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Semaine télé du 16 au 22 avril 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 15 avril 2016

Samedi 16 avril 2016

20.40 : The Truman Show de Peter Weir (1998), TCM
C’est un scénario original, signé Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca), mais entièrement marqué par l’ombre de Philip K. Dick. Ce monde falsifié et manipulé est digne de L’Œil dans le ciel ou de Au bout du labyrinthe. C’est ici qu’on a compris que Jim Carrey n’était pas seulement un grand acteur comique.

20.40 : Rome, OCS City
Toujours la saison 1, épisodes 7, 8 et 9. Trois heures de spectacle superbe, avec dans le rôle de Jules César, le grand Ciaran Hinds (cf. JC n° 361-362).

20.40 : The Saint’s Double Trouble de Jack Hively (1940), OCS Géants
On peut s’accrocher, même si cette aventure ne vaut pas certaines de la série Simon Templar. D’abord parce que n’importe quel film avec George Sanders doit être regardé, ensuite parce qu’il y a Bela Lugosi, en rupture de Dracula.

20.45 : American Horror Story : Hotel, Frisson
Deux premiers épisodes de la saison 5 de cette excellente série horrifique. On annonce la participation de lady Gaga, mais c’est surtout à cause de Kathy Bates que l’on doit regarder - à défaut de Jessica Lange, absente cette saison.

22.20 : Madame Henderson présente de Stephen Frears (2005), Émotion
Déjà recommandé le 30 janvier dernier, mais qu’à cela ne tienne. On peut revoir sans fatigue cette recréation extrêmement savoureuse du monde du music-hall anglais des années 30 et 40. Judi Dench est, comme d’habitude, superbe, en lady décalée, introduisant la nudité sur les planches londoniennes.

22.25 : The Big Lebowski de Joel & Ethan Coen (1998), TCM
Même si on l’a vu trois fois ou quatre, c’est samedi, un soir où les chaînes n’offrent guère de découvertes. Et les aventures des pieds-nickelés, Jeff Bridges, Steve Buscemi, John Goodman et John Turturro (+ Julianne Moore !) gardent toute leur saveur - et on ouvre bien ses oreilles, pour goûter la qualité de la bande sonore.

23.00 : Une nuit en enfer de Robert Rodriguez (1996), Frisson
Après deux heures dans l’hôtel terrifiant de American Horror Story, pourqoui ne pas aller se réconforter au bar des vampires mexicains, en compagnie de George Clooney, Quentin Tarantino et Harvey Keitel. Frissons garantis - pour une fois, l’intitulé de la chaîne est juste.

Dimanche 17 avril 2016

20.40 : La nuit nous appartient de James Gray (2007), TCM
Séance de rattrapage pour ceux qui l’ont raté le 29 décembre dernier. Le scénario (un léger parfum de La Proie de Siodmak) joue magnifiquement sur un argument pourtant sans surprise, le conflit entre un tenancier de boîte et son frère policier. Convention ? Oui, mais Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg sont parfaits.

20.40 : Mogambo de John Ford (1953), OCS Géants
Le type même du classique surfait, statique et conventionnel. Mais il y a la confrontation brune contre blonde, Ava Gardner contre Grace Kelly (notre palme est attribuée à la première, bien sûr). On préfèrerait revoir La Belle de Saïgon (1932), déjà avec Clark Gable (et Jean Harlow), dont ce film n’est qu’un remake.

20.45 : Le Mari de la coiffeuse de Patrice Leconte (1990), Club
Il fut un temps, entre Tandem et Le Parfum d’Yvonne, où chaque film de Patrice Leconte était une réussite. Avec rien, une idée de scénario en demi-teinte (un souvenir d’enfance persistant), transfiguré par un acteur adéquat - ici, Jean Rochefort, impérial.

22.05 : Patrice Leconte dans la cour des grands de Pierre Chassagneux (2014), Club
Pas vu, mais forcément intéressant : Leconte n’est pas seulement l’auteur des Bronzés !

22.45 : De vrais mensonges de Pierre Salvadori (2010), HD1
Les cinéastes auteurs de comédies à la française qui ne donnent pas envie de changer de salle sont rares. Salvadori travaille bien le genre et n’a pas raté sa cible depuis Cible émouvante. Après Marie Trintignant, il a trouvé en Audrey Tautou une héroïne à la hauteur.

00.10 : Le Procès Paradine d’Alfred Hitchcock (1947), TCM
Difficile d’échapper à la fascination devant un film de tribunal, avec ses règles, ses rebondissements, les coups de maillet du président. Surtout lorsque l’avocat de la défense est Gregory Peck, coincé entre Ann Todd, son épouse, et Alida Valli, sa cliente, et harcelé par Charles Laughton, juge peu bienveillant. Le système Hitchcock fonctionne à plein.

