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Semaine télé du 18 au 24 juin 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 17 juin 2016

Samedi 18 juin 2016

20.45 : True Detective, saison 1, Frisson
On dit le plus grand bien de cette série. Il faut reconnaître qu’avec, au générique, Woody Harrelson et Matthew McConaughey, on a envie d’en voir plus. Et on est servi : quatre épisodes d’un coup, jusqu’à 00.25.

20.45 : L’Équipier de Philippe Lioret (2004), Émotion
La soirée est consacrée à Lioret et l’idée est excellente. D’autant que, plutôt que les très connus Je vais bien, ne t’en fais pas ou Welcome, la chaîne propose cet Équipier passé un peu sans faire de bruit, alors que le duo Bonnaire-Torreton est remarquable.

21.00 : The Theory of Flight de Paul Greengrass (1999), Sundance Channel
Le film passe un fois tous les six mois sur la chaîne - mais cette fois, à une heure décente. On recopie la note de décembre : "un film de toute beauté qui voit Kenneth Branagh, peintre suicidaire, condamné à s’occuper d’une handicapée destinée à une mort proche, Helena Bonham Carter, moineau blessé, coincée sur sa chaise roulante et qui veut absolument connaître le sexe avant de disparaître. Un avion aussi improbable que celui de Brewster McCloud, une histoire d’amour admirable."

22.15 : Dressé pour tuer de Samuel Fuller (1982), TCM
Sans être fanatique des films tardifs de l’auteur, on peut prendre un petit plaisir à cette adaptation d’un roman de Romain Gary - sans doute pas la tasse de thé du cinéaste. Si on s’intéresse au dressage (et à la psychanalyse) des chiens, pourquoi pas ? Mais on peut surtout s’intéresser à Kristy McNichol, toujours plaisante.

22.25 : Mademoiselle de Philippe Lioret (2000), Émotion
Même remarque que pour le film de 20.45. Bonnaire, encore elle, déjà très à l’aise dans le monde de Lioret, y croise Jacques Gamblin et c’est peu oubliable.

22.30 : L’Héritage de la chair d’Elia Kazan (1949), Classic
Pour ceux qui l’aurait raté le 10 décembre dernier. Avec précaution, tout de même, car il faut se pincer pour admettre le point de départ, cette Noire si blanche - la diaphane Jeanne Crain - qu’elle peut "passer la ligne", comme dans J’irai cracher sur vos tombes. L’aspect démonstratif prévaut - c’est du Kazan.

23.40 : Vandal de Hélier Cisterne (2013), OCS Choc
Cet excellent premier film passe un peu moins tardivement qu’en mars dernier. Ne pas hésiter : s’il n’y avait qu’un titre à garder, pour l’instant, dans le sous-genre "film de graffeurs", ce serait celui-ci.

23.45 : Du sang sur la piste de Ray Enright (1949), TCM
Toujours l’époque où Ryan n’avait pas encore le premier rôle. Ici, c’est encore Randolph Scott, dans le rôle du fameux shérif Bat Masterson - mais Ryan aurait pu aussi bien l’endosser et de façon moins monolithique. Enright est un artisan qui s’est presque toujours bien débrouillé avec les scénarios fournis et c’est encore le cas.

Dimanche 19 juin 2016

20.40 : Runaway, l’évadé du futur de Michael Crichton (1984), OCS Géants
Pour les amateurs de robots. Dix ans après Mondwest, où il avait déjà frappé fort, Crichton revient dans l’univers des robots, désormais déviants. Polar + SF : le résultat est correct, car le romancier-scénariste-cinéaste est habile.

20.45 : Cutter’s Way d’Ivan Passer (1980), Club
Parmi les réalisateurs de l’Est passés à Hollywood, Passer est celui qui a le moins bien réussi - dix films en 45 ans, qui n’ont pas tous franchi l’océan. Dommage, car s’ils possédent ne serait-ce qu’une partie du charme de celui-ci, ils devraient valoir d’être vus. Jeff Bridges and John Heard, parfaits en Bone et Cutter, les héros du roman de Newton Thornburg, Fin de fiesta à Santa Barbara (Folio Policier).

