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Semaine télé du 7 au 13 mai 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 6 mai 2016

Samedi 7 mai 2016

20.40 : Bright Star de Jane Campion (2009), OCS Max
Oui, c’est déjà passé le 18 décembre, mais ça ne compte pas, car le film est inépuisable. Si la cinéaste méritait une Palme d’or, c’est plutôt avec cette somptueuse histoire d’amour mortel qu’avec son piano désaccordé.

20.40 : Rome, saison 2, OCS City
Deux épisodes seulement, les n° 4 et 5. La chaîne fait durer le plaisir, avec raison : après le dixième, fini, définitivement.

20.45 : Journal intime de Nanni Moretti (1994), Club
Comme son titre l’indique, le film le plus personnel de Nanni, fait avec des riens, une balade en scooter dans Rome, des démangeaisons, un ami fanatique de feuilletons télé. Et ça marche. Nous revient tout de même la vacherie de Dino Risi dans ses mémoires : "Quand Nanni est sur l’écran, j’ai toujours envie de lui dire de se pousser un peu, afin que je puisse voir le film."

20.45 : Joe Hill de Bo Widerberg (1971), Classic
45 ans après, toujours éblouissant, le biopic du grand syndicaliste des IWW, chanté par tous les folksingers du début des années 60. Thommy Berggen y est extraordinaire. Et on peut lire sa bio, écrite par Franklin Rosemont & Fred Alpi, paru aux éditions de la CNT l’an dernier.

22.40 : L’Escapade de Michel Soutter (1974), Classic
Pour ceux qui l’on raté le 11 mars dernier. Et il n’est pas interdit de le revoir, le Soutter étant un cépage qui vieillit bien.

23.15 : Pour toi, j’ai tué de Robert Siodmak (1949), Polar
En VO, Le dernier des films ultra-noirs de Siodmak des années 40, à partir d’un beau roman de Don Tracy. Burt Lancaster et Yvonne de Carlo, en leurs plus beaux jours - et Dan Duryea, en fripouille, comme il savait si bien faire.

00.25 : Anna Karénine d’Edmund Goulding (1927), TCM
La première version, muette, avant celle de Clarence Brown, huit ans plus tard, toujours avec Garbo. On peut préférer Fredric March à John Gilbert pour incarner Vronsky, mais Garbo est impériale dans l’une et l’autre version. Et le muet lui va si bien…

Dimanche 8 mai 2016

20.45 : Le Silence des agneaux de Jonathan Demme (1990), Club
On n’est plus guère surpris par cette première apparition d’Hannibal Lecter, tant il y en eut d’autres depuis - trois + la série télévisée. Mais ça permet d’apprécier la mise en scène de Demme, qui n’a jamais fait mieux et la performance d’Anthony Hopkins : 27 minutes sur l’écran et un Oscar à la clé.

20.45 : Meurtre par décret de Bob Clark (1979), Classic
Trop oubliée, cette version de Sherlock Holmes et Jack l’éventreur. Avec une distribution de classe : Christopher Plummer en détective, James Mason en Watson, Donald Sutherland et John Gielgud. Et Geneviève Bujold pour couronner l’ensemble.

21.00 : P.R.O.F.S. de Patrick Schulman (1985), D8
C’est du Schulman, c’est-à-dire toujours à la limite du bienséant. Mais si l’on aime l’esprit pré-Groland, il y a plein de détails succulents, comme les ready-made de Fabrice Luchini, professeur d’arts plastiques, ou le cours de Patrick Bruel, citant Petrus Borel. C’est un des rares films qui s’affirme comme une épanadiplose.

22.20 : Les Gens de la pluie de Francis Ford Coppola (1969), TCM
Le FFC que l’on aime, pas encore dévoré par la mégalomanie et les budgets surdimensionnés. James Caan, presque un gamin et la si touchante Shirley Knight.

00.00 : Anne Karénine de Clarence Brown (1935), TCM
Pour compléter la version d’hier. Pas de surprise, la fin est identique, mais cette fois-ci la locomotive est bruyante. Garbo, telle qu’en elle-même…

00.20 : Les Surprises de l’amour de Luigi Comencini (1959), France 3
On croyait tout connaître de Comencini, eh bien non. À première vue, le film est resté inédit. Pourquoi ? Pas assez de vedettes, excepté Sylva Koscina ? Et le cinéaste n’avait pas encore tourné ses grands films (La Grande Pagaille viendra juste après). Merci à Patrick Brion de sortir de sa cave de telles raretés.

00.30 : On murmure dans la ville de Joseph L. Mankiewicz (1951), Classic
Une comédie de Mankiewicz, mais oui. Et aussi réussie que ses autres incursions dans le film de genre. Cary Grant se sort avec élégance des pièges que lui tend l’affreux Hume Cronyn, son collègue jaloux.

