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Semaine télé du 11 au 17 juin 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 10 juin 2016

Samedi 11 juin 2016

20.40 : La Folle Journée de Ferris Bueller de John Hughes (1986), Paramount Channel
Ou comment pratiquer le lycée buissonnier. Le film est plaisant - on ne connaît pas bien son réalisateur -, mais on y découvrait Matthew Broderick, juste après War Game.

20.45 : Je hais les acteurs de Gérard Krawczyk (1986), Club
On eut l’illusion, en voyant ce polar référentiel en noir & blanc (après un court métrage fort plaisant, The Subtle Concept) qu’un auteur était né. Espoir rapidement déçu, à coup de Taxi. Mais ça ne retire rien à ce film, adapté d’un bon roman de Ben Hecht, qu’on doit encore trouver en collection de poche.

20.45 : Les Sans-espoir de Miklos Jancso (1965), Classic
Ah, Jancso, ses plans séquences de 10 minutes, ses chorégraphies gigantesques, qui fascinèrent les spectateurs des années 60 et 70. Il est mort en janvier 2014, à peu près oublié. Belle idée de ramener son nom à la surface. On peut commencer par ce film et ensuite se procurer le coffret que Clavis vient d’éditer et qui rassemble dix de ses grands titres, entre 1962 et 1987.

00.50 : Sept secondes en enfer de John Sturges (1967), TCM
Toujours Robert Ryan. Après les westerns du début, ceux du crépuscule, avec une nouvelle version de la bataille de OK Corral, déjà tourné par Sturges dix ans plus tôt. Ryan n’est plus tout à fait ce qu’il fut (il reprend le rôle de Clanton, comme dans Best of the Bad Men), Sturges non plus, mais le métier est là.

Dimanche 12 juin 2016

20.40 : The Company Men de John Wells (2010), OCS Max
Pas vu, mais le synopsis laisse entendre qu’il s’agit d’un film sur la crise, avec licenciement et dépression. La chose n’étant pas si courante dans le cinéma américain mainstream (il y a Ben Affleck et Tommy Lee Jones), on demande à voir.

20.45 : Mon père ce héros de Gérard Lauzier (1991), Famiz
Pourquoi signaler ce qui n’est qu’une comédie sympathique (mais Depardieu était encore un acteur et Marie Gillain bien mignonne) ? Parce que les chaînes ont joué la carte de l’Euro de foot, ne programmant que des titres passés et repassés depuis plusieurs mois. Certes, on peut revoir 12 Years a Slave, Munich, Police fédérale Los Angeles, Le Port de la drogue et Tigre et Dragon, mais trop c’est trop.

20.50 : Tarantula de Jack Arnold (1955), Ciné FX
Décidément, la chaîne nous gâte, avec ses films du second rayon en VO. Dans la catégorie grosse bêbête des années 50, celle de Jack Arnold est une des plus impressionnantes, surtout pour les aragnaphobes. Pour les amateurs, prière de faire attention au pilote qui lâche sa bombe sur la tarantule géante - il n’est pas au générique, mais il s’appelle déjà Clint Eastwood.

00.20 : Les Camarades de Mario Monicelli (1963), France 3
Est-ce pour soutenir les grévistes en lutte contre la loi Travail ? Bonne idée de programmer ce chef-d’œuvre, qui prouve qu’on peut réussir un film militant dans un cadre commercial. Mastroianni, Blier, Salvatori, Périer, Girardot, sont aussi crédibles que s’ils étaient de vrais ouvriers du textile turinois en 1905.

Lundi 13 juin 2016

La chaîne OCS Géants ne fait pas, ce soir, dans la demi-mesure :

20.40 : Citizen Kane de Orson Welles (1941), OCS Géants

22.35 : Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975), OCS Géants

01.35 : Les Enfants du paradis de Marcel Carné (1945), OCS Géants

Caviar + homard + tournedos Rossini + cassoulet + plateau de fromages + bombe glacée, etc.

20.45 : L’Astragale de Brigitte Sy (2015), Club
Le roman d’Albertine Sarrazin avait déjà été adapté, il y a presque 50 ans, par Guy Casaril. Ici, toujours en noir & blanc pour retrouver le charme d’époque, Laïla Bekhti remplace Marlène Jobert et Reda Kateb Horst Buchholz. Y gagne-t-on ?

