home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! (2016) > Semaine télé du 1er au 7 octobre 2016
Semaine télé du 1er au 7 octobre 2016
Salut les câblés !
publié le samedi 1er octobre 2016

Samedi 1er octobre 2016

20.40 : Quelques heures de printemps de Stéphane Brizé (2012), OCS Max
Le film d’avant La Loi du marché, encore plus émouvant sans doute, grâce à Lindon mais surtout à Hélène Vincent, parfaite. Les films traitant de la mort choisie dans la dignité ne peuvent que se multiplier, au risque de la réitération. Cf. la filmographie de Jeune Cinéma.

Mais ici, on en est encore loin. Brizé est décidément un des grands de la nouvelle génération middle-aged du cinéma français - Une vie le confirmera bientôt.

20.40 : Le Syndrome chinois de James Bridges (1979), OCS Géants
Le film, à Cannes, avait fait (un peu) sourire : un accident dans une centrale nucléaire, allons donc, ce n’était que de la frayeur théorique. Depuis, on a compris que cela n’appartenait pas qu’a l’univers du scénario, même si les radiations étrangères ont la bonne habitude de s’arrêter à nos frontières, comme l’affirmait le professeur Pellerin après Tchernobyl. Michael Douglas, à peine sorti des Rues de San Francisco, et Jane Fonda, en pleine forme : le couple de journalistes est performant.

20.45 : Blue Velvet de David Lynch (1986), Club
Datant de la belle époque où l’on guettait impatiemment chaque nouveau Lynch, assuré d’être ébloui. Trente ans déjà, et depuis, seulement six autres titres, dont les derniers nous ont laissés sur le sable, entre fascination et incompréhension. Pas celui-ci, de bout en bout magnifique.

20.45 : Insiang de Lino Brocka (1976), Classic
Le chef-d’œuvre du cinéaste, enfin restauré après un long temps d’absence des écrans. Si Brocka, dans les 45 films (en 17 ans !) qui ont suivi celui-ci, n’a pas tenu ensuite toutes ses promesses - voir ce qu’en dit Pierre Rissient, son "découvreur", dans son récent Mister Everywhere -, cette première plongée, pour le spectateur occidental, dans Manille, n’a rien perdu de sa puissance.

22.15 : Manille : dans les griffes des ténèbres de Lino Brocka (1975), Classic
Pas vu lors de sa sortie en 1982 et jamais rattrapé depuis. Si le film était aussi beau que Insiang, ça se saurait. Ne serait-il qu’à moitié aussi beau que cela vaudrait largement la peine de le regarder.

23.15 : Légitime défense de George King (1948), Polar
Où donc la chaîne a-t-elle déniché ce film inconnu (en VO) d’un réalisateur qui ne l’est pas moins - tout de même, il a signé la première mouture de Sweeney Todd, pas ridicule à côté de celle de Burton. Avec Oskar Homolka et Muriel Pavlow, une véritable découverte.

00.15 : L’enfer est à lui de Raoul Walsh (1949), TCM
Début d’un hommage à Walsh qui va occuper toutes les séances d’octobre around midnight de la chaîne. Sans doute pas beaucoup de films rares, mais la filmographie contient tant d’œuvres remarquables que l’on est certain d’être en bonne compagnie tout au long du mois.

00.20 : Retour à Manille, le cinéma philippin de Hubert Niogret (2010), Classic
Doc extrêmement sérieux sur ce sujet peu fréquenté, comme tous films d’un l’auteur parfaitement renseigné sur les différents cinémas asiatiques. Dommage que le calibrage télévisuel - autour de 55 mn - laisse toujours un peu sur sa faim. Mais on découvre la richesse de ce cinéma quasi inconnu ici.

Dimanche 2 octobre 2016

20.40 : Le Gang Anderson de Sidney Lumet (1971), OCS Géants
Un Lumet cousu main, dont le scénario, de Frank Pierson, semble inspiré d’un roman de Westlake, série Parker et même Dortmunder, pour les aspects losers drolatiques. Sean Connery était capable de tourner à la suite Traître sur commande, ce film-ci et Les diamants sont éternels - quel homme.

