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Semaine télé du 24 au 30 septembre 2016
Salut les câblés !
publié le samedi 24 septembre 2016

Samedi 24 septembre 2016

20.40 : Shutter Island de Martin Scorsese (2010), Paramount Channel
Mais oui, Marty réalise parfois des polars réussis. Il faut dire que le roman de Dennis Lehane était un bon support et que Di Caprio a pris enfin l’épaisseur requise.

20.40 : Meurtre dans un jardin anglais de Peter Greenaway (1982), OCS Géants
Quelle découverte à l’époque ! Intelligence, raffinement, un scénario de polar borgésien, une musique comme jamais entendue. Quelques chefs-d’œuvre plus tard, on a fini par s’habituer au raffinement et à moins supporter d’entendre Michael Nyman à toutes les sauces. L’inspiration s’est enfuie - voir l’épouvantable Que viva Eisenstein récent. Mais on reste ébahi devant ces débuts sans égal.

20.45 : Du jour au lendemain de Philippe Le Guay (2005), Club
Il n’y en a pas tant que ça, des cinéastes français spécialisés dans la comédie de qualité, celle qui ne donne pas envie de changer de chaîne dès les cinq premières minutes. Depuis vingt-cinq ans et plus qu’il tourne (Les Deux Fragonard, c’était hier), Le Guay n’a signé que des films soignés, intelligents et personnels. Ici, la question du bonheur est posée, comme disait l’autre. Avec Benoît Peolvoorde, Anne Consigny et une flopée d’acteurs de seconds plans qui font le sel du cinéma et des téléfilms français, Bernard Bloch, Constance Dollé, Bernard Ballet, François-Eric Gendron.

20.45 : Les Chiens d’Alain Jessua (1978), Classics
Curieux trajet que celui de Jessua : un départ en fanfare (son court de 1956, Léon la Lune, prix Jean Vigo, La Vie à l’envers, primé à Venise 1965), du cinéma avec des stars, Delon, Jean Yanne, Dewaere, Depardieu, comme ce soir, et après Les Couleurs du Diable (1997), plus rien, sinon des romans, qu’on n’a pas pris la peine de lire, ce qui est peut-être dommage. Depardieu dresse des chiens, Victor Lanoux soigne les morsures, et Nicole Calfan est là, tout simplement. Le scénario est d’André Ruellan, excellent écrivain fantastique, et ça se sent.

22.20 : Le Combat final de Majin de Kazuo Mori (1966), Classic
Kenji Misumi a laissé la place à Kazuo Mori. Troisième épisode, pour ceux qui ont aimé les deux précédents.

01.05 : Sur les ailes de la danse de George Stevens (1936), TCM
Stevens n’était pas un spécialiste du musical, comme les habituels enregistreurs des cabrioles de Fred et Ginger. On ne voit guère la différence, tant on est emballé par les performances des deux - Ginger professeur de danse et Fred qui fait semblant d’avoir besoin de ses cours… Deux magnifiques chansons : The Way You Look Tonight et A Fine Romance.

Dimanche 25 septembre 2016

20.45 : The Good German de Steven Soderbergh (2006), Club
Berlin en ruines, on l’a vu et revu, souvent en presque direct, chez Tourneur (Berlin Express), chez Wilder (La Scandaleuse de Berlin) ou chez Stemmle (Ballade berlinoise). Et en ruines "reconstruites", chez Sirk ou ailleurs, et tout aussi impressionnantes. Ici, c’est au tour du grand Steven, dont on regrette le passage définitif à la TV, d’y planter ses acteurs - et quels acteurs, George Clooney, Cate Blanchett, Toby Maguire, Beau Bridges.

