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Semaine télé du 26 novembre au 2 décembre 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 25 novembre 2016

Samedi 26 novembre 2016

20.40 : Grease de Randal Kleiser (1978), Paramount Channel
Il paraît que le film est "culte". Pourquoi pas ? Olivia Newton-John n’était qu’une actrice d’occasion, mais son tandem avec Travolta était sympathique. La grande découverte de Grease, outre la musique qui tient encore le coup, était Stockard Channing, qui, dès qu’elle apparaissait faisait disparaître ses partenaires.

20.45 : Shaft de John Singleton (2000), Frisson
Le premier Shaft avait impressionné en 1971 : une Série Noire chez les Noirs de Harlem, ça paraissait neuf, surtout pour ceux qui avaient oublié Chester Himes et les aventures de Cercueil et Fossoyeur. Le film brillait par une bande sonore extraordinaire, la seule partie qui n’ait pas vieilli aujourd’hui. Était-il nécessaire d’en faire un remake ? Certes, il y a toujours la musique d’Isaac Hayes, mais à doses homéopathiques. Le programme des chaînes alentour est si faible (L’Antidote ! Ninja Kids ! Roméo + Juliette !) que l’on peut y prêter un œil et une oreille.

20.45 : Primary Colors de Mike Nichols (1998), TCM
Dans la série "Comment devenir président ?", pas sûr que ce soit le meilleur film à programmer. Emma Thompson se donne du mal mais la crédibilité de Travolta comme candidat laisse à désirer - il est vrai que l’on a vu pire depuis.

22.50 : La Féline de Jacques Tourneur (1942), Classic
Pour mémoire, car si on compte bien, c’est la cinquième fois en un peu plus d’un an que Simone Simon déploie ses charmes et ses griffes.

23.15 : Home Before Midnight de Pete Walker (1978), Polar
Polar semble avoir acheté les droits des films de Walker, puisque, après son Die Screaming, Marianne la semaine dernière, voici son autre film accessible, en VO également. Le film est moins daté que le précédent, donc moins charmant et il n’y a pas Susan George. Mais le scénario, toujours signé Murray Smith, est solide.

00.00 : Jacques Tourneur le médium (Filmer l’invisible) d’Alain Mazars, 2015, Classic
Remarquable doc sur le cinéaste, inventif et éclairant. L’auteur a tenté de recommencer depuis avec Tod Browning, mais le résultat est bien moins concluant.

Dimanche 27 novembre 2016

20.40 : Absolutely Anything de Terry Jones (2015), OCS Max
On s’en voudrait de ne pas signaler ce film, d’abord parce que les comédies de SF ne sont pas légion, ensuite parce que les nostalgiques des Monty Python y retrouveront, ou plutôt y entendront les voix de Michael Palin, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam et Terry Jones lui-même, tous membres (invisibles) du Conseil intergalactique.

20.40 : L’Impossible monsieur Bébé de Howard Hawks (1938), OCS Géants
Une soirée tout entière dédiée à la comédie américaine de l’âge d’or, comment résister, même si ce film et celui qui suit sont loin d’être des inconnus ? Chez qui Cary Grant était-il le plus à l’aise, Hawks ou McCarey ? À notre avis, match nul. Comme pour Katharine Hepburn maintenant et Ginger Rogers ensuite. La "screwball comedy", encore un secret perdu.

20.45 : Diplomatie de Volker Schlöndorff (2014), Arte
Passé sur Club il y a presque un an, ce qui permet de goûter de nouveau l’affrontement verbal de toute beauté entre André Dussolier et Niels Arestrup.

20.45 : Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré (1988), Famiz
Un film de Poiré réussi ? C’est le miracle du cinéma, qui prouve que tout est toujours possible (même Fabien Onteniente a commencé par des films intéressants). Dans le sous-genre "film de quadras moroses", entre Sautet et Esposito, il s’agit d’un des plus justes. Retrouver Darroussin avec des cheveux et Clavier avec du talent est bien rafraîchissant.

