2025 : Journal de Pierre Vernant
* Pierre Vernant-édito 2025 ; 1er-15 janvier 2025 ; 16-31 janvier 2025 ; 1er-15 février 2025 ; 16-28 février 2025 ; 1er-15 mars 2025 ; 16-31 mars 2025 ; 1er-15 avril 2025 ; 16-30 avril 2025 ; 1er-15 mai 2025 ; 16-31 mai 2025 ; 1er-15 juin 2025 ; 16-29 juin 2025 ; 1er-14 juillet 2025 ; 16-30 juillet 2025 ; 1er-15 août 2025 ; 16-29 août 2025 ; 1er-15 septembre 2025 ; 16-30 septembre 2025 ; 1er-15 octobre 2025 ; 16-31 octobre 2025 ; 1er-15 novembre 2025 ; 16-29 novembre 2025 ; 1er-15 décembre 2025 ; 16-31 décembre 2025.
La Fédération nationale de la libre pensée milite pour un 14 Juillet internationaliste, contre le racisme et le néo-colonialisme.
À Peć, au Kosovo, commence le festival international du film d’animation AniBar 2025, 16e édition (14-20 juillet 2025).
Au programme :
* Compétitions : International ; Balkan ; Music Videos ; Human Rights ; Young Audience ; Student.
Et Jurys.
* Hors compétition : Experimental ; Animated Documentaries ; Commissioned Works ; Featured ; Palestine Animated ; Short & Trashy ; VR Program ; WTF OFF.
Il faut mentionner aussi Genesis une initiative créative franco-kosovare, en partenariat avec l’Institut français du Kosovo, soutenu par le Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et l’Ambassade de France au Kosovo, qui rassemble les professionnels (créateurs, mentors, producteurs et studios) de toute l’Europe et du Kosovo.
Ce soir, cérémonie d’ouverture :
* À 20h30 : A World in Chaos de David Crisp (2023).
À Paris, à la Cité de l’architecture et du patrimoine se tient une exposition Le Mur de Berlin. Un Monde divisé (14 mai 28 septembre 2025).
Créée par Musealia l’exposition propose un voyage émouvant et approfondi à travers l’histoire et l’héritage de l’un des symboles de division les plus emblématiques du 20e siècle. Elle est le fruit d’une collaboration inédite impliquant plus de 20 institutions et 40 prêteurs du monde entier, dont le Musée du Mémorial de la Paix d’Hiroshima et le Musée des Alliés.
Elle présente plus de 200 objets originaux, des témoignages de première main et les dernières recherches et documentations,
À Paris, aux Sept Parnassiens, commence le festival Les Assoiffés (12 juillet-24 août 2025).
Au programme, une sélection de films de classiques incandescents, moites, haletants, entre désir, peur et chaos.
Toutes les séances sont présentées par l’équipe du cinéma.
À la sortie, on est attendu à la buvette.
Ce soir :
* À 19h30 : Love de Gaspar Noé (2015).
À Édimbourg, en attendant le grand festival de l’été (1er-24 août 2025), aux National Galleries commencent deux nouvelles expositions.
* Modern One, gratuit : Artist Rooms
Cette collection d’art moderne et contemporain, créée en 2008, et géré par la Tate de Londres, avec le soutien de l’Art Fund et de la Fondation Henry-Moore, Elle comprend des œuvres majeures d’artistes internationaux. Son principe directeur est de présenter le travail de chaque artiste dans des expositions personnelles dédiées.
Cette année :
* Louise Bourgeois (1911-2010)
* Robert Mapplethorpe (1946-1989)
* Modern Two : Resistance (12 juillet 2025-4 janvier 2026)
À Locmariaquer, entre la Baie de Quiberon et le Golfe du Morbihan, il y a un site exceptionnel de mégalithes.
Chaque été, les expositions s’enchaînent à la chapelle Saint-Michel, et notamment celles du collectif Reg’Art (céramiques, sculptures, peintures, gravures, moulages, photos).
Cette année l’exposition est accompagnée d’une conférence.
Ce soir, dans la salle du conseil de la mairie :
* À 20h00 : Bob et la France.
Conférence de Denis Feignier.
À Toulouse, la Cinémathèque, comme d’habitude, organise son Cinéma en plein air 2025, 21e édition (11 juillet-23 août 2025). Mais en raison des travaux en cours, il investit la cour de l’Hôtel Saint-Jean, avec des reprises en salle, au cinéma Pathé Wilson (du lundi au jeudi à 19h30).
Ce soir :
* À 22h00 : Raging Bull de Martin Scorsese (1980).
À partir du 7 août 2025, les séances commenceront à 21h30.
À New York, au Lincoln Center, et dans trois autres salles new yorkaises, le SVA Theatre, les LOOK Cinemas W57 et le Korean Cultural Center, commence le New York Asian Film Festival 2025 (NYAFF), 24e édition (11-24 juillet 2025).
Au programme : Un thème Cinema as Disruption, avec plus de 75 avant-premières, dont huit avant-premières mondiales, et 17 premiers films, et 19 films d’Asie du Sud-Est, qui signifie un changement générationnel, et pratiquement une nouvelle vague du cinéma mondial,
Ce soir, Opening Night :
* À 19h30, au Lincoln : The Informant de Kim Seok (2025).
À New York, au MoMA commence le cycle María Félix. La Doña (11-27 juillet 2025).
Ce soir :
* À 19h00 : Que Dios me perdone aka May God Forgive Me de Tito Davison (1948).