00.20 : Les Démons de la liberté de Jules Dassin (1947), France 3
Un des chefs-d’œuvre du film de prison, spécialité américaine depuis Big House (1930) et Je suis un évadé (1932). Ah, le moment où Burt Lancaster saisit à bras-le-corps Hume Cronyn, archétype du maton sadique et le balance par-dessus la rambarde !

Lundi 18 avril 2016

20.40 : Plein la gueule de Robert Aldrich (1974), Paramount Channel
Encore un film de prison, mais signé Aldrich, ce qui n’est pas rien. Burt Reynolds assure avec élégance.

20.40 : Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda (1961), OCS Géants
S’il fallait ne conserver qu’un seul film de A.V., ce serai celui-là. Corinne Marchand suivie, en temps presque réel, dans les rues de Paris, on a rarement fait mieux depuis, dans le street movie. C’est l’occasion de relire l’article de Roger Tailleur, publié alors dans Positif, un des plus beaux articles jamais écrits à propos d’un film.

20.45 : Black Coal de Diao Yi’nan (2014), Club
Un polar chinois, c’est encore suffisamment rare pour ne pas le rater.

20.45 : Marthe Richard, espionne au service de la France de Raymond Bernard (1937), Classic
C’est ici que la légende de l’espionne patriote s’est fabriquée, à partir des mémoires bidouillées de la fausse héroïne. Marthe Richard recommencera sous l’Occupation ses activités bidon ; devenue députée, elle fermera les maisons closes, avant d’être démasquée pour association de malfaiteurs et emprisonnée en 1954. Un film d’époque, avec Edwige Feuillère, toujours impeccable, et Stroheim, désormais condamné à jouer dans les films des autres.

20.55 : Susie et les Baker Boys de Steve Kloves (1989), Arte
Ou comment, à partir d’un scénario conventionnel - deux frères duettistes sauvent leur numéro en formant un trio avec une chanteuse -, on parvient à faire un film de première grandeur. Mais le réalisateur (qui n’a tourné ensuite que Flesh and Bone et c’est bien dommage) avait eu la bonne idée de choisir les frères Bridges, Beau et Jeff, et Michelle Pfeiffer, éblouissante.

21.00 : Lost Songs… The Basement Tapes Continued, Sundance Channel
Documentaire inconnu. Mais comme il s’agit d’un making off de l’enregistrement du disque Lost on the River (Elvis Costello and others), sur les chansons de Dylan captées dans le sous-sol de sa maison de Woodstock en 1967 et 68, impossible de ne pas le regarder.

22.15 : Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush (2013), Frisson
Encore un rattrapage du 18 janvier. Mais le film vaut bien plusieurs visions, tant ses beautés nocturnes sont multiples. Tilda Swinton et Tom Hiddleston, cinq siècles chacun, vampires épuisés, aux côtés de John Hurt, dans le rôle de Christopher Marlowe, qui n’était pas mort en 1593, comme on le pense.

22.45 : Sous les ponts d’Helmut Kautner (1944), Arte
À cette date, la guerre n’était pas terminée et le cinéma allemand était encore sous la patte de Goebbels. Comment Kautner est-il parvenu à tourner ce film superbe, hors du temps, malgré les ruines qui lui servent de toile de fond ? Mystère. Ce n’est pas L’Atalante, mais il s’agit d’un des plus beaux films de mariniers de l’histoire.

Mardi 19 avril 2016

20.40 : À bout de course de Sidney Lumet (1988), TCM
Sans doute le chef-d’œuvre de Lumet, dans une filmographie qui n’en manque pas. La cavale, à travers les États-Unis, d’un couple d’activistes anciens et de leurs enfants, durant vingt ans (l’histoire, réelle, est celle de deux membres des Weathermen). L’aide de leurs anciens compagnons du réseau ne suffit plus et le fils va devoir retrouver une vie normale. C’est bouleversant de bout en bout, interprétés par des inconnus - à l’exception de River Phoenix (qui faillit obtenir un Oscar).

Toute la soirée TCM est d’ailleurs consacrée au cinéaste :
19.00 : Le Gang Anderson (1971),
22.35 : Douze hommes en colère (1957),
00.10 : Le Prince de New York (1981), tous films admirables.

20.45 : Babysitting de Nicolas Benhamou & Philippe Lacheau (2014), Premier
Sur le papier, c’est assez banal : pour faire plaisir à son employeur, un jeune accepte de garde son fils une soirée ; mais tous ses amis rappliquent. Sur l’écran, c’est drôle, et la mise à sac de la villa par une troupe déchaînée sous les yeux de Gérard Jugnot et Clotilde Courau est un grand moment.

