home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! 2016 > Semaine télé du 30 avril au 6 mai 2016
Semaine télé du 30 avril au 6 mai 2016
Salut les câblés !
publié le samedi 30 avril 2016

Samedi 30 avril 2016

20.40 : Rome, saison 2, OCS City
La série continue : les trois premiers des dix épisodes de la seconde saison, à savourer soigneusement - il n’y aura pas de saison 3…

20.40 : Dans la chaleur de la nuit de Norman Jewison (1967), OCS Géants
Le film est important, montrant Virgil Tibbs, un policier noir, enquêtant dans une ville du Mississippi, au racisme très ordinaire. Un héros noir en 1967, ce n’était pas aussi familier qu’aujourd’hui, et le discours n’était pas banal. Cinq Oscars, dont celui du meilleur film. Et un succès qui donna lieu à deux suite, et même vingt ans plus tard à une série.

20.45 : Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki (2001), Famiz
La chaîne frappe fort : cinq films du studio Ghibli, tous des chefs-d’œuvre, à la suite, entre 17.25 (Mon voisin Totoro, Miyazaki) et 3.05 (Le Château ambulant, Miyazaki), les enfants peuvent se coucher tard, demain, c’est dimanche. Outre Chihiro et Le vent se lève (01.00, toujours Miyazaki), prière de ne pas rater Le Conte de la princesse Kaguya (22.50, Isao Takahata), également superbe.

20.45 : My Name Is Joe de Ken Loach (1998), Club
Peter Mullan avait récolté un prix d’interprétation à Cannes pour ce film. On souhaite la même chose à Dave Johns pour son rôle de Moi, Daniel Blake, également à Cannes cette année.

20.45 : La Ligne de mire de Jean-Daniel Pollet (1960), Classic
Une curiosité. Le film est resté, cinquante ans durant, une légende, chef-d’œuvre inconnu caché dans ses boîtes, le plus beau film de la Nouvelle Vague. Redécouvert il y a peu, il s’est révélé pour ce qu’il était, c’est-à-dire pas grand-chose, une expérimentation éprouvante et ratée. À voir pour le croire.

22.00 : Quatre garçons dans le vent de Richard Lester (1964), Classic
Espérons qu’il s’agit de la copie récemment restaurée, qui redonne aux rues et aux paysages anglais tout leur charme noir & blanc. L’invention avec laquelle Lester a filmé les Beatles n’a pas surpris ceux qui connaissaient The Running, Jumping and Standing Still Film, son court de 1959, déjà éblouissant dans le nonsense.

22.25 : Riff Raff de Ken Loach (1990), Club
Le premier des films "sociaux" du cinéaste (même si Looks and Smiles, neuf ans plus tôt, avait ouvert le chemin). Loach ne cessera plus de dénoncer l’état des lieux de la société anglaise, des années Thatcher aux années Cameron - vainement, hélas.

22.25 : Mulholland Drive de David Lynch (2001), Frisson
L’avant-dernier film de Lynch - quinze ans déjà ! Il est toujours intéressant de le revoir régulièrement pour tenter d’en éclaircir les obscurités. Mais quel plaisir…

23.15 : Impact d’Arthur Lubin (1949), Polar
En VO. Peu de chose à conserver dans les 80 films que Lubin a tournés, entre la série des Deux nigauds et celle de Francis, le mulet qui parle, sinon Des pas dans le brouillard (1955, avec Stewart Granger), et celui-ci, sur un bon scénario de Jay Dratler, où l’on retrouve avec plaisir Brian Donlevy et Charles Coburn.

Dimanche 1er mai 2016

20.40 : Le Flambeur de Karel Reisz (1974), Paramount Channel
Un film très peu souvent présenté. Reisz n’avait plus tourné depuis Isadora (1968) et ne tournera plus avant Les Guerriers de l’enfer (1978). Entre les deux, il signe ce beau film sur l’addiction - scénario de James Toback -, avec un James Caan habité par son personnage.

20.40 : Tootsie de Sydney Pollack (1982), OCS Géants
Ce n’est pas une découverte, mais les tribulations de Dustin Hoffman, travesti d’occasion, sont toujours aussi plaisantes. Comme de revoir Jessica Lange.

20.45 : L’Air de rien de Grégory Magne & Stéphane Viard (2012), Famiz
Le film n’a guère eu d’écho lors de sa sortie ; on pensait que la mort de Michel Delpech le ramènerait à la surface, c’est fait. Très joli film, dans lequel le chanteur incarnait un certain Michel Delpech, ruiné, qu’un huissier compatissant remettait en selle. Le mélange entre situations réelles et fictionnelles est très réussi.