Lundi 9 mai 2016

20.40 : Une question de vie ou de mort de Michael Powell & Emeric Pressburger (1946), OCS Géants
La réédition en Technicolor est une merveille. Même si le film n’est pas le plus grand du tandem (les scènes du tribunal céleste sont on peu longues), les décors - le fameux escalier infini - sont inoubliables, comme David Niven et Kim Hunter.

20.45 : Piranha d’Alexandre Aja (2010), Frisson
Pour les amateurs de frissons gore. Mais le petit Français à Hollywood a un sérieux talent, ce qui prouve que celui-ci n’est pas héréditaire.

20.45 : La Sapienza d’Eugène Green (2014), Club
Pour une fois qu’un film de Green passe à la télé… Ceux qui ne connaissent pas l’univers de l’auteur seront surpris, ceux qui en sont familiers apprécieront une nouvelle visite.

20.45 : Jeux interdits de René Clément (1951), Classic
On peut ergoter, moquer ce grand exemple de qualité française, rire de ce morceau de musique qui a permis de débuter à des millions d’apprentis guitaristes. Il n’empêche que le film demeure un des meilleurs du genre et que le duo Brigitte Fossey-Georges Poujouly peut encore arracher quelques larmes.

20.55 : La Chasse de Thomas Vinterberg (2012), Arte
Madds Mikkelsen en jardinier d’enfants, entre crèche et maternelle, et ses tribulations dramatiques, dues au mensonge d’une gamine. Le prix d’interprétation cannois était mérité.

21.00 : Le Dernier Rempart de Kim Jee-woon (2013), W9
Première expérience hollywoodienne d’un excellent réalisateur coréen (Deux sœurs, A Bittersweet Life). On lui a fourni du matériel lourd : Forest Whitaker et Schwarzy, retraité de la politique. Et Kim s’en sort très bien.

22.05 : L’Homme de chevet d’Alain Monne (2009), Émotion
Deux ans avant Les Intouchables, le film aborde le même sujet de l’accompagnement d’un handicapé. Ici, une handicapée, Sophie Marceau, plus glamour que François Cluzet. Le film n’a connu qu’un petit succès et c’est dommage car Christophe Lambert y est bon (tout peut arriver).

22.45 : L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie (2013), Arte
Sans doute le meilleur film de l’auteur (mais il faut reconnaître que les autres nous ont rarement satisfait), avec ses habituelles obsessions, mais servies par une mise en scène remarquable.

23.40 : Carnet de voyage de Walter Salles (2004), OCS Max
Après avoir vu récemment les aventures révolutionnaires de Guevara, signées Soderbergh, les années de formation, et le fameux tour d’Amérique du Sud sur une Norton 500 mono. On n’attendait pas le frêle Garcia Bernal dans le rôle du Che, mais il est crédible.

00.05 : L’Inspiratrice de Clarence Brown (1931), TCM
Le cinquième film du cinéaste avec Garbo. Rare, on n’a pas vu souvent programmée cette adaptation du "Sapho" d’Alphonse Daudet. Greta et Robert Montgomery, le couple était inédit mais ne s’est jamais reformé.

Mardi 10 mai 2016

20.40 : Ipcress danger immédiat de Sidney J. Furie (1965), OCS Géants
Micahel Caine en Harry Palmer, espion sans fantaisie. Le film avait frappé en son temps par l’étonnante invention de ses cadrages, à la limite du maniérisme. Furie s’est calmé ensuite, mais cet Ipcress File marque une date.

20.45 : Braquages de David Mamet (2001), TCM
Mamet est un excellent scénariste qui met en images ses scénarios et ça passe très bien. Surtout lorsqu’il y a Gene Hackman, en cambrioleur sur le retour, avec toute la fatigue du monde sur les épaules.

21.00 : Mon cher petit village de Gabriel Le Bomin (2013), TV5
Non, il ne s’agit pas du film de Jiri Menzel, mais d’un téléfilm, pas vu. Mais le sujet est chaud (un maire écolo contre un projet nucléaire) et l’auteur a réalisé jadis un excellent film sur les séquelles de la guerre 14-18, Les Fragments d’Antonin). Allons-y en confiance.

22.30 : La Vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder (1970), TCM
Wilder et Conan Doyle ? Pourquoi pas ! Wilder transfigurait tout ce qu’il touchait. Intelligent, subtil, inattendu, et un décor de Trauner superbe.

22.30 : Comme le vent de Marco Simon Puccioni (2013), OCS Choc
Valeria Golino est remarquable en directrice de prisons confrontée aux pensionnaires les moins faciles. Inspiré d’une histoire vraie, comme le précise le générique final, le film tient en haleine.