20.45 : L’Emprise du crime de Lewis Milestone (1946), Classic
Encore un cinéaste à réévaluer, qui avait bien commencé avec le muet mais pas très bien fini au début des années 60. Il a fait très peu de films noirs, mais celui-ci est réussi (scénario de Robert Rossen). Avec un quatuor passionnant : si Van Heflin n’est pas très emballant, Barbara Stanwyck et Lizabeth Scott sont égales à elles-mêmes et Kirk Douglas (cent ans dans deux mois) assure comme un chef pour ses tout débuts à l’écran.

20.50 : Ali Baba et les quarante voleurs d’Arthur Lubin (1944), Action
Pour ceux qui acceptent les VF lorsqu’il s’agit d’une pièce de collection : une version bariolée, en Technicolor superbe, du conte - nettement plus visible, même en version doublée que le film de Becker avec Fernandel. Avec Maria Montez, bien oubliée. Excepté par Jeune Cinéma qui se souvient d’Antinéa.

22.35 : Mort d’un pourri de Georges Lautner (1977), Classic
Le néo-polar des anées 70 - Manchette, Vautrin, etc. - n’a pas eu d’équivalent chez les cinéastes : pas de génération née en même temps que le genre. Du coup, ce sont des réalisateurs déjà anciens, Lautner, Molinaro, Deray, Chabrol, qui transmettent les thèmes politiques du nouveau polar (ici un roman de Raf Vallet). Mais ce n’est pas mal du tout, malgré Delon.

00.10 : Yohkiroh, le royaume des geishas d’Hideo Gosha (1983), OCS Géants
De nouveau un Gosha qu’on ne connaît pas, avec à priori favorable.

00.20 : Manon d’Henri-Georges Clouzot (1948), France 3
Suite de la rétrospective Clouzot, avec cette adaptation du roman de l’abbé Prévost, qui a beaucoup fait parler et écrire à l’époque. Chef-d’œuvre pour les uns, ratage complet pour les autres, le film (Lion d’or à Venise) se situe entre les deux, plutôt assez nettement du côté positif. En tout cas, le scénario (signé Jean Ferry) était hardi qui faisait de des Grieux un FFI et de Manon, une (presque) tondue pas repentie. Et un amour fou à la Ado Kyrou - l’ultime séquence est inoubliable.

00.25 : Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille (1923), TCM
On peut négliger la version de 1956, qui est une sacrée purge, pour conserver toute son attention, entre 00.25 et 02.35, pour la première version, beaucoup plus rare et donc plus intéressante. Les acteurs, Theodore Roberts et Charles de Rochefort (un Français), sont moins célèbres que Heston ou Brynner, mais le scénario est de l’excellente Jeanie Macpherson. Et puis, le muet…

Lundi 3 octobre 2015

20.40 : Dr Folamour de Stanley Kubrick (1964), OCS Géants
Bon, tout le monde l’a vu et revu. Mais c’est un film qui, à la différence d’autres films de l’auteur, ne perd rien à de multiples visions. Alors, pour le plaisir des numéros de Peter Sellers…

20.45 : Mr Turner de Mike Leigh (2014), Club
La vie du peintre revue, scénario et mise en scène, par Mike Leigh. Sans hagiographie - Turner était un égocentrique insupportable -, sans jouer sur la corde de l’artiste maudit - il était détesté de ses collègues, mais reconnu -, Leigh fait un beau travail de reconstruction et parvient même parfois à retrouver la lumière du peintre. Timothy Spall est un acteur extraordinaire, ce qu’on savait.

20.45 : Feux dans la plaine de Kon Ichikawa (1960), Classic
La Seconde Guerre, vue du côté japonais. La patrouille perdue, sans l’héroïsme fordien : la guerre est sale, la traque des soldats en déroute épouvantable (cf. l’épisode anthropophagique). On en connaît bien trop peu parmi les 89 films d’Ichikawa (il a tourné jusqu’à 91 ans), sinon La Harpe de Birmanie et Tokyo Olympiades.

22.15 : Le Petit Arpent du bon Dieu d’Anthony Mann (1958), OCS Géants
Pas sûr que Mann ait été le plus proche cinéaste de l’univers d’Erskine Caldwell, à la différence de Ford pour Tobacco Road. Mais la Géorgie vaut bien l’Ouest sauvage et le film ne passe pas souvent. C’est une soirée Aldo Ray, que l’on retrouvera sur TCM dans une paire d’heures.

22.40 : Les Bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin (2012), Arte
Pas passé sur une chaîne du câble depuis février 2015. Dix-neuf mois sans revoir ce chef-d’œuvre, une des grandes révélations de ces dernières années, comment a-t-on pu tenir sans voir la bonne bouille de Hushpuppy en mouvement ? On la voit tous les jours sur le site, mais figée dans son étonnement devant le monde des adultes, elle ne dévoile pas toutes ses pensées.