20.45 : Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne (1982), Club
Alors, Depardieu est-il vraiment le Martin qui était parti si longtemps à la guerre ? Ou est-ce Bernard-Pierre Donnadieu ? Sur un fait divers du 16e siècle, Jean-Claude Carrière et le cinéaste ont construit un scénario remarquable, qui méritait le César obtenu. Le remake tourné par Jon Amiel en 1993 Sommersby ne vaut pas l’original.

20.50 : Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau (2003), Numéro 23
Ce n’est pas parce que l’auteur a raté son dernier film, Belle famille, qu’on doit se priver de voir cette bonne comédie. Faire rire sur l’exode de 1940, il fallait y parvenir. Sans doute le dernier bon rôle pour Isabelle Adjani.

20.55 : Billy Elliot de Stephen Daldry (2000), NT1
Pour les rares qui n’ont pas encore découvert les aventures du jeune Billy, touché par la grâce de la danse dans un milieu hostile. Encore les années Thatcher - qui ont donné naissance, comme toutes les périodes répressives, à un cinéma extrêmement tonique.

22.35 : Martin Guerre, le retour au village de Daniel Vigne (2015), Club
33 ans après, le cinéaste est venu interroger les habitants du village d’Ariège qui avaient joué dans son film. Pas vu, mais la confrontation de deux époques est toujours efficace.

00.20 : Pasteur de Sacha Guitry & Fernand Rivers (1935), France 3
Le premier film parlant de Guitry, Rivers n’étant que son conseiller technique. Dans notre souvenir, un biopic pas mal pontifiant (rien à voir avec le délicieux Bonne chance !, tourné par Sacha la même année), mais cela vaut d’être vérifié.

00.15 : La Symphonie nuptiale d’Erich von Stroheim (1928), TCM
Le film, tourné en 1926, dut attendre deux ans avant de sortir. Mais quel film réalisé par Stroheim n’a pas connu de difficultés avec ses producteurs ? Toujours l’impression devant un de ses films de ne voir que les bribes d’un chef-d’œuvre tronqué.

Lundi 2 mai 2016

20.40 : Darling Lili de Blake Edwards (1970), Paramount Channel
Drôle d’objet dans lequel Edwards mêle plusieurs genres, l’espionnage, le musical, la comédie, le burlesque. Le film avait surpris jadis et pas trop bien marché. Bonne occasion de le revoir, d’autant qu’il ne passe que très rarement.

20.45 : Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (1988), France 5
Ah, le doux bruit de la croix de Malte et du déroulement de la pellicule. Mais ceci se passait dans des temps très anciens, lorsque Noiret pouvait encore montrer à Salvatore Cascio comment charger une bobine et contrôler une image.

20.45 : Ida de Pawel Pawlikowski (2013), Club
Un tout petit film - une novice va découvrir le monde avant de prendre le voile - mais une vraie grande œuvre, dans un noir et blanc superbe, qui donne une vision décapante de la Pologne socialiste, mais pas seulement. Un succès public inattendu qui a ravi les fanatiques de ses autres films, Transit Palace et My Summer of Love.

20.55 : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965), Arte

22.45 : Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (1962), Arte

Pour les amateurs, Arte consacre une soirée à Godard, désormais seul survivant du quintette fondateur de la Nouvelle Vague avec des titres des années 60.

22.05 : Frances Ha de Noah Baumbagh (2012), Club
Pas reprogrammé depuis presque un an. On peut donc retrouver avec le même plaisir les aventures minuscules de Greta Gerwig, perdue dans la ville.

23.40 : L’Impitoyable d’Edgar G. Ulmer (1948), OCS Géants
Même s’il est désormais un auteur certifié, Ulmer n’a pas tourné que des grands films, cf. Cosacks in Exile ou The Wife of Monte Cristo. Mais celui-ci, avec un excellent Zachary Scott, est à mettre de côté, avec Detour et Le Bandit.

01.15 : Anna Christie de Clarence Brown (1930), TCM
On ne sait pas encore quelle sera "l’intégrale" (qui ne l’est jamais) proposée par TCM après minuit. À première vue, il y a beaucoup de films des années 30, ce dont on ne se plaindra pas. Ce soir, le premier parlant de Garbo - quelle voix avait la Divine, c’est la question que se posait la planète. Quand elle ferme la porte du café, avec son imper trempé, et qu’elle commande un whisky, l’affaire est gagnée.

