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Semaine télé du 3 au 9 septembre 2016
publié le samedi 3 septembre 2016

Samedi 3 septembre 2016

20.40 : Maigret voit rouge de Gilles Grangier (1963), OCS Géants
Troisième et dernière fois où Gabin endosse le pardessus du commissaire, après les deux films de Delannoy. Grangier fut un des meilleurs adaptateurs à l’écran de l’univers de Simenon (Le Sang à la tête) et même dans le genre plus codé des Maigret, il s’en sort très bien.

20.45 : Psy de Philippe de Broca (1980), Club
Broca entamait avec ce film une décennie qui est loin d’être sa meilleure, si l’on songe à ses réussites passées, Le Roi de cœur ou Les Caprices de Marie. Mais il y a le plaisir de retrouver Patrick Dewaere et de découvrir Jean-Pierre Darroussin, à ses presque débuts.

20.45 : The Connection de Shirley Clarke (1962), Classic
La pièce de Jack Gelber, montée à New York par le Living Theatre (on retrouve quelques-uns des acteurs dans le film), mélangeait déjà réalité et fiction, acteurs et vrais drogués. La cinéaste n’est pas allée jusque-là, mais l’impression de vérité documentée semblait très puissante à l’époque. Les musiciens de jazz (Jackie McLean, entre autres) attendant leur dealer étaient saisis au plus près, en huis clos, par une caméra intrusive. Le film, censuré aux USA, prit l’allure d’un manifeste.

22.25 : Portrait of Jason de Shirley Clarke (1967), Classic
Après The Cool World (1963, que l’on aurait bien aimé revoir lors de cette soirée spéciale Shirley C.), Clarke, toujours au cœur du cinéma underground new-yorkais, se consacra au documentaire. Un docu décalé, comme celui-ci où elle suit un personnage extravagant, prostitué noir d’un abattage étonnant, insupportable et fascinant. C’est le dernier long de la réalisatrice qui nous parvint. On peut trouver en blu-ray son ultime film, Ornette Coleman : Made in America, tout à fait intéressant.

00.20 : La Liste de mes envies de Didier Le Pêcheur (2014), Émotion
Faute de l’avoir vu, on ne l’avait pas noté lors de son précédent passage, la semaine dernière. Un "petit" film très français (on se marie à Arras, on va en voyage de noces à Étretat), mais qui capte de façon très juste un milieu populaire (une mercière, un employé d’Hagen-Dasz, des esthéticiennes) perturbé par un gain au loto. Le Pêcheur est un bon réalisateur de série télévisée, ce qui explique son aisance à recréer ce petit monde.

00.45 : Ses trois amoureux de Garson Kanin (1941), TCM
Les trois du titre (en vo : Tom, Dick and Harry) tournent autour de Ginger Rogers et on les comprend. Les scénarios de Kanin sont souvent plus remarquables que ses réalisations, mais ici, le script est de l’excellent Paul Jarrico, futur blacklisté par le maccarthysme.

Dimanche 4 septembre 2016

20.40 : Kingpin de Bobby & Peter Farrelly (1996), Paramount Channel
On ne connaît pas, le film étant resté inédit. Pourtant, l’affiche est alléchante : Woody Harrelson, Bill Murray, Randy Quaid. On en saura bientôt plus.

20.40 : K-19, le piège des profondeurs de Kathryn Bigelow (2002), OCS Max
Du grand cinéma, comme la réalisatrice sait le faire, depuis Blue Steel et Point Break il y a 25 ans. Les six Oscars qu’elle a obtenus pour Démineurs n’ont pas suffi à lui donner une réputation d’auteure. Il serait temps que la critique s’y mette.

20.45 : Ocean’s Eleven de Steven Soderbergh (2001), Club
La soirée est consacrée à la saga de la bande à Danny Ocean-George Clooney, dans sa triple occurrence. L’ajout d’un braqueur supplémentaire à chaque nouvel épisode n’était sans doute pas nécessaire, sinon pour relancer la machine, mais la distribution est un tel régal - aucun des acteurs que l’on aime n’a échappé à Soderbergh - qu’on peut se laisser aller à revoir l’ensemble : Ocean’s Twelve (2004, 22.35) et Ocean’s Thirteen (2007, 00.40).