22.20 : La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn (1966), OCS Géants
Aucune trace d’un passage du film depuis deux ans. Et on le passe après Peggy Sue s’est mariée, qui est un joli film, mais qui a usé notre attention à force d’être programmé. Penn était alors à son apogée, Brando tenait encore debout (enfin, un peu moins après la raclée qu’il prend) et Redford était beau comme un astre. Et Jane Fonda qu’on allait oublier ! Quel film…

22.40 : Pedro Almodovar, tout sur ses femmes de Sergio Mondelo (2015), Arte
Si on a choisi ce soir de revoir Volver (à 20.45, et pourquoi pas ?), il est recommandé d’enchaîner avec ce doc qui ferait le tour du sujet s’il durait plus que les 52 minutes formatées. Car elles sont là, toutes ou presque, et elles ont des choses à dire.

22.50 : La Rue de Jerry Schatzberg (1987), Paramount Channel
La chaîne s’obstine à programmer ce film en seconde partie de soirée, et c’est dommage quand on connaît celui de 20.40 (L’Équipe des casse-gueules de Stan Dragoti). On reprend ce qu’on notait le 27 mai dernier : Street Smart (titre original) n’est pas souvent programmé - est-il ressorti depuis bientôt trente ans ? Schatzberg est un réalisateur que l’on aime, et pas seulement parce qu’il a signé les si belles photos de Dylan en 1966, mais parce que l’on retrouve dans chacun de ses films des qualités d’artisan inspiré. Il a permis ici à Christopher Reeve d’échapper à ses habits trop pesants de Superman."

00.15 : Monsieur Sherlock et Madame Holmes de Stephen Roberts (1935), TCM
Pourquoi avoir rebaptisé de ce titre accrocheur, uniquement utilisé en Autriche, ce Star of Midnight, sorti jadis en tant que L’Étoile de minuit, ce qui n’est pas très original, mais juste ? Sans doute parce que l’acteur principal est William Powell, alors en plein succès grâce à son duo de détectives avec Myrna Loy, d’après L’Introuvable de Hammett. De M. et Mme Charles aux époux Holmes, il n’y avait qu’un pas, hardi quand on connaît la misogynie de Sherlock. À part ça, Ginger, si elle ne vaut pas Myrna comme partenaire, a suffisamment d’abattage pour accompagner William. Et Stephen Roberts, dont on a vu la semaine dernière le très intéressant Romance in Manhattan, se révèle un homme à découvrir.

00.20 : La Vérité d’Henri-Georges Clouzot (1960), France 3
Pourquoi revenir en arrière et passer ce film de 1960 après La Prisonnière, daté 1968 ? Ne chipotons pas. Le film avait été honni par la critique éblouie par la Nouvelle Vague. Là, c’était du lourd, avec de la jeunesse dorée, du drame social, du tribunal à l’ancienne, de la qualité française, à rejeter illico. On l’a revu une grosse poignée de fois depuis ce temps et on s’est fait avoir à chaque fois. D’abord parce que Bardot, malgré qu’on en ait, était remarquable, ensuite que, derrière les clichés sur les djeunes, les personnages de Sami Frey et Marie-Josée Nat étaient fort justes, et que les numéros d’avocats, Vanel vs Meurissse, c’était quelque chose. On ne se reniera pas.

Lundi 26 septembre 2016

20.40 : Yohkitoh, le royaume des geishas de Hideo Gosha (1983), OCS Géants
Sauf erreur, il s’agit du premier film de Gosha présenté sur une chaîne du câble. Encore une vingt-cinquaine à découvrir. Le cinéaste avait fait l’objet d’un court hommage lors d’un Étrange Festival au siècle dernier, mais on n’en sait guère plus. Soirée exploration donc.

20.45 : Léviathan d’Andréi Zviaguintsev (2014), Club
Encore un chef-d’œuvre - son quatrième depuis Le Retour. Absolument désespérant : corruption, violence, effondrement de tous les repères. Un sens de l’espace époustouflant (on le savait depuis Le Bannissement), une direction d’acteurs (inconnus) étonnante. Pas facile à supporter, mais quel voyage.

