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Semaine télé du 6 au 12 août 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 5 août 2016

Samedi 6 août 2016

C’est le mois d’août, donc celui où les programmateurs ne font pas preuve d’une grande initiative.
Retour donc du déjà vu, souvent il y a peu - mais on peut se remettre avec intérêt devant Le Retour de Martin Guerre (20.45, Club), Ninotchka (20.45, TCM), L’Équipier (22.25, Premier), Riff-Raff (22.35, Club), L’Argent de la banque (22.05, Classic), La Vengeance de l’Aigle noir (23.50, Classic) ou Furie (22.35, TCM).

20.45 : Swimming Pool de François Ozon (2003), Premier
En attendant le remarquable Franz, du même cinéaste, en compétition à Venise, on peut revoir avec plaisir cette confrontation de haute volée entre Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier.

20.45 : L’Enlèvement de Pieter Jan Brugge (2004), Émotion
Unique film, pour l’instant, de ce producteur, qui a réussi à rassembler un trio classieux - Robert Redford, Willem Dafoe, Helen Mirren - sur un scénario astucieux, signé Justin Haythe. Il faut dire qu’après avoir produit Pakula et Michael Mann, PJB avait de bons modèles.

22.15 : Le Corps de mon ennemi d’Henri Verneuil (1976), OCS Géants
Même si on préfère la première décennie de la filmo de Verneuil, qui nous fit accepter Fernandel, ses grosses machines plus tardives, qu’on avait rejetées à l’époque, ont pris de la bouteille et parfois de bonne façon, comme ce Belmondo, ou I comme Icare.

00.05 : Le Gouffre aux chimères de Billy Wilder (1951), TCM
Encore un chef-d’œuvre de Wilder, qui prouve que le journalisme répugnant n’est pas une invention des chaînes d’info en continu. Kirk Douglas, dans un rôle terrifiant, est aussi remarquable qu’à l’accoutumée.

Dimanche 7 août 2016

20.40 : Star Trek, le film de Robert Wise (1979), OCS Géants
Certainement dépassé aujourd’hui, côté effets numériques. Mais le film était fidèle à l’esprit et à la lettre de la série, avec Leonard Nimoy. Toute la fraîcheur des commencements.

20.45 : Reviens-moi de Joe Wright (2007), Émotion
Même dans ses pubs parfumées, on aime bien Keira Knightley, pour cette sorte de fragilité et d’obstination qu’elle manifeste d’un film à l’autre. Joe Wright l’a choisie trois fois, entre Orgueil et préjugés (2005) et Anna Karenine (2012) et sait en tirer le meilleur. Mais la découverte ici est Saoirse Ronan (Oscar, Goden Globe, etc. pour ce rôle).

20.45 : Tombés du ciel de Philippe Lioret (1993), Famiz
Ce premier film fut une révélation, par la force de son sujet (tout se passe dans le non-espace de Roissy) et celle de ses interprètes (Jean Rochefort et surtout Sotigui Kouyaté). Depuis, Lioret ne nous a jamais déçu, jusqu’à son Fils de Jean, qui sort dans quelques semaines.

20.45 : Inside Llewyn Davis de Joel & Ethan Coen (2013), TCM
Pas vu depuis presque sept mois, on peut donc y faire un tour, pour le plaisir de la musique folk du Village de 1961, la reconstitution du Café Wha ? et du Gaslight Café, les portraits de Dave Van Ronk et Tom Paxton, avec l’ombre de Dylan prête à surgir.

20.50 : La Fleur du mal de Claude Chabrol (2002), HD1
Du Chabrol pur jus - grands bourgeois provinciaux, nœud de vipères, etc -, servi par une flopée de comédiens savoureux, Nathalie Baye, Bernard Le Coq, Suzanne Flon et autres. On l’oubliera ensuite, mais le plaisir est réel.

22.15 : Disparition de Stuart Cooper (1977), Classic
Remarquable thriller de ce Candien peu connu (mais son Overlord a fort inspiré Kubrick qui l’a largement pompé pour la première partie de Full-Metal Jacket). Donald Sutherland en tueur professionnel embringué dans un contrat à triple détente, qui lui permettra de retrouver son épouse (Francine Racette, étonnante). Une narration à tiroirs comme on n’oserait plus en faire aujourd’hui. La perle du soir.