20.45 : Albert Nobbs de Rodrigo Garcia (2011), Club
On regrettait de n’avoir pas vu le film à l’époque, car tout ce qu’avait signé le fils de Garcia Marquez nous avait conquis (en particulier ses deux premiers titres, Ce que je sais d’elle d’un simple regard et Ten Tiny Love Stories). Bonne occasion de se rattraper ce soir, car il paraît que le numéro de Glenn Close sous ses habits d’homme est remarquable.

20.45 : Le Carrefour de la mort d’Henry Hathaway (1947), Classic
Deux films du cinéaste à la suite, c’est un grand cadeau que nous offre la chaîne, même si le second, L’Impasse tragique est passé il y a dix jours. La vedette de celui-ci, c’est Victor Mature, mais la grande découverte, c’est Richard Widmark, dans son premier rôle ; la scène où il pousse Mildred Dunnock et sa chaise roulante dans un escalier conserve toute sa force transgressive (commme Gaston Modot donnant un coup de pied à l’aveugle dans L’Âge d’or de Buñuel).

20.45 : Taras Bulba de Jack Lee Thompson (1962), TCM
On peut penser ce qu’on veut du réalisateur, pas vraiment un métaphysicien, mais ses films d’action sont d’une efficacité notable, surtout pendant sa bonne période qui comprend Les Canons de Navarone, Les Nerfs à vif et celui-ci, tous tournés en deux ans. Yul Brynner en Cosaque zaporogue (oui, oui, comme dans la Chanson du mal-aimé d’Apollinaire) est beau comme un astre, même si, né en 1920, il a du mal à passer pour le père de Tony Curtis, né en 1925.

22.10 : Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières (2013), Arte
Un film d’action, plein de fureur et de bruit d’épées, ce n’est pas le genre habituel du réalisateur, plus feutré. Et pourtant, le film est excellent, se démarquant de la lointaine version de Schlöndorff en choisissant l’ellipse plutôt que la narration cursive et un travail étonnant de mise en scène - cadrages, bande-son, direction d’acteurs. Le film, malgré sa sélection cannoise, n’a pas bien marché - mais était-il fait pour ça ? Madds Mikkelsen, dans le rôle du marchand obstiné à venger son honneur, est superbe.

22.20 : La screwball : une histoire de la comédie américaine de Clara & Julia Kuperberg (2015), OCS Géants
Pas vu, mais le travail déjà effectué par les deux réalisatrices (sur les femmes dans les débuts d’Hollywood, par exemple) étant remarquable, on leur fait confiance.

23.15 : Lune de miel mouvementée de Leo McCarey (1942), OCSGéants
Moins célébrées que celles de Hawks, les comédies de McCarey sont pourtant plus goûteuses - il faut dire que le cinéaste avait tout un passé dans le burlesque, depuis ses courts muets avec Laurel & Hardy ou Charly Chase, et ses longs avec les Marx ou Eddie Cantor. La preuve ici.

00.20 : Les Disparus de St-Agil de Christian-Jaque (1938), France 3
Les aventures des Chiche-capons ont fait les délices de plusieurs générations de collégiens et le salut à Martin le squelette a longtemps servi de signe de reconnaissance. Pour des yeux neufs, que reste-t-il des sortilèges et tromperies inventés par Pierre Véry ? De toute façon, le générique est un régal : Stroheim, Michel Simon, Le Vigan et les trois gamins, Jean Claudio, Serge Grave et Mouloudji, qui dit mieux ?

Lundi 28 novembre 2016

20.45 : Interstellar de Christopher Nolan (2014), Premier
De nouveau une soirée Matthew McConaughey sur Premier, comme le 16 novembre, et avec le même film. La saison 1 de True Detective sur Club étant achevée, on peut reprendre une goulée d’espaces infinis avec MMcC, mais on aimerait le voir dans d’autres titres, parmi les 56 qu’il a tournés depuis 1992.

20.45 : Her de Spike Jonze (2014), Émotion
Même sans être un de ses fans, on est toujours surpris par l’invention de Jonze. Ici, il y a Joaquin Phoenix en prime, presque méconnaissable, et plus intéressante que Scarlet Johansson, l’excellente Rooney Mara.