20.55 : Pour qui sonne le glas de Sam Wood (1943), Arte
Le film de Wood est un parfait faux classique, qui ne doit sa réputation qu’aux acteurs (Cooper et Bergman) et à la renommée du roman d’Hemingway, qu’on peut d’ailleurs considérer également comme un faux chef-d’œuvre. La guerre d’Espagne en mode hollywoodien, il faut le voir pour le croire - mieux vaut chercher du côté de Blocus de William Dieterle ou du Arise My Love de Mitchell Leisen pour en avoir une image plus honnête. Mais on aime bien les seconds rôles, Akim Tamiroff, Vladimir Sokoloff, Katina Paxinou.

20.55 : Kick-Ass de Matthew Vaughn (2010), W9
Des amateurs avertis nous ont dit du bien de ce film. On va leur faire confiance. Et puis Matthew Vaughn a signé Layer Cake, ce qui n’est pas rien et Chloë Grace Moretz (13 ans à l’époque) est dans le coup, et c’est toujours un plaisir de la voir faire.

21.00 : Le Doulos de Jean-Pierre Melville (1962), TV5
Sans être un fanatique de Melville (voir ce qu’en dit Tavernier dans son Voyage à travers le cinéma français, bientôt sur les écrans), on peut reconnaître qu’il a tourné quelques grandes choses, durant les dix ans qui séparent Bob le flambeur du Deuxième Souffle. Dont ce Doulos, très simple Série Noire, où Belmondo et Reggiani sont remarquables.

21.40 : Jar City de Baltasar Kormakur (2006), OCS Choc
Le film qui nous a fairt découvrir Kormakur (101 Reykjavik, 2000) n’est venu qu’après) et Arnaldur Indridason (en français, La Cité des jarres, son premier roman traduit). Depuis, et le cinéaste et le romancier nous ont capturés.

23.00 : Le Retour d’Andréi Zviaguintsev (2003), Club
Programmer deux films de Zviaguintsev à la suite, c’est commander un menu avec une bouillabaisse avant le cassoulet. La charge de calories fait risquer le collapsus. Comment, après les 135 minutes éprouvantes du côté de Mourmansk, à 20.45, s’embarquer pour les 110 de ces retrouvailles familiales, toutes sur la crête de la tension, ces rapports père-fils compliqués, ces silences vibrants. Un conseil : attendre le dernier passage le mercredi 5 octobre, à 10.00, moment plus propice.

00.55 : Suicide Fleet d’Albert S. Rogell (1931), TCM
La rétrospective Ginger Rogers nous a gâtés, côté découvertes de réalisateurs : jamais l’obscur Albert S. Rogell n’a autant vu la lumière. Encore un film inconnu, sorti en 1933 sous le titre L’Étrange Mission du Norlande. La guerre (la première), les sous-marins allemands, la marine US, William Boyd et Robert Armstrong encore, donc petit budget. Et Ginger en tenancière de fête foraine. À regarder soigneusement, comme tous ces films qu’on ne verra jamais reprogrammés.

Mardi 27 septembre 2016

20.45 : La Cible humaine de Henry King (1950), Classic
Un magnifique western. Gregory Peck, moustachu (une première), en gunfighter fatigué qui cherche à poser les armes, mais doit affronter tous les jeunots éblouis par sa réputation et qui le provoquent pour le remplacer. En ces mêmes années, Peck tourna Un homme de fer (King encore), Passion fatale (Siodmak) et Capitaine sans peur (Walsh), trois autres films inoubliables.

22.05 : Major Dundee de Sam Pckinpah (1965), Classic
Les débuts de Peckinpah, non pas derrière la caméra mais dans ses problèmes avec les producteurs. Le film a été charcuté, renié par Sam P., puis remonté, etc. On ne sait pas si c’est la "director’s cut" qui passe ce soir, mais 135 minutes nous semble correspondre à la version d’origine. À vérifier. Ce n’est pas Charlton Heston qui nous retient, ce sont ses partenaires, Richard Harris et James Coburn, autrement plus intéressants.

22.10 : Boomerang de François Favrat (2015), OCS Max
Ce n’est pas du "grand" cinéma français, on reste dans la dimension psychologique (d’après un roman de Tatiana de Rosnay, c’est dire), l’analyse, le retour sur soi, les images d’enfance, etc. Pourquoi pas, lorsque c’est fait sans prétentions métaphysiques ni chichis visuels ? Laurent Lafitte est égal à lui-même, Valénie Laurent et Audrey Dana également.