20.45 : Joe de David Gordon Greene (2013), Émotion
Le meilleur film (pour l’instant) de ce cinéaste encore mal connu (malgré l’excellent L’Autre Rive, 2004). Nicolas Cage, en vieux solitaire bougon servant de père de substitution à Tye Sheridan, on y croit.

20.50 : Les 14 Amazones de Cheng Kang (1972), Action
C’est une VF évidemment, mais on peut se contenter de couper le son en regardant les chorégraphies martiales de ces filles et veuves vengeresses.

20.55 : Le Goût des autres d’Agnès Jaoui (2000), Chérie 25
Le premier film réalisé par l’actrice, sur un beau scénario coécrit par Jean-Pierre Bacri, étonnant dans son rôle de beauf saisi par la culture. Intelligence et charme et une poignée de comédiens, Anne Alvaro, Gérard Lanvin, Alain Chabat, au diapason.

22.40 : 38 témoins de Lucas Belvaux (2012), OCS City
Un fort bon film sur la lâcheté, la responsabilité et toutes ces sortes de choses. Solide et construit, comme tous les films de Belvaux. Yvan Attal est convaincant, ce qui n’a pas toujours été le cas.

23.40 : Le Bel Antonio de Mauro Bolognini (1960), OCS Géants
Le roman de Vitaliano Brancati adapté par Pasolini. Marcello Mastroianni confronté à l’impuissance sexuelle, quel rôle à contre-emploi. Le film est magnifique, comme presque tout ce qu’a signé Bolognini.

Mercredi 20 avril 2016

20.40 : Nevada Smith d’Henry Hathaway (1966), TCM
L’heure du "nouveau western" n’avait pas encore sonné. Du classique, donc, ce que savait faire Hathaway. Steve McQueen, qui semble né avec ses bottes aux pieds, n’avait pourtant pas tourné beaucoup de westerns depuis sa série Au nom de la loi. La poursuite des assassins de ses parents (Karl Malden, Arthur Kennedy, Martin Landau) dure 125 minutes mais on ne décroche pas une seule seconde.

20.40 : Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel (2007), OCS City
Belle adaptation du livre de Jean-Dominique Bauby sur son "locked-in syndrome". Avec Mathieu Amalric, impressionnant dans son rôle immobile.

20.40 : Et le vent apporta la violence d’Antonio Margheriti (1969), OCS Géants
Margheriti a tourné, au début des années 60, quelques notables films d’horreur gothique, signés Anthony Dawson. Reconverti dans le western, il n’a pas perdu la main et parvient même à canaliser Klaus Kinski.

20.45 : Blanches colombes et vilains messieurs de Joseph L. Mankiewicz (1955), Classic
La comédie musicale n’était pas le genre de prédilection de Mankiewicz et ça se sent un peu. Mais la chorégraphie de Michael Kidd, "moderne" et qui préfigurait celle de Jerome Robbins, sauve le coup - la partie de dés dans les égouts est mémorable. Si Brando est un peu raide pour se déplacer dans l’espace, il y a Sinatra - et Jean Simmons, fort gentille malgré son uniforme de l’armée du Salut.

20.55 : Jane Eyre de Cary Fukunaga (2011), Arte
Pas vu, le film étant sorti à la sauvette, fin juillet 2012. Mais le roman de Charlotte Brontë + le générique, avec Michael Fassbender, Mia Wasikowska et Judi Dench : deux raisons de découvrir cette douzième adaptation du livre, depuis 1910.

22.30 : Irina Palm de Sam Garbarski (2007), OCS City
Il fallait oser confier à Marianne Faithfull le rôle aussi délicat d’une mère de famille dans le besoin, devenant masturbatrice à l’aveugle dans un sexy club de Soho. Elle s’en tire magnifiquement bien et peut envoyer son petit-fils faire soigner sa maladie orpheline en Australie. Très curieux film, pudique malgré son sujet.

Jeudi 21 avril 2016

20.40 : El Paso, ville sans loi de Lewis R. Foster (1949), Paramount Channel
On garde un faible pour les westerns du réalisateur (et ses films exotiques, comme L’Or de la Nouvelle-Guinée ou Tropic Zone), petit-maître de la série B, et dont les interprètes réguliers étaient John Payne, Rhonda Fleming et Ronald Reagan.

Soirée Jane Austen sur OCS Max, deux fikms à voir et à revoir.
20.40 : Orgueil et préjugés de Joe Wright (2005) avec Keira Knightley.
22.45 : Raison et sentiments de Ang Lee (1995), avec Emma Thomson).

20.45 : Pleure pas la bouche pleine de Pascal Thomas (1974), Famiz
Que reste-t-il de ce cinéma provincial, qualificatif affiché avec aplomb, d’il y a plus de quarante ans ? On avait cru respirer un parfum de renouveau, comme tous les dix ans. Le réalisateur est devenu plus parisien, sans pourtant couper ses attaches, comme le prouvent les enquêtes policières du tandem Dussolier-Frot.

