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Semaine télé du 8 au 14 octobre 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 7 octobre 2016

Samedi 8 octobre 2016

20.40 : Morning Glory de Roger Michell (2010), Paramount Channel
Deux raisons d’aimer ce film : son auteur et son interprète. À condition d’aimer les autres titres de Michell, cinéaste peu considéré car il a du succès (Notting Hill), et de trouver que Rachel McAdams est une actrice aimable, tant dans les films que dans les sériés TV.

20.40 : Main basse sur la ville de Francesco Rosi (1963), OCS Géants
Le plus étonnant, c’est qu’on n’ait pas trouvé trace, depuis 2014, d’un seul passage de ce chef-d’œuvre. Problème de copie, de droits ? Profitons-en avant qu’il ne disparaisse de nouveau.

20.40 : Les Opportunistes de Paolo Virzi (2013), OCS Max
Combien de spectateurs le 23 août 2016, lors de son passage ? Encore un spéculateur immobilier, comme chez Rosi, une vision certes moins politique, mais une description de la bourgeoisie italienne moderne tout à fait intéressante.

20.45 : Beau fixe de Christian Vincent (1992), Club
Quatre filles et un garçon dans une villa de bord de mer, on voit d’ici les situations et le déroulement programmé. Oui et non. Oui, parce qu’il n’y a guère de surprises, non, parce que le ton est si juste qu’il fait oublier les possibles clichés. Il y avait du Rozier là-dessous, dans la lignée de Du côté d’Orouët et on y découvrait Isabelle Carré, Estelle Larrivaz et Elsa Zylberstein, qui ont depuis tracé leur chemin. Que reste-t-il, vingt-cinq ans plus tard, de ces épiphanies fragiles ?

20.45 : Jeannou de Léon Poirier (1943), Classic
Une rareté. Vecchiali, dans son Encinéclopédie défend le film et trouve la mise en scène de Poirier "splendide" - mais comme il considère L’Appel du silence et Brazza, fleurons du cinéma colonialiste des années 30, comme des chefs-d’œuvre… La province que l’on quitte pour Paris et que l’on rejoint, car la terre ne ment pas, comme disait le cher Pétain, alors que la ville est pleine d’aigrefins louches. Par bonheur, la guimauve est sauvée par une brochette de comédiens "excentriques" de ces belles années, Saturnin Fabre, Marcelle Géniat, Maurice Schutz.

22.15 : La messe est finie de Nanni Moretti (1985), Club
Vu il n’y a pas si longtemps (mars), mais pourquoi pas une nouvelle vision ? Les aventures des curés psycho-rigides n’ont pas d’âge.

22.20 : Retour de flamme
Chaque nouveau programme assemblé par Serge Bromberg est toujours plein de découvertes et trouvailles. On peut le suivre les yeux fermés.

22.35 : La Chasse de William Friedkin (1980), TCM
Cruising est devenu La Chasse, mais le film n’a rien perdu de sa force, même si la violence en demeure parfois peu soutenable. Pacino en flic immergé dans le milieu homosexuel new-yorkais, c’était, à l’époque, une première (ou presque).

23.15 : Mort à l’arrivée de Rudolph Maté (1950), Polar
En VO, D.O.A., bien meilleur que les remakes faits depuis (le dernier en 1988, avec Dennis Quaid). L’excellent Edmond O’Brien tentant d’échapper au temps - il n’a que 24 heures avant que le poison qu’on lui a inoculé fasse son effet. 80 minutes de suspense, fort bien menées.

00.15 : Un lion dans les rues de Raoul Walsh (1953), TCM
Un Walsh moins fameux que les autres, et pourtant… On ne connaît pas le roman d’origine, mais il aurait pu être écrit par Robert Penn Warren. Le Sud profond, la montée vers le pouvoir d’un autodidacte honnête, peu à peu prêt à tous les compromis pour devenir gouverneur, les magouilles - tout cela appartient évidemment à un monde disparu. James Cagney est extraordinaire - mais quand ne l’a-t-il pas été ?

Dimanche 9 octobre 2016

20.45 : Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier (2009), Arte
Un des meilleurs films de BT, qui a su pleinement capter la respiration louisianaise. Le roman de James Lee Burke semblait peu adaptable, et pourtant sa recréation est magnifique. Tommy Lee Jones fait un Dave Robicheaux parfait.