22.30 : Titli, une chronique indienne de Kanu Behl (2014), Club
Un premier film, présenté à Cannes il y a deux ans, à Un certain regard. Une belle plongée dans les quartiers pauvres de New Delhi, un poil trop longue (125 minutes - avec 15 de moins, c’était un très grand film). Nécessaire si on veut connaître le bouillonnement actuel du cinéma indien.

23.00 : The Gatekeepers de Dror Moreh (2012), OCS Choc
Doc pas vu, mais dont le sujet interpelle : six anciens directeurs des services secrets israéliens disent tout - enfin, tout ce qu’il est permis de dire - sur les actions antiterroristes entreprises depuis 1967. De quoi réjouir les lecteurs assidus du Monde diplomatique.

00.15 : Rafter Romance de William A. Seiter (1933), TCM
Le titre français, Idylle sous les toits, est très explicite. Le film est inconnu, comme une bonne partie des 150 films que Seiter a tournés, autres que ses musicals ou ceux avec Shirley Temple (il a vraiment tout fait). Outre Ginger, les acteurs principaux sont Norman Foster et George Sidney, qui deviendront tous deux réalisateurs.

Mercredi 28 septembre 2016

20.40 : Notons que les chaînes OCS offrent une place de plus en plus large au jeune cinéma français, puisque l’on trouve à la même heure, sur OCS Max, Ange et Gabrielle d’Anne Giafferi (2015) et, sur OCS City, Tiens-toi droite de Katia Lewkowicz (2014). Ni l’un ni l’autre, malgré les acteurs intéressants (Isabelle Carré et Patrick Bruel pour le premier, Noémie Lvovsky et Marina Foïs pour le second) ne sont totalement concluants, mais c’est bien de pouvoir vérifier sur pièces le jeune cinéma qui se fait.

20.40 : The Secret de Pascal Laugier (2012), OCS Choc
L’auteur creuse un sillon précis et personnel dans le champ du cinéma gore. Saint-Ange (2004) valait par son ambiance angoissante soutenue, Martyrs (2008) allait à la limite du supportable dans le calvaire de Mylène Jampanoï. Celui-ci, tourné au Canada, joue plus sur le suggéré que sur l’explicite, mais la réussite est réelle. Il y a là un univers obsessionnel mais cohérent.

20.45 : Lost in Translation de Sofia Coppola (2003), Émotion
Un peu rapidement sacrée comme héritière de l’empire - on a vu avec son dernier The Bling Ring les limites de son territoire. Il n’empêche que cette rencontre entre Bill Murray et Scarlet Johansson dans un hôtel international tokyoïte a trouvé la bonne modulation, certainement grâce aux deux acteurs - encore fallait-il leur donner le bon tempo. De loin, son meilleur film.

20.45 : L’Homme pressé d’Édouard Molinaro (1977), Classic
On se souvient surtout d’avoir été irrité fortement par cette adaptation d’un roman de Paul Morand, sans doute à cause de Delon, déjà imbuvable. Les quarante années l’ont-elles bonifié ? La surprise du soir.

22.15 : Paradise Lost d’Andrea Di Stefano (2014)
Le premier film d’un acteur - le prince de Hombourg chez Bellocchio, entre autres - sur un sujet gonflé : un surfeur canadien tombe en amour avec une superbe Colombienne, qui se révèle être la nièce de Pablo Escobar ! Benicio del Toro en rajoute dans le côté mafieux adoré du petit peuple qu’il couvre de cadeaux. L’ambiguïté du point de vue est gênante (même les pires salauds ont de bons côtés), mais le film est une curiosité.