00.10 : Armored Car Robbery de Richard Fleischer (1950), TCM
Un de ces "petits" films (65’), comme les tournaient à la même époque pour la RKO, Don Siegel ou Robert Wise. Le méchant est William Talman, excellent (comme dans Le Voyage de la peur d’Ida Lupino), le gentil (enfin, un flic), Charles Mc Graw, toujours égal. .

00.25 : Franc jeu d’Archie Mayo (1934), France 3
Parmi ses 90 films, Mayo a tourné tout et n’importe quoi, en parfait artisan hollywoodien. On a vu récemment sur cette même chaîne Under 18, bel exemple de film pré-code, mais La Légion noire (1937) ou La Forêt pétrifiée (1936), un des premiers grands Bogart, sont d’excellentes choses. Avis aux amateurs de Barbara Stanwyck : elle est parfaite en joueuse professionnelle, la "gambling lady" du titre original.

Lundi 8 août 2016

20.40 : Justin de Marseille de Maurice Tourneur (1934), OCS géants
Les années 30 n’ont pas toutes été favorables pour Tourneur (le père), sauf l’année 36 pour Avec le sourire, son chef-d’œuvre, et la 34 avec ce film de gangsters tout empli d’inventions visuelles et narratives. Le rôle de sa vie pour Antonin Berval.

20.45 : Pas son genre de Lucas Belvaux (2014), Émotion
Déjà passé en mars : "Depuis vingt ans, le réalisateur trace son chemin particulier, alternant comédie (Pour rire !), polar (Rapt) et drame social (La Raison du plus faible) avec la même aisance. Ici, on est dans la confrontation de sociocultures différentes. Banal ? Pas tant que ça. Émilie Dequenne nous a fait depuis longtemps oublier Rosetta."

20.45 : Prisonniers de Satan de Lewis Milestone (1944), Classic
La rapidité avec laquelle les scénaristes américains travaillaient à chaud demeure époustouflante : deux ans à peine après les faits, des aviateurs US capturés par des Japonais sont déjà à l’écran. Cousu main par Milestone, cinéaste méconnu maintenant, à tort.

20.55 : Barbarella de Roger Vadim (1968), Arte
La soirée sur Arte est dédiée à la science-fiction. On ne s’en plaindra pas, même si le premier des trois films est de la SF pour rire. Mais la BD de Jean-Claude Forest était si étonnante qu’il demeure un peu d’intérêt dans cette adaptation kitsch garantie d’époque.

21.00 : Une affaire de femmes de Claude Chabrol (1988), TV5
Décidément, l’œuvre de Chabrol vieillit mieux que celle de certains de ses camarades de classe. Même lorsqu’il s’attaque à un "sujet", loin de ses polars ambigus : la dernière femme exécutée en France (en 1943, pour aide à l’avortement).

21.00 : After Dark, My Sweet de James Foley (1990), Sundance TV
Porter un roman de Jim Thompson à l’écran est une bonne astuce : il en restera toujours quelque chose, même avec Bruce Dern (c’est sa journée). Sauf erreur, et malgré un titre français (La mort sera si douce - celui du roman La mort viendra, petite), le film semble inédit en France.

22.30 : Silent Running de Douglas Trumbull (1972), Arte
De la grande SF, immobile et méditative - Bruce Dern embarqué seul dans l’espace dans une arche de Noé de plantes en voie de disparition. Trumbull, créateur d’effets spéciaux pour Kubrick, n’a pas renouvelé l’expérience de la réalisation et c’est bien dommage.

23.55 : La Planète des tempêtes de Pavel Klouchantsev (1963), Arte
Très bel exemple de SF soviétique des années héroïques (de la SF). Naïf mais costaud.

Mardi 9 août 2016

Les chaînes OCS sont les seules à pratiquer en cette période la politique de la découverte. Découverte pour tout le monde : on n’a vu aucun des trois films britanniques programmés ce soir, mais leur réputation est bonne.

Donc on découvrira :

20.40 : Just Jim de Craig Roberts (2015), OCS City.

22.00 : Boy A de John Crawley, OCS City.