20.45 : Mon amie Victoria de Jean-Paul Civeyrac (2014), Club
Le film a rassemblé 45 000 spectateurs, c’est-à-dire plus que tous les autres titres du cinéaste réunis. Il faut reconnaître qu’une adaptation de Doris Lessing est plus attirante qu’une adaptation de Jean de Tinan (Le Doux Amour des hommes, 2001). Mais pour une fois que ce réalisateur exigeant et secret sort de l’ombre…

20.45 : Les Jeux de l’amour et de la guerre d’Arthur Hiller (1964), Classic
De loin le film le plus intéressant du cinéaste, mort en août dernier. Comédie grinçante et mal-pensante, bien adaptée du roman de W.B. Huie par Paddy Chayefsky, première apparition de Julie Andrews. Mais malgré Love Story et L’Homme de la Manche, l’œuvre de Hiller n’est pas négligeable, il faudrait y revenir.

20.50 : Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan (2014), Arte
Programmé en septembre 2016 sur Club. Mais pourquoi se priver d’une nouvelle visite ? Il faudra bien plus de deux visions pour épuiser une telle œuvre.

21.25 : The Salvation de Kristian Levring (2014), OCS Choc
Reniant son allégeance ancienne à Dogma 95, Levring part dans l’autre direction et en rajoute dans la typologie du western à l’italienne. Bizarrement, au lieu de tomber dans la caricature, le résultat est très plaisant, sans doute à cause d’Eva Green et, évidemment, de Madds Mikkelsen, en vengeur impitoyable. Le scénario est signé Anders Thomas Jensen, réalisateur des Bouchers verts de joyeuse mémoire.

22.20 : Casanova de Federico Fellini (1976), OCS Géants
Pour mémoire.

00.05 : Iona de Scott Graham (2015), Arte
À découvrir, le film étant inédit en France.

01.25 : Le Montreur d’ombres d’Arthur Robison (1923), Arte
À enregistrer, sauf pour les insomniaques. Un des meilleurs, et des moins connus car peu accessible, des films expressionnistes. Le cinéma dans le cinéma, déjà. Fritz Arno Wagner à la photo et Fritz Korner et Alexander Granach (en montreur d’ombres), ce qui explique la qualité de l’œuvre. On connaît mal Robison, sa version parlante de L’Étudiant de Prague exceptée.

Mardi 29 novembre 2016

20.40 : In the Family de Patrick Wang (2011), OCS City
La soirée est consacrée à ce réalisateur dont nous n’avons rien vu. La thématique mise en œuvre, l’homoparentalité ici, la perte d’un enfant dans le suivant, ne nous inspire guère, malgré les bonnes critiques lues à l’époque, mais on ne demande qu’à participer, même si la durée de ce premier film, 165 minutes, est bien rude.

20.45 : Alexandre le Grand de Robert Rossen (1956), Famiz
Curieuse idée de ressusciter ce péplum oublié et pas souvent repris depuis soixante ans. On le note pour sa rareté et parce que Richard Burton en Alexandre est aussi convaincant qu’en Marc-Antoine chez Mankiewicz. Et parce que Claire Bloom. Et parce que Danielle Darrieux. Et parce que Peter Cushing.

20.45 : Le Trésor des sept collines de Gordon Douglas (1961), Classic
Très bon western peu connu de Douglas, le dernier des trois qu’il a tournés avec Clint Walker, cet excellent acteur qui aurait dû avoir une carrière mieux remplie. L’actrice principale est la mystérieuse Leticia Roman, qui a tourné avec Elvis Presley, avec Mario Bava - et même avec Tavernier.

20.55 : Le Procès de Viviane Amsalem de Ronit & Shlomi Elkabetz (2014), Arte
Ronit E., très grande comédienne, n’a réalisé que peu de films (trois) avec son frère. Celui-ci, son ultime (elle est morte en avril), s’attaque à une situation invivable pour les Israéliennes qui ne peuvent divorcer si un rabbin s’y oppose. Pas de volonté démonstratrice ici, mais du drame restitué sans faillir. Aussi bonne actrice que cinéaste, Ronit Elkabetz va nous manquer.

