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Cinéma expérimental
Brèves
publié le mardi 23 février 2016

Jeudi 1er janvier 2015

 

La Cinémathèque française a eu la bonne idée de consacrer une soirée, le 24 novembre 2014, à Pat O’Neill, cinéaste californien expérimental, jusqu’à présent peu fréquenté par chez nous. Excepté quelques traces au Centre Pompidou et une partie de colloque à l’INHA et Paris VIII, en 2012.

Nous avions découvert ses films à la Mostra de Pesaro, en 1997, mais dans des conditions assez décourageantes - ils étaient projetés en fin de soirée, jamais avant minuit trente. Ce qui ne nous avaient pas permis d’en rendre compte de façon juste, comme ce fut le cas pour Ernie Gehr deux ans plus tard.

La coopérative Cinédoc, qui a déjà à son catalogue DVD Norman McLaren et Alexandre Alexéieff, vient d’éditer trois de ses œuvres.
Plus d’excuse désormais pour ignorer son travail.


Samedi 21 février 2015

 

Il ne faut pas rater l’occasion d’aller voir et revoir voir du côté de l’avant-garde, qui jamais ne vieillit.

Ce soir, à 19h, RE:VOIR vous invite à fêter ses 20 ans et les 10 ans de la Film Gallery.
Ils font une petite fête à laquelle vous êtes invités, vers 19h, 43 rue du Faubourg St Martin, 10e.
Vernissage d’une expo de groupe des collections : des objets, photos et films de Christian Lebrat, Jeff Scher, Jonas Mekas, Maurice Lemaître, Jean-Jacques Lebel, Yoko Ono, George Maciunas, Jeff Perkins, Friedl Kubelka, Takahiko Iimura, Moira Tierney, Auguste Varkalis et d’autres.

Nous vous rappelons que RE:VOIR Vidéo est une société d’édition qui fait connaître le cinéma expérimental en support vidéo.

Les premières vidéo-cassettes de la société sont sorties en 1995, commençant par le commencement du siècle, avec Hans Richter ou Maya Deren.

* Hans Richter (1888-1976).

Son premier court métrage, Rythm 21, date, comme son nom l’indique de 1921.

* Maya Deren (1917-1961)

Son premier film, avec Alexander Hammid, Meshes of the Afternoon, date de 1943.

Mais elle a aussi fréquenté quelques hommes remarquables : Stan Brackage, Kenneth Anger, John Cage, Marcel Duchamp.


 

Aujourd’hui la société RE:VOIR sort une dizaine de vidéos par an, non seulement des DVD mais aussi des livres et des coffrets. La collection comprend actuellement plus de 70 titres. Elle présente aussi bien des films des mouvements dada, surréaliste, lettriste, des films conceptuels ou de l’avant-garde américaine, que des journaux filmés, des longs-métrages d’auteurs, des œuvres d’animation et de la peinture sur pellicule.

La vocation de RE:VOIR Vidéo est de rendre accessible au plus grand nombre un cinéma incroyablement riche et divers bien que mal connu, et d’éditer en support vidéo les œuvres majeures de l’expérimentation cinématographique dans les meilleures conditions techniques possibles.

Mais tout ça c’est des mots et de la langue de bois.
Ce soir, c’est l’occasion d’aller faire vraiment connaissance.


Mercredi 18 mars 2015
 

La Cinémathèque française inaugure, et pendant deux mois, le grand coup de projecteur que Paris fait, en 2015, sur le Brésil. Elle sera suivie par le Salon du livre seulement pour quelques jours.
Désormais, c’est souvent le cinéma qui commence et les livres qui suivent.

Au programme, le cinéma brésilien en 100 films du 18 mars au 18 mai 2015, avec comme invité d’honneur, Carlos Diegues.

[…]

C’est l’occasion de balayer tout le reste du cinéma brésilien : des premiers muets (Humberto Mauro, Mario Peixoto, Adalberto Kemeny et Rudolf Rex Lustig, etc.) aux contemporains, avec même des avant-premières (Marcelo Gomes et Cao Guimarães, Gabriel Mascaro, Cláudio Marques et Marília Hughes Guerreiro, etc.). Sans compter les courts métrages, si rarement sur le devant de la scène.