20.45 : Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957), TCM
Aussi curieux que cela paraisse, le film, un des chefs-d’œuvre de SK (qui sont moins nombreux que l’on croit), n’a jamais été programmé depuis deux ans. Ce n’est certes pas un film pour célébration du 11 novembre. Pourtant, son esprit n’était pas si subversif qu’on l’a dit - à moins que traiter sérieusement le scandaleux problème des fusillés pour l’exemple de 1917 ne soit a priori subversif. Les Sentiers ont conservé toute leur force, George Macready est toujours un assassin galonné, Adolphe Menjou une fripouille duplice, Kirk Douglas un colonel avec une morale (ça arrive) et les troufions sacrifiés, Ralph Meeker, Joe Turkel et (surtout) Timothy Carey demeurent pitoyables.

21.00 : La Fée de Dominique Abel, Fiona Gordon & Bruno Romy (2011), TV5
Le duo Abel et Gordon poursuit depuis dix ans (au cinéma, car ils ont commencé bien plus tôt) une expérience étonnante de comique, absurde mais guidé par des lois logiques, conceptuel et physique à la fois. Très british, même s’ils sont belges. De leurs quatre longs, L’Iceberg, leur premier (2005) est le plus surprenant, quoique moins abouti que ceux qui ont suivi, Rumba (2007) et celui-ci. On verra bientôt Paris pieds nus (2016), dont le scénario est plus construit, à la découverte de la capitale, selon des règles aléatoires bien menées.

22.15 : Le Cinéma d’animation en France d’Alexandre Hilaire (2016), Famiz
Première partie (sur trois) d’un documentaire sur un sujet qui a ses passionnés, mais sur lequel on n’a que peu de renseignements lorsque l’on ne suit pas les festivals spécialisés, comme celui d’Annecy, qui commence ce jour. Même si on ne l’a pas vu, on peut faire confiance au réalisateur, déjà auteur de films de qualité sur Boris Vian et Jean Aurenche.

Mardi 14 juin 2016

20.40 : Le Refroidisseur de dames de Jack Smight (1968), Paramount Channel
Dans la filmo du cinéaste, c’est loin d’équivaloir à Détective privé, car Rod Steiger n’est pas Paul Newman et le roman de William Goldman ne vaut pas celui de Ross Macdonald. Mais c’est tout à fait visible, ne serait-ce que pour Lee Remick, qui n’a que trop peu tourné.

20.45 : Le Tableau de Jean-François Laguionie (2011), Famiz
L’avant-dernier film de l’auteur, un des meilleurs réalisateurs français d’animation - en attendant Louise en hiver, un régal, présenté cette semaine au festival d’Annecy. Encore un superbe moment, comme tout ce qu’a signé Laguionie depuis 50 ans.

20.45 : Fraise et chocolat de Tomas Guttierez Alea & Juan Carlos Tabio (1993), Club
Gros succès à l’époque pour ce film qui présentait Cuba sous un jour inhabituel - rencontre entre un étudiant dans la ligne et un intellectuel homosexuel, rétif au régime, mais qui n’avait pas (encore) cherché à quitter l’île avec les "marielitos". Amitié pas si simple, propos sans doute ambigu, mais le film est bien là et l’Ours d’argent obtenu à Berlin était mérité.

20.45 : Fort Invincible de Gordon Douglas (1951), Classic
Pas besoin d’être un fanatique de Gordon Douglas pour apprécier ce western classique - la cavalerie, les Indiens, le fort assiégé -, tout à fait plaisant, avec un Gregory Peck fringant comme tout.

22.05 : Le Rêveur éveillé de Jean-Paul Mathelier (2014), Famiz
Documentaire sur Jean-François Laguionie, pas vu mais assurément intéressant.

22.20 : À bout de course de Sidney Lumet (1988), TCM
On a déjà dit tout le bien que l’on pensait de ce chef-d’œuvre, au cœur d’une filmographie parmi les plus riches du cinéma américain. Mais on persistera à soutenir à chacun de ses passages ce film de chevet, comme il n’y en a pas eu cinquante depuis 1895.

22.35 : Contes italiens de Paolo & Vittorio Taviani (2015), Club
Le dernier film (pas l’ultime, on espère) des frères T. 45 ans après Pasolini, ils rendent hommage à Boccace, dans un registre plus fidèle au conteur. Sorti à la veille de l’été 2015, le film a accueilli 35000 spectateurs. Il est temps de le rattraper.