00.10 : El Sicario, room 164 de Gianfranco Rosi (2010), Arte
Terrifiant doc du futur auteur de Fuocoammare, sur un exécuteur professionnel du cartel de narcotrafiquants de Juarez. Un dispositif minime - une chambre, un homme cagoulé, un carnet à dessins : de la parole et du texte pour l’illustrer. Présenté au Cinéma du réel en 2011, le film a mis cinq ans pour sortir en salle le 28 septembre 2016, sur une seule copie ! À rattraper immédiatement.

00.15 : Les Nus et les morts de Raoul Walsh (1958), TCM
Suite de l’hommage à Walsh. Il a illustré tous les genres - avant-hier le film noir, ce soir le film de guerre, d’après Norman Mailer, un des plus rudes qu’il ait tournés. Pas aussi important que Objective Burma, mais presque.

Mardi 4 octobre 2016

20.40 : Copland de James Mangold (1997), OCS Choc
Le choc fut de découvrir que Stallone pouvait être un acteur et un anti-héros plausible, après vingt ans de rockyramboisme. Excellente description d’une "ville pourrie", comme aux vieux temps de Hammett. Et il n’y a pas que SS, mais De Niro et Harvey Keitel + Ray Liotta, ce qui n’est pas rien.

20.45 : New York Melody de John Carney (2013), Émotion
Si on se sent l’âme simple, prêt à s’intéresser aux égarements codés de la comédie romantique moderne, on peut s’installer ici, plus à cause du décor urbain et des acteurs (Keira Knightley et Mark Ruffalo) que de l’intrigue - mais un feelgood-movie en milieu de semaine, ça peut être utile pour redémarrer.

20.45 : Hollywood Ending de Woody Allen (2002), Club
Comme le film date de quatorze ans et que l’on a vu autant de nouveaux films d’Allen depuis, on a du mal à se souvenir s’il s’agissait d’un bon ou d’un moins bon millésime. Et même si ce n’est pas aussi bon que certains titres, ce ne sera pas pire que d’autres.

20.45 : Vera Cruz de Robert Aldrich (1954), Classic
Au moment où sort un remake faiblard des Sept Mercenaires (déjà faiblard par rapport aux Sept Samouraïs), il est bon de se retremper à la source, et celle du film d’Aldrich n’est pas près de s’épuiser. Gary C. et Burt L. n’ont jamais été aussi à l’aise (ah, le sourire étincelant de celui-ci devant son miroir) et la mise en scène aussi épatante - on n’échangerait pas un baril de Leone contre une dose d’Aldrich.

20.45 : Les Trois Jours du Condor de Sydney Pollack (1975), TCM
Puisque l’on est dans une soirée patrimoniale, profitons-en jusqu’au bout. Une paranoïa digne de Pakula, un scénario béton (d’après James Grady), l’ombre du complot, Redford fringant et Faye Dunaway encore visible ; en tout, un des meilleurs film de Pollack.

22.25 : Hard Day de Kim Seong-hun (2014), OCS Choc
Soirée "commissariat" sur la chaîne, et, après le New Jersey, Séoul. Encore un cinéaste coréen inconnu (c’est son deuxième film), talentueux comme ses collègues, et dont on attend la suite avec intérët. Notons que sur d’autres chaînes (Polar et Action) sont programmés ce soir à 20.50 d’autres films coréens, mais en VF (signés Park Dae-min et Kim Yoo-jin).

00.35 : Passion d’amour d’Ettore Scola (1981), OCS Géants
Félicitons la chaîne de continuer à dispenser, quoique à des heures indues, des films de Scola, et parfois peu célèbres, comme celui-ci qui surprit beaucoup à l’époque, par le décalage entre la beauté du héros, Bernard Giraudeau, la laideur affichée de Valeria D’Obici, son amoureuse, et l’incongruité de cette passion mortelle. Scola raconte, dans le doc que lui ont consacré ses filles Paola et Silvia, combien ce film lui tenait à cœur.

