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Semaine télé du 23 au 29 avril 2016
Salut les câblés !
publié le samedi 23 avril 2016

Samedi 23 avril 2016

20.40 : Ali de Michael Mann (2001), TCM
Dans le sous-genre du film de boxe, on a rarement fait mieux. Et puis Mohammed Ali était d’une autre envergure que Rocky Marciano ou Jake La Motta. Mais pourquoi aucun biopic sur Sugar Ray Robinson ?

20.40 : Rome, saison 1, OCS City
Derniers épisodes (10, 11, 12) de la première et pénultième saison de la magnifique série HBO.

20.40 : The Saint in Palm Springs de Jack Hively (1941), OCS Géants
Dernier film de la série avec George Sanders, qui deviendra The Falcon dès l’année suivante.

20.45 : American Horror Story : Hotel, saison 5 (Frisson)
Comment ne pas continuer la série après avoir vu les deux premiers épisodes - ce soir les suivants, 3 et 4. Avec toujours les mêmes vedettes, Kathy Bates, Lady Gaga, Angela Bassett, et ce soir Naomi Campbell. Et Jessica Lange ? Reviendra-t-elle ?

20.45 : Trainspotting de Danny Boyle (1996), Club
Que ce film soit passé rapidement au rang de "culte" n’a jamais cessé de nous étonner. Il faut reconnaître que Robert Carlyle et Ewan McGregor étaient aptes à déclencher l’admiration des jeunes générations du moment. Mais depuis ? À vérifier.

20.45 : Rue sans issue de William Wyler (1937), Classic
Le grand cinéma américain dans ses années "sociales" : Sylvia Sidney fait la grève dans son usine, Joel McCrea est au chômage, la bande des "Dead End Kids" traîne dans les rues au bord de l’Hudson. Et Bogart, gangster en cavale, revient au pays. Du noir très sombre, orchestré de main de maître ("À bas Ford, vive Wyler !", disait-on jadis)

21.50 : The Saint Takes Over de Jack Hively (1940), OCS Géants
Pour les amateurs qui l’auraient raté le 9 avril 2016, ainsi que le suivant, à 23.05 : The Saint’s Double Trouble (1940), le 16 avril 2016.

Dimanche 24 avril 2016

20.40 : Ivanhoé de Richard Thorpe (1952), OCS Géants
Robert Taylor tenait encore bien sur son cheval, George Sanders était un méchant de belle catégorie (ah, le combat du sire de Bois-Guilbert et d’Ivanhoé, quelle beauté), et Elizabeth Taylor, la brune, éclipsait largement Joan Fontaine, la blonde. Thorpe excellait dans les films médiévaux, on le vérifiera à 22.25, sur la même chaîne.

20.45 : Vertigo d’Alfred Hitchcock (1958), Arte
Comment échapper à la fascination pour ce film ? On n’ira pas jusqu’à le considérer, tel Marker, comme le plus beau film du monde, mais c’est bien le seul de son auteur que l’on emporterait sur l’île déserte.

20.45 : Ed Wood de Tim Burton (1994), Club
Un hommage au "plus mauvais réalisateur du monde", qui a remis au jour les films de Wood, longtemps inaccessibles et méprisés (avec quelque raison). Après Burton, on peut revoir Plan 9 From Outer Space, le nanar le plus ébouriffant du maître.

20.45 : Que la bête meure de Claude Chabrol (1969), Classic
Pour ceux qui ne l’avaient pas revu en octobre 2015 : assurément un des plus grands parmi les grands films de Chabrol, et un des meilleurs rôles de Jean Yanne.

20.50 : We Want Sex Equality de Nigel Cole (2010), Numéro 23
Pas vu, mais le titre est alléchant, tout autant que le sujet - une grève d’ouvrières de l’automobile en 1968 pour être payées comme des hommes.

21.00 : Les Fous du stade de Claude Zidi (1972), D8
Avouons, sans honte, une certaine tendresse pour les premiers essais de Zidi. C’était du comique fauché, sans apprêts et les Charlots n’étaient pas si ridicules que ça - enfin, à cette date, car de Zidi en Girault puis en Vocoret, la dégringolade a été rude.

22.25 : Les Chevaliers de la Table ronde de Richard Thorpe (1953), OCS Géants
Robert Taylor, à peine déposée l’armure d’Ivanhoé, endosse celle de Lancelot. Si Mel Ferrer est un peu frêle en King Arthur, Ava Gardner campe une superbe Guenièvre - on comprend que Lancelot quitte tout pour elle. Il faudra attendre Excalibur pour voir mieux, et encore.