00.15 : The Woman on Pier 13 de Robert Stevenson (1949), TCM
TCM continue avec les films de Robert Ryan peu connus, celui-ci particulièrement, resté inédit en France et même sur le câble. Il est considéré comme le film "le plus anticommuniste jamais produit par Hollywood". Tout un programme…

Mercredi 15 juin 2016

20.40 : Les Chansons d’amour de Christophe Honoré (2007), OCS City
Les affèteries du cinéaste sont souvent énervantes. Et puis parfois, on marche, peut-être parce que l’ombre de Jacques Demy n’est, pour une fois, pas trop encombrante, parce que Ludivine Sagnier est émouvante, parce que Louis Garrel n’en rajoute pas dans le faux-jeu décalé. Bon, ce n’est pas On connaît la chanson, mais c’est supportable.

20.45 : L’Illusioniste de Sylvain Chomet (2010), Famiz
Toujours la semaine du cinéma d’animation, merci Famiz. À partir d’un scénario inédit de Jacques Tati, l’auteur des Triplettes de Belleville a réalisé ce film remarquable.

20.45 : La Nuit du chasseur de Charles Laughton (1955), Classic
Même motif que pour À bout de course hier : on le signale pour mémoire, puisque chacun se doit de l’avoir déjà vu plusieurs fois. Et puis il faut éduquer les jeunes générations.

20.45 : L’Homme du Kentucky de Burt Lancaster (1955), TCM
On n’est jamais si bien servi… Mais si Burt n’a signé que deux films comme réalisateur (le second, Le flic se rebiffe, vingt ans plus tard), c’est sans doute parce que ce n’est pas si simple d’être à la fois devant et derrière la caméra - tout le monde n’est pas Cassavetes ou Eastwood. Dommage, car ce western est fort réussi - et outre l’auteur, il y a Walter Matthau.

20.50 : La Mauvaise Graine de Mervyn Le Roy (1956), Polar
Le film est en VF, mais suffisamment rare pour que l’on y jette un œil, surtout pour admirer le numéro de Patty McCormack, sale gosse criminelle. À ne pas confondre avec Mauvaise Graine, le film tourné par Billy Wilder, de passage à Paris en 1934.

22.05 : Tati… par le geste de Jean-Jacques Bernard (2013), Famiz
Dans la foulée du film de Chomet, le prétexte est bien trouvé pour programmer ce documentaire intelligent.

23.10 : Jusqu’au bout du monde de Wim Wenders (1991), Arte
Depuis Summer in the City (1970), on avait suivi l’auteur sans barguigner, (malgré Paris Texas,) entre Au fil du temps et Les Ailes du désir, pierres blanches au long de deux décennies enthousiasmantes. Mais le suivre jusqu’au bout du monde, à travers un itinéraire aussi confus que celui proposé, ça devenait plus difficile. Et les trois heures de voyage avaient semblé bien longues. Arte nous offre ce soir la version intégrale voulue par Wenders, avec 95 minutes supplémentaires. Deux hypothèses : ou c’est pire ou le film est sauvé. À rattraper sur Arte+, pendant une semaine.

00.10 : Le démon s’éveille la nuit de Fritz Lang (1951), TCM
Pour une fois, le titre français est plus évocateur que l’original Clash by Night, d’après la pièce de Clifford Odets. Du lourd côté acteurs : Barbara Stanwyck épouse Paul Douglas, c’était une erreur, car Robert Ryan lui convenait beaucoup plus. Avec en prime Marilyn Monroe, dans son seizième film en cinq ans, déjà à la moitié de sa filmographie.

01.55 : Le Vent de Victor Sjöström (1928), TCM
Encore un pur chef-d’œuvre daté 1928, la plus belle année de toute l’histoire du cinéma. Lillian Gish face au vent du désert - et à Lars Hanson. Sjöström, devenu Seastrom à Hollywood, s’adaptera mal au parlant et retournera en Suède, où il redeviendra acteur. Il est tard, mais le film repassera peut-être.

Jeudi 16 juin 2016

20.40 : Looking for Eric de Ken Loach (2009), OCS Max
Si c’est un des effets de l’Euro de foot de programmer cette ode à Cantona (mais le film n’est pas que ça, heureusement), tant mieux.

20.40 : Le Plus Sauvage d’entre tous de Martin Ritt (1963), OCS Géants
On préfère le titre original, qui n’en rajoute pas, Hud. Martin Ritt, le mal-considéré, est toujours à la hauteur de ses scénarios. Et Paul Newman, en mauvais fils, est parfait.