20.55 : I, Robot d’Alex Proyas (2003), 6ter
Le film de Proyas passe une fois par an et une fois par an, on le recommande : d’abord, parce qu’on aime bien ses œuvres, ensuite parce qu’il a fort bien réussi son adaptation d’une partie du cycle des robots d’Isaac Asimov et que ce n’était pas si simple.

22.45 : Votez Mc Kay ! de Michael Ritchie (1971), Arte
Ritchie avait commencé fort, avec un bon Redford (La Descente infernale) et un bon Lee Marvin (Carnage). Ce troisième film fut bien accueilli, car la description d’une campagne électorale américaine était un sujet pas encore galvaudé. Redford, toujours lui, est très bon et Melvyn Douglas, en vieux renard du Sénat, excellent.

00.10 : Jason et les Argonautes de Don Chaffey (1963), Famiz
Les effets spéciaux de Ray Harryhausen sont inoubliables : cf. le combat entre Jason (Todd Armstrong) et l’hydre à sept têtes ou la bataille entre les Argonautes et les squelettes, réalisés à une époque où les trucages étaient affaire d’artisans géniaux.

00.15 : Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot (1955), France 3
Les copies neuves des films de Clouzot présentés depuis trois semaines sont si belles que l’on s’est fait piéger à chaque fois. L’intérêt du film de ce soir tient plus à son scénario qu’à sa mise en espace, mais ça vaut la peine d’y prêter un œil.

00.20 : La Belle Ténébreuse de Fred Niblo (1928), TCM
On a un peu oublié que Niblo fut un des cinéastes les plus cotés du muet, avec quelques raisons : de Arènes sanglantes (1922) à cette Mysterious Lady, via Ben Hur (1925), il n’avait pas raté grand-chose. Garbo en espionne russe vampant Conrad Nagel, c’est un vrai bonheur.

Lundi 5 septembre 2016

20.40 : Sous le plus grand chapiteau du monde de Cecil B. DeMille (1952), Paramount Channel
Pour retrouver son âme d’enfant, quoi de mieux que cette belle histoire, avec ses trapézistes, ses lions, etc., etc. L’écran télé n’est certainement pas le meilleur écrin, mais comme il reste peu d’occasions de le voir autrement…

20.40 : Les Sept Samouraïs d’Alira Kurosawa (1954), OCS Géants
Présence obligatoire pour ceux qui ne l’ont jamais vu (mais existent-ils encore ?). Attention : il s’agit de la version plus que complète de 200 minutes, moins parfaite que la semi-complète de 160 minutes qui était la dernière en circulation – mais évidemment meilleure que l’ancienne de 120 minutes qui circulait dans les ciné-clubs il y a cinquante ans.

20.45 : Bande de filles de Céline Sciamma (2014), Club
L’accueil enthousiaste (et un peu outré) réservé à Divines ne doit pas faire oublier les films qui l’ont précédé. Et celui-ci a ouvert le chemin et de façon autrement plus forte, car Céline S. est une vraie réalisatrice, qui, depuis Naissance des pieuvres et Tomboy n’a cessé de nous surprendre.

20.45 : Nimitz, retour vers l’enfer de Don Taylor (1980), TCM
Rien de ce qu’avait signé l’auteur ne nous avait frappé, d’où l’agréable surprise de cette variation sur le paradoxe temporel, digne des grands épisodes de Twilight Zone.

20.55 : Le Septième Juré de Georges Lautner (1962), Arte
Le première période de Lautner, sérieuse et dramatique, avant ses facéties, tontons, monocle noir, barbouzes, etc. Avec Bernard Blier, déjà familier du cinéaste, après Marche ou crève et Arrêtez les tambours, en pharmacien respectable et néanmoins criminel. Ça ne sonnait pas vraiment comme un film de la Nouvelle Vague, mais ça a mieux vieilli.