00.20 : Les Nuits moscovites d’Alexis Granowsky (1934), France 3
Drôle d’itinéraire que celui de ce cinéaste russe, venu travailler en Allemagne au début des années 30 avant de s’installer à Paris en 1933 (et d’y mourir quatre ans plus tard). On aimerait revoir ses Aventures du roi Pausole d’après Pierre Louÿs. Ce film a lancé la mode des productions "russes", florissantes jusqu’à la guerre. Harry Baur en riche marchand, Annabella en pauvre fiancée et Pierre Richard-Willm en capitaine de la garde. Toute une époque (et même Tino Rossi en chanteur napolitain égaré).

Lundi 25 avril 2016

20.40 : I vitelloni de Federico Fellini (1953), OCS Géants
Le premier des grands films de F.F., moins tire-larmes que La strada ou Il bidone et qui a donc bien moins vieilli. Dans le genre, les aventures minuscules des désœuvrés des années 50 valent largement celles de notre Cœur des hommes.

20.45 : Babel d’Alejandro Gonzalez Iñarritu (2006), Émotion
Le scénario le plus travaillé de l’auteur et c’est peu dire. Presque trop horlogé, tant le chevauchement des destins est construit de façon diabolique. En tout cas, rien de ce qu’il a tourné depuis n’égale ce film, modèle de maîtrise et de contrôle. Et Brad Pitt et Cate Blanchett parviennent encore à nous surprendre.

20.55 : Le Songe d’une nuit d’été de Michael Hoffman (1999), Arte
Nous ne connaissons pas cette version (pas plus que celle de Jean-Christophe Averty, hélas), mais Michelle Pfeiffer en fée Titiana et Stanley Tucci en Puck (quelle drôle d’idée), ça donne envie.

22.20 : Les Seins de glace de Georges Lautner (1974), Classic
L’adaptation du seul roman policier traduit en français de Richard Matheson, spécialiste du fantastique et de la SF. Lautner était encore en forme et le duo Mireille Darc - Alain Delon était alors convaincant.

22.50 : Ran d’Akira Kurosawa (1985), Arte
Profitons de la soirée Shakespeare sur la chaîne et de ses versions lointaines. AK avait déjà adapté Macbeth (Le Château de l’araignée), il s’attaque cette fois au Roi Lear. Tatsuya Nakadai est parfait, évidemment (interview dans un prochain numéro de Jeune Cinéma).

23.00 : The Tribe de Miroslav Slaboshpitsky (2014), OCS City
Une révélation de Cannes 2014, grand prix de la Semaine de la Critique. Une vision sombre de l’univers des sourds - mais pourquoi serait-il angélique ? -, avec racket et prostitution dans un pensionnat spécialisé. Éprouvant.

Mardi 26 avril 2016

20.40 : Y a-t-il un pilote dans l’avion ? de Jim Abrahams, David & Jerry Zucker (1980), OCS Géants
Le premier de la série et comme souvent, le plus réussi (on peut le vérifier en voyant la suite, à 22.10, réalisée par Ken Fikelman en 1982). 36 ans après, les gags font-ils autant mouche ? À vérifier.

20.45 : Old Boy de Spike Lee (2013), Frisson
À voir, ne serait-ce que pour comparer avec le modèle, réalisé par Park Chon-wook dix ans plus tôt. Malgré Josh Brolin, toujours intense, le remake n’est pas à la hauteur de l’original. En attendant le prochain Park, encore plus somptueux que d’habitude, sélectionné à Cannes 2016.

20.45 : La Révolte des Indiens Apaches de Harald Reinl (1963), Famiz
On a oublié que le western européen a commencé chez les Allemands au début des années 60, avec les adaptations de Winnetou et ces productions germano-italo-yougoslaves, avec le Français Pierre Brice et souvent, Klaus Kinski. Bonne idée que d’avoir sorti ces pièces de musée de leurs boîtes (un autre western suit, à 22.25, Le Trésor des montagnes bleues, également d’Harald Reinl).

20.45 : Il était une fois la révolution de Sergio Leone (1970), Classic
L’ultime western signé par Leone, peut-être le plus savoureux - en tout cas, le plus drôle. James Coburn y balance ses explosifs avec un bel entrain. Le titre original est plus inventif que le français : Giu la testa - en anglais : Duck You Sucker.