20.45 : Larry Flint de Milos Forman (1996), Club
L’Ours d’or de Berlin était tout de même un peu lourd pour la biographie du fondateur de Hustler, le magazine porno-soft des années 70. La reconstitution de ces beaux moments d’excès est réussie, mais l’intérêt profond du sujet est-il justifié ? En revanche, Woody Harrelson fait un numéro étourdissant (l’affiche française avait connu des problèmes).

20.45 : Le Crime de Cuenca de Pilar Miro (1980), Classic
Le film avait fait scandale, osant accuser la Guardia civil d’assassinat - même loin dans le passé, ce n’était pas pensable, trois ans après la mort du Fuhroncle (comme l’appelait Mandiargues). Il mettra deux ans à sortir - la cinéaste deviendra plus tard directrice générale du cinéma espagnol. Le Crime est quasiment inconnu ici, l’initiative de la chaîne est donc bienvenue.

22.15 : Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia de Sam Peckinpah (1974), Classic
Le Peckinpah que l’on préfère, sans affèteries ni ralentis "esthétiques". Warren Oates, chasseur de prime à la recherche de l’Alfredo du titre, traînant sa figure de loser permanent, mais opiniâtre. Avec en bonus, Kris Kristofferson, à peine sorti du Billy the Kid du même Peckinpah.

22.30 : Maverick de Richard Donner (1994), TCM
L’auteur n’a pas grande réputation, à cause de ses quatre Arme fatale et d’un Superman moins inspiré que celui de Lester. Mais il signe, sur un scénario de William Goldman, un des plus agréables films de joueurs de poker que l’on connaisse (et les bateaux à aubes sur le Mississippi ont une sacrée allure). Mel Gibson et Jodie Foster forment une jolie paire, mais les deux James, Coburn et Garner, également.

22.30 : Comme le vent de Simon Puccioni (2013), OCS Max
Déjà passé le 10 mai 2016, mais le film est suffisamment costaud et Valeria Golino, en directrice de prison dans la tourmente, suffisamment remarquable, pour supporter une seconde vision.

00.10 : The Sea de Baltasar Kormakur (2002), OCS Choc
Le film est sorti en 2003, mais de façon confidentielle et n’a pas été montré depuis. Indispensable pour la connaissance du meilleur réalisateur islandais actuel.

00.20 : Le Mystère Picasso d’Henri-Georges Clouzot (1956), France 3
Le titre est justifié, car après 80 minutes de projection, le mystère reste entier, et c’est tant mieux. La caméra ne quitte pas le peintre, qui travaille sans s’en soucier. C’est passionnant, bien entendu. Picasso peignant sur une plaque de verre derrière laquelle est placée la caméra, l’idée avait marqué les spectateurs par sa nouveauté. En réalité, un petit film sans titre, daté 1948 ou 1949, montre déjà Jackson Pollock réalisant un "dripping" sur une plaque de verre au-dessus de l’objectif. Rien ne se crée.

00.35 : Le Cri de la victoire de Raoul Walsh (1955), TCM
Le titre français change en triomphe ce qui, dans l’original, n’est que combat (Battle Cry). Un Walsh de série ; il avait fait mieux avant (Aventures en Birmanie), il fera mieux ensuite : Les Nus et les morts).

Lundi 10 octobre 2016

20.45 : Les Chansons que mes frères m’ont apprises de Chloé Zhao (2015), Club
On ne peut guère reprocher au film que d’être un peu formaté "Sundance" (où il n’a rien remporté - mais il a décroché des prix dans bien d’autres festivals) : un sujet fort (les problèmes de jeunes dans une réserve indienne), un premier film, un style retenu. Une des révélations de la Quinzaine cannoise.

20.55 : Voici le temps des assassins… de Julien Duvivier (1955), Arte
Duvivier n’avait pas besoin d’un titre en référence à Rimbaud pour que son film soit un de ses chefs-d’œuvre. Gabin en restaurateur comme s’il n’avait fait que ça toute sa vie, Danièle Delorme en garce enjôleuse, Lucienne Bogaert en mère maquerelle et les Halles de Baltard restituées conformes. Un très grand film.

