home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! (2019) > Semaine télé du 6 au 12 juillet 2019
Semaine télé du 6 au 12 juillet 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 6 juillet 2019

Jeune Cinéma en ligne directe

JPEG - 245.6 ko

 

Pensatevi Liberi. Bologna Rock 1979, exposition temporaire au Mambo (17 mai-29 septembre 2019).

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 6 juillet 2019

 

20.40 : Docteur Petiot de Christian de Chalonge (1990), OCS Géants
Difficile de caractériser la filmographie de CdC, entre O salto (1967), remarquable film sur l’immigration, et Le Comédien (1997), adaptation classique de Guitry. Entre les deux, des titres réussis, sans qu’on puisse trouver une unité entre L’Alliance (1971) et Les Quarantièmes rugissants (1982), Malevil (1980) et Le Bel Été 1914 (1996). Petiot est assurément son film le plus grinçant, entraîné par un Michel Serrault déchaîné, qui a pris son rôle à bras-le-corps et découpe ses patients avec maestria. Les fervents de Resnais retrouveront dans les coins d’écran deux des acteurs de Muriel, Nita Klein et Julien Verdier.

20.50 : Paparazzi d’Alain Berberian (1998), Émotion
Son premier film, La Cité de la peur (1994), fut un tel triomphe (on a vu cette année à Cannes comment fut accueillie sa réédition) que le réalisateur attendit quatre ans pour franchir le cap du second, cette fois-ci sans Les Nuls. Le film n’atteignit pas les sommets du premier, mais il demeure drôle et le tandem Timsit-Lindon fonctionne bien. De toutes façons, c’est le seul inédit de la soirée sur Ciné+.

Rien d’autre ? Rien d’autre !
Comme d’habitude, l’été sera maigre en découvertes. Préparons-nous à traverser des paysages déjà maintes fois arpentés.

 

Dimanche 7 juillet 2019

 

20.50 : Le Quatrième Homme de Phil Karlson (1952), Classic
Inutile de chercher un inédit sur le bouquet Ciné+, qui cultive même des alliances lourdissimes - Marie Antoinette de Sofia Coppola, suivi de Barry Lyndon de Kubrick, cinq heures de costumes empesés, il faut oser et faut tenir ! Pourquoi ne pas revoir cet excellent film noir, passé en octobre dernier, mais toujours aussi plaisant ? Kansas City Confidential est un des meilleurs polars de Karlson, qui nous rarement déçus.

21.20 : Family Life de Cristian Jimenez & Alicia Scherson (2017), Sundance TV
Film chilien pas vu. Mais ce qu’on connaît des deux réalisateurs - Illusiones opticas (2009) pour Jimenez et Play (2005) pour Scherson - nous incite à regarder ça de près. Le jeune cinéma chilien est un des plus intéressants d’Amérique latine.

22.55 : Beauté volée de Bernardo Bertolucci (1996), OCS City
BB n’a pas toujours travaillé dans le génie, la preuve. Il s’agit d’un de ses films inédits sur le câble, comme la plupart de ceux des années 90, les plus décevantes. Au moins, il nous a fait découvrir Liv Tyler ; mais même Jeremy Irons semble s’ennuyer.

 

Lundi 8 juillet 2019

 

Rien à relever sur OCS, sinon revoir L.A. Confidential de Curtis Hanson (1997) sur Choc à 20.40, et qui n’est passé que quatre fois depuis 2015.
Rien à relever sur Ciné+, tous les titres ayant été vus et revus plusieurs fois. Parmi toutes ces retrouvailles, s’il fallait choisir, on prendrait le chemin de Classic, qui propose, à 20.50, L’Odyssée du sous-marin Nerka de Robert Wise (1958), et à 22.20, Secret Lives de Edmond T. Gréville (1937). Mais les DVD, ça existe encore.

 

Mardi 9 juillet 2019

 

20.40 : Falling in Love d’Ulu Grosbard (1984), Paramount Channel
Second titre du réalisateur à passer sur le câble depuis cinq ans. Peu connu, Grosbard est pourtant un bon directeur d’acteurs, souvent de haut niveau, Dustin Hoffman - deux fois, dont le très curieux Qui est Harry Kellerman ? (1971), Robert Duvall, Michelle Pfeiffer. Ici, solidité assurée : De Niro, Meryl Streep, Harvey Keitel et Diane Wiest.

20.50 : The Belko Experiment de Greg McLean (2016), Frisson
Inconnu, seulement sortie en VOD en 2017. Inconnu également ce réalisateur australien, tout comme les acteurs. Mais c’est un des deux films inédits sur Ciné+, on ne va pas barguigner.

20.50 : Grand froid de Gérard Pautonnier (2017), Club
Un premier film inédit, ça ne se refuse pas, surtout interprété par Bacri et Gourmet. Ça ne vaut pas la série Six Feet Under, mais l’humour noir qui règne dans cette entreprise de pompes funèbres en presque faillite qui décroche enfin un enterrement est assez bien tenu.