22.55 : De l’autre côté de Fatih Akin (2007), OCS City
Peut-être le meilleur film d’Akin, en tout cas son scénario le plus achevé : les croisements aléatoires (mais pas tant que ça) de ses personnages entre l’Allemagne et la Turquie sont extrêmement bien ficelés.

00.35 : Terre de volupté de Sidney Franklin (1929), TCM
Le titre français est d’époque, l’original, Wild Orchids sonne mieux. Garbo à Java, avec son vieux mari (Lewis Stone, toujours parfait), tombe dans les rets d’un beau prince, Nils Asther (le futur général Yen du film de Capra). La morale restera-t-elle sauve ? Le film est rare, comme les autres Garbo de la semaine.

Mercredi 11 mai 2016

20.40 : La Pianiste de Michael Haneke (2000), OCS City
Haneke n’a pas amoindri le roman d’Elfriede Jelinek, au contraire. Comme toujours chez lui, c’est à la limite du supportable, ce que Isabelle Huppert semble pourtant bien supporter.

20.45 : Secrets de famille de Niall Johnson (2005), Famiz
Comédie noire british pas morte - "une Mary Poppins en négatif" a-t-il été écrit à l’époque. Rowan Atkinson-Mr Bean nous fait rire, eh oui, et Maggie Smith, donc ! Et même Kristin Scott-Thomas ! Un humour aussi décalé sur une chaîne "familiale", profitons-en.

20.45 : What’s New, Pussycat ? de Clive Donner (1965), Classic
Le film avait fait un tabac au cœur des années 60, pas à cause de Woody Allen, encore inconnu ici, mais de la chanson de Tom Jones et d’une pléiade d’acteurs alors "in" : Peter O’Toole, Peter Sellers, Romy Schneider, Ursula Andress et la trop rare Paula Prentiss. Non compris les figurants français, Françoise Hardy, Daniel Emilfork ou Jacques Balutin.

20.55 : Un prophète de Jacques Audiard (2009), Frannce 4
Le meilleur film d’Audiard jusqu’à présent : scénario, écriture visuelle, recréation de la prison, direction d’acteurs (une prime pour Niels Arestrup), tout est réussi.

22.35 : Ilo Ilo d’Anthony Chen (2013), Arte
Ce qu’on connaît du cinéma de Singapour se réduisant à Eric Khoo, c’est un plaisir de découvrir un nouveau nom, avec un premier film de cette qualité (Caméra d’or à Cannes 2013).

22.40 : L’Homme sans passé d’Aki Kaurismäki (2001), OCS City
Encore un chef-d’œuvre du Finlandais caustique, avec Markku Peltola, de retour de l’au-delà, et Kati Outinen, évidemment, à laquelle les films d’AK doivent 50% de leur charme.

23.25 : Despuès de Lucia de Michel Franco (2012), France 4
Ou des méfaits de la téléphonie portable et des réseaux sociaux. Le sujet s’est répandu depuis, mais le film est un des premiers à l’avoir abordé, avec une sécheresse et une dureté rares - la fin est étonnante.

00.30 : La Courtisane de Robert Z. Leonard (1931), TCM
La triste histoire (Rise and Fall, dit le titre original) de Susan Lenox, humiliée et violée, que son amour pour Clark Gable ne sauvera pas du ruisseau. Mais tout n’est peut-être pas perdu. Garbo est aussi à l’aise en femme de faible vertu qu’en reine de Suède ou en commissaire politique.

Jeudi 12 mai 2016

20.40 : Whatever Works de Woody Allen (2009), OCS Max
Dans la filmographie récente en dents de scie du cinéaste, les titres sans relief alternant avec les réussites, celui-ci fait partie des films à conserver, sans atteindre des sommets depuis longtemps oubliés. Allen s’est fait remplacer par Larry David, qui interprète son rôle de physicien désagréable exactement comme le maître l’aurait interprété, diction et gestuelle compris.

20.40 : Nous nous sommes tant aimés d’Ettore Scola (1974), OCS Géants
La chaîne semble avoir l’exclusivité de tous les films de Scola et les passe avac générosité. On ne s’en plaindra pas, même si celui-ci a été programmé plusieurs fois depuis le décès du cinéaste. Par la même occasion, on pourra revoir La Terrasse (1979), à 22.45 au même endroit.

20.45 : Sin City de Roberto Rodriguez & Frank Miller (2005), Frisson
La BD de Frank Miller était très belle, la version de Rodriguez est du même niveau : un noir & blanc velouté, avec des effets travaillés. L’affiche mettait seulement Jessica Alba en valeur, mais il y a Mickey Rourke, Clive Owen et Benicio del Toro.

