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Semaine télé du 9 au 15 juillet 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 8 juillet 2016

Samedi 9 juillet 2016

20.40 : La Bandera de Julien Duvivier (1935), OCS Géants
Curieusement, le film n’a pas eu les honneurs du câble depuis au moins deux ans. La belle époque du képi, du sable chaud et des salopards qui attaquent le bastion, comme dans les chansons de Marie Dubas. Gabin, bien sûr, mais aussi Le Vigan et Aimos, figures excentriques inoubliables.

20.45 : La Féline de Jacques Tourneur (1942), Classic
Certes, le chef-d’œuvre de Tourneur est passé quatre fois sur plusieurs chaînes depuis un an, mais le paysage alentour est si plat que le plaisir de revoir Simone Simon sera toujours plus puissant que les ectoplasmes des chaînes voisines, Judge Dredd, Dérapage ou Lions et agneaux.

21.55 : Charulata de Satyajiy Ray (1964), Classic
Comme toujours avec les films de Ray : on connaît, c’est toujours la même chose, etc. On regarde le générique et on est embarqué pour presque deux heures, sans avoir même l’idée de jouer de la zapette. Et quel superbe portrait de femme.

22.20 : Lady Hamilton d’Alexander Korda (1941), OCS Géants
Un an tout juste que TCM l’avait inscrit à son programme. Puisque c’est une soirée de reprise, on peut profiter du couple magnifique Vivian Leigh-Laurence Olivier.

22.40 : Valse avec Bachir d’Ari Folman (2008), OCS City
Encore un film maintes fois programmé. Mais il tient la distance.

Dimanche 10 juillet 2016

21.00 : Washington Square d’Agnieszka Holland (1997), Sundance Channel
Il est rare que les films d’après Henry James ne soient pas intéressants. Ici, la rencontre Jennifer Jason Leigh-Albert Finney, fille et père en lutte, vaut d’être regardée. Sans oublier Maggie Smith, toujours égale à elle-même.

22.30 : Gonflés à bloc de Ken Annakin (1969), Paramount Channel
Un film oublié d’un réalisateur qui ne l’est pas moins. Le rallye de Monte-Carlo des années 20, reconstitué avec soin, et une distribution cosmopolite, entre Bourvil, Tony Curtis et Gert Fröbe. Pour amateurs.

22.40 : Une si jolie petite plage d’Yves Allégret (1948), Classic
Un des grands films de l’immédiat après-guerre, sans doute le plus noir du cinéaste, moins sordide que Manèges, mais aussi étouffant : 85 minutes de pluie sur la tête de Gérard Philipe, à la recherche de son destin. Pas très optimiste, mais…

00.20 : The Dark Horse d’Alfred E. Green (1932), France 3
Brion nous offre quelques perles inconnues pour l’été. Après Under 18 d’Archie Mayo la semaine dernière, voici un Bette Davis rare (oublié lors de la rétro sur TCM d’il y a quelques années), signé par un réalisateur négligé des histoires et qui est pourtant un des plus intéressants des années 30 et 40. À quand un hommage à Bologne ou à Lyon ?

00.35 : Visage de femme de Gustaf Molander (1938), TCM
Ingrid Bergman, défigurée et cheffe de bande. Le cinquième (et avant-dernier) film où elle est dirigée par Molander. Hollywood n’est plus très loin.

00.40 : C’est pas une vie, Jerry ! de Norman Taurog (1954), Paramount Channel
Décidément, ce soir, tout se passe à pas d’heure, pour ne pas ôter un seul spectateur à la finale de l’Euro. Ce n’est pas le meilleur des films de la première période de Jerry (on préfère Un pitre au pensionnat), mais, pour ses amateurs, il est déjà là tout entier. En tout cas, il n’est pas entravé par le réalisateur, qui, dirigeant Lewis ou Elvis, les a toujours laissés faire ce qu’ils voulaient.

Lundi 11 juillet 2016

20.40 : Bons baisers de Bruges de Martin McDonagh (2008), OCS Max
Encore une reprise (mais il faudra s’y habituer, c’est l’été). Mais c’est si surprenant que l’on peut y revenir.

20.45 : Irène d’Ivan Calbérac (2001), Teva
Le film passe exactement tous les douze mois. Cécile de France, alors peu connue, y trouve un des meilleurs rôles de ses débuts. Calbérac a fait depuis de bonnes chose à la TV (la série Marjorie, entre autres).

20.50 : Le Dernier Face-à-face de Sergio Sollima (1967), Action
Bonne idée que de consacrer la soirée à Sollima, disparu il y a tout juste un an, un Sergio écrasé par les deux autres, Leone et Corbucci. Malgré les VF, on peut apprécier les aventures westerniennes de Tomas Milian, avec Lee Van Cleef d’abord, puis, avec Gian Maria Volontè (22.40 : Colorado).

