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Semaine télé du 3 au 9 novembre 2018
Salut les câblés !
publié le samedi 3 novembre 2018
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©Bansky, a street, a wall

Humeurs de Lucien Logette et illustrations par Jacques Gerber


À partir du samedi 3 novembre 2018, toutes les soirées du bouquet Ciné+ commencent à 20.55.
TCM demeure à 20.45, Paramount Channel et OCS à 20.40 et Sundance TV à 20.35.

 

Samedi 3 novembre 2018

 

20.40 : 7h58, ce samedi-là de Sidney Lumet (2007), OCS Choc
Certes passé une poignée de fois depuis 2014, mais la concurrence est nulle sur le bouquet OCS (sinon, pour les inconditionnels de Melville, Un flic (1972) sur Géants, en forme de ratage exemplaire). L’ultime film de Lumet est aussi superbe que la cinquantaine qui l’ont précédé.

20.55 : Liza de Marco Ferreri (1972), Classic
Bonne idée d’entamer la soirée consacrée à Catherine Deneuve par un film peu connu et inédit sur la câble. C’était la grande époque pour Ferreri (mais toutes ses époques furent grandes), qui avait le génie d’utiliser les vedettes à contre-emploi - ici, Deneuve littéralement transformée en chienne par amour pour Marcello. Le film a pas mal dérangé à sa sortie (quel film du cinéaste a été accepté immédiatement ?), mais il a gardé toute sa saveur transgressive et désespérée.

20.45 : The Yards de James Gray (2000), TCM
Pour mémoire, car le film passe régulièrement - au moins une fois par an, toujours en "director’s cut". Mais il n’y a pas beaucoup de choix ce soir, et les allergiques à Deneuve peuvent se réfugier chez Gray.

22.25 : Buffet froid de Bertrand Blier (1979), Club
Note du 14 octobre 2016 : "Après Calmos, on pensait Blier complètement perdu. Préparez vos mouchoirs avait redressé le tir, mais ne laisait pas prévoir le coup de tonnerre de ce film, qui ne ressemblait à rien de connu, sinon au théâtre de Ionesco, à la littérature de l’absurde à la Beckett, avec quelques gouttes de pataphysique. Le film n’était pas fait pour plaire au public, mission accomplie. En revanche, la critique lui fit fête, ce qui prouve qu’elle n’est pas tout le temps aveugle."

22.25 : Tristana de Luis Buñuel (1970), Classic
Le film est passé récemment (21 juin 2018), mais il peut supporter tant de visions… Encore une expérience de qualité pour Deneuve, victime puis bourreau (bourrelle ?) de son oncle abusif Fernando Rey. Don Luis ne l’a pas animalisée comme Ferreri, il lui a simplement coupé une jambe.

23.10 : Les Enfants de la chance de Malik Chibane (2016), OCS City
Le sujet était casse-gueule - des enfants juifs déportés à Auschwitz -, quoique reposant sur des faits réels. Chibane s’en sort sans trop de peine, mais c’est parfois à la limite. Mais le film est honnête et n’essaie pas de tirer les larmes, ce qui est méritoire. 40 000 spectateurs en salles, le film mérite plus.

00.00 : Fort Saganne d’Alain Corneau (1983), Classic
On le note puisqu’il clôt la soirée Deneuve, mais on peut aisément faire l’impasse sur ces aventures coloniales.

00.50 : Mademoiselle et son bébé de Garson Kanin (1939), TCM
Palsambleu, on n’a toujours pas deviné quel était le sujet de "l’intégrale" de novembre sur la chaîne. Après Dieterle et La Cava, Kanin. So what ? La programmation des prochains jours nous éclairera sans doute. En attendant, c’est toujours un plaisir de retrouver Ginger Rogers, même si David Niven faisait un peu freluquet alors pour l’affronter.

 

Dimanche 4 novembre 2018

 

20.40 : Le Prestige de Christopher Nolan (2006), OCS Max
Depuis son passage le 4 novembre 2014, le film est revenu plusieurs fois dans la grille. Mais on peut le revoir avec plaisir, les autres propositions du bouquet étant faibles.

20.55 : Dernier domicile connu de José Giovanni (1969), Classic
Sauf erreur, jamais encore programmé. Ce n’est pas le meilleur Giovanni, c’est loin d’être le pire, c’est un bon polar, tiré d’une bonne Série Noire (signée Joseph Harrington), tout à fait représentatif de la qualité de ce qui se faisait alors. Deuxième rôle de flic pour Lino Ventura, après Le Clan des Siciliens.

20.55 : Soirée David Lynch, Club
Tous les films du cinéaste ont été vus, revus, analysés, disséqués, etc., donc pas question d’être surpris. Mais Elephant Man (1980) d’abord, suivi d’un docu sur Eraserhead (L’Image originelle de Pierre-Henri Gibert, 2018, 22.55) puis de Une histoire vraie (1999) à 23.25, ça ne peut laisser indifférent.