20.45 : Pour cent briques, t’as plus rien d’Edouard Molinaro (1982), Famiz
De la comédie d’époque, datée, avec des acteurs, Jugnot, Auteuil, Anémone, qui commençaient à s’affirmer. Du tout-venant ? Peut-être, mais c’est dans ces productions anonymes qu’on sent le plus fortement l’écume de l’époque, trente et quelques années après.

20.45 : Le Fruit défendu d’Henri Verneuil (1952), Classic
C’est la période de Verneuil que l’on préfère, celle du noir & blanc bien sordide, les deux pieds enfoncés dans le réel, Simenon aidant. Les amours dérisoires de Fernandel et Françoise Arnoul ont leur pesant de lourdeur vécue.

20.55 : Jordskott, la forêt des disparus, saison 1, Arte
Après le passionnant The Team, on peut suivre les yeux fermés la nouvelle série proposée par la chaîne, que l’on regardera sans vouloir rien en savoir auparavant. C’est suédois, et policier. Plus du côté de Sjowäll et Wähloo ou d’Henning Mankell ? On en saura bientôt plus, après ces trois premiers des dix épisodes.

22.15 : Trocadéro bleu citron de Michael Schock (1978), Gulli
Où la chaîne a-t-elle été repêché ce film, oublié depuis sa sortie et jamais revu ? L’idée n’est d’ailleurs pas mauvaise. Si l’on se souvient bien, c’était le premier film qui mettait en scène aussi longuement les jeunes skate-boarders de l’esplanade du Trocadéro, du temps où la Cinémathèque y régnait encore.

00.15 : Le Baiser de Jacques Feyder (1929), TCM
L’ultime film muet de Garbo - certaines copies sont agrémentées d’une bande musicale. Et le meilleur film de Feyder durant son séjour à la MGM. 

Vendredi 13 mai 2016

20.40 : Les Ambitieux d’Edward Dmytryk (1964), OCS Géants
On est curieux de revoir ce film, pas vu depuis la sortie. Grosse production Paramount, adaptation d’un gros roman d’Harold Robbins, gros film (150 minutes) avec de grosses vedettes d’époque (George Peppard, Carroll Baker). Mais grosse tristesse, car ce fut la dernière apparition d’Alan Ladd, mort avant même la présentation.

20.45 : Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre (1981), Club
Quand rendra-t-on hommage à PGD, artisan honnête et talentueux du cinéma français des années 60 à 90 ? Sans avoir jamais produit de chef-d’œuvre, il a su adapter tout le monde, des grands, Georges Duhamel, Drieu la Rochelle, Simenon (maintes fois), aux petits, Félicien Marceau ou, comme ici, Jean-Marc Roberts. La relation de Lanvin avec son patron Piccoli reste une des plus intéressantes descriptions d’hypnose fascinée que l’on connaisse.

20.45 : Viva Maria ! de Louis Malle (1965), Classic
Après What’s New, Pussycat ? et Ipcress Fil, encore un film de l’année 1965, et pas des moindres ? Bardot ni Moreau n’ont jamais été aussi radieuses, en révolutionnaires de choc et de charme.

21.00 : Ces garçons qui venaient du Brésil de Franklin J. Schaffner (1978), Sundance Channel
Le roman d’Ira Levin est passionnant et le film tout autant, grâce au trio d’acteurs vieillissants mais parfaits, Gregory Peck, Laurence Oivier, James Mason. Les amateurs repèreront Bruno Ganz dans un petit rôle.

22.25 : Hope de Boris Lojkine (2014), Club
Dans le sous-genre désormais très alimenté des films sur les migrants, celui-ci est un des plus justes et émouvants, avec sa traversée du Sahel par un Camerounais et une Nigériane. Pas de grand souffle d’espoir là- dedans, hélas.

23.40 : Zazie dans le métro de Louis Malle (1960), Classic
Rien dans ses films précédents ne laissait prévoir que Malle serait aussi en phase avec l’humour burlesque de Raymond Queneau. C’est un festival nonsensique, constamment drôle - Noiret-Tonton Gabriel en travesti, Hubert Deschamps en patron de café, Yvonne Clech en veuve Mouaque et Annie Fratellini en Mado petits pieds -, et inquiétant (la séquence mussolinienne). L’équivalent du roman, ce qui n’était pas joué d’avance.

01.00 : La Belle Ténébreuse de Fred Niblo (1928), TCM
La MGM faisait alors tourner Garbo à la chaîne - dix films entre 1927 et 1930. Comment faisait-elle pour demeurer aussi égale d’un film à l’autre, espionne, tentatrice, fille perdue, aristocrate ? Conrad Nagel n’est pas tout à fait à la hauteur de sa partenaire (il la retrouvera pourtant dans Le Baiser), mais Fred Niblo était un cinéaste appliqué.

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