20.55 : Zatoïchi de Takashi Kitano, Arte
Le personnage du masseur aveugle n’est pas une invention de Kitano, puisqu’il avait déjà été le sujet, entre 1962 et 2003, de 26 films et de 100 épisodes télévisés. Mais Takeshi Beat en donne une version humble, sans chercher à écraser la série sous son regard d’auteur. Excellente idée.

22.35 : Maria’s Lovers d’Andrei Kontchalovsky (1984), Club
Le premier film américain du cinéaste, après quinze années de titres remarquables, entre Le Premier Maître et Sibériade. AK a su s’adapter immédiatement au système (ses deux premiers films, celui-ci et Runaway Train sont les meilleurs de sa filmographie US). Nastassja Kinski est éblouissante - et bien entourée : Mitchum, Keith Carradine, John Savage.

Mardi 12 juillet 2016

20.40 : Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush (2013), OCS Choc
À rattraper si pas vu lors de ses précédents passages, en janvier et avril. En attendant le prochain Paterson, nouveau chef-d’œuvre de JJ.

20.40 : Les Coulisses du pouvoir de Sidney Lumet (1986), OCS Géants
Un Lumet qui ne passe pas souvent, et même pas du tout. Selon l’axiome qu’un film de cet auteur mérite toujours d’être regardé, on s’y collera avec plaisir, d’autant que son souvenir nous en est lointain et qu’il y a Julie Christie et Richard Gere.

20.45 : Belle d’Amma Assante (2013), Émotion
Pas vu, mais le sujet - la rencontre amoureuse d’un avocat et d’une métisse dans l’Angleterre du XVIIIe siècle - donne envie.

20.45 : L’Empereur et l’Assassin de Chen Kaige (1999), Club
De toute beauté - on peut même le préférer au dernier Hou Hsiao-hsien, car sa lisibilité, au moins, ne pose pas de problème. Gong Li n’a jamais été mieux dirigée que par Chen Kaige (quoique Zhang Yimou, tout de même…).

20.55 : Mon curé chez les nudistes de Robert Thomas (1982), NRJ12
Le sommet du gouffre, pour raffinés du troisième degré. Malgré ses efforts, Max Pecas n’a jamais été aussi loin. Les amateurs de tératologie seront à leur affaire, Paul Préboist ayant rarement plus navrant - sinon dans le film suivant de la série, Mon curé chez les Thaïlandaises (1983), à 22.25 sur cette même chaîne.

22.05 : Thunder Road d’Arthur Ripley (1958), TCM
TCM ouvre ses placards et en extrait un titre archi rare, inédit en France (et même en DVD), d’un réalisateur dont on ne connaît que les courts métrages avec W.C. Fields et L’Évadée, ultime film tourné aux USA par Michèle Morgan. Présence obligatoire.

Mercredi 13 juillet 2016

20.45 : Hot Shots ! de Jim Abrahams (1991), Famiz
Séparé de ses compères les Zucker, Abrahams a signé un film parodique dans la lignée de Top secret !, rigolard et savoureux, avec une bande d’acteurs complices, dont Charlie Sheen et Valeria Golino. Le succès fut tel qu’il tourna deux ans plus tard un Hot Shots ! 2, avec les mêmes, que la chaîne présente dans la foulée (à 22.05).

20.45 : Le Chat de Pierre Granier-Deferre (1971), Classic
Même en le connaissant dans le détail, difficile de s’arracher au film si l’on y jette les yeux. Une des meilleures adaptations de Simenon, un des derniers grands personnages de Gabin et Signoret en majesté.

20.50 : Sherlock Holmes et la clé de Roy William Neill (1946), Polar
Une petite goulée, en VO, de Basil Rathbone, un des plus crédibles Sherlock de la filmographie holmesienne. Nigel Bruce demeure l’incarnation même de Watson.

22.10 : Le Chevalier mystérieux de Riccardo Freda (1948), Classic
Vittorio Gassman en Casanova, à Venise, évidemment. Avec Yvonne Sanson, bien oubliée et qui ne le mérite pas. Les premières galopades tournées par Freda, entre sa version (personnelle) des Misérables et son Fils de d’Artagnan (tout aussi personnel).

22.20 : Thirst, ceci est mon sang de Park Chan-wook (2009), OCS City
On pouvait faire confiance à Park pour s’attaquer au film de vampire en détournant le genre. Le salade syncrétique est un peu lourde, mais plaisante, avant la sortie, proche, de son dernier Mademoiselle, très grand film.

22.40 : Le Tout Nouveau Testament de Jaco van Dormaël (2015), OCS Max
Un régal de scénario pour les impies. Dieu le Père trahi par sa fille, qui sabote ses fichiers informatiques, met la pagaille dans les destins humains et descend sur Terre pour former quelques nouveaux apôtres. Poelvoorde est parfait en Créateur débordé.