22.15 : Paris Manhattan de Sophie Lellouche (2012), Émotion
Comme il n’y a rien d’intéressant à la même heure ailleurs, on peut regarder la première demi-heure, avant de passer sur Arte. Petite comédie française, pas désagréable du tout, surtout à cause d’Alice Taglioni, en fan de Woody Allen, ce qui permet plusieurs gags bien venus à la toute fin du film.

22.45 : Été violent de Valerio Zurlini (1959), Arte
Pourquoi Zurlini n’est-il pas rangé sur le même rayon que les trois ou quatre "grands" cinéastes italiens ? Sa trilogie 1959-1962, comprenant ce film, La Fille à la valise et Journal intime est pourtant sans grand équivalent à l’époque. Pour avoir dirigé aussi bien, successivement, Trintignant, Perrin et Mastroianni , on lui pardonnera une fin de carrière un peu erratique et un Désert des Tartares moins fascinant qu’il aurait pu l’être.

00.35 : Les Géants du ciel de Raoul Walsh (1948), TCM
Les films d’aviation guerrière sont aussi codés que les films de sous-marins et contiennent aussi peu de situations neuves. Comme Walsh était capable d’aborder tous les genres et de s’en débrouiller, son sens narratif permet de regarder ces 95 minutes avec plaisir. Edmond O’Brien en tête brûlée, on a du mal à le croire au début, mais il parvient à faire passer son personnage. Et Robert Stack n’est pas encore figé dans le rôle d’Eliot Ness.

Mardi 11 octobre 2016

La soirée est vraiment calme sur le bouquet Ciné+.
En première partie de soirée, uniquement des resucées des semaines précédentes, Ocean’s Twelve, Rambo III, Elle l’adore - avec des titres patrimoniaux haut de gamme, L’Empereur et l’assassin, Le Trésor de la sierra Madre, La Mort aux trousses.
On peut toujours revoir quelques morceaux de chacun, mais ce n’est pas très nourrissant. Idem pour la tranche tardive, où, excepté les deux très bons westerns déjà largement vus, La Cible humaine et Hondo, l’homme du désert, le paysage est désespérément plat.

20.40 : Drôle de couple de Gene Saks (1968), Paramount Channel
Les "buddy-movies" (les films à doubles héros très différents) représentent une constante depuis les origines, Buster et Fatty, Stan et Ollie, Bourvil et de Funès, Brel et Ventura. Lorsque le scénario est bien écrit, c’est un régal, comme ici où Jack Lemmon et Walter Matthau s’en donnent à cœur joie.

20.40 : Cinq pièces faciles de Bob Rafelson (1970), OCS Géants
"Un film composé de petits riens : le travail, un voyage, des rencontres. Une sorte de précipité chimique, dans la foulée de Easy Riders, du climat des USA à la charnière des années 60 et 70. Jack Nicholson, encore frais, Karen Black et Susan Anspach, encore inconnues. Avec ce film et son suivant (The King of Marvin Gardens), Rafelson s’inscrivait déjà dans l’histoire du cinéma américain." C’est ce qu’on écrivait le 1er avril 2016. Rien à redire. Le film passe au festival lyonnais Lumière, ce même jour, à 18.45 : on peut donc le voir deux fois de suite.

22.35 : Drôle de couple 2 de Howard Deutch (1998), Paramount Channel
Bonne idée d’avoir montré l’original et sa suite, trente ans plus tard. Ça permet de comparer l’état de grâce du premier et la catastrophe sans recours du second. Car le tandem Lemmon-Matthau n’a pas toujours bien fonctionné, même chez Billy Wilder : s’il réussit Spéciale Première, il rate Buddy Buddy.

00.20 : La Rivière d’argent de Raoul Walsh (1948), TCM
Un western de belle cuvée. De la reconversion des officiers nordistes en tenanciers de maison de jeux dans l’Ouest : on voit que le scénario est classique. Mais la manière walshienne de raconter est impeccable, que l’on retrouve dans les films qu’il a tournés à cette époque, de La Vallée de la peur à L’enfer est à lui. Donc, les aventures d’Errol Flynn et de la mine d’argent d’Anne Sheridan et Bruce Bennett sont du miel pour les amateurs.