22.45 : Wasteland de Rowan Athale (2012), OCS Choc

20.40 : Le Serpent du Nil de William Castle (1953), OCS Géants
Encore une découverte totale. Le réalisateur s’est ensuite spécialisé dans l’épouvante rigolarde (La Nuit de tous les mystères). Mais le plaisir de voir Raymond Burr, futur "Homme de fer" en Marc-Antoine et Rhonda Fleming en Cléopâtre…

Sinon :

20.45 : Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer (2012), Premier
Sans doute moins fort que son remarquable Tout de suite maintenant, de loin son meilleur film jusqu’à présent, sorti récemment. Mais le scénario est fort bien construit et les trois comédiens (Scott Thomas, Bacri et Carré) se font plaisir.

20.45 : La Révolte des Indiens Apaches de Harald Reinl (1963), Famiz
À force de braquer le projecteur sur Sergio Leone, on a oublié que les créateurs des westerns à l’européenne étaient d’abord allemands, adaptant dès le début des ’60s, les romans de Karl May et son cycle de Winnetou. Bon, c’était moins brillant et frimeur que ce que firent peu après Corbucci et Leone, mais ça suffisait à l’époque. Pierre Brice, un des "tricheurs" de Carné, a trouvé là son incarnation : entre 1962 et 1987, il fut Winnetou dans douze films.

20.55 : Maman est folle de Jean-Pierre Améris (2007), Numéro 23
Déjà noté le 26 janvier, mais ce téléfilm est si réussi qu’il supporte une seconde vision. "Deux ans avant Welcome de Lioret, Améris abordait, dans ce téléfilm, le problème des migrants bloqués à Calais, avec une même force - et une interprétation remarquable d’Isabelle Carré. Neuf ans plus tard, le problème s’est aggravé, mais ce n’est pas la faute d’Améris."

22.20 : Le Jour du fléau de John Schlesinger (1975), Paramount Channel
Déjà passé le 1er février. Mais comme depuis chacun a lu le très beau roman de Nathanael West, L’Incendie de Los Angeles ici adapté, il sera possible de voir comment Donald Sutherland est juste dans le rôle d’Homer Simpson.

22.25 : Le Trésor des montagnes bleues de Harald Reinl (1964), Famiz
Winnetou II…

00.05 : Ça commence à Vera Cruz de Don Siegel (1949), TCM
70 minutes, pas une once de graisse, un petit régal, sur un scénario de Geoffrey Homes & Daniel Mainwaring, d’après Richard Wormser, encore un bon écrivain hard-boiled. Avec Mitchum, certes, mais le personnage le plus intéressant est celui joué par William Bendix.

Mercredi 10 août 2016

20.45 : Un homme très recherché d’Anton Corbijn (2014), Premier
Adapter John Le Carré en 2014 ? Pourqoui pas ? Corbijn, le cinéaste qui monte, a choisi une troupe - Philip Seymour Hoffman, Robin Wright, Willem Dafoe, Daniel Brühl - qui, à elle seule, vaut qu’on s’y arrête. Et Le Carré, ça marche toujours très bien.

20.45 : Elle et lui de Leo McCarey (1957), Classic
Difficile d’échapper à la fascination, même lorsque l’on connaît le film par cœur. Rencontre éblouissante, presque autant que celle du Voyage sans retour de Tay Garnett ou celle de la version de 1938. Simplicité de la narration. Fin bouleversante. What else ?

20.50 : Je suis un criminel de Busby Berkeley (1939), Polar
En VO. Busby n’était pas seulement l’immense chorégraphe-créateur d’univers qui a illuminé le musical des années 30. Il lui est arrivé de faire dans le sérieux : résultat, cet excellent film noir, remake d’un polar d’Archie Mayo, où John Garfield est parfait, comme d’habitude.

20.55 : Les Grandes Ondes (à l’ouest) de Lionel Baier (2013), Arte
Passé le 11 août dernier sur Club. Rebelote : "Joli sujet (comme celui de Un autre homme, son précédent, dans lequel un critique de cinéma bidonnait ses chroniques) - trois reporters suisses se retrouvent au Portugal au moment où la Révolution des œillets éclate. Michel Vuillermoz est un grand comédien, quant à Valérie Donzelli, on s’y habitue."