20.50 : Double assassinat dans la rue Morgue de Robert Florey (1932), Ciné FX
En vo, s’il vous plaît ! Faute de pouvoir tourner Frankenstein, confié à James Whale au dernier moment, Florey s’est rabattu sur cette adaptation de la nouvelle d’Edgar Poe, dont il a fait une excellente version, bien supérieure à celle, plus tardive (1954), de Roy Del Ruth.

20.55 : The Team (2015), Arte
Arte choisissant toujour soigneusement ses séries étrangères du jeudi, faison-lui conflance de nouveau, même si la provenance est mélangée (coproduction belgo-danoiso-autricho-allemande). Trois premiers épisodes sur les huit de la saison 1.

20.55 : The Full Monty de Peter Cattaneo (1997), 6ter
Allez, on peut reprendre une dose de cette joyeuse comédie sociale de la fin du siècle dernier (mais les choses ont-elles beaucoup changé à Sheffield ?). Ce n’est pas aussi délirant que les Monty Python, mais c’est tout de même fort savoureux.

23.20 : La Cage aux rossignols de Jean Dréville (1945), Classic
La matrice des "Choristes", énorme succès à la sortie de la guerre (plus de 5 millions d’entrées), ni plus ni moins larmoyant que son remake. Monument d’époque, à visiter avec précaution et respect.

01.50 : Belle mais dangereuse de Lloyd Bacon (1954), TCM
Méchante idée de programmer à une telle heure l’ultime film du cinéaste, homme à tout faire d’Hollywood, qui s’en est toujours acquitté avec honnetêté (cf. ses films des années 30 à la Warner). Il achève sa filmo sur un polar dans la lignée d’"Angel Face" de Preminger, avec les deux mêmes interprètes, Robert Mitchum et Jean Simmons.

Vendredi 22 avril 2016

20.40 : Lawrence d’Arabie de David Lean (1962), TCM
Que ceux qui n’ont jamais vu le film se dénoncent. Que les autres se méfient : un regard sur le générique et l’on est irrésistiblement emporté par le tourbillon de sable, qui nous reposera dans notre fauteuil 210 minutes plus tard. Certes, même l’écran d’un home-cinema ne vaut pas la vision en salle, mais s’il s’agit de la récente restauration en 4K, le spectacle est une tout de même une redécouverte.

20.40 : Profession : reporter de Michelangelo Antonioni (1975), OCS Géants
Déjà recommandé le 23 avril dernier, mais qu’importe ? Un chef-d’œuvre dont le charme demeure mystérieux : est-ce grâce à Jack Nicholson ? À Maria Schneider et sa petite robe à fleurs sur la terrasse, au sommet de la Pedrera de Gaudi ? À ce génial plan-séquence final dans ce village désert ? En tout cas, le sommet de la courbe de MA.

20.45 : Mort d’un commis-voyageur de Volker Schloendorff (1985), Club
35 ans après Laslo Benedek, Schloendorff s’attaque à la pièce d’Arthur Miller. Avec succès d’ailleurs, l’intérêt de chacun des deux films tenant à l’interprétation du rôle de Willy Loman : Dustin Hoffman est aussi solide que le fut Fredric March jadis.

20.45 : La Mandarine d’Édouard Molinaro (1972), Classic
Eh oui, Molinaro, jamais considéré comme un auteur. Et pourtant le signataire d’une des meilleurs adaptations de Simenon, La Mort de Belle, de polars en noir & blanc qui annonçaient la Nouvelle Vague (Un témoin dans la ville), d’un des meilleurs films anti-flics des années 70 (Les Aveux les plus doux). Laissons-nous porter par le charme de cette comédie familiale, d’après Christine de Rivoyre, avec Noiret, Girardot, Madeleine Renaud (et Marie-Hélène Breillat, disparue des radars et c’est dommage).

20.55 : La Route d’Istanbul de Rachid Bouchareb (2016), Arte
Pas encore vu ce téléfilm sur un sujet brûlant - on en verra surgir bientôt de nombreux variantes, après Ne m’abandonne pas de Xavier Durringer, passé récemment sur la même chaîne - celui de la conversion d’adolescents à l’islamisme radical.

22.55 : Diplomatie de Volker Schloendorff (2014), Club
Dernier film en date de V.S. - la soirée lui est consacrée. D’après la pièce de Cyril Gély, la confrontation, dans la nuit du 24 août 1944, entre Nordling et von Choltitz : Paris sautera-t-il ? Apparemment, non, mais ça n’empêche pas de s’intéresser aux discussions des responsables.

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