Mercredi 12 octobre 2016

20.40 : Broken Flowers de Jim Jarmusch (2005), OCS City
suivi à 22.25 de Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush (2013)
Pour mémoire, car chacun les a vus plusieurs fois, ce qui est recommendable. Pour patienter en attendant le superbe Paterson, sortie prévue en décembre 2016.

20.45 : Into the Wild de Sean Penn (2007), Émotion
Un grand beau film, un peu écrasé par l’écran de télé, mais il faut faire avec. Il vaut mieux revoir ces aventures exaltantes dans le Grand Nord, dignes de London et de Curwood, que son dernier film cannois (de toute façon, aucune sortie n’est annoncée).

22.15 : Night Call de Dan Gilroy (2014), OCS Max
Un premier film intrigant, la balade nocturne d’un individu quelconque qui tente de capter des événements, pas pour la beauté des situations incongrues, simplement pour les revendre à des chaînes d’infomations directes. Un film bien de son temps. Jake Gyllenhaal est inquiétant à souhait ; l’auteur l’a baptisé Lou Bloom - référence à Joyce et à la nuit d’Ulysse ? Curieux.

22.40 : Capitaine sans peur de Raoul Walsh (1951), TCM
Le capitaine Horatio Hornblower (titre original) fut le héros d’une douzaine de romans de C.S. Forester, toujours réédités, ce qui prouve que les aventures maritimes ont encore des lecteurs. Et des spectateurs : ce n’est pas Pirates des Caraïbes et Gregory Peck n’est pas Johnny Depp. Mais c’est du vrai cinoche comme on n’en fait plus.

00.35 : La Fille du désert de Raoul Walsh (1949), TCM
Drôle d’idée que de programmer ce qui est un des chefs-d’œuvre de RW et un des plus beaux westerns de l’Histoire à une heure pareille. Walsh avait déjà adapté en 1941 le roman de W.R. Burnett, High Sierra, version film noir (comme Stuart Heisler le fera pour la troisième version, La Peur au ventre, 1955). Ici, Joel McCrea remplace Bogart, Virginia Mayo remplace Ida Lupino et Dorothy Malone Joan Leslie. Et quoique les acteurs de cette version soient moins cotés, le film est meilleur, avec une ultime séquence inoubliable.

Jeudi 13 octobre 2016

20.40 : The Company Men de John Wells (2010), OCS Max
Le drame des cols blancs touchés par les restructurations ou comment renoncer à l’Audi et au country-club et retomber dans le réel, en faisant un vrai métier, charpentier par exemple. On pourrait se dire qu’ils en ont bien profité, avant que la crise des subprimes ne les fragilisent. Mais comme il s’agit de Ben Affleck et de Tommy Lee Jones…

20.40 : La moutarde me monte au nez de Claude Zidi (1974), OCS Géants
Déjà noté en juin dernier. Mais pourquoi ne pas lui offrir de nouveau une petite place, entre les cadres en déprime, les Irlandaises traîtres, les stars guettées par l’âge ou les fabriquants de lotions diaboliques, qui passent tous à cette même heure. La screwball comedy à la française réussie, ça se compte sur les doigts des deux mains, guère plus.

20.45 : Shadow Dancer de James Marsh (2011), Premier
L’argument est pas mal tordu et ambigu : un agent du MI5 (Clive Owen) contraint une jeune Irlandaise républicaine (Andrea Riseborough) à espionner sa propre famille, qui appartient à l’IRA. Les bons, les méchants se mêlent et le film se déroule de façon implacable. L’action est datée - début des années 90 - mais on sent que la guerre est toujours présente dans le cinéma anglais.

20.45 : Sils Maria d’Olivier Assayas (2014), Émotion
Enfin ! Tous les films cannois de 2014 sont déjà passé sur le câble, il ne manquait que celui-ci, pourtant un des plus réussis. C’est assurément le meilleur film de son auteur, le plus mûr, avec des aspects bergmaniens, osons le dire. Et plastiquement étonnant : la balade de Binoche et de Kristen Stewart dans la montagne, le serpent de nuages montant de la vallée détonent sur le monde habituel d’Assayas. Surtout, les trois actrices (la dernière est Chloë Grace Mortez) sont magnifiquement dirigées.