22.25 : 2 automnes, 3 hivers de Sébastien Betbeder (2013), Club
Est-ce la proximité de la sortie du Voyage au Groenland, le dernier film du réalisateur, qui donne à la chaîne le prétexte de présenter de nouveau ce film ? Tant mieux, car il est bien meilleur.

22.40 : Pi de Darren Aronofsky (1998), Frisson
Un premier film extrêmement tordu, qui méritait son prix de la mise en scène à Sundance. Ou comment les 216 décimales de pi permettent (entre autres propriétés) de trouver dans la Torah le vrai nom de Dieu. Parti en fanfare, Aronofsky a depuis pratiqué un cinéma beaucoup plus traditionnel.

22.45 : Il était une fois "Le Procès de Viviane Amsalem" d’Yossi Aviram (2016), Arte
Doc sur le film, selon la formule habituelle de la collection.

23.25 : Les Secrets des autres de Patrick Wang (2015), OCS City
Second film de Wang. On en saura plus ensuite - mais comme pour le précédent, ses rares spectateurs nous en ont dit grand bien.

Mercredi 30novembre 2016

20.40 : Les Neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian (2011), OCS City
La soirée est offerte à Guédiguian, on ne va pas faire la tête - même si, honnêtement, on trouve que ses premiers films, de Dernier été (1980) à À la vie, à la mort (1995), sont bien plus attachants que tout ce qu’il a tourné depuis. Comme si le succès surprise de Marius et Jeannette avait changé sa manière. Après une poignée de films éprouvants, Les Neiges… renoue un fil un peu détendu et contient des choses assez émouvantes. Mais l’utilisation des mêmes acteurs depuis trente ans finit par être contre-productive.

20.45 : Imitation Game de Morten Tyldum (2014), Premier
Il y a quelques acteurs que l’on est prêt à suivre partout, Viggo M., Madds M., Matthew McC. Et Benedict Cumberbatch, surtout lorsque, en outre, le film est bon (et qu’il y a Keira Khnightley). La véridique histoire d’Alan Turing, génie qui parvint à craquer le code nazi Enigma, mais n’en fut pas glorifié pour autant et se suicida même en 1954 - mais quelle idée d’être homosexuel dans une société britannique coincée ! Antoine Bello a placé Ada, son dernier roman, sous l’égide de Turing.

20.45 : Papillon de Franklin J. Schaffner (1973), Classic
Le livre d’Henri Charrière fit un tabac à l’époque et l’adaptation également - il faut dire que Steve McQueen et Dustin Hoffman assuraient le spectacle. Quarante années et quelque plus tard, on est curieux de vérifier comment le film a tenu.

22.25 : Au fil d’Ariane de Robert Guédiguian (2014), OCS City
Son avant-dernier film est un des plus intéressants depuis une bonne décennie et demie. Et pourtant, il y a Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin et Jacques Boudet, etc., à savoir ses éternels compagnons interchangeables. Mais l’auteur a laissé tomber sa rigidité narrative (il la retrouvera très vite dans Une histoire de fou) et a brodé des variations poétiques très justes autour du personnage d’Ariane. En tout, c’est du Guédiguian qui ne ressemble pas à du Guédiguian, ô joie.

01.00 : Lady Paname de Henri Jeanson (1949), Classic
La seule tentative de Jeanson de passer de l’autre côté de la caméra n’a pas bonne réputation. Pourtant, le film est loin d’être raté. ET il permet de revoir Suzy Delair en majesté, une Suzy Delair qui va fêter ses 100 ans le 31 décembre, alors que personne ne pense plus à elle.

Jeudi 1er décembre 2016

20.40 : L’Été des Lip de Dominique Ladoge (2010), Histoire
Il n’y a donc pas eu seulement des documentaires sur l’épopée des ouvriers de Lip (comme le magnifique film de Christian Rouaud), mais des fictions. On ne connaît pas ce téléfilm, mais le sujet est tellement intéressant…

20.40 : El Gringo de Silvio Narizzano (1968), Paramount Channel
Malgré le titre et le nom de l’auteur, il ne s’agit pas d’un western à l’italienne. Le réalisateur est canadien, le titre original est Blue et le film est interprété par Terence Stamp (égal à lui-même), Karl Malden et Joanna Pettet (découverte dans Le Groupe, ce chef-d’œuvre de Lumet). Et comme il n’y a rien de notable sur le bouquet OCS, entre Belphégor et Cent mille dollars au soleil, on peut s’attarder devant ce western assez rare.