22.15 : Une seconde mère d’Anna Muylaert (2015), OCS City
Note du 8 août 2017 : "Un film brésilien, inconnu de nos services, mais l’actrice, Regina Casé (vue dans La Vie peu ordinaire de Dona Linares d’Andrucha Waddington, 2001) vaut le voyage." Vu depuis, le film vaut effectivement le voyage.

23.00 : Mystery Road d’Ivan Sen (2013), Premier
Inconnu. Mais un polar australien avec un flic aborigène, ça ne demande qu’à être regardé.

00.25 : Giorno di nozze de Raffalleo Matarazzo (1942), France 3
On connaît mal ce que Matarazzo a tourné entre le remarquable Treno popolare (1933) et ses mélos des années 50, à partir du Mensonge d’une mère. Donc, découverte d’un parmi ces dix titres peu fréquentés. D’après le synopsis, on se trouve devant une comédie prénéoréaliste, jouant sur les apparences et le besoin de paraître. Verdict ce soir.

00.25 : Dance, Girl, Dance ! de Dorothy Arzner (1940), TCM
Un coup d’œil sur les génériques des quelques films du soir de TCM montre que leur seul point commun est d’avoir été montés par Robert Wise. Si la clé de l’énigme est celle-ci, on peut s’étonner : Wise a plus de quarante titres en magasin, dont très peu à rejeter et de nombreux inédits sur le câble. Pour une fois qu’une intégrale aurait pu être fidèle à son intitulé… Ce soir, Lucille Ball et Maureen O’Hara, dans un des films les plus intéressants de Dorothy Arzner - mais programmé le 17 juillet 2018.

 

Lundi 5 novembre 2018

 

20.40 : Speed Racer de Lilly & Lana Marchowski (2008), OCS Max
Pour les amateurs de manga et de courses automobiles. À l’époque, Lilly s’appelait encore Andrew et Lana Laurence - il s’agit d’ailleurs du dernier film signé par les Frères.

20.40 : Psychose d’Alfred Hitchcock (1960), OCS Géants
Des fois qu’il existe des téléspectateurs qui ne l’ait point encore vu.

20.55 : Makala d’Emmanuel Gras (2017), Club
Oser passer en première partie de soirée un documentaire aussi rude sur un paysan congolais qui va en vélo jusqu’à Kinshasa pour vendre son charbon de bois est hardi. Souhaitons que la chaîne soit récompensée de son audace. Il est vrai que le premier film du cinéaste, Bovines, avait déjà été bien accueilli, que celui-ci a reçu le prix de la Semaine de la Critique à Cannes 2017 et rassemblé près de 50 000 spectateurs.

20.55 : Le Cri de la victoire de Raoul Walsh (1955), Classic
On le note parce que c’est du Walsh, mais la politique des auteurs ne doit pas nous aveugler : dans la saga guerrière, il a souvent fait mieux avant (Aventures en Birmanie) et une fois ensuite (Les Nus et les morts). Ici, malgré Aldo Ray et Van Heflin, on est dans le standard.

21.25 : L’Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz (2011), OCS Choc
Passé le 17 septembre 2018, mais les élections en Nouvelle-Calédonie étant imminentes, le film est encore plus actuel. Note du jour : "C’est une bonne idée de ressortir un des rares films tournés sur le massacre d’Ouvéa - bravo et merci à Chirac et Bernard Pons ! Kassovitz prend parti, et c’est bien. Mais le public français de 2011 n’avait pas envie qu’on l’embête avec des histoires oubliées d’indigènes lointains et le film prit la tasse, ce qui est injuste car il s’agissait du titre le plus satisfaisant de son auteur."

22.30 : Barquero de Gordon Douglas (1970), TCM
Dernier (et seul) passage : 18 février 2015. Ultime grand western de Douglas, certes un peu en-dessous de Rio Conchos et de Chuka le redoutable, mais c’est encore du grand cinéma. Avec une belle série de gueules du genre, Lee Van Cleef, Warren Oates, Forrest Tucker, et, en prime, Mariette Hartley, découverte dans Coups de feu dans la sierra, et qui va bientôt disparaître vers la TV.

00.20 : Mon épouse favorite de Garson Kanin (1940), TCM
Wise encore au montage, donc on le signale. Mais le film est un des piliers des nuits de la chaîne, maintes fois passé. Il n’empêche que revoir Irene Dunne et Gail Patrick ne fait jamais de mal.