20.45 : La Chauve-souris du diable de Jean Yarbrough (1940), Classic
La chaîne va puiser dans ses réserves lointaines pour exhumer cette très petite (65 mn) chose des années 40. Le plus curieux étant son heure de passage, qu’on aurait mieux vue autour de minuit, pour correspondre au sujet - Bela Lugosi en savant fou éleveur de chauves-souris géantes. Ce n’est pas du Ed Wood, c’est même assez drôle, car la parodie n’est jamais très loin.

01.05 : Aventures en Birmanie de Raoul Walsh (1945), TCM
Même scandale que pour "Colorado Territory" hier : programmer ce chef-d’œuvre à une telle heure est un complot pour faire vendre plus d’enregistreurs. La guerre en Haute-Birmanie, avec un commando fourbu. Du connu ? Certes, mais scénarisé par Ranald McDougall et Lester Cole (et Alvah Bessie, c’est-à-dire de futurs blacklistés). Sans pathos, sans gloriole, filmé à ras d’hommes - Errol Flynn, George Tobias et Henry Hull, en journaliste de terrain, digne de Burgess Meredith dans The Story of GI Joe.

Vendredi 14 octobre 2016

20.40 : Buffet froid de Bertrand Blier (1979), OCG Géants
Après Calmos, on pensait Blier complètement perdu. Préparez vos mouchoirs avait redressé le tir, mais ne laisait pas prévoir le coup de tonnerre de ce film, qui ne ressemblait à rien de connu, sinon au théâtre de Ionesco, à la littérature de l’absurde à la Beckett, avec quelques gouttes de pataphysique. Le dialogue sur le quai du RER entre Depardieu, Serrault et Blier père est un grand moment. Le film n’était pas fait pour plaire au public, mission accomplie. En revanche, la critique lui fit fête, ce qui prouve qu’elle n’est pas tout le temps aveugle.

20.45 : Du sang et des larmes de Peter Berg (2013), Premier
Rien ne change : une patrouille perdue - ici, quatre soldats en Afghanistan - et l’étude attentive de leurs comportements. Le théâtre des opérations évolue il y eut l’Allemagne, la France, la Corée, le Vietnam, l’Irak, l’Afghanistan ; tout est dans la manière. Berg n’est ni Hawks ni Walsh - ni Kathryn Bigelow. Mais son film tient la distance (grâce à Mark Wahlberg, toujours solide)..

20.45 : I Origins de Mark Cahill (2014), Émotion
Honte à nous de ne pas l’avoir vu - mais sa sortie en catimini, en septembre 2014, n’a rassemblé que 1301 spectateurs. Aucune excuse : si le nom du réalisateur ne nous disait rien, il y avait au moins une actrice d’avenir, malgré son patronyme difficile, Astrid Bergès-Frisbey, prix Suzanne-Bianchetti 2009, qui n’a pas cessé de nous surprendre depuis son apparition chez Rithy Panh (Un barrage contre le Pacifique, 2008). Ce soir, rattrapage.

20.45 : Charlie et la chocolaterie de Tim Burton (2005), Famiz
Il s’agit, pour l’instant, du dernier bon film de Burton, avant qu’il ne tourne en rond pour correspondre à l’image que la critique lui a fabriquée. De la démesure dans les décors XXL, de l’invention dans le filmage, de la poésie (oui, oui) sans mièvrerie : tout ce qu’il y avait dans le roman de Roald Dahl est là, une photo remarquable en plus. Mais on regrette un peu la simplicité de la première version, celle de Mel Stuart de 1971.

00.20 : Saboteur sans gloire de Raoul Walsh (1944), TCM
Un film de série comme Walsh en tourna à la pelle durant les années de guerre (seize ans en cinq ans), dans des genres divers, western, espionnage, guerre, comédie. Le plus étonnant, c’est que tous soient aussi prenants, alors qu’ils étaient faits à la chaîne. Rien à jeter dans toutes ces aventures avec Errol Flynn. La France reconstituée est incrédible, les situations presque autant et pourtant, on marche. La rétrospective ne semble avoir retenu ni Du sang sur la neige, ni Intrigues en Orient (d’après Eric Ambler), datant de ces mêmes années et c’est dommage.

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