01.05 : La Chevauchée des bannis d’André De Toth (1959), TCM
Déjà passé il y a peu - comme la presque totalité des films proposés par les chaînes du câble en ce moment, pour cause d’Euro -, mais ce western est si puissant qu’une vision supplémentaire ne l’épuisera pas. Ryan dans la neige du Wyoming, indéracinable.

Lundi 20 juin 2016

20.40 : Galaxy Quest de Dean Parisot (1999), Paramount Channel
Une bonne pinte de rigolade, lorsque l’on voit les interprètes d’une série de SF kidnappés par des extraterrestres (les Thermiens venus de Klatu, à quelques centaines d’année-lumière) fanatiques de leurs aventures télévisées, afin qu’ils les sauvent du dictateur galactique Sarris. Alan Rickman et Sigourney Weaver s’en donnent à cœur joie.

20.40 : La Splendeur des Amberson d’Orson Welles (1942), OCS Géants
Rarement programmé sur le câble, ce qui est surprenant. Chef-d’œuvre, évidemment, au même titre que Citizen Kane qui passe ensuite sur la chaîne (22.05), mais chef-d’œuvre pas souvent visité. Le début des ennuis de Welles avec le système hollywoodien - mais il l’avait bien cherché.

20.45 : Mirrors d’Alexandre Aja (2008), Frisson
Avec la signature d’Aja, on peut y aller en confiance. Depuis Furia (1999 - il avait 21 ans !), il ne nous a jamais déçus. Si Kiefer Sutherland ne nous passionne pas (on a toujours préféré son père), il y a Paula Patton.

20.45 : Sils Maria d’Olivier Assayas (2014), Club
Assurément le meilleur film d’OA jusqu’à présent, celui où toutes les influences se rejoignent, le grand film de la maturité. Juliette Binoche est étonnante (loin du cabotinage débile de Ma Loute), Kirsten Stewart épatante (et lorsqu’elle disparaît, tout s’obscurcit) et l’arrivée du serpent de brouillard de Maloja est un grand moment.

20.55 : Winchester 73 d’Anthony Mann (1950), Arte
Première rencontre entre Mann et James Stewart, qui sera le héros de cinq de ses grands westerns de la décennie. Concours de tir à Dodge City pour décrocher une Winchester "1 sur 1000", le top de la célèbre carabine. Derrière le grand James, toute une galerie de seconds couteaux de qualité, Millard Mitchell, Jay C. Flippen, John McIntyre, Dan Duryea, Will Geer, inséparables de l’âge d’or. Et même Rock Hudson, en chef indien, dans un de ses premiers rôles.

22.25 : Julia d’Erick Zonca (2007), Arte
Après La Vie rêvée des anges, on prévoyait une carrière en tapis rouge pour son auteur. Rien de tel : un téléfilm, puis dix ans avant de tourner Julia, puis six ans avant un autre téléfilm. Que s’est-il passé ? En attendant la réponse, on peut savourer ce film étrange, vaguement inspiré de Gloria, avec Tilda Swinton, qui nous ferait regarder n’importe quoi (ce qui n’est pas le cas ici).

22.35 : Dark Touch de Marina De Van (2013), Frisson
C’est toujours pareil avec les films de la cinéaste, depuis ses courts métrages, il y a vingt ans : un scénario inventif, une narration surprenante, une manière très particulière de créer le malaise. Et puis, on a l’impression que ça ne va pas jusqu’au bout des virtualités. Mais l’étrangeté est telle qu’on en redemande.

00.30 : Racket de John Cromwell (1951), TCM
Qui a fait quoi ? Le film est signé Cromwell, mais on sait que Mel Ferrer, Tay Garnett, Sherman Todd et Nicholas Ray - que des noms honorables - y ont participé. W.R. Burnett est au scénario, Mitchum et Ryan sur l’écran, sans oublier Lizabeth Scott, toujours fascinante, avec son regard et sa mèche.

Mardi 21 juin 2016

20.40 : Sugar Man de Malik Bendjelloul (2012), OCS City
Redécouverte, quarante ans après la fin de sa carrière, de Sixto Rodriguez, chanteur de rock oublié. Le succès du film (Oscar du documentaire) lui a permis un come-back, après le plus long silence de l’histoire de la musique.