00.15 : La Joyeuse Divorcée de Mark Sandrich (1934), TCM
Le premier titre où Ginger et Fred sont vraiment partenaires. Le scénario est aussi peu intéressant que d’habitude, simple prétexte, comme Petrov ou Swing Time, à quiproquo, malentendus, rabibochages, l’essentiel étant les miraculeux duos chorégraphiés - et Sandrich était un artisan excellent. Au couple royal s’ajoutent les figures familières d’Edward Everett Horton et d’Eric Blore, inséparables du genre et de la screwball comedy de la décennie.

Jeudi 29 septembre 2016

20.40 : Le Dernier Train de Gun Hill de John Sturges (1958), Paramount Channel
Déjà passé. Mais comme il n’y a rien d’autre de pertinent sur le système OCS, on peut, à cette heure, s’en contenter. "Encore un western de Sturges cette semaine et pas très connu non plus. Kirk Douglas et Anthony Quinn sont à leur place, et il y a la trop rare Carolyn Jones, sa frange et ses grands yeux - et l’Israélienne Ziva Rodann, en Indienne ( le viol qu’elle subit était, pour l’époque, impressionnant)." (28 janvier 2016)

20.40 : Les Vacances de monsieur Hulot de Jacques Tati (1953), OCS Géants
Il a fallu avaler tous les autres films de Tati avant de pouvoir savourer son chef-d’œuvre, jamais égalé. La petite plage de St-Marc, le serveur de l’hôtel, le vieux couple qui se promène, la partie de tennis, la musique en forme de scie (Quel temps fait-il à Paris ?), immuables.

20.45 : The Search de Michel Hazanavicius (2014), Premier
Le retour de bâton pour l’auteur de The Artist : le film a été flingué en vol lors de sa présentation à Cannes et ne s’en est pas remis, même si l’auteur l’a allégé ensuite de 20 minutes. La messe était dite. Pourtant, The Search ne manque pas de beautés véritables : le description de la guerre en Tchétchénie est une des plus crédibles que nous ayons vues. Même si le personnage de Bérénice Bejo est parfois envahissant, le film mérite d’être racheté.

20.45 : Six destins de Julien Duvivier (1942), Classic
Le deuxième film de Duvivier à Hollywood. S’il s’agit bien, comme annoncé, de la version intégrale, qui conte six histoires et non cinq comme dans la version accessible (le titre original était Tales of Manhattan et ne donnait aucun chiffre), c’est un événement, car on pourra voir le sketch de W.C. Fields. Tous les acteurs américains sont au générique - au moins vingt stars de première grandeur (dont Ginger Rogers).

22.55 : Le Secret de Kanwar d’Anap Singh (2013), Arte
Un scénario qui semblerait excessif (un père décide que sa quatrième fille sera élevée comme un garçon, jusqu’à la plonger dans des situations absurdes, quand elle devra épouser une fille…), s’il n’était bâti sur des réactions répertoriées. L’argument se situe au lendemain de la guerre, juste avant la partition indienne de 1947, mais on aimerait être certain que ce qu’il dénonce n’est qu’une aberration historique. Et Kanwar n’aura pas le destin du chevalier d’Éon.

02.25 : En suivant la flotte de Mark Sandrich (1936), TCM
À enregistrer, puisqu’il s’agit du seul passage. Après Autant en emporte le vent (à 20.45) puis World Trade Center (à 00.20, c’eût été pourtant rafraîchissant, une bouffée Rogers-Astaire, même avec Randolph Scott en troisième larron.

Vendredi 30 septembre 2016

20.40 : Le Diable par la queue de Philippe de Broca (1969), OCS Géants
Durant toutes les années 60, Broca avait la grâce, autant dans ses "petits" films, ceux de ses débuts avec Cassel, L’Amant de cinq jours et autres, que dans ses "grandes" machines avec Belmondo ou ses comédies haut de gamme comme celle de ce soir (et on ne dit rien de ces chefs-d’œuvre que sont Le Roi de cœur ou Les Caprices de Marie). Montand débutait dans la comédie et il s’en sort très bien. Et les autres, Marielle, Rochefort, Piéplu, assurent. Idem pour le trio féminin Madeleine Renaud-Marthe Keller- Maria Schell (qui ne pleure pas, ô joie).

