Festivals & Cycles

Les festivals et les cycles favoris de Jeune Cinéma


 

Cannes (né en 1946)

Cannes, est né en 1946.
C’est maintenant le plus grand festival du monde.

Chaque année, la décade prodigieuse s’accomplit au rythme de l’incontournable "montée des marches" pour les stars, de la musique hollywoodienne des cérémonies d’ouverture et de clôture, et du délicieux et lancinant "générique" des séances de projection.
Faute de sacré, les Terriens, du moins ceux inféodés à l’Occident, se livrent à des rituels païens, genre Veau d’or : des jeux parfois sans pain pour le peuple, des fêtes somptuaires pour les "people". Le spectacle est le dernier lien apparent des nos sociétés, toutes de surface. Pour trouver du sens et de la communion, il faut donc aller voir du côté des profondeurs, dans l’épaisseur de l’histoire.

C’est ce que Jeune Cinéma faisait en 2005, pour fêter le tournant de la soixantaine du festival de Cannes devenu mythique, en retournant sur son histoire et célébrant une petite œuvre d’art : son générique.


 

Berlin (né en 1951)

Le Festival de Berlin a été créé en 1951, sur une idée des forces américaines stationnées dans la capitale allemande.

Jean Delmas considérait que ce festival de Berlin était un festival commercial.

En 1971, dans une période d’intenses débats politiques, fut fondé, par Ulrich et Erika Gregor, le Forum international du nouveau cinéma, un festival off.

À partir de ce moment-là, Jeune Cinéma a suivi régulièrement le Forum de Berlin (cf. Jeune Cinéma n°58 de novembre 1971).
Puis l’ensemble du festival, quand le Forum fut intégré au festival officiel, comme une section à part entière, avec une programmation plus audacieuse, des débats et des ateliers.

En 2015, la Berlinale (Internationale Filmfestspiele Berlin) comporte 9 sections, dont, en parallèle de la compétition officielle et donc hors compétition, les deux plus importantes sont le Panorama et le Forum, qui présentent les films les plus récents, et mettent l’accent sur le jeune cinéma, les documentaires, l’animation.


 

Mannheim-Heidelberg (né en 1952)

Chaque année, en automne, revient le festival de Mannheim-Heidelberg.

C’est toujours un étrange plaisir que d’arpenter les rues du centre de Mannheim, et le tracé résolument géométrique que leur a donné l’électeur palatin qui initia en 1606 la construction de la ville en damier.
Comme dans la cité future du roman de John Brunner, La ville est un échiquier, on passe d’un des 144 blocs à l’autre, de N1 (le centre de presse) à K2 (cinéma Atlantis) ou à G7 (cinéma Odeon), selon des lois de déplacements aléatoires qui tiennent aux horaires et aux lieux de projection, et qui, vus du ciel, assimilent assurément les festivaliers à des pièces d’un jeu géant animées de mouvements vaguement prévisibles - la marche du fou-cinéphile.
Nul besoin donc, lorsque l’on vient là, de se munir d’un indicateur des chemins de dérive, puisqu’un abécédaire et un boulier suffisent pour s’y diriger. Ce qui n’interdit pas les surprises, comme ce café Murnau, qui, à chaque fois qu’on le débusque dans la brume du soir, nous étreint d’une pincée de rêve.

Mais Mannheim, ce n’est pas seulement les traces d’un urbanisme utopique rigide (et d’ailleurs le vieil Heidelberg est à côté pour contrebalancer), c’est un des festivals les plus anciens du marché, des plus réputés quant à l’ouverture vers des terres peu fréquentées, et dont on est toujours certain de repartir enrichi de quelques découvertes.
Pas de confrères français dans la salle de presse - manifestement, le manque de têtes d’affiche et de blockbusters n’attire ni la "grande" presse, ni les revues spécialisées. Les 400 journalistes viennent d’ailleurs, et c’est bien comme ça.


 

Oberhausen (né en 1954)


 

Pesaro (né en 1965)

La Mostra Internazionale del Nuovo Cinema a été fondée en en 1965 par Lino Miccichè et Bruno Torri.

Lino Miccichè (1934-2004) l’a dirigée jusqu’en 1982, suivi par Marco Müller, Adriano Aprà, Andrea Martini, et, depuis 2000, John Spagnolo.