20.45 : West Side Story de Robert Wise & Jerome Robbins (1960), Famiz
Deux films en un : une histoire d’amour, nunuche et statique, une histoire de lutte de gangs chorégraphiée, superbe. Une des bandes son les plus célèbres de l’histoire. Ni Richard Beymer ni George Chakiris n’ont fait carrière, au contraire de Natalie Wood et Russ Tamblyn.

20.45 : Sens unique de Roger Donaldson (1987), TCM
Un remarquable thriller, d’après Le Grand Horloger de Kenneth Fearing (traduit par Vian), déjà adapté par John Farrow en 1948, avec Ray Milland et Charles Laughton. Cette fois-ci, c’est Kevin Costner et Gene Hackman, mais c’est tout aussi bien.

22.15 : Django, Sartana, Trinita et les autres de Jean-François Giré (2014), Classic
L’auteur est un érudit indépassable du western à l’italienne. Il en dira moins en une heure que dans ses deux volumes encyclopédiques déjà parus, mais c’est une excellente introduction au genre.

01.40 : Tender Comrade d’Edward Dmytryk (1943), TCM
Un des premiers rôles importants de Robert Ryan, le (presque) seul homme de cette histoire de femmes, ouvrières colocataires pendant que leurs époux sont au front. Beau scénario, signé Dalton Trumbo.

Mercredi 22 juin 2016

20.40 : Annie de Will Gluck (2014), OCS Max
Nouvelle version du musical déjà tourné par John Huston (et qu’on peut aisément oublier), à partir de l’increvable bande dessinée Little Orphan Annie, qui a sévi entre 1924 et 2010. Avant de prendre une douche pour se débarrasser de ce quintal de mélasse, on appréciera le jeu de Quvenzhané Wallis, notre chère Hushpuppy, en souhaitant qu’elle échappe désormais aux stéréotypes hollywoodiens.

20.45 : Satyricon de Federico Fellini (1969), Classic
Ce n’est pas que l’on aime beaucoup le Fellini de cette période. Mais le film n’est pas passé sur le câble depuis belle lurette. Et on pourra ensuite se replonger dans l’original de Pétrone - on préfère le banquet de Trimalcion sur le papier plutôt que sur l’écran.

20.45 : Le Jugement des flèches de Samuel Fuller (1957), TCM
S’il n’y avait pas Rod Steiger, déjà peu supportable, le film serait admirable. Comme le programme général de la soirée est anorexique, on supportera les grimaces de Rod, pour la qualité du reste, la cruauté des faits, l’engagement pro-indien et la beauté de Sarita Montiel (de son vrai nom Maria Antonia Alejandra Vicenta Elpidia Isadora Abad Fernandez, ce qui a belle allure).

22.40 : Control d’Anton Corbijn (2007), OCS City
Pour les fans du groupe Joy Division.

22.40 : Pascali’s Island de James Dearden (1987), Sundance Channel
Le film est peu connu, mais passe assez souvent la nuit sur la chaîne. 1913, une île gréco-turque (Rhodes), une histoire d’amour et d’espionnage (ce n’est pas aussi bien qu’Eric Ambler, mais pas loin) et trois acteurs de poids : Ben Kingsley, Charles Dance et Helen Mirren, qui a su jouer autre chose que la Reine.

00.00 : Bombardier de Richard Wallace (1943), TCM
Honte ! On ne se souvient pas de Ryan dans ce film. Pat O’Brien, oui. Randolph Scott, évidemment. Eddie Albert, vaguement. Mais RR, pas du tout. Bonne occasion d’y revenir.

Jeudi 23 juin 2016

20.40 : Caravane vers le soleil de Russell Rouse (1959), Paramount Channel
Un des scénarios de western les plus incongrus de l’Histoire : Jeff Chandler doit convoyer vers la Californie un groupe de pionniers, ce qui est basique, mais composé de Basques, toutes coutumes déployées, ce qui l’est moins. Le chef des Basques, c’est Jacques Bergerac, qui fit une petite carrière à Hollywood (mais épousa successivement Dorothy Malone et Ginger Rogers, ah, ces French lovers !) et sa femme, Susan Hayward, ce qui est assez audacieux (surtout en VO).