Avec une section spéciale "avant-garde" (cinéma direct et cinéma expérimental) : Dellani Lima, Affonso Uchoa, Clarissa Campolina, Gabriel Mascaro

Avec une section spéciale "avant-garde" (cinéma direct et cinéma expérimental) : Dellani Lima, Affonso Uchoa, Clarissa Campolina, Gabriel Mascaro.

Faites votre programme.


Lundi 13 avril 2015

 

En principe, c’est l’anniversaire de Samuel Beckett (1906-1989).
Disons qu’il affirmait être né un 13 avril, en soulignant que c’était un vendredi saint.

Mais dans une de ses biographie, Deirdre Bair (1) constate que son acte de naissance mentionne le 13 mai 1906. Elle précise que c’était la coutume, en Irlande, de n’enregistrer les naissances qu’après le premier mois de vie d’un nouveau-né.
Et puis elle remarque que sa naissance n’a été enregistrée officiellement que le 14 juin 1906.

Beckett a déclaré diverses choses à ce sujet : que ses parents avaient attendu deux mois pour le déclarer parce qu’il était souffreteux et en mauvaise santé, ou bien qu’ils avaient juste oublié (ce qui est contesté par d’autres membres de la famille, les parents étant extrêmement réguliers et respectueux des autorités et des coutumes).
Alors, finalement, il a déclaré que ces points de désaccord constituaient une énigme de plus dans la légende qu’était sa vie, et que d’ailleurs il aimait bien tous ces mensonges et toutes ces légendes, plus il y en avait, plus ça le rendait intéressant.

Pour fêter cet anniversaire mobile, on peut regarder un extrait du court métrage expérimental muet (20 mn) qu’il a écrit, en 1964, pour un de ses metteurs en scène de théâtre, Alan Schneider (1917-1884).
Ça s’appelle, sobrement, Film et c’est avec Buster Keaton.

La première projection en France a eu lieu au festival de Tours, en janvier 1966.
Et Film avait obtenu le Prix spécial du jury.
Certains d’entre nous y étaient. cf. infra.

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1. Deirdre Bair, Samuel Beckett, Fayard, 1978.


Jeudi 30 avril 2015

 

À Blois : L’association Cinéfil, a des partenaires de qualité.

Pour retourner sur le mouvement lettriste, et sur son initiateur Isidore Isou (1925-2007), elle s’est associée avec la Fondation du doute, liée au mouvement Fluxus.
L’exposition s’appelle Isidore Isou œuvres de cinéma 1951-1999 (11 mars-14 juin 2015).

On peut y (re)voir, des films extrêmement rares, excellents représentants du mouvement lettriste, notamment son fameux Traité de bave et d’éternité (1951), (réalisé avec Maurice Lemaître et Marc’O), qui fit scandale sur le Croisette à Cannes, mais reçut le Prix des spectateurs d’avant-garde.


 

On peut voir aussi des films moins connus, même des spécialistes du cinéma "expérimental", comme L’Auberge espagnole (1965), Questions et réponses (1967) ou Fleur de browning (1999). Voir tout le programme sur le flyer téléchargeable.

Tiens, on avait oublié que Isou faisait l’une des cinq voix, dans le film de Debord Hurlements en faveur de Sade (1952).

Serge Moscovici (1925-2014) fut l’ami d’enfance de Isidore Isou, en Roumanie. On peut retrouver les racines de l’Isou originel en consultant son autobiographie, sur notre site.

Œuvres de cinéma 1955-1999 de Isidore Isou, au pavillon des expositions temporaires à la Fondation du doute (Ben-Fluxus & Co) : 14 rue de la Paix, 41000 Blois.

Et il y a un catalogue.
Entrée libre.


Mardi 29 septembre 2015

 

À Marseille, Vidéodrome 2 fait retour sur l’histoire du VGIK, la première école de cinéma au monde, qui existe toujours : l’Institut national de la cinématographie S. A. Guerassimov, à Moscou.