 

Mardi 6 novembre 2018

 

20.45 : Syriana de George Clooney (2005), TCM
Note du 9 février 2016 : "Dix ans déjà (treize aujourd’hui) ! Quelque chose a-t-il changé dans l’univers de la stratégie pétrolière ? La CIA interviendrait-elle encore pour rétablir l’ordre américain ? Est-ce un film historique ou toujours actuel ?"

20.55 : Maman a tort de Marc Fitoussi (2016), Émotion
Bonne comédie sociale - on l’écrit avec d’autant plus de plaisir que les films précédents du cinéaste, Copacabana ou Pauline détective, nous avait fort peu éveillés. Il y a là un sujet - comment une compagnie d’assurances gruge ses clients - et une action, servie par une débutante de 15 ans, remarquable, Jeanne Jestin, et des actrices aussi solides qu’Émilie Dequenne et Annie Grégorio.

22.30 : Office de Johnnie To (2015), Club
Après son détour du côté de Melville et de Johnny Hallyday - personne n’est parfait -, To revient aux choses sérieuses. Bon, ce n’est peut-être aussi surprenant que ses merveilles d’il y a quinze ans, Breaking News ou Election, mais ça fait plaisir de retrouver Chow Yun-Fat.

22.40 : Paterson de Jim Jarmush (2016), Émotion
Ce n’est pas le premier passage depuis deux semaines, mais les programmateurs ont attendu que l’on ait le dos tourné pour le projeter. Un des plus beaux films de JJ, un chef-d’œuvre, osons le mot, au déroulement aussi minimaliste que les poèmes de son héros (Adam Driver) mais aux arrière-plans superbes (la rencontre quasi muette du chauffeur de bus avec un touriste japonais). Golshifteh Faharani illumine le paysage intérieur de son univers noir & blanc et Marvin, le bull, a reçu haut la main la Palm Dog à Cannes.

00.35 : Jim Jarmush, poète sur pellicule de Stefan Comic (2018), Émotion
Pas vu, mais un doc sur un tel sujet ne peut être indifférent.

00.45 : Citizen Kane d’Orson Welles (1941), TCM
Inévitable puisque Wise en était le monteur (il a dû prendre bien du plaisir). Jusqu’à présent, tous les films montés par lui ont été présentés, sauf Tous les biens de la Terre de Dieterle (1941) et c’est bien dommage. Mais Kane, ce n’est pas mal non plus.

 

Mercredi 7 novembre 2018

 

20.40 : Primaire d’Hélène Angel (2016), OCS City
La réalisatrice tourne peu et c’est dommage, car ses quelques films révèlent une personnalité certaine - son premier, Peau d’homme, cœur de bête, était très étonnant. Celui-ci est moins surprenant ; il faut dire que les problèmes d’une professeure des écoles divorcée, entre son fils, ses élèves et le reste, appartiennent plus au cinéma courant ou aux téléfilms. Comme les protagonistes sont Sara Forestier et Vincent Elbaz, chacun à la hauteur, ça fonctionne toute de même.

20.55 : Les Animaux fantastiques de David Yates (2016), Premier
Pas vu, mais des amateurs du genre en disent beaucoup de bien. J.K. Rowling a imaginé une sorte de préquel de Harry Potter et de Pouldard. 4 millions de spectateurs, on comprend que le second volet soit déjà tourné.

20.55 : A Most Violent Year de J.C. Chandor (2014), Frisson
Cinquième passage en quatre ans, mais il fait partie des films que l’on indique à chaque fois, pour le plaisir. Et, de toutes façons, le reste des propositions de Ciné+ ne vole pas suffisamment haut.

22.30 : La Chevauchée sauvage de Richard Brooks (1974), OCS Géants
Dix ans après Les Professionnels, Brooks reprend du service dans le western. Mais le genre a évolué, au tournant des années 70 et du Nouvel Hollywood. L’action pure a perdu du terrain et le regard sur l’Ouest a changé : Gene Hackman ou James Coburn ne sont pas des héros triomphants, comme Lancaster ou Marvin jadis. Et Candice Bergen a remplacé Claudia Cardinale - un autre monde. Mais Brooks était un grand bonhomme, qui n’a pas raté grand-chose.

01.05 : Seven Days’ Leave de Tim Whelan (1942), TCM
Passé il y a peu, lors de l’intégrale Lucille Ball en juillet. Faute de l’avoir vu, on annonçait Victor Mature comme un handicap, ce qui était injuste : il est très à l’aise en bidasse permissionnaire. Et, comme on le prévoyait, le scénario de William Bowers est un atout majeur. Et le montage de Wise, évidemment…

 

Jeudi 8 novembre 2018

 

20.55 : Seraphim Falls de David von Ancken (2006), Frisson
Pas vu, car inédit en salles. On se demande pourquoi, au vu de la distribution, Pierce Brosnan, Liam Neeson, Anjelica Huston et Ed Lauter. Le réalisateur semble n’avoir tourné que pour des séries TV. À découvrir.