20.40 : Les Orgueilleux d’Yves Allégret (1953), OCS Géants
Énorme succès public à l’époque (3 millions d’entrées en 1953). Michèle Morgan en incarnation de l’érotisme dans la chaleur mexicaine, c’est la magie du cinéma. À l’origine, un scénario de Sartre, Typhus, repris par Aurenche et Bost.

20.50 : Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet (2002), Gulli
C’est étrange, mais les autres films de l’auteur, animés (L"Illusionniste) ou réels (Attila Marcel) ont été programmés plusieurs fois depuis un an, alors que son chef-d’œuvre ne l’a jamais été. Profitons de ce rattrapage.

20.50 : Dementia 13 de Francis Ford Coppola (1963), Ciné FX
En VO (mais on ne connaît pas de VF). Le premier film de Coppola, produit par Roger Corman, ce qui est un label. De pauvreté d’abord (le film a coûté 30000 dollars), mais aussi d’efficacité ; le seul film en vedette pour William Campbell, excellent "villain" de second plan.

20.55 : Les Héritiers, saison 1, Arte
Suite, mais pas encore fin de la série danoise, qui nous tiendra jusqu’à la fin du mois.

22.20 : Les Voyages de Gulliver de Jack Sher (1960), Famiz
Deux arguments : la musique signée Bernard Herrmann, entre deux films d’Hitchcock, et les effets spéciaux (artisanaux) signés Ray Harryhausen. Mais le film est également plaisant (un scénario signé Swift est une bonne marque).

00.20 : Gangway for Tomorrow de John H. Auer (1943), TCM
Inconnu de nos services. Pas le réalisateur, auteur de l’immortel Tam-tam sur l’Amazone (1948), mais le film, inédit ici. Au générique, outre Ryan, on trouve John Carradine, et l’étrange Margo (de son vrai nom Maria Margarita Guadalupe Teresa Estella Castilla Bolada y O’Donnell…).

Vendredi 24 juin 2016

20.40 : La moutarde me monte au nez de Claude Zidi (1974), OCS Géants
Zidi ? Eh oui, Zidi. Il n’a pas travaillé que dans le vite-fait (et c’était parfois réussi, voir les premiers Charlots) ou le facile, il a tourné des films comiques tout à fait sympathiques, comme les deux avec Pierre Richard et Jane Birkin, celui-ci et La Course à l’échalote, l’année suivante. Mais la screwball comedy n’est pas une spécialité française et Zidi a préféré jouer dans le lourd, avec de Funès, Coluche ou Villeret. Il faudra attendre dix ans, avec Les Ripoux et Association de malfaiteurs pour qu’il revienne à un niveau honnête.

20.45 : Charlie et ses deux nénettes de Joël Séria (1973), Classic
Pas grand-chose ce soir au programme. Donc, si l’on n’a pas pu voir ce film le 22 janvier dernier, il est temps. On reprend la note : "Séria a tourné ce petit film charmant, avec Jeanne Goupil et Nathalie Drivet, les deux nénéttes, et Serge Sauvion, le marchand forain. Tous ceux qui l’ont vu à l’époque (pas très nombreux, hélas) se souviennent encore de la fraîcheur et de la grâce de la chose, digne de Jacques Rozier première manière."

21.00 : Le Choix de Sophie d’Alan J. Pakula (1982), Sundance Channel
Il fallait oser se lancer dans l’adaptation du roman de William Styron. Pakula l’a fait et s’en est sorti au mieux, bien aidé par Meryl Streep, que l’on n’aimait pas beaucoup alors mais qui nous a convaincu, et Kevin Kline. Comment le choix de l’héroïne peut-il encore nous toucher, c’est ce qu’on va pouvoir vérifier.

23.35 : Mickey One d’Arthur Penn (1965), Classic
Le plus mystérieux des films du cinéaste, quasiment expérimental, avec Warren Beatty, en pleine paranoïa. Un bide retentissant, que Penn et Beatty allaient compenser deux ans plus tard, avec Bonnie and Clyde. Mais le film est passionnant et Alexandra Stewart éblouissante.

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