La première édition a eu lieu du 29 mai au 6 juin 1965.
Jeune Cinéma a fidèlement suivi la mostra de Pesaro à partir de sa deuxième édition, jusqu’à nos jours.


 

Ouagadougou (né en 1969)

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) est un des plus grands festivals africains.

Il a lieu tous les deux ans à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Le festival est né en février 1969.
Les premières éditions ont eu lieu en 1970, puis en 1972, année où le festival a été soutenu par l’État.
Les éditions suivantes ont lieu en 1973 et 1976.
À partir de 1979, il est devenu bi-annuel.

Le Fespaco 2013 (Ouagadougou 23 février-2 mars 2013) a été marqué par la Déclaration solennelle de Ouagadougou, proclamée par six pays lors du colloque "Cinéma et politiques publiques en Afrique".


 

Créteil (né en 1979)

Le Festival international de films de femmes (FIFF) est né en 1979.

Sous le titre "Films de femmes", il a d’abord eu lieu aux Gémeaux, à Sceaux (1979-1984.

En 1985, il s’est installé à la Maison des arts de Créteil (ouverte en 1977), où il a lieu chaque année, en mars, depuis 30 ans.

Jeune Cinéma l’a suivi depuis 1985.


 

Réel (né en 1979)

En 1979, la Bibliothèque publique d’information (BPI) créait, au Centre Pompidou, un festival international de films ethnographiques et sociologiques, intitulé Cinéma du réel, avec le soutien du CNRS et du Comité du film ethnographique, en fait un festival de "documentaires".

Jeune Cinéma a couvert le festival depuis 1980.

Le festival est l’un des rares festivals de cinéma documentaire qui propose à la fois du patrimoine et de l’actualité, des cinéastes confirmés et la découverte de nouveaux.
Il comporte quatre sections compétitives :

* une compétition internationale,
* une compétition française,
* une compétition internationale premiers films,
* une compétition internationale courts métrages.

Palmarès depuis 1979.

Catalogues depuis 2005.


 

Festival international Jean Rouch (FIJR) (né en 1982)

Le Festival international Jean Rouch (FIJR) est né officiellement en 1982.
Mais il a une généalogie spécifique.

1937 : Création du musée de l’Homme par Paul Rivet (1876-1958).

1948 : Premier Congrès du film ethnographique, organisé par André Leroi-Gourhan (1911-1986), dans la salle de cinéma du musée.

23 décembre 1952 : Marc Allégret, Roger Caillois, Germaine Dieterlen, René Clément, Hubert Deschamps, Marcel Griaule, Pierre Ichac, Henri Langlois, Jean-Paul Lebeuf, André Leroi-Gourhan, Claude Lévi-Strauss, Edgar Morin, Léon Pâles, Alain Resnais, Georges-Henri Rivière, Georges Rouquier et Jean Rouch se réunissent pour mettre en commun leurs expériences.
Cette rencontre constitue l’acte de naissance du Comité du film ethnographique, maître d’œuvre du Bilan du film ethnographique.

1982  : Le cinéaste ethnologue Jean Rouch (1917-2004) crée la Semaine internationale de documentaires ethnographiques, organisée par le Comité du film ethnographique.

1987 : Le ministère de la Culture et de la Communication apporte son soutien au Bilan du film ethnographique, par la création du Prix Mario Ruspoli, doté par la Direction du livre et de la lecture.

2005 : le Bilan devient le Festival international Jean Rouch (FIJR).


 

Annecy cinéma italien (né en 1983)

Le festival Annecy Cinéma Italien est né en 1983.

C’est le festival de cinéma italien le plus important en France.
La sélection comporte les premiers et deuxièmes films de réalisateurs.
Deux sections de compétition, avec deux jurys : fiction et documentaire.

En 1989, il a créé le prix Sergio Leone, attribué à une œuvre en devenir.


 

Bologne (né en 1986)

Bologne
Il cinema ritrovato est né en 1986.

Chaque année, depuis 2004, le festival établit un palmarès des meilleurs DVD :
les DVD Awards.


 

Autres festivals et Cycles

* Annecy Festival du film d’animation (né en 1960)

* Amiens (né en 1980)
Journées cinématographiques d’Amiens contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples devenues le Festival international du film d’Amiens (FIFAM)

* Gindou (né en 1989)

* Lussas (né en 1989)

* Marrakech (né en 2001)

* Beaune (né en 2009)

* Cinémémoire


 
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