20.45 : La Conquête de Xavier Durringer (2011), Premier
Façon de ranimer quelques souvenirs de la montée en puissance de NS, avant son accession à la présidence - toute une époque bien révolue. Plus que l’aspect historique, désormais désuet, c’est le petit jeu du "qui incarne qui et comment" qui offre encore quelque intérêt. Notons que Denis Podalydès livre un numéro d’imitation impressionnant.

20.45 : Pride de Matthew Warchus (2014), Émotion
L’argument est inédit : un groupe d’activistes LGBT vient au pays de Galles pour supporter les mineurs grévistes - comme si des syndiqués CGT du nucléaire venaient manifester avec des écolos contre Fessenheim. Le film, présentéà la Quinzaine cannoise, touche surtout par ses acteurs : Bill Nighy, toujours étonnant, et Imelda Staunton.

20.45 : Queen and Country de John Boorman (2014), Club
La soirée est sous dominante british : les mineurs gallois, la Prime Minister tout à l’heure, les souvenirs de Boorman ici. Aussi beau que sa première partie, Hope and Glory. Malheureusement, il semble bien qu’il n’y aura pas de troisième. Raison supplémentaire pour profiter de ce film d’adieux.

20.45 : Le Voleur de Louis Malle (1966), Classic
Un des films les plus réussis de son auteur, pourtant prodigue en réussites. À cause de l’adaptation astucieuse (signée LM et Jean-Claude Carrière) du roman de Georges Darien, qui conserve toute la saveur de ses appels anarcho-révolutionnaires et d’une interprétation remarquable - pas seulement Belmondo, mais aussi Julien Guiomar et Charles Denner, d’un côté, Geneviève Bujold et Marie Dubois, de l’autre. Le film attira l’attention sur Darien dont Pauvert rééditait les ouvrages sans grand succès.

21.00 : The Lair of White Worm de Ken Russell (1988), Sundance TV
Un Ken Russell pas vu (mais combien en a-t-on vu parmi les 71 dont le crédite IMDB ?), bien qu’il soit indiqué comme sorti en 1990, sous le titre Le Repaire du ver blanc, celui même de la nouvelle de Bram Stoker qu’il adapte. Même si l’auteur ne nous a pas toujours (en tout cas pas depuis longtemps) promené sur les hauteurs, on est curieux du résultat - et de découvrir Hugh Grant dans son quatrième film.

22.40 : La Dame de fer de Phyllida Lloyd (2011), Émotion
Margaret Thatcher se souvient de tout ce qui l’a menée là où elle est - au pays d’Alzheimer. On se permettra de ne pas verser une larme sur son triste destin mais d’admirer le numéro de haute voltige de Meryl Streep, décidément capable de tout incarner, de Karen Blixen à Florence Foster Jenkins. Jim Broadbent fait partie du lot, en Mr Thatcher, poor guy.

23.10 : Black Snake Moan de Craig Brewer (2007), TCM
Les films sur le blues, autrement qu’un fond sonore, ne sont pas légion. Celui-ci est marqué par l’authenticité, même si Samuel L. Jackson n’est pas un musicien pro - mais sa reprise du blues de Blind Lemon Jefferson, qui donne son titre au film, est tout à fait honorable. En regardant bien les images anciennes, on découvrira Son House. La rencontre Cristina Ricci- SLJackson, c’est un peu celle du poisson et de l’oiseau de la chanson de Juliette Gréco, mais ça fonctionne.

01.05 : Le Danseur du dessus de Mark Sandrich (1935), TCM
Le film le plus célèbre du tandem Astaire-Rogers. Pourquoi ? Ils sont aussi extraordinaires que dans les précédents et les suivants, leurs costumes sont aussi recherchés (mais la robe de plumes de Ginger est particulièrement superbe), leurs danses aussi émouvantes. Alors ? Peut-être à cause de la délicatesse avec laquelle Fred chante Cheek To Cheek ? Au programme, Edward Everett Horton et Eric Blore, comme d’habitude.

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