À Rome, à la Casa del cinema, commence, en entrée gratuite, le cycle Game, Set & Match (11-21 juillet 2025)
Ce soir :
* À 21h30 : Battle of the Sexes de Jonathan Dayton & Valerie Faris (2017).
À Londres, au Design Museum commence l’exposition More than Human (11 juillet-5 octobre 2025).
Face à l’urgence climatique, cette exposition, créée en collaboration avec Future Observatory, en partenariat avec le UKRI Arts and Humanities Research Council réunit plus de 140 œuvres issues de pratiques contemporaines et traditionnelles (beaux-arts, design, architecture et d’installations interactives) qui explorent comment les humains peut réapprendre à se concevoir avec et pour la Nature.
À Londres, à la Tate Modern, vient de commencer ne nouvelle exposition Emily Kam Kngwarray (10 juillet 2025-11 janvier 2025).
Jeudi 10 juillet 2025
Jean-Pierre Thorn (1947-2025) est mort le 5 juillet 2025.
C’est par ACID qu’on a appris sa mort. Il avait été, en 1991, l’un des rédacteurs du manifeste des cinéastes Résister, qui avait permis d’obtenir l’appui du CNC pour sa création. Entre 1992 et 1995, il en avait été le président.
Après avoir passé son enfance dans une famille de la petite bourgeoisie, vogageuse en Afrique (son père travaillait à Air France), il avait fait des études littéraire à Aix-en-Provence.
Puis il avait réalisé un court métrage de fiction, en 1965, à 18 ans : Emmanuelle (ou Mi-vie), "trois histoires d’amour, sur fond de guerre du Vietnam, sur la dérision de la vie qu’on vit ici quand l’histoire mondiale frappe un peuple". Le film avait été primé en 1966 au Festival du film 16 mm d’Évian, qui avait fait l’objet d’un compte-rendu, par Paul Otchakovsky-Laurens, dans Jeune Cinéma n°18, novembre 1966. Il notait : " Emmanuelle est un film ambitieux et très bien fait, ce qui est déjà beaucoup. Le film se veut un essai de description fidèle de ce cri d’une fille comme tant d’autres : comment vivre quand tout fout le camp ? Il y parvient souvent avec bonheur, et, quoique le film soit discutable, le prix demeure mérité, parce que l’entreprise répond à ce qu’on était en droit d’en attendre : elle est sincère sans être niaise ou analphabétique".
En 1967, Jean-Pierre Thorn avait créé une petite structure coopérative, Ciné-Liberté, qui proposait, dans les ciné-clubs et les cinémas d’art et d’essai, un programme de courts métrages choisis, qui comprenait trois films : son premier court, Emmanuelle (rien à voir avec le roman de Emmanuelle Arsan), Haschich Train de Jean Bigiaoui, Claude Eveno, Lucien Logette & Jaques Sansoulh (1966) et It’s Not Just You, Murray de l’inconnu Martin Scorsese (1963). La première projection a eu lieu à Avignon, durant le Festival, en juillet 1967, sous les auspices de André Benedetto, au Théâtre du Chêne noir, et plusieurs autres à Paris et dans quelques salles de banlieue, à partir de septembre 1967.
Et puis Mai 68 est arrivé, qui, comme pour beaucoup, a profondément bouleversé sa vie. Il sympathise avec l’UJCML et participe activement aux États généraux du cinéma (17 mai-5 juin 1968), où on travaillait à réinventer l’organisation du cinéma en France, et à démocratiser celui-ci à tous les niveaux.
Il réalise alors un documentaire sur les usines de Renault Flins, occupées, où il a réussi à s’introduire, Oser lutter, oser vaincre (1968), avec l’idée de "briser le naturalisme, qui est l’esthétique de la bourgeoisie", en montant le film avec des intertitres, à la manière de Octobre de Sergueï Eisenstein (1928). Quatre copies en sont tirées clandestinement grâce à Jean-Luc Godard, et le film marque les esprits.
Après quoi, il se fait embaucher, en 1971, comme ouvrier chez Alsthom, à Saint-Ouen et y reste huit ans, comme "établi" pour vraiment faire connaissance avec la condition ouvrière. Pendant cette période, il tourne un moyen métrage sur la première mobilisation de travailleurs étrangers sans papiers La Grève des ouvriers de Margoline (1973).
Il ne retourne vraiment au cinéma qu’en 1980, avec un documentaire sur son expérience, de la grève des ouvriers de l’usine Alsthom de Saint-Ouen (du 10 octobre 1979 au 26 novembre 1979) : Le Dos au mur (1980).
En 1989, il réalise un film de fiction, le seul qu’il aura tourné, Je t’ai dans la peau. Le film est sélectionné au Forum de la Berlinale 1990 et à Perspectives du cinéma français (1973-1991), dans le cadre de la Quinzaine des cinéastes, née après Mai 1968.
Mais il ne tournera ensuite plus que des documentaires. Dès le début des années 1990, il s’est intéressé au hip hop, avec quatre films : Bled Sisters (1993) ; Génération Hip Hop ou Le mouv’des Z.U.P (1995) ; Faire kiffer les anges (1997), Prix Michel-Mitrani au F.I.P.A. de Biarritz 1997 ; On n’est pas des marques de vélo avec Farid Berki (2003), sélection ACID au Festival de Cannes 2003.
Il faut également mentionner Allez, Yallah ! (2006), également sélectionné à ACID.
Son dernier film, L’Âcre Parfum de immortelles (2019) est une sorte d’autobiographie.