22.10 : Les Derniers Jours du disco de Whit Stillman (1998), TCM
Après Barcelona (sur la même chaîne à 00.00) et ce film, on avait cru à une belle carrière pour le cinéaste. Mais depuis, rien ou si peu que rien. Dommage. On découvrait ici Chloé Sevigny et Kate Beckinsale, qui elles, ont fait une carrière.

22.40 : Leopardi, il giovane favoloso de Mario Martone (2014), Club
Attention à ne pas rater ce biopic magnifique, qui retrace la courte vie douloureuse de Giacomo Leopardi. Elio Germano est éblouissant dans le rôle du poète brisé. Martone ne tourne pas souvent, préférant la scène théâtrale, mais quand il s’y met…

Mercredi 27 avril 2016

20.40 : La Lance brisée d’Edward Dmytryk (1954), TCM
Une des rares participations de Spencer Tracy à un western. Dmytryk était considéré alors comme un grand réalisateur, après son reniement devant la commission McCarthy. Et ce n’était pas faux, comme le montre ce bon remake de "House of Strangers" de Mankiewicz.

20.40 : Toute nos envies de Philippe Lioret (2011), OCS City
Malgré son César pour La Loi du marché, Vincent Lindon n’a jamais été meilleur que dans les films de Lioret, Welcome et celui-ci, où il chaperonne Marie Gillain, jeune juge combattante.

20.40 : Le Fils du désert de John Ford (1948), OCS Géants
Un Ford moins fréquenté que les autres et pourtant de premier ordre. L’histoire de ces trois braqueurs qui recueillent dans le désert un bébé orphelin et deviennent ses parrains avait déjà été tournée par Ford lui-même en 1919 et par Richard Boleslawski en 1936, toujours avec le même succès.

20.45 : Un jour de Lone Scherfig (2011), Émotion
Joli film réalisée par une ancienne de Dogma 95 (Italian for Beginners). Une histoire d’amitié amoureuse sur vingt ans, tout à fait à sa place sur cette chaîne. Pour les amateurs d’Ann Hathaway.

20.45 : Bullitt de Peter Yates (1968), Classic
Le roman de Robert L. Fish ne laissait pas supposer une adaptation aussi musclée - il est vrai que les rues de San Francisco sont plus spectaculaires à l’écran que dans les pages de la Série Noire. Et comme la série télé avec Karl Malden et Michael Douglas n’était pas encore inventée, la poursuite sur les toboggans de Frisco frappa tous les spectateurs de l’époque.

20.55 : Beaucoup de bruit pour rien de Kenneth Branagh (1993), Arte
Toujours Shakespeare, grand scénariste. Branagh, pourtant respectueux du maître, détourne joyeusement la comédie, intronisant un Noir (Denzel Washington) comme gouverneur d’Aragon. Un régal d’intelligence et de tempo, avec le cinéaste dans le rôle principal et Emma Thompson, radieuse.

22.45 : La Cité des dangers de Robert Aldrich (1975), Paramount Channel
Le dernier vrai polar d’Aldrich, sur un beau scénario de Steve Shagan. Los Angeles, un flic mal embouché, une prostituée. Rien de neuf et pourtant, on marche très fort. Burt Reynolds et Catherine Deneuve, comment rêver une telle rencontre ?

Jeudi 28 avril 2016

20.40 : Meilleur espoir féminin de Gérard Jugnot (1999), AB1
Jugnot a souvent la patte lourde quand il réalise. Mais pas ici, où son amour paternel pour Bérénice Bejo (dans un de ses premiers films) dynamise l’histoire.

20.40 : Horizons lointains de Rudolph Maté (1955), Paramount Channel
C’est, à notre connaissance, le seul film à traiter de l’expédition Lewis et Clark, les premiers à traverser l’Amérique d’Est en Ouest (et retour) entre 1804 et 1806. Fred McMurray et Charlton Heston en explorateurs et Donna Reed en guide indienne (tout est historique).

20.40 : Lolita de Stanley Kubrick (1962), OCS Géants
Certes, Kubrick est un génie. Mais il y a des romans qui se passent fort bien d’adaptation, et, malgré James Mason, Peter Sellers et Sue Lyon, on persiste à préférer les pages de Nabokov aux images de Stanley K.