22.35 : L’Ombre d’un doute d’Alfred Hitchcock (1943), Arte
Un des meilleurs Hitchcock des années 40, moins fréquenté que les "grands" films, mais tout à fait réussi, grâce à Joseph Cotten, jamais aussi juste, et Teresa Wright, qui n’a pas eu la carrière qu’elle méritait, après Mrs. Miniver et ce film-ci.

22.35 : Jauja de Lisandro Alonso (2014), OCS City
Les films de l’auteur (La libertad, Los muertos) nous mettent d’habitude dans un état d’hébétude inverse de la joie qu’ils procurent aux critiques libérockuptibles. Mais, ô miracle, cette fois-ci, Alonso a joué juste : l’étrangeté de cette histoire quasi borgésienne est étonnante, la Patagonie est superbement filmée et Viggo Mortensen, égaré dans ce bout du monde à la recherche de sa fille, emporte tout.

00.00 : La Forteresse cachée d’Akira Kurosawa (1958), OCS Géants
Si l’on n’est pas épuisé par la lutte des vaillants villageois contre les brigands, on peut enchaîner avec ce splendide conte médiéval (seulement 140 minutes), toujours avec l’immense Toshiro Mifune.

00.10 : Kitty Foyle de Sam Wood (1940), TCM
Le réalisateur, quoique célèbre, fut un tâcheron, mais le scénario est signé Dalton Trumbo, et au-delà des apparences de mélodrame, mésalliance et compagnie, la lutte des classes (enfin, telle qu’on pouvait la montrer dans le cadre hollywoodien), entre petite secrétaire et famille high-brow de Philadelphie, est clairement décrite. Ginger Rogers est excellente - Oscar pour ce rôle.

Mardi 6 septembre 2016

20.40 : All the Way de Jay Roach (2016), OCS City
Téléfilm inconnu, mais le sujet - l’année 1964 de la présidence de L.B. Johnson - est passionnant. Avec Bryan Cranston, Frank Langella et surtout Melissa Leo, la Toni Bernette de la superbe série Treme.

20.45 : Robocop de Paul Verhoeven (1987), Frisson
La sortie de Elle a ramené Verhoeven à la surface et on regarde ses films anciens avec plus de clémence. Le premier Robocop n’avait pas été alors si bien jugé : trop violent, trop cynique, trop ambigu, etc. Vu les lamentables "sequels" qui l’ont suivi (les masochistes pourront les regarder à 22.25 et à 00.20), on s’aperçoit de la qualité de ce premier opus.

20.45 : Les Âmes noires de Francesco Manzi (2014), Club
Un film italien récent en prime time, quelle aubaine ! Sans doute parce qu’il s’agit d’un polar, ou plutôt d’une histoire de mafia (la N’drangheta calabraise plus exactement). Mais on ne va pas chipoter, d’autant que le film est réussi.

20.45 : L.A. Confidential de Curtis Hanson (1997), TCM
Le film n’est pas passé sur le câble depuis novembre 2014. De toutes façons, il peut supporter des visions multiples. Kevin Spacey et Russell Crowe sont excellents, comme toujours, mais c’est Guy Pearce qui nous surprend le plus, méconnaissable d’un film à l’autre. Après le film, on peut entamer la lecture de Perfidia, le dernier roman de James Ellroy, aussi incontrôlé que les autres, mais aussi plaisant - on peut juste lui reprocher d’avoir noirci 914 pages alors que 750 auraient suffi…

22.45 : La Voie de l’ennemi de Rachid Bouchareb (2014), Premier
Bouchareb aux USA ? Pourquoi pas, puisqu’il avait déjà réussi son passage en Angleterre (London River) ? Le scénario est construit à partir de l’argument de Deux hommes dans la ville de José Giovanni, mais il est permis de préférer l’adaptation au modèle, revue récemment et qui a pris un sérieux coup de vieux. Forest Whitaker remplace (sans problème) Delon et Harvey Keitel Michel Bouquet, en version violente.