00.45 : Barbe-Noire le pirate de Raoul Walsh (1952), TCM
Le film d’aventures maritimes n’étais pas le secteur de Walsh le mieux fourni, et ses quelques titres sont moins admirables que ceux de Curtiz, de Tourneur ou de Siodmak. Mais si on préfère Capitaine sans peur (à cause de Gregory Peck), que l’on verra bientôt, cette histoire de pirate est suffisamment entraînante pour veiller et Robert Newton est dans la peau du rôle (il interpréta deux fois Long John Silver en 1950 et 1954).

Mercredi 5 octobre 2016

20.40 : The Tower de Kim Ji-hoon (2012), OCS Choc
On a cessé de compter le nombre de films coréens affichés cette semaine. On n’a pas vu celui-ci, mais son scénario semble pas mal inspiré par La Tour infernale - pourquoi pas ? À vérifier.

20.40 : Le Sergent noir de John Ford (1960), OCS Géants
Le premier western de Ford qui s’intéresse à un soldat noir - ici Woody Strode, le seul acteur de l’époque, avec Sidney Poitier, à incarner la "minorité" comme on ne disait pas encore. Le souvenir qu’on en garde est celui d’un film un peu démonstratif, forcément : un accusé innocent, un procès, le jury, Cayatte et le 7e de cavalerie. À vérifier également.

20.45 : Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese (2013), Premier
Si les tribulations d’un trader new-yorkais paraissent valoir 175 minutes de spectacle, il ne faut pas hésiter. C’est fait avec le brio habituel du maître, DiCaprio a enfin pu décrocher la récompense qu’il méritait depuis longtemps et on retrouve la même fascination du cinéaste pour ce qu’il semble vouloir dénoncer.

20.45 : La Brigade du Texas de Kirk Douglas (1975), TCM
Toujours dans l’optique du centenaire à célébrer, le second film réalisé par Douglas, un bon western classique, un peu handicapé par Bruce Dern (bien meilleur aujourd’hui qu’il y a quarante ans).

22.20 : L’Esclave libre de Raoul Walsh (1957), TCM
Le Sud profond, la veille de la guerre, la plantation, etc. Même Pierre Rissient, walshien convaincu, admet que Gable, 18 ans après Gone with the Wind n’est pas au top, et que Yvonne de Carlo… Le film demeure visible, certes, mais mieux vaut lire le roman original de Robert Penn Warren, ce très grand écrivain (presque) oublié.

22.25 : Six destins de Julien Duvivier (1942), Classic
À la question soulevée la semaine dernière - s’agit-il de la version intégrale ? - la réponse est oui : les six destins sont là, et W.C Fields joue au naturel le conférencier anti-alcoolique qui ingurgite et fait ingurgiter à la salle des bassines de lait de coco "arrangé". Le finale avec Paul Robeson est toujours aussi sulpicien.

23.05 : Haewon et les hommes de Hong Sang-soo (2013), Arte
Le réalisateur ayant deux floraisons annuelles (au moins), on s’y perd un peu et on se retrouve avec le même problème que devant Woody Allen : quel est donc ce film ? Ce n’est pas celui avec Isabelle Huppert, mais celui avec Jane Birkin. Que s’y passait-il ? On y causait sans doute beaucoup autour d’une table en buvant des coups. Qu’est devenu le cinéaste intrigant de La Vierge mise à nu par ses prétendants ou de Turning Gate ? Il est devenu une signature que les festivals s’arrachent et c’est bien dommage.

00.25 : Le Roi et quatre reines de Raoul Walsh (1956), TCM
Le scénario est amusant - Gable coincé entre quatre jeunes veuves (dont Eleanor Parker). Jo Van Fleet interprète une sorte de Ma Dalton, il y a des sous-entendus savoureux, Walsh est en roue libre, mais c’est plaisant.

Jeudi 6 octobre 2016

Aïe ! Tous les films de début de soirée sur le bouquet Ciné+ et OCS sentent le réchauffé, tous programmés ces dernières semaines ou à peu près, de Jersey Boys (Émotion), Cherchez Hortense (Club), L’Effroyable Secret du Dr. Hichcock (Classic), La Porte du Paradis (TCM), Lola Montès (OCS Géants).

20.40 : Chuka le redoutable de Gordon Douglas (1967), Paramount Channel
Pas passé depuis janvier 2015, on peut donc le revoir tranquillement, puisque peu d’autres titres nous réclament à cette heure. Rod Taylor est toujours aussi bon, Ernest Borgnine toujours aussi "fatso" et les Indiens révoltés toujours aussi justifiés.