20.45 : Jackie Brown de Quentin Tarantino (1997), Frisson
Un film de transition pour Tarantino. Entre la frime des débuts et les feux d’artifice de la suite, il sort de l’oubli Pam Grier, jadis reine de la blackploitation, et tourne un film remarquablement calme et pas moins intéressant pour autant.

20.45 : Violette de Martin Provost (2013), Club
Un beau rôle pour Emmanuelle Devos, celui de Violette Leduc, écrivaine scandaleuse des années 50 et 60. Sandrine Kiberlain est Simone de Beauvoir ni Jacques Bonnaffé Jean Genet, et tous s’en sortent bien.

20.45 : Nightfall de Jacques Tourneur (1956), Classic
Une adaptation du roman de David Goodis, La nuit tombe, paru d’abord dans la Série Blême puis dans la Noire. On n’imaginait pas Aldo Ray en héros goodissien et pourtant ça marche. Le film est resté longtemps inédit par chez nous, ineplicablement.

20.50 : Meurtre au chenil de Michael Curtiz (1933), Polar
En vo ! Un des petits (75 mn) films que Curtiz tournait à la chaîne (six par an) durant ces années-là. D’après un roman de S.S. Van Dine, maître du policier en chambre close, avec William Powell et Mary Astor (il n’avait pas encore rencontré Myrna Loy).

20.55 : The Team, saison 1, Arte
Les épisodes 4, 5 et 6 de cette excellente série policière, coproduction qui nous promène astucieusement entre Anvers, Berlin et Copenhague, à la recherche d’un tueur singulièrement bien organisé.

23.55 : Othello d’Orson Welles (1952), Arte
Il était temps que Arte se souvienne que Welles avait lui aussi adapté Shakespeare et de façon inventive. Othello est emblématique d’un tournage à la Welles : une dizaine de lieux (chaamps et contrechamps sont souvent tournés en plusieurs endroits), quatre ans de filmage interrompus, des bouts de ficelle pour produire. En fin de course, un chef-d’œuvre.

00.25 : Histoire de chanter de Gilles Grangier (1946), Classic
Pour les amateurs de Luis Mariano et de Julien Carette qui auraient manqué cette perle le 1er janvier dernier.

Vendredi 29 avril 2016

20.40 : Le Chasseur de Buzz Kulik (1980), Paramount Channel
L’ultime film de Steve McQueen, très fatigué, qui renouait avec la série Au nom de la loi, qui l’avait rendu célèbre dès 1958. Mais la thématique westernienne est devenue contemporaine : le chasseur de primes roule en voiture et poursuit ses cibles dans le métro.

20.40 : Les Sorcières d’Eastwick de George Miller (1987), OCS Géants
Entre un Mad Max et cet étrange mélodrame qu’est Lorenzo, le futur président du jury cannois a tourné cette comédie fantastique où Nicholson se voit affronter Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer, la dream team d’un village de l’État de Rhode Island (mais le film a été tourné dans le Massachussets). Il en fait beaucoup, mais elles lui résistent…

20.45 : Master and Commander de Peter Weir (2003), Premier
La beauté toujours recommencée des navires à voiles qui s’affrontent. On est de cœur avec les marins anglais qui doivent anéantir un corsaire ennemi, évidemment français. Russel Crowe n’avait pas encore pris les vingt kilos supplémentaires qu’il affiche dans The Nice Guys, bientôt sur les écrans de nos villes, après Cannes.

20.45 : Jeux dangereux d’Ernst Lubitsch (1942), Classic
Comment résister à une soirée Lubitsch, même si on connaît quasiment les tous les détours de ses films ? Ce soir, To Be or Not To Be - toujours Shakespeare -, inépuisable, et à 23.15, Le ciel peut attendre, encore plus beau. Entre les deux, un documentaire (22.20), Lubitsch, le patron.

21.00 : My Left Foot de Jim Sheridan (1989), Sundance Channel
Pour une fois que la chaîne programme un film connu, profitons-en. Daniel Day-Lewis entre L’Insoutenable Légèreté de l’être et Le Dernier des Mohicans, apprend à peindre avec son pied, le gauche. Le film a reçu cinq Oscars, un par orteil.

23.10 : Le Renard du désert d’Henry Hathaway (1952), TCM
Si on aime Hathaway, si on aime James Mason, il ne faut pas s’en priver, même si le sujet - un (bon) portrait de Rommel dans l’Afrika Korps de 1942 - n’est pas très inspirant.

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