Margret. Alors, il court, comme il faisait dans tous ses films de la période. Mais l’ambiance californienne est bien captée.

22.10 : Un Français nommé Gabin d’Yves Jeuland (2016), Classic
Pas vu, mais ce que fait Jeuland d’habitude (sur la chanson française en particulier) est remarquable. Et le sujet est passionnant. Gabin a tourné dix ans de trop, mais rien de ce qu’il a fait avant n’est indifférent.

22.45 : Sunset Song de Terence Davies (2015), OCS City
Le seul titre de Davies qui nous ait laissé sur notre faim. Irréprochable, certes, avec des élégances d’écriture (le superbe travelling final), mais la célébration de la terre écossaise au siècle dernier nous touche moins que son adaptation d’Edith Wharton ou son magnifique biopic sur Emily Dickinson. C’est tout de même de la belle ouvrage.

23.20 : Crime d’amour d’Alain Corneau (2010), OCS Choc
Ultime film du cinéaste. L’affrontement feutré entre Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier, toutes deux cadres supérieures dans une multinationale, est costaud, mais la série Mad Men nous a habitués à bien pire dans le harcèlement et le burning-out.

00.10 : Ange d’Ernst Lubitsch (1937), TCM
L’univers de Lubitsch n’était pas celui de Marlene Dietrich ; le cinéaste parviendra à adapter Garbo à son monde, Marlene reste une icône, pas encore débarrassée de l’ombre de Sternberg. Desire de Borzage, produit par EL, avait échoué sur le même récif, l’année précédente. Restent Melvyn Douglas et Herbert Marshall, interprètes délicieux.

Jeudi 9 novembre 2017

20.40 : Les Flèches brûlées de Ray Enright (1952), Paramount Channel
Pour le plaisir de retrouver Sterling Hayden dans une série B. Enright était un réalisateur à tout faire, et qui a souvent fait bien - surtout des westerns à partir des années 40.

20.40 : Les Voisins de John G. Avildsen (1981), OCS Géants
Un film oublié et qui ne le méritait pas. Devant le succès de SOS Fantômes, le tandem Dan Aykroyd-John Belushi avait tout de suite été remis en selle, et si Avildsen n’est pas John Landis, le film fonctionne bien. Belushi est mort immédiatement après.

20.45 : Les Rois du gag de Claude Zidi (1984), Famiz
Une soirée tout entière offerte à Zidi. Après les deux premiers Ripoux, passés ici-même dimanche (et qui réapparaissent, à 00.00 et à 01.45), place à deux de ses succès publics des années 80. Celui-ci aurait sans doute gagné à être mieux scénarisé, mais les numéros de Serrault, Jugnot, Lhermitte et Coluche sont réussis (enfin, il nous l’avait semblé alors - leur comique t-il tenu la distance ?).

20.45 : Margin Call de J.C. Chandor (2011), TCM
On a déjà eu l’occasion d’annoncer plusieurs fois ce film très remarquable, mais puisque la soirée est consacrée au réalisateur, il convenait de marquer le coup. Et d’attendre le suivant, à 22.35

20.55 : Un train pour Petrograd de Damiano Damiani (1990), Arte
Rien vu du cinéaste depuis son western avec Leone en 1975, bien moins intéressant que ses films des années 60, L’isola di Arturo ou El Chuncho. Il s’agit ce soir d’un téléfilm de 210 minutes qui raconte le voyage de Lénine entre Zurich et la Russie, via la Finlande, en octobre 17. Ben Kingsley dans le rôle de Vladimir Ilitch, on ne demande qu’à voir. À noter le cosmopolitisme de la distribution : Leslie Caron, Dominique Sanda et Jason (fils de) Connery.

22.15 : Association de malfaiteurs de Claude Zidi (1986), Famiz
Le meilleur film de la décennie zidienne (il faut dire que son essai dramatique suivant, Deux, sombrera dans le ridicule) : scénario bien agencé (quatre scénaristes !), mécanique des gags astucieuse, et interprétation remarquable, des principaux (Cluzet, Malavoy, Le Guay, Genest) aux seconds (Hubert Deschamps, dans le rôle de Tonton Gadin, vieux bicycliste malchanceux). Zidi ne fera jamais mieux.