Mardi 3 mai 2016

20.45 : Rachel se marie de Jonathan Demme (2008), Émotion
À force de le voir tourner des remakes décevants, on avait un peu perdu de vue le cinéaste. Il se rachète avec cette bonne description des rapports d’Ann Hathaway, alcoolique en cure, avec sa sœur sur le point de se marier.

20.45 : Le Trésor de la sierra Madre de John Huston (1948), Classic
Toujours une valeur sûre, Huston. Adaptant lui-même le roman du mystérieux Traven et dirigeant, outre Bogart, son père Walter, il récolta trois Oscars, celui du film, du scénario et du second rôle. Le film est inscrit dans notre panthéon.

20.55 : Une vie meilleure de Cédric Kahn (2011), France 4
Kahn est un cinéaste diffcile à catégoriser, qui change de manière à chaque film, selon qu’il adapte un fait divers (Vie sauvage) ou un roman de Simenon (Feux rouges). Ici, il parvient à nous intéresser au combat que Guillaume Canet et Leïla Bekhti mènent pour ouvrir leur restaurant et ne pas le fermer illico. Il fallait y parvenir.

22.25 : Les Invasions barbares de Denys Arcand (2003), OCS City
L’idée de reprendre les protagonistes du Déclin de l’empire américain dix-sept après aurait pu déboucher sur une catastrophe, comme Les Bronzés 3 ou Les Visiteurs 3. C’était compter sans l’intelligence du réalisateur et sa capacité à donner à chacun de ses personnages la dimension juste. La fin de Rémy Girard, entouré des siens, demeure un grand moment d’émotion pure.

01.05 : Ninotchka d’Ernst Lubitsch (1939), TCM
Encore un film avec Garbo, qui semble indiquer qu’elle sera l’objet de l’hommage mensuel de TCM. Tant mieux, même s’il n’y a que peu de découvertes à faire. Après dix visions, Ninotchka garde tout son charme et les trois camarades moscovites (mention spéciale à Sig Rumann) qui se frottent aux joies impures de l’impérialisme continuent de nous réjouir.

Mercredi 4 mai 2016

20.40 : Hondo, l’homme du désert de John Farrow (1953), TCM
Farrow est un très bon cinéaste qui n’attend que d’être revisité, pour qu’on découvre que certains de ses films (La Grande Horloge, Un pacte avec le Diable, Vaquero) valent bien ceux de Walsh. Et particulièrement celui-ci, où John Wayne culmine. La chaîne organise une journée entière consacrée à l’acteur, depuis 07.45 (Première victoire, Preminger) jusqu’à 22.10 (L’Homme tranquille).

20.45 : Une nuit à New York de Peter Sollett (2008), Famiz
Le titre original (Nick and Norah’s Infinite Playlist) est plus explicite que le titre français passe-partout. La dérive nocturne dans la Grosse Pomme de deux ados à la recherche du concert de leur groupe préféré. C’est aussi bien, dans le même registre, que Long Way Home, premier film de Sollett.

20.45 : Plein soleil de René Clément (1960), Classic
Quand on pense à la réputation qui fut faite à l’auteur, après l’arrivée de la Nouvelle Vague, d’incarner le cinéma à abattre, on rage. L’adaptation du roman de Patricia Highsmith est toujours aussi passionnante qu’aux premiers jours.

20.55 : The Lunchbox de Ritesh Batra (2013), Arte
Un tout petit film, jouant sur des micro-événements et des hasards accumulés. Pour trouver l’amour, pas besoin d’une bouteille à la mer, simplement profiter des égarements d’une gamelle savoureuse. C’est joué sur le fil, sans rien qui pèse ou qui pose. Un premier film assez miraculeux, on attend le second avec intérêt

23.30 : Samson & Delilah de Warwick Thornton (2009), Arte
Un premier film d’une telle qualité aurait mérité une heure moins avancée. Le bush, les Aborigènes, une histoire d’amour sans références bibliques, la découverte d’Un certain regard 2009.

00.20 : La Femme aux deux visages de George Cukor (1941), TCM
L’ultime film de Garbo, sans que l’on n’ait jamais su la raison de son retrait. Le film a déçu aux USA (il ne sortit en France qu’en 1947), car tranchant de nouveau, après Ninotchka où elle riait, avec sa mythologie peu à peu fabriquée. Elle est pourtant très bien dans ses deux rôles, celui d’une monitrice de ski et de sa sœur jumelle, même si, effectivement, le film n’atteint pas les sommets de certains titres de Clarence Brown ou de Mamoulian.