22.10 : Sweet Sixteen de Ken Loach (2002), OCS City
Soirée thématique sur la chaîne : après Le Géant égoïste (cf. 29 mars 2016), un Loach noir de chez noir, l’Écosse prolétaire comme si on y était. les rapports du gamin (Martin Compson) et de sa mère sont déchirants.

22.15 : Au nom du père de Jim Sheridan (1993), Arte
Encore un grands films de Sheridan, entre My Left Foot et Brothers. L’IRA moderne, ou plutôt la non-IRA, puisque les quatre Irlandais arrêtés à Londres en 1975 (les "Quatre de Guilford", histoire vraie), ne sont pas les artificiers recherchés. Avec Daniel Day Lewis, excellent, évidemment, et Emma Thompson, tout autant.

23.45 : Pour que vivent les hommes de Stanley Kramer (1955), TCM
Le premier film réalisé par le producteur, peu visible depuis fort longtemps. Dans notre lointain souvenir, cette histoire de médecins sonnait comme un roman de Frank Slaughter, c’est dire… Mais il y a une distribution impressionnante : Mitchum, Sinatra, Olivia de Havilland et Gloria Grahame.

00.15 : La Ballade des sans-espoirs de John Cassavetes (1961), Paramount Channel
Premier vrai film de l’auteur (c’est-à-dire produit et pas tourné à la sauvette comme Shadows), pas souvent cité par les exégètes, car ne portant pas encore la griffe (de même que son A Child Is Waiting suivant). Le film est pourtant passionnant, le milieu du jazz blanc new-yorkais bien campé (il est vrai que la série Johnny Staccato n’était pas loin) et Bobby Darin se révèle aussi bon acteur que chanteur. Et il y a Stella Stevens, pas encore tombée dans les filets du Docteur Love…

00.20 : L’Héritage de Mauro Bolognini (1976), Classic
On dira de Bolognini comme de Lumet que rien de lui n’est indifférent. L’eredita Ferramonti est un drame lourd (dans le bon sens du terme) - Rome, fin du XIXe, l’argent, le pouvoir, le sexe -, mais le réalisateur transfigure ces situations convenues grâce à son raffinement et sa direction d’acteurs- si Anthony Quinn en fait beaucoup, Dominique Sanda mritait largement son prix d’interprétation cannois.

Jeudi 11 août 2016

20.40 : Le Bel Antonio de Mauro Bolognini (1960), OCS Géants
Deux films de Bolognini dans la semaine, nous sommes gâtés. La grande époque de l’auteur, celle que l’on préfère, qui va des Jeunes maris à La viaccia : un noir & blanc magnifique, des situations glauques, un désespoir latent. Vitaliano Brancati adapté par Pasolini, Marcello M. et Claudia C. à leur sommet.

20.45 : Papa was not a Rolling Stone de Sylvie Ohayon (2014), Émotion
Un premier film qui ressemble à un premier film : on y sent le souvenir d’enfance (une cité de La Courneuve dans les années 80), les rêves d’ado, les désirs d’échapper à une vie tracée. Il y a là un ton (coscénario de Sylvie Verheyde) et une justesse de situations qui fait espérer un second film. La gamine (Doria Achour) existe fortement, coincée entre ses parents Aure Atika et (l’ignoble) Marc Lavoine.

20.45 : La Ligne générale de S.M. Eisenstein (1929), Classic
Quelle mouche a piqué la chaîne ? Après Octobre, L’Ancien et le Nouveau (premier titre du film) ! À quand La Grève et Potemkine ? On ne se plaindra pas. Il faut de temps en temps revisiter ses classiques.

20.50 : Le Corps et le fouet de Mario Bava (1963), Ciné FX
Si l’on accepte la VF… Il nous semble bien que Bava tournait alors sous pseudo (John Old ?), il n’empêche que le film était aussi beau que Le Masque du démon. Dahlia Lavi ne faisait pas oublier Barbara Steele, mais Christopher Lee s’en contentait.

21.00 : Mad Men, saison 7, Sundance TV
On continue ? On continue !