20.45 : c’est la disette sur le bouquet Ciné+.

Après des soirées où l’on ne sait où donner du regard, c’est aujourd’hui le grand vide, sauf à revoir Le Stratège (Émotion) ou Nimitz, retour vers l’enfer (sur TCM), chacun copieusement programmé. Ou, pour les amateurs un peu pervers, La Valise (Lautner, 1973, Famiz) ou Garou-Garou (Jean Boyer, 1950, Classic), qui ne sont pas vraiment les sommets de leurs auteurs.

Et comme la seconde partie de soirée est du même tonneau, on peut aller au cinéma ou profiter du coffret DVD Roy Andersson qui vient de sortir et permet de revoir A Swedish Love Story, son charmant premier film.

Vendredi 2 décembre 2016

20.40 : Danger : Diabolik de Mario Bava (1968), Paramount Channel
"Une petite perle (noire), dont on se souvient avec émotion, sans l’avoir revu depuis la sortie française. Bava à son meilleur, Marisa Mell nue sous une pluie de dollars, John Phillip Law en ange maléfique. La BD (pour adultes, format livre de poche) était déjà délirante, le cinéaste en rajoute abondamment." (note du 27 juillet 2016)

20.40 : Le Bouffon du roi de Melvin Frank & Norman Panama (1956), OCS Géants
Entre 1945 et 1960, et même au-delà, Danny Kaye fut une des stars du show américain et ses films firent se tordre les foules, même s’il n’en a tournés qu’une quinzaine. Comment tiennent aujourd’hui La Vie secrète de Walter Mitty (Mc Leod) ou Si bémol et fa dièse (Hawks) ? Après celui-ci, effectivement drôle, on aimerait revoir Un grain de folie ou Le Fou du cirque.

20.45 : La Poudre à prout du professeur Séraphin d’Arlid Frohlich (2014), Famiz
Pas vu, mais manifestement destiné à faire rire les petits enfants (une poudre qui fait péter et envoie dans les airs) et les raffinés rabelaisiens qui connaissent par cœur la liste des multiples torche-culs énumérés par Gargantua.

20.45 : The Player de Robert Altman (1992), Club
Déjà passé le 27 juillet 2016, mais un film d’Altman, même archivu, ne se refuse jamais. Et c’est peut-être le meilleur film de Tim Robbins.

20.45 : Commencez la Révolution sans nous de Bud Yorkin (1970), Classic
On avait complètement oublié ce film, pourtant mémorable. Le scénario est pas mal délirant - une histoire de jumeaux échangés à leur naissance, l’argument n’est pas neuf et a resservi… - et surtout les acteurs sont très à l’aise dans le comique décalé : Gene Wilder était alors une vedette, Victor Spinetti avait joué dans les films de Lester avec les Beatles et Hugh Griffith est le plus caricatural Louis XVI jamais apparu sur un écran. À partir du moment où on admet que Donald Sutherland et Gene Wilder sont des jumeaux, tout est possible.

23.35 : Le sable était rouge de Cornel Wilde (1967), TCM
Très représentatif du style de Wilde réalisateur : violent, sec, saignant, d’un réalisme sans failles. La guerre du Pacifique comme si on y était, avec des travellings latéraux de toute beauté.

01.15 : La Rivière de nos amours d’André De Toth (1955), TCM
Sans avoir vu le programme mensuel de la chaîne, on subodore qu’il y de l’hommage à Kirk Douglas là-dessous (on vérifiera la semaine prochaine). 100 ans le 9 décembre 2016, ça se fête. Et il y aurait de quoi tenir plusieurs mois avec les films qu’il a tournés - et sans beaucoup de déchet. Commencer par ce western bucolique - ah, le bain avec Elsa Martinelli ! - n’est pas une mauvaise idée.

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