20.45 : Le Roi et l’Oiseau de Paul Grimault (1980), Famiz
Encore un chef-d’œuvre de l’animation, sur lequel Prévert et Grimault ont travaillé trente ans, depuis le début de l’aventure La Bergère et le Ramoneur, si mal terminée (cf. le livre de Jean-Pierre Pagliano) jusqu’à cette nouvelle version entièrement refaite. Tout y est, des deux univers parallèles du poète et du cinéaste. Le seul film d’animation à avoir décroché le prix Louis Delluc, en 1979.

20.45 : Harvey Milk de Gus Van Sant (2008), Club
Le biopic du premier politicien américain homosexuel déclaré. Étrange Van Sant, capable de changer de manière d’un film à l’autre en gardant ses vertus particulières.

20.50 : La Nuit de tous les mystères de William Castle (1958), Ciné FX
Pourquoi une VF, alors qu’il y a encore des VO qui circulent ? On peut y goûter, le temps de voir Vincent Price mettre en train la machination de sa maison hantée.

20.55 : Les Héritiers de Pernilla August (2014), Arte
Si on a aimé les trois premiers épisodes, voici les trois suivants.

22.10 : Le Cinéma d’animation en France, IIe partie : "Des studios et des écoles".d’Alexandre Hilaire (2016), Famiz

23.45 : Re-Animator de Stuart Gordon (1985), Arte
On ne connaît pas ce film, mais quelqu’un qui a réalisé Dolls Les Poupées (1987), ce remarquable cauchemar, mérite l’intérêt.

00.45 : Marine Raiders de Harold Schuster (1944), TCM
Encore un Ryan inconnu, signé par un réalisateur qui avait commencé fort (La Baie du destin, avec Henry Fonda et Annabell - c’est tout ce qu’on connaît de lui), continué dans la série B et C et terminé dans des séries TV. Ryan n’est encore que le deuxième sur l’affiche, après Pat O’Brien, mais ça ne durera pas.

Vendredi 17 juin 2016

20.40 : Mes funérailles à Berlin de Guy Hamilton (1966), Paramount Channel
Ah, la belle époque de la guerre froide, avec ses agents simples, doubles ou triples. Michael Caine a été, quelques années durant, Harry Palmer, l’espion de service, héros des romans de Len Deighton. Après Ipcress File et ce film, c’est Ken Russell qui acheva la trilogie, avec Un cerveau d’un milliard de dollars.

20.45 : Le Dernier Roi d’Écosse de Kevin Macdonald (2006), Premier
Le bon documentaire que le cinéaste avait fait en 2000 sur Humphrey Jennings ne laissait pas présager la puissance de ses premiers films de fiction, La Mort suspendue et cette étonnante évocation d’Idi Amin Dada dans laquelle Forest Whitaker est meilleur que le vrai, et aussi impressionnant.

20.45 : Persépolis de Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud (2007), Famiz
On continue l’exploration des grands films d’animation avec celui-ci, un des grands succès publics du genre de ces dernières années. Satrapi avait tout à fait réussi l’adaptation de sa propre bande dessinée. Elle convaincra moins avec ses films suivants.

20.45 : Lady Paname d’Henri Jeanson (1948), Classic
Unique passage de Jeanson derrière la caméra, accueilli avec des humeurs diverses à l’époque. Le fameux scénariste, échaudé, retourna ensuite à ses scénarios. Le film a pourtant gardé un charme certain, grâce au couple Jouvet-Suzy Delair et à toute la galerie d’acteurs français de second plan qui passent par là.

22.20 : Le Cinéma d’animation en France d’Alexandre Hilaire, IIIe (2016), Famiz
Troisième et dernière partie du documentaire, "Un cinéma de tous les possibles".

22.25 : Le Bal des actrices de Maïwenn (2008), OCS City
Le plus agréable des films de la cinéaste, reposant sur une trouvaille excellente, et sans qu’intervienne (enfin pas trop) son ego de haute catégorie.

00.45 : Le Garçon aux cheveux verts de Joseph Losey (1948), TCM
La jolie fable sur la différence acceptée, qui voit Dean Stockwell arborer puis couper sa superbe toison couleur émeraude, n’a rien perdu de son actualité ni de sa pertinence. Ryan est toujours derrière Pat O’Brien, mais ce n’est pas de lui qu’on se soucie.

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