À Zürich, le Filmpodium rend hommage au peintre et cinéaste cubain Nicolás Guillén Landrián (1938-2003), avec un ensemble intitulé Landrián : Lichtblicke Kuba ("Landrián : un regard de Cuba"), et sous-titré Fin - pero no es el fin : Landriáns Kurzfilme ("Fin - mais pas la fin) de la manière dont quelques uns de ses films se terminent (29 août et 17 septembre 2024).
On peut ainsi découvrir une petite partie de l’œuvre d’un cinéaste "maudit".
En janvier 1959, la révolution, menée par Fidel Castro et Ernesto Guevara, renverse le régime corrompu de Fulgencio Batista soutenu par les États-Unis. Le jeune peintre Nicolás Guillén Landrián a 20 ans, et il est enthousiaste.
Pendant 10 ans, de 1962 à 1972, il travaille à l’Instituto cubano del arte e industria cinematográficos (ICAIC), qui vient d’être créé. Mais ses documentaires, réalisés sans scénario et souvent sans son direct, qui montrent le quotidien à La Havane, de la vie des gens de toutes les classes sociales, sont régulièrement censurés pour leur ton impertinent. Il sera incorrigible, et récidiviste, donc déporté, emprisonné, soumis à des électrochocs, exilé.
Son œuvre était tombée dans l’oubli. Grâce à Ernesto Daranas, né en 1961, qui recherche les copies perdues, pour les sauver et les restaurer. Au Filmpodium, on peut voir sept des 10 films redécouverts jusqu’à présent, sur un total de 18, entre 1962 et 2001, dont un pas terminé (Rita Montaner en 1965).
Ainsi que l’émouvant documentaire qu’il a réalisé sur le destin et l’œuvre de "ese negro loco", qui a été sélectionné à la Mostra de Venise 2023.
Ce soir, à 20h45, 7 courts métrages de Nicolás Guillén Landrián :
* En un barrio viejo (1963).
* Un festival (1963).
* Los del baile (1965)
* Ociel del Toa (1965)
* Reportaje. Plenaria campesina (1966)
* Coffea Arábiga (1968)
* Taller Claudio A. Camejo de Línea y 18 (1971)
Demain, vendredi 30 août 2024 (et le 11 septembre 2024 à 15h00) :
* À 18h30 : Landrián de Ernesto Daranas Serrano (2023).