22.25 : L’Étrangleur d’Arpad Sopsits (2016), OCS Choc
Impossible de trouver une date de sortie pour ce film hongrois, même en VOD. Il est inspiré de l’histoire d’un serial-killer des années 60. À découvrir.

 

Mercredi 10 juillet 2019

 

20.35 : Polite People d’Olaf de Fleur Johannesson (2011), Sundance TV
Le mystère du soir : un film islandais dont on ne sait rien, d’un cinéaste inconnu (mais Olaf de Fleur, quel beau prénom). Pour les amateurs de fraîcheur et de découvertes.

20.40 : Kursk de Thomas Vinterberg (2018), OCS Max
Inédit. L’argument est dépourvu de suspense - on connaît l’issue tragique de l’aventure du sous-marin russe accidenté. Le sujet convenait à l’auteur, spécialiste des tumultes en vase clos. Mais pas sûr que le cosmopolitisme de la distribution - Matthias Schoenaerts, Colin Firth, Léa Seydoux, Max von Sydow - n’accentue pas le côté spectaculaire d’un sujet qui n’en avait pas besoin.

20.40 : Silvio et les autres de Paolo Sorrentino (2018), OCS City
La version originelle, en deux épisodes de 100 minutes, nous avait fort déçus. On n’y retrouvait que des bribes du talent de PS à recréer un univers, comme dans La grande bellezza ou Youth. Peut-être cette version courte (155 mn tout de même) a-t-elle éliminé les scories et redites de la longue. Il divo (2008), qui suit à 23.15, programmé il y a trois mois, montre que Andreotti était un sujet plus aisé à traiter que Berlusconi, qui porte en lui-même sa caricature.

20.50 : London House de David Farr (2015), Frisson
Seulement pour les amateurs de Clémence Poésy, étrange actrice qui attend encore le grand rôle qu’elle mérite.

22.15 : Flash Gordon de Mike Hodges (1980), Famiz
Déjà passé, mais le 11 août 2015, et c’est plus amusant que Le Fantôme de la liberté, le Buñuel en roue libre, qui passe à la même heure sur Classic. Aucune des adaptations à l’écran n’a retrouvé le charme de la bande dessinée originelle d’Alex Raymond, mais on fait avec.

00.05 : Miracle en Alabama d’Arthur Penn (1962), Classic
Un des chefs-d’œuvre de Penn, inédit sur le câble, à une pareille heure ! Théâtrale, certes, l’histoire d’Helen Keller, mais d’une puissance telle que cinq visions ne l’ont jamais épuisée. Patty Duke, 16 ans à l’époque, a tourné ensuite 130 films et séries sans qu’on la retrouve, Anne Bancroft, déjà géniale, l’est demeurée.

 

Jeudi 11 juillet 2019

 

20.35 : The Off Hours de Megan Griffiths (2011), Sundance TV
De nouveau une cinéaste et un film inconnus sur la chaîne. Aucun autre titre de MG ne nous est parvenu.

20.40 : Hôtel des Amériques d’André Téchiné (1981), OCS Géants
Pas passé depuis exactement quatre ans. Téchiné semblait avoir encore plaisir à faire du cinéma, et après son blockbuster anorexique, Les Sœurs Brontë (1979), retrouvait l’inspiration de ses premiers films, Souvenirs d’en France (1975) et Barocco (1976). Mais c’est très loin, tout ça.

20.50 : Rien de neuf sur Ciné +, mais Mickey One de Arthur Penn (1965), sur Classic, n’est passé qu’une fois, le 8 juillet 2016, un peu avant minuit. C’est le plus étrange des titres de l’auteur, le plus angoissé et angoissant, avec un Warren Beatty remarquable (et avec Alexandra Stewart, invitée du festival de La Rochelle la semaine dernière). Un flop retentissant, que le triomphe de Bonnie and Clyde allait compenser.

20.50 : Soirée musicale sur TCM, avec Crazy Heart de Scott Cooper (2009), passé le 17 juin 2019 (mais à 23.40) et Woodstock, l’increvable (bientôt 50 ans !).

 

Vendredi 12 juillet 2019

 

20.50 : Ce que veulent les femmes de Nancy Meyers (2000), Émotion
Pas vu, le titre (traduction littérale de What Women Want) nous paraissant ridicule. Erreur ? Mel Gibson affronte Helen Hunt et Marisa Tomei, bon. Mais il y a surtout Alan Alda, toujours parfait.

22.45 : Le ciel peut attendre de Warren Beatty & Buck Henry (1978)
Il ne s’agit pas d’un remake du film homonyme de Lubitsch, mais du Défunt récalcitrant d’Alexander Hall (1941), réalisateur moins prisé (mais intéressant). Beatty s’essayait à la mise en scène (Henry était essentiellement un scénariste) et ce fut une réussite : quatre Oscars (acteur, film, seconds rôles pour Jack Warden et Dyan Cannon - dommage que Julie Christie ait été oubliée).

JPEG - 98.3 ko

 



Revue Jeune Cinéma - Contacts