22.10 : Respiro d’Emanuele Crialese (2002), OCS Max
Presque quinze ans déjà que l’on découvrait Lampedusa et ses immigrants venus du large. Comme pour Calais dans le téléfilm d’Améris, rien n’a changé, au contraire. Valeria Golino en mère de famille borderline.

22.20 : Les Aventures d’un producteur de films roses de Jorn Donner (1970), Club
Un film-mystère. Le premier titre de Donner (un Finlandais, malgré son nom qui sonne suédois), Aimer (1965) avait retenu l’attention à l’époque. Rien depuis. Mais peut-être avions-nous mal cherché. En tout cas, mérite un regard.

23.45 : Le Champion de Mark Robson (1949), TCM
À cette date, Robson passait encore pour un cinéaste d’avenir. Dans la lignée de Body and Soul et de Nous avons gagné ce soir, un film sur la boxe sans mythologies ni illusions. Kirk Douglas, toujours à l’aise dans les rôles à double face, Chaînes conjugales ou La Femme aux chimères, assure comme un champion.

Vendredi 12 août 2016

20.40 : Phase IV de Saul Bass (1974), Paramount Channel
Soirée spéciale vilaines bestioles sur la chaîne. On commence avec les fourmis, dans ce film qui les montre terrifiantes comme jamais (pires que dans Quand la marabunta gronde). Seule œuvre fictionnelle de Bass, après des flopées de génériques plus inventifs les uns que les autres.

20.40 : Le Journal d’une femme de chambre de Luis Buñuel (164), OCS Géants
Jean Ozenne en papy fétichiste, Piccoli en bourgeois coincé qui ne pense qu’à ça, Georges Géret en garde-chasse fasciste et pédophile (et assassin, pour faire bonne mesure) et Moreau-Célestine, bien résolue à faire son chemin dans cet univers de bonshommes répugnants. Presque tout était déjà chez Mirbeau et dom Luis y a ajouté quelques touches personnelles (son "Vive Chiappe", ironique pour celui qui avait fait interdire L’Âge d’or).

20.45 : Des lendemains qui chantent de Nicolas Castro (2014), Premier
Un film français politique, enfin qui tente de tracer un itinéraire politique, celui de l’évolution de la gauche entre 1981 et 2002. On imagine le bilan, pas vraiment globalement positif. Ce n’est pas Nos meilleures années, un niveau jamais atteint par un film français, mais ce n’est pas si mal.

20.45 : Fortunat d’Alex Joffé (1960), Classic
Note du 1er avril : "Il conviendrait de redécouvrir les films d’Alex Joffé, plus intéressants que la réputation qui leur a été faite, comme Les Assassins du dimanche ou Le Tracassin. C’est sans doute avec lui que Bourvil a le plus souvent tourné (six films) et le plus justement, comme ici, en braconnier sous l’Occupation, et faux mari de Michèle Morgan. Pour les amateurs curieux, le gamin de 13 ans (Maurice) fera carrière sous le nom de Frédéric Mitterrand."

22.10 : Les Insectes de feu de Jeannot Szwarc (1975), Paramount Channel
On continue : après les fourmis, les blattes. Et d’une espèce rare puisqu’elles mettent le feu à tout ce qu’elles rencontrent. Le réalisateur a signé pas mal de films nuls, mais celui-ci en vaut la peine.

22.55 : La Griffe du passé de Jacques Tourneur (1947), TCM
Un des plus grands films noirs d’un auteur parfois trop estimé, car il n’a pas travaillé que dans le génie, quoiqu’on dise. Mais ici, c’est superbe : le scénario de Homes-Mainwaring, encore lui, d’après son propre roman (Pendez-moi haut et court), l’interprétation de Mitchum et Kirk Douglas - combien de fois chacun cette semaine ?- et la mise en scène inspirée.

00.30 : Adieu, ma belle d’Edward Dmytryk (1944), TCM
Deuxième adaptation de Adieu, ma jolie de Raymond Chandler. Ni George Sanders, héros de la précédente (The Falcon Takes Over, 1942), ni Dick Powell ici n’étaient vraiment faits pour incarner Philip Marlowe. C’est Bogart qui lui donnera son image définitive. Mais le film de Dmytryk est très bon, sans doute un de ses plus réussis de la décennie.

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