22.35 : All Is Lost de J.C. Chandor (2013), TCM
Grand morceau de bravoure : comment passionner durant 110 minutes, avec un seul personnage à bord d’un voilier au milieu de l’Océan indien ? Certes, c’est Redford, le marin perdu, mais ce ne serait pas suffisant s’il n’y avait pas en plus un regard de cinéaste - cf. le passage du porte-container monstrueux. Pourquoi ne pas avoir terminé la soirée par A Most Violent Year, troisième et dernier film en date de Chandor ? Dommage.

00.05 : Opération peur de Mario Bava (1966), Arte
La chaîne nous fait passer brusquement de la révolution soviétique à une lutte contre un fantôme meurtrier. Le titre du film est-il un commentaire du film de Damiani ? Et ce spectre qu’il faut éliminer est-il celui qui hantait alors l’Europe ? En tout cas, Bava était dans sa meilleure époque, et pour une fois que son film passe en VO, profitons-en.

00.25 : La Huitième Femme de Barbe-Bleue d’Ernst Lubitsch (1938), TCM
Une discussion dans un magasin à propos de l’achat d’un pyjama - pour qui le haut, pour qui le bas ? - et c’est parti. Comment, avec une pièce d’Alfred Savoir, ni meilleure ni pire que la production habituelle du dramaturge français, EL peut-il ainsi nous bluffer ? Il faut dire que le scénario au petit point est dû à Billy Wilder (pas encore installé réalisateur à Hollywood) et Charles Brackett.

Vendredi 10 novembre 2017

20.40 : Retour à Cold Mountain d’Anthony Minghella (2003), OCS Max
C’est du lourd, la guerre de Sécession, un amour contrarié, le Sud profond, tout cela nous dit quelque chose. Mais il y a Jude Law, dont on ne se lasse pas, et Nicole Kidman.

20.40 : Les Fraises sauvages d’Ingmar Bergman (1957), OCS Géants
Ah, le beau temps où les profs de philo emmenaient leurs élèves de Terminale pour pouvoir traiter ensuite du temps, de la mort, du destin, avec des majuscules. Mais le film vaut infiniment mieux qu’un prétexte à dissertation et le vieux Victor Sjöström y atteint des sommets dans l’émotion. Bergman, on y revient toujours.

20.45 : Soirée sinistrée sur le bouquet Ciné+, sauf à revoir Une famille à louer de Améris (2015, Émotion) ou Beignet de tomates vertes de Avnet (1991, Club), déjà multiplement passés - ou La Vache et le prisonnier (1959), premier titre d’une soirée Henri Verneuil sur Classic, qui s’achèvera mieux qu’elle n’avait commencé (voir à 22.35).

22.35 : Des gens sans importance de Henri Verneuil (1955), Classic
Entre 1955 (Gas-oil de Grangier) et 1956 (La Traversée de Paris de Autant-Lara), Gabin enchaînera cinq très grands films non-policiers : Voici le temps des assassins de Duvivier, Le Sang à la tête de Grangier et celui-ci, assurément le meilleur Verneuil de la décennie, associant véracité et justesse. Gabin en camionneur saisi par le démon de midi (Françoise Arnoul), on y croit, comme on croit à l’arrière-monde des seconds rôles, Frankeur, Mondy, Dalban, Yvette Etiévant et Dany Carrel.

00.00 : Les 4 Saisons d’Espigoule de Christian Philibert (1999), Famiz
Note du 27 juillet 2017 (c’est récent, mais on aime tellement ce petit film…) : "Rien de commun entre les deux Philibert. Nicolas est certes plus sérieux, mais on aime bien les gamineries, pas assez fréquentes, hélas, de Christian. Ce vrai-faux docu sur un village provençal inventé - en réalité Ginasservis - est un petit festival d’humour et de légèreté. On aimerait revoir Travail d’arabe (2003), fiction bidonnante."
Damned, où est passé Lubitsch ce soir ? Un Kubrick à la place, on y perd.

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