23.00 : Les Affranchis de Martin Scorsese (1990), TCM
Pour mémoire, surtout pour l’interprétation, remarquable - De Niro, Ray Liotta, Joe Pasci, Paul Sorvino.

23.15 : La Vie à belles dents de Walter Lang (1959), OCS Géants
Pas génial, mais très rare, sur le câble et ailleurs. Et il s’agit d’une des dernières apparitions de Clark Gable.

Mercredi 7 septembre 2016

20.40 : Soirée Philippe Petit sur OCS Max
Pour les amateurs de funambulisme extrême et qui ne sont pas sujets au vertige : The Walk : rêver plus haut de Robert Zemeckis (2015), suivi de Le Funambule de James Marsh (2008). Façon de revoir le World Trade Center, dont Petit avait relié les deux tours sur son fil, en 1974.

20.45 : The Promise : le serment de Peter Kosminsky (2010), Club
Un téléfilm en deux parties de 170 minutes chacune, dont on ne sait rien, sinon qu’il s’agit d’une production british, dont on a souvent pu apprécier l’extrême qualité des réalisations.

20.45 : Deux sœurs pour un roi de Justin Chadwick (2008), Émotion
Pas vu, mais les spécialistes d’Henry VIII et de ses épouses se réjouiront de voir les sœurs Boleyn, Anne et Mary, sous les traits de Natalie Portman et de Scarlet Johannsson. Est-ce suffisant ? À vérifier.

20.55 : La Cour de Babel de Julie Bertuccelli (2014), Arte
Très bon documentaire sur une classe d’accueil pour enfants non-francophones dans un collège parisien. Jolie bouffée d’espoir, en attendant le dernier film de la cinéaste, Dernières nouvelles du cosmos, docu renversant sur une autiste de génie.

22.25 : Aferim ! de Radu Jude (2015), OCS City
Moins célébré que ses compatriotes Mungiu et Puiu, Jude n’en a pas moins signé quelques titres fort intéressants, comme Papa vient dimanche. Ici, un polar qui se passe au 19e siècle, en Valachie, c’est-à-dire, comme la Pologne de Jarry, nulle part. Ours d’argent à Berlin 2015.

01.45 : Primrose Path de Gregory La Cava (1940), TCM
L’heure de projection est scandaleuse, d’autant qu’il n’est pas indiqué d’autres passages sur la chaîne. Pour ceux qui ont de quoi enregistrer, aucune hésitation : c’est un des plus beaux films du cinéaste, sinon le meilleur, drame plus que comédie, même si l’issue est heureuse, avec une description de milieux sociaux (un quartier portoricain) comme on n’en trouve guère d’autres dans le cinéma du temps. Ginger Rogers, encore uen fois, est étonnante, et Joel McCrea tout autant (et Marjorie Rambeau, donc !).

Jeudi 8 septembre 2016

20.40 : Le Skylab de Julie Delpy (2011), OCS Max
Le film est déjà passé en février dernier, mais on l’aime bien (et il n’y a pas grand-chose d’autre à cette heure-ci). Comédie familiale bretonne, mais pas seulement - et une galerie de comédiens excentriques.

20.40 : Jour de fête de Jacques Tati (1949), OCS Géants
Il ne semble pas qu’il s’agisse de la version couleurs, reconstituée cinquante ans après avec tant de difficultés, à cause de la pellicule gaufrée en Thomsoncolor. Mais la version N&B est suffisante à notre plaisir de voir revivre Saint-Sever-sur-Indre et son facteur volant.

20.45 : Saint Laurent de Bertrand Bonello (2014), Émotion
La version de Jalil Lespert est déjà passé plusieurs fois, mais pas celle-ci. Le vision du personnage est plus personnelle chez Bonello, même si Gapsard Ulliel nous semble ici moins juste que Pierre Niney chez Lespert. De toutes façons, le film vaut mieux que l’épouvantable Nocturama, qui vient de sévir sur les écrans.