Jeudi 14 juillet 2016

20.40 : Amours de vacances d’Antonio Racioppi (1956), OCS Géants
On ne sait rien de ce réalisateur, dont il semble que ce fut le premier film. Avec Vittorio De Sica et Nino Manfredi, tout de même…

20.45 : L’Effroyable Secret du Dr Hichcock de Riccardo Freda (1962, Classic
Le film est sorti sous pseudo (Robert Hampton), inutilement car tout le monde savait que Freda en était l’auteur. Avec ses trois bouts de ficelle habituels et quelques décors (mais avec Barbara Steele), il a tourné un chef-d’œuvre du second rayon, qu’il complètera l’année suivante avec Le Spectre du professeur Hichcock, qui n’est pas du tout une suite, Hichcock n’apparaissant que dans le titre et devenant Livingstone dans le film…

20.55 : A Touch of Zen de King Hu (1969), Arte
Allez, on embarque pour les 170 minutes de projection. Qui passeront comme un souffle. Le premier film du genre pris au sérieux (mais il n’est sorti que très tard ici, dans les années 80) ; jusqu’alors, l’art martial était réservé aux salles mal fréquentées des quartiers périphériques - ou au détournement des Situs (La dialectique peut-elle casser des briques).

22.25 : Les Ensorcelés de Vincente Minnelli (1952), TCM
Un des plus beaux et intrigants films sur Hollywood, ses studios, ses producteurs, etc. Kirk Douglas est magnifique.

22.25 : La Dame sans camélia de Michelangelo Antonioni (1953), OCS Géants
Le deuxième film du maître, demeuré longtemps inédit en France (il n’est sorti qu’en 1960). Encore une histoire de coulisses de cinéma, à l’échelle italienne. Seul problème : il faut admettre que Lucia Bosé est (dans le film) une mauvaise actrice qui ne réussit pas…

23.50 : Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli (2006), Émotion
Le premier grand film du cinéaste, jamais égalé depuis. Et sans doute une des dernières fois où Depardieu nous a ému.

00.20 : Quasimodo, le bossu de Notre-Dame de William Dieterle (1939), TCM
Charles Laughton, tordu et contrefait, grimpant sur les tours de la cathédrale, comme un King Kong médiéval, pour les yeux de Maureen O’Hara. Dieterle terminait en beauté la décennie, la plus forte de sa longue carrière.

Vendredi 15 juillet 2016

20.40 : Darling Lili de Blake Edwards (1970), Paramount Channel
On remarquait, le 2 mai dernier, que le film passait rarement. Merci à la chaîne de lui offrir un nouveau créneau. On reprend : "Drôle d’objet dans lequel Edwards mêle plusieurs genres, l’espionnage, le musical, la comédie, le burlesque. Le film avait surpris jadis et pas trop bien marché. Bonne occasion de le revoir".

20.45 : Allonsanfan de Paolo & Vittorio Taviani (1973), Club
Ou comment, dès 1973, évoquer l’échec des mouvements révolutionnaires - que le film se déroule au XIXe siècle n’est qu’un détail -, les trahisons, le désarroi et toutes ces sortes de choses. Le film n’a guère vieilli. Et derrière Marcello, un trio d’actrices épatantes, Léa Massari, Mimsy Farmer, Laura Betti.

20.45 : Cinq mariages à l’essai d’Edmund Goulding (1952), Classic
Les dernières années de la filmographie de Goulding n’ont pas l’éclat des débuts, avec Garbo (Anna Karénine) ou de sa série des années 30 avec Bette Davis. Après Le Charlatan, grand film noir, il n’y a plus que cette comédie agréable, en cinq sketches - outre Marilyn, on y trouve Ginger Rogers, Mitzi Gaynor et Zsa Zsa Gabor -, bien scénarisés par Nunally Johnson.

21.00 : L’Halluciné de Roger Corman (1963), Polar
Encore une reprise (cf. 29 mars 2016). Mais une VO sur Polar, ça ne se néglige pas. Et comme on l’avait déjà indiqué, le film a été réalisé non par Corman, seul crédité (il était également producteur), mais par Monte Hellman.

00.40 : Meurtre en 45 tours d’Étienne Périer (1960), OCS Géants
Un scénario signé Boileau-Narcejac, avec un parfum des Diaboliques. Mais surtout Danielle Darrieux, Michel Auclair et Jean Servais. Périer a tourné plusieurs films tout à fait honnêtes, mais après son remarquable Un si joli village (1979), a trouvé refuge à la TV. On aimerait revoir Des garçons et des filles, un film "générationnel" de 1967, jamais repris, où débutaient Nicole Garcia, Roger Van Hool, Ludmila Mikaël, David McNeil et Jean-Michel Jarre.

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