Jeudi 5 mai 2016

20.40 : Le Lion et le vent de John Milius (1975), TCM
Si l’on admet que Sean Connery peut passer sans problèmes pour un chef barbère, on peut se laisser emporter par ces galopades dans le Maroc du débur du dernier siècle. L’argument est tiré d’un fait réel, le kidnapping d’un Américain en 1904. Il a suffi de le transformer en Candice Bergen pour donner du pep au film.

20.45 : The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson (2014), Club
Un régal pour les amateurs de l’auteur, son comique décalé et son univers grinçant, ici inspiré (de loin) par Stefan Zweig. Et les acteurs s’en donnent à cœur joie - Ralph Fiennes, Adrian Brody, Willem Dafoe, Harvey Keitel, Jude Law, Bill Murray, Tilda Swinton, et même Mathieu Amalric et Léa Seydoux. Comment résister ?

20.45 : Un singe en hiver d’Henri Verneuil (1962), Classic
Le passage du témoin entre l’ancien et le nouveau, Gabin et Belmondo. Ce qui passait mal à l’époque, la grisaille et le cabotinage (les scènes d’ivresse), a pris une patine qui les rend supportables et leur apporte même un supplément d’âme.

20.55 : The Team, saison 1, Arte
Suite et fin (épisode 7 et 8) de cette excellente série trinationale.

20.55 : Gazon maudit de Josiane Balasko (1995), NT1
Balasko est une de nos meilleures réalisatrices de comédies modernes, et dans chacun des ces films règne encore l’esprit du Splendid d’origine, en abordant à la hussarde des thèmes délicats. Deux décennies avant le mariage pour tous, le duo qu’elle forme ici avec Victoria Abril est sacrément réussi.

22.50 : Dom Juan et Sganarelle de Vincent Macaigne (2015), Arte
Comment, en jouant dans autant de films cette année, Macaigne a-t-il le temps de réaliser ce téléfilm ? Téléfilm pas vu, mais qu’on regardera avec curiosité, l’auteur étant devenu la coqueluche du nouveau-nouveau-nouveau cinéma français, pas toujours avec des résultats probants, on s’en rendra compte bientôt avec La Loi de la jungle d’Antonin Peretjatko…

00.35 : Le Voile des illusions de Richard Boleslavsky (1934), TCM
La première des trois adaptations de La Passe dangereuse de Somerset Maugham. C’est du mélo pur et dur, comme on l’aime. Greta se sacrifiant pour soigner les malades du choléra, aux côtés de son époux qu’elle voulait quitter, c’est du lourd. Mais il y a Herbert Marshall, toujours solide et digne. Boleslavsky est un cinéaste à revoir ; après Garbo, il dirigea Marlene Dietrich, Irene Dunne et Joan Crawford, et à chaque fois, très bien.

Vendredi 6 mai 2016

20.40 : Red Eye, sous haute pression de Wes Craven (2005), Paramount Channel
Craven n’a pas tourné que des films d’épouvante à succès (mérité). Entre deux Scream, il a signé cet excellent thriller où Cillian Murphy, que l’on n’avait pas encore remarqué grâce à Ken Loach (Le vent se lève) est remarquablement glaçant.

20.45 : Lulu, femme nue de Solveig Anspach (2013), Club
L’avant-dernier film de cette cinéaste attachante, trop tôt disparue l’an dernier (l’ultime, L’Effet aquatique, sera visible à Cannes bientôt). D’après la BD d’Étienne Davodeau : Karin Viard, à la dérive, rencontre quelques personnages marquants en une assez courte unité de temps. Passent Bouli Lanners, Corinne Masiero, Philippe Rebbot, la crème des acteurs excentriques.

20.45 : Guêpier pour trois abeilles de Joseph L. Mankiewicz (1966), Classic
Un régal de scénario (d’après Volpone de Ben Jonson) et de numéros d’acteurs, Rex Harrison, Susan Hayward et Maggie Smith (mais oui, elle a été jeune) en tête. Et Venise en arrière-fond.

23.20 : Maverick de Richard Donner (1994), TCM
Donner n’est pas seulement le "yes-man" de Mel Gibson, même s’il a tourné six films avec lui - assez réussis d’ailleurs, comme L’Arme fatale n° 1 et Complots. Il recrée ici fort bien l’ambiance des joueurs de poker professionnels sur les bateaux à aube du Mississippi. Avec Jodie Foster, en joueuse sans scrupules.

01.25 : Marie Walewska de Clarence Brown (1937), TCM
Souhaitons que ce film, le dernier où Brown dirigea Garbo - et l’antépénultième pour elle -, soit programmé à une heure plus pratique, car il en vaut la peine, même si Charles Boyer peine un peu à se faire passer pour Napoléon.

Revue Jeune Cinéma - Contacts