20.55 : Un moment d’égarement de Claude Berri (1977), Classic
On est curieux de revoir un film qui nous avait autant déplu il y a quarante ans. Il n’y avait pourtant que des acteurs admirés, Lanoux, Marielle et Christine Dejoux, épatante chez Sotha (Au long de rivière Fango) et Deville (L’Apprenti salaud) et disparue vers la TV. Révision nécessaire.

21.50 : Le Beau Monde de Julie Lopes-Curval (2014), OCS Max
Sans être fanatique du travail de la cinéaste (sa Caméra d’or 2002 pour Bord de mer nous avait semblé disportionnée), il faut reconnaître qu’elle fait partie de la petite cohorte des jeunes réalisatrices apparues ces vingt dernières années et que l’on doit suivre avec attention. Si l’interprète principale n’était pas Ana Girardot, pas sûr que le film nous aurait intéressés, car cette histoire de brodeuse normande qui vient à la Ville se frotter au beau monde du titre est un peu courte. Mais on peut faire avec.

23.15 : La Fin des tortionnaires du camp d’amour n° 2 d’Edoardo Mulargia (1980), Club
On ne sait rien de ce film, sinon l’intense poésie de son titre.

01.15 : La Splendeur des Amberson d’Orson Welles (1942), TCM
Second et dernier travail de Wise pour Welles - il commencera à réaliser avant qu’Orson ne fasse son film suivant. Encore un sacré boulot technique, les films que montera encore Wise seront plus reposants.

 

Vendredi 9 novembre 2018

 

20.40 : La Ronde de l’aube de Douglas Sirk (1957), OCS Géants
Le film serait inédit sur le câble. À ne pas croire ! Un des plus beaux titres de Sirk, au cœur d’une décennie pourtant riche. Mais il a laissé de côté les flamboyances du mélo (le film est en noir & blanc) et les aventures de sa bande de pilotes acrobates de meetings - Rock Hudson, Robert Stack, Jack Carson - sont traitées avec justesse et émotion. L’univers de Faulkner ne semblait pourtant pas devoir coller avec celui de Sirk, eh bien si.

20.55 : Millenium 2 de Daniel Alfredson (2009), Frisson
On a pris les mêmes (Michael Nyqvist, Noomi Rapace et Lena Endre), remplacé Niels Arden Oplev par Alfredson, mais la différence dans le résultat est mince : même univers, même rythme, même qualité dans l’adaptation du roman (La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette). Pas plus que la trilogie de Larsson n’est sécable, les trois films forment un tout.

20.55 : Germinal de Claude Berri (1993), Club
Sans doute la pire version du roman de Zola (la meilleure demeurant la première, celle d’Albert Capellani, 1913, magnifique fresque ouvrière). C’est Si la mine nous était contée, avec la moitié du cinéma français du moment (le film était alors le plus cher jamais réalisé ici), la palme du ridicule revenant à Laurent Terzieff, en militant anarchiste livide et malivole. La description de la bourgeoisie dirigeant la mine est une des plus belles imageries d’Épinal que l’on sache. Le film durait à l’origine 3h35, il a été ratiboisé d’une heure dans la version de ce soir, c’est encore bien trop.

20.55 : À nous les petites Anglaises de Michel Lang (1975), Classic
On est encore interloqué devant le succès en forme de raz-de-marée qu’obtint ce film et les quelques millions qui se reconnurent dans les ados bêtasses du début des années 60, trimballant toutes les mythologies du temps, séjours linguistiques à l’étranger et disponibilité des jeunes Britanniques à consommer du petit Français. Aucun des acteurs révélés ne fit carrière et son réalisateur guère plus.

00.25 : La Souris qui rugissait de Jack Arnold (1960), OCS Géants
Après tant de films à effets spéciaux, Arnold a tourné très simplement cette histoire de principauté d’opérette déclarant la guerre aux États-Unis, les envahissant avec quelques archers médiévaux, commandés par Peter Sellers (peu connu alors) et leur subtilisant une bombe atomique. Le fim connut un tel succès qu’une suite fut tournée trois ans plus tard, La Souris sur la Lune, dirigée par Richard Lester, quasi débutant.

01.20 : The Iron Major de Ray Enright (1943), TCM
Inconnu de nos fichiers. Malgré la date et le titre, il ne s’agirait pas d’un film de guerre, mais de sport, histoire réelle d’un entraîneur de football revenu de la guerre de 1917. Avec Pat O’Brien, ce qui n’est pas très excitant, mais avec Robert Ryan (en curé !), dont le nom apparaît pour la première fois sur l’affiche. Dernier film monté par Wise.



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