20.45 : La Dame de Shanghai d’Orson Welles (1946), Classic
On a l’impression que le film passe régulièrement, mais pas du tout, sa dernière projection datant de mai 2015. On le connaît par cœur, mais ça ne change rien au plaisir de les revoir, l’un comme l’autre. La soirée étant consacrée à Rita, on pourra enchaîner avec un doc (pas vu, dont le titre fait craindre le pire), Rita Hayworth, et l’homme créa la déesse (22.10), puis par La Blonde ou la Rousse de George Sidney (1957) à 23.15, et par L’Enfer des tropiques de Robert Parrish (1957), à 01.00. Quelle soirée !

20.45 : Un ami viendra ce soir de Raymond Bernard (1946), Histoire
La chaîne rependrait donc sa programmation du jeudi soir, à base de films français oubliés ? Celui de R. Bernard n’est pas son meilleur, mais c’est un des premiers à évoquer la Résistance, même sous une forme narrative un peu tordue. Une maison de santé en montagne, des maquisards au milieu des vrais malades, Michel Simon en majesté.

00.25 : Amanda de Mark Sandrich (1938), TCM
Toujours la Rogers, ici avec Astaire. Du cousu main, Sandrich étant un des meilleurs enregistreurs des chorégraphies de Fred et Ginger durant les années 30.

Vendredi 9 septembre 2016

20.40 : Que la fête commence ! de Bertrand Tavernier (1974), OCS Géants
Ô surprise, le film n’est jamais passé depuis deux ans. Profitons donc de cette recréation de la Régence, pas si souvent évoquée et rarement avec cette précision et cette intelligence (scénario de Jean Aurenche et de BT). Rochefort-Noiret-Marielle, le trio n’a peut-être jamais été aussi synchrone. En attendant la sortie prochaine de ce Voyage à travers le cinéma français, que Tavernier a soigneusement concocté.

20.45 : Rocky II, la revanche de Sylvester Stallone (1979), Frisson
Sans être fanatique, on a supporté, au moins jusqu’à cet épisode, les aventures de Rocky Balboa. Ensuite, moins, puis plus du tout. Mais Stallone avait encore l’âge d’être crédible.

20.45 : Angel Heart d’Alan Parker (1987), TCM
Le roman de William Hjorstberg, Le Sabbat dans Central Park, était remarquable, satanique et astucieux. Parker a déplacé la fin du film à la Nouvelle Orléans, ce qui se révèle être une bonne idée. Mickey Rourke, encore en bon état à l’époque, est un Harry Angel très réussi et Robert De Niro un Lucifer (pardon, un Louis Cypher) époustouflant.

22.35 : Propriété interdite de Sydney Pollack (1966), TCM
Le film nous fit découvrir en même temps Redford et Pollack, ce qui n’était pas rien. D’autres bonnes fées au générique : Tennessee Williams pour sa pièce, Coppola pour son adaptation, James Wong Howe à la photo. Et un sujet passionnant : les années 30, une bourgade du Mississippi en pleine crise et un envoyé de la société du chemin de fer pour licencier la moitié des employés. Plus une histoire d’amour (Redford et Natalie Wood) et une louche de poésie inattendue, au milieu des wagons abandonnés et des rails repris par la végétation. Pollack a-t-il fait mieux depuis ? Sans doute. Mais c’est ici qu’on le préfère encore.

00.20 : Un ange en tournée de Gregory La Cava (1939), TCM
Plus connu sous le titre La Fille de la 5e Avenue, en VO Fifth Avenue Girl. Ginger Rogers au chômage recueillie par un milliardaire qui l’impose à sa famille, on pourrait croire être chez Capra. On est simplement chez La Cava, et c’est tant mieux, car il n’y a pas trace d’humanisme ni d’attendrissement - la fin heureuse a été imposée par les producteurs On appréciera la famille, Walter Connolly et Veeree Teasdale en tête, mais aussi les comparses, Louis Calhern et notre chouchou Franklin Pangborn.

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