Ouvert en 1919 à Moscou, le VGIK formait les nouveaux réalisateurs du cinéma révolutionnaire.
En 1920, Lev Koulechov y entra comme professeur et y fonda son "Laboratoire expérimental, où il mit en application ses théories sous forme d’exercices sur la mise en scène, le cadrage, le jeu d’acteur ou le montage.
En 1928, Eisenstein y devint enseignant et y créa le premier cours de mise en scène cinématographique.
En 1963, Pelechian y commença ses études. Il y eut pour camarade de promotion Andreï Tarkovski.
Sokourov et Paradjanov figurent aussi parmi les anciens de l’école de Moscou.

C’est à partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 octobre 2015.

Videodrome 2, 49 Cours Julien 13006 Marseille.


Jeudi 1er octobre 2015

 

À Paris, depuis le 25 septembre 2015, et jusqu’en novembre 2015, on peut voir Brownian Motion : une exposition regroupant des œuvres en 16 mm réalisées par le cinéaste expérimental Nicky Hamlyn et produites en 2015.

Nicky Hamlyn travaille sur la scène du film expérimental britannique, depuis le milieu des années 1970, notamment avec la London Filmmaker’s Coop.
Cette année, il y a présenté l’installation Zoetrope, au mois de mars 2015. Brownian Motion est sa deuxième installation de l’année, c’est aussi la première fois qu’il expose en France.
Pour cette occasion, The Film Gallery propose un DVD regroupant, pour la première fois, les vidéos de Nicky Hamlyn sur le motif du moiré.

Outre Smoke (N&B, muet, 20 secondes, 16mm, 2015), constitué d’un seul plan d’une cigarette qui se consume, on peut voir le film Gasometers (couleurs et N&B, muet, 14min, 16mm, 2015), composé d’une série de time-lapses.
Hamlyn observe des gazomètres dans son voisinage du Nord de Londres et les changements atmosphériques, industriels et météorologiques qu’ils induisent.
La plupart des gazomètres ont été construits durant le 19e siècle et abandonnés pendant plusieurs années. Ils sont actuellement en cours de démolition sauf quelques uns érigés comme les symboles des changements rapides liés à l’urbanisation.

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The Film Gallery, 43 Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris.


Mercredi 25 novembre 2015

 

Paris-Expérimental a 30 ans.

Alors qu’à la Bibliothèque Kandinsky (Beaubourg, 3ème étage) est ouverte, depuis le 18 et jusqu’au 30 novembre 2015, une exposition des Éditions Paris-Expérimental (avec de nombreux documents, œuvres et archives), on fête ces 30 ans aujourd’hui, une journée exceptionnelle dédiée à Giovanna Puggioni, co-fondatrice de Paris-Expérimental et cinéaste. Cette journée est nommée Feux d’artifices, du nom d’un de se films : Fuoco. Journée continue de 14h30 à 22h15.

Pour que vous ne soyez pas désorientés à cette fête immanquable, voici quelques repères essentiels :

* Peter Kubelka ;

* Jonas Mekas ;

* Maurice Lemaître ;

* Stan Brakhage ;

* Alain Virmaux ;

* Dominique Noguez ;

* Christian Lebrat ;

* Prosper Hillairet.

Les principales présentations étant faites, vous pouvez faire votre programme au Centre Pompidou.

Et aller voir de plus près le site de Paris-Expérimental.

Beaubourg, Cinéma 2 - Centre Pompidou, Paris.


Lundi 22 février 2016

 

Éric Thouvenel nous envoie des "Nouvelles du front des images et des mots" : La situation du cinéma expérimental à partir de trois événements :

* Un colloque.
L’expérimentation documentaire (Lyon, 17-22 novembre 2015).

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* Un anniversaire.
Feux d’artifice. Les trente ans de Paris Exprimental (Beaubourg, 25 novembre 2015), première maison d’édition dévolue à la littérature sur le cinéma expérimental, dirigée par Christian Lebrat.

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* Une publication.
Kathryn Ramey, Experimental filmmaking - Break the machine, Focal Press.

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