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À propos du 8 mars 2026
Brève
publié le dimanche 8 mars 2026

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Adriana-Andrea 2026 (dimanche 8 mars 2026)


 



Dimanche 8 mars 2026

 

Chaque année revient la Journée des femmes.


 

On raconte que son origine remonte au 8 mars 1857, où, à New York, pour la première fois, des travailleuses du textile marchèrent dans le Lower East Side, contre la journée de 12 heures et pour des salaires corrects. Quand elles sont arrivées dans les quartiers chics, les flics les attendaient.
Mais ce serait faux, les journaux de l’époque n’en font pas mention nous précise Françoise Picq. La Journée des femmes a en réalité été proposée par Clara Zetkin (1857-1933), présidente de l’Internationale socialiste des femmes, à Copenhague en 1910.


 

Bonnes lectures : tous les ouvrages de Françoise Picq.

Et son dernier :

* Françoise Picq, Le Féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques, avant-propos de Martine Storti, Donnemarie-Dontilly, Éditions iXe, 2012.


 

Autres sources :

* À Aarhus, au Danemark, le musée des femmes est devenu le Gender Museum en 1984.

* Un texte de Andrea D’Atri.


 

Avec nos yeux d’Occidentaux, on finit par la trouver dérisoire et même désuète, cette journée. Une seule journée par an, pour contrer une civilisation universelle, c’est gentil, mais c’est faible. D’ailleurs on voit tant de progrès depuis les premières manifs des sufragettes puis du MLF, dans la foulée de #Me too comme récemment l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française, l’année dernière, ou la mise en cause du "devoir conjugal"
ainsi que la mise en valeur de la notion de consentement. qu’on se dit que la lutte paye et qu’on progresse.


 

Mais ce n’est qu’en apparence, et on a vu surgir les monstres des fonds du système, par exemple l’affaire Gisèle Pélicot. Sauf, bien entendu, aux États-Unis, en ce moment, où on ne craint aucune régression, et où l’affaire Epstein mijote, tandis que le grand mâle dominant caractériel fait la guerre, comme doit le faire tout bon mâle dominant qui se respecte.


 

La misogynie est, de toute façon, un élément systémique du patriarcat, système dominant mondial, dont l’enfant préféré est le capitalisme et son stade ultime, en cas de malaise, le fascisme. On pense aux meurtres d’enfants filles en Chine, mais aussi à la situation des femmes en Afghanistan ou en Iran.


 

Et même dans nos contrées, on voit bien les violences faites aux femmes qui continuent voire s’amplifient, les féminicides qui sont en hausse ou, bien entendu, les viols.


 

On a pu considérer la création d’une Journée internationale des hommes, comme un témoignage de réussite des mouvements féministes, une réaction qui était forcément à prévoir dès lors qu’ils commençaient à être efficaces. Au départ, c’était avec de bonnes intentions : "lutter pour l’égalité des sexes et tenter de supprimer l’image négative et stigmatisée qui est associée à l’homme dans notre société". Cette Journée est peu connue en France, mais elle est célébrée les 19 novembre au Québec, en Inde ou en Australie notamment.


 

Le journal Le Monde avait montré son imprécision, donc toutes ses dérives possible. Et Osez le féminisme avait dénoncé notamment une "validation par les pouvoirs publics des théories masculinistes rétrogrades, obstacles à l’égalité entre les femmes et les hommes".
Il faut dire que la vague masculiniste qui se profile est extrêmement inquiétante, et revancharde. Le masculinisme est le plus souvent misogyne et anti-féministe, visant à promouvoir les intérêts des hommes au détriment de ceux des femmes. Et, dans les faits, si on considère la tuerie de Montréal le 6 décembre 1989, comme une sorte d’acte de naissance, elle est extrêmement dangereuse : un jeune homme, Marc Lépine, avait pénétré dans l’école polytechnique et y avait abattu quatorze femmes et blessé neuf femmes et quatre hommes, avant de se donner la mort. Dans la première salle de classe, il avait crié "Je hais les féministes", et la lettre qu’il portait sur lui expliquait : "Si je me suicide aujourd’hui, c’est bien pour des raisons politiques. Car j’ai décidé d’envoyer "ad patres" les féministes qui m’ont toujours gâché la vie".


 

Aussi est-il nécessaire de ne pas lâcher la résistance et le combat. Nous toutes affirme lutter pour un féminisme "intersectionnel", qui combat non seulement les violences de genre, mais également le racisme ou les LGBTQIA+phobies... C’est la déclaration de la Coordination féministe.


 

On note que les organisateurs (syndicats et organisations féministes) ont demandé l’interdiction du collectif identitaire xénophobe Némésis (qui se dit féministe), et l’ont obtenue.

* La carte des mobilisations de la Coordination féministe

* 150 rendez-vous dans toute la France.

* Toutes les affiches et mots d’ordre des valeurs et revendications, notamment la solidarité avec les femmes du monde entier.

* Les événements à Paris.

Aujourd’hui, à Paris :

* À 14h00 : Départ de la manifestation place de Stalingrad, vers la place de la République, via la gare du Nord, le faubourg Saint-Martin, la rue Lafayette, le boulevard Magenta.


 



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