22.20 : Président de Lionel Delplanque (2006), OCS Max
Après un (pourtant) bon film d’effroi, Promenons-nous dans les bois (2000), l’auteur mit six ans à monter cet ambitieux sujet, montrant les coulisses du pouvoir de façon assez pertinente, et sans fascination aucune. Albert Dupontel est parfait en président, avec toute l’ambiguïté qu’il sait émettre, entre sincérité et magouille. Le public a-t-il suivi ? On n’en a pas souvenir, mais Delplanque n’a rien tourné depuis, ce qui est mauvais signe.

23.20 : Les Lignes de Wellington de Valeria Sarmiento (2012), Arte
L’ultime projet de Raul Ruiz, achevé par sa compagne, mais dans la continuité de l’esprit ruizien. Proche, dans sa construction, des Mystères de Lisbonne de fameuse mémoire. Un peu plus court, 150 minutes au lieu de 280, en trois épisodes et non en six. Mais l’univers imaginaire est identique, donc passionnant.

00.15 : La Charge fantastique de Raoul Walsh (1941), TCM
Un western autrement plus costaud que ceux des années 50. Errol Flynn-Custer et Little Big Horn, Olivia de Havilland + Anthony Quinn en Crazy Horse + Sidney Grenstreet. Et le fameux titre original, They Died with Their Boots On.

00.25 : La Nuit des horloges de Jean Rollin (2007), Action
Parmi tous les films de Rollin qui ponctuent les nuits des petites chaînes spécialisées (parfois trois en même temps, certaines nuits), celui-ci, son avant-dernier (mais l’ultime Masque de la Méduse est resté inédit), rassemble tous les thèmes et les situations égrenés au fil des vingt précédents. Film-testament, oui, mais assurément son meilleur.

Vendredi 7 octobre 2016

20.45 : Rocky Balboa de Sylvester Stallone (2006), Frisson
Pour les amateurs du champion. On pouvait espérer (ou redouter, c’est selon) que cette sixième apparition soit la dernière ; mais 2015 a vu surgir la septième (Creed), en attendant la prochaine.

20.45 : Du vent dans mes mollets de Carine Tardieu (2012), Émotion
La Tête de maman était une petite réussite, dans le genre difficile de la comédie-française-familiale-vue-du-point-de-vue-de-l’enfant. Ce dernier film (pour l’instant), reprend un sujet voisin (une gamine, son amie d’école, les parents qui sympathisent, etc.) et parvient à s’en sortir, grâce à des acteurs typés mais justes (Podalydès, Jaoui, Carré et Isabella Rossellini en psychologue scolaire). Joli succès public, pas méprisable du tout.

20.45 : Richard III de Richard Loncraine (1995), Club
Le roi monstrueux transporté dans l’Angleterre moderne, ça peut fonctionner - le personnage est universel et traverse les époques. Les équivalences sont parfois astucieuses, parfois moins, mais le film vaut par l’interprétation de Ian McKellen, génial.

20.45 : Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola (1976), Classic
À ne pas croire : le film n’a jamais été programmé sur le câble depuis deux ans. Prioritaire (mais il repassera), ne serait-ce que pour vérifier comment l’humour harakirien des années 70 a traversé les décennies. Le rôle de sa vie pour Nino Manfredi.

21.00 : Maciste contre les monstres de Guido Malatesta (1962), Ciné FX
En VF, mais ça n’a jamais été gênant pour les péplums, dont la distribution était cosmopolite et la VO forcément "rapportée". On dit "péplum", mais ce n’en est pas un, puisque Maciste doit affronter les adorateurs de la Lune et ceux du Soleil, dans un pays imaginaire, à une époque non située. Mais les monstres du titre étaient assez joliment montrés. Strictement pour amateurs vintage.

22.30 : Whatever Works de Woody Allen (2009), OCS City
Voir plus haut, Hollywood Ending.

00.45 : La Belle Espionne de Raoul Walsh (1953), TCM
Les spécialistes de Hugo chercheront attentivement les entorses à l’original, puisque le film est inspiré des Travailleurs de la mer. Mais excepté le nom du héros, Gilliat (Rock Hudson), on n’y reconnaît pas grand-chose. En revanche, on se régale à découvrir Yvonne de Carlo en belle espionne du titre, Gérard Oury en Napoléon et Jacques-Bernard Brunius en Fouché, chef de la police (un comble pour lui).

Revue Jeune Cinéma - Contacts