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Semaine télé du 3 au 9 décembre 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 2 décembre 2016

Samedi 3 décembre 2016

20.40 : Rencontres à Elizabethtown de Cameron Crowe (2005), Paramount Channel
On est prêt à beaucoup pardonner à Cameron Crowe, en raison du livre d’entretiens qu’il a fait avec Billy Wilder et pour sa connaissance sans failles de l’œuvre de Dylan. Pas quand il sombre dans la guimauve (Vanilla Sky), certes, mais Singles et Jerry Maguire valaient le déplacement. Ce soir, c’est le feelgood movie du samedi, tout à fait ingurgitable, grâce à Orlando Bloom et Kirsten Dunst. Mais depuis, on a un peu perdu de vue le cinéaste.

20.40 : 7 psychopathes de Martin McDonagh (2012), OCS Choc
Pour ceux qui ne l’ont pas vu lors de son passage le 31 août 2016, présence conseillée devant l’écran. On reprend : "Après son excellent Bons baisers de Bruges, McDonagh signe un astucieux polar, une des meilleures histoires de scénariste en panne que l’on connaisse. Les psychopathes chargés de le remettre sur la bonne route ? Sam Rockwell, Christopher Walken, Woody Harrelson, Tom Waits. Que du beau monde."

20.45 : Antwone Fisher de Denzel Washington (2003), Émotion
Le premier des trois films réalisés par l’acteur - et le seul qui nous soit parvenu. Une histoire vraie, scénarisée par son protagoniste, que Washington filme avec honnêteté (et interprète idem : c’est le vrai successeur de Sidney Poitier).

20.45 : La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan (1969), Classic
Surprise : aucun film de la cinéaste programmé depuis plus de deux ans ! Il faut dire que tous ne méritaient pas d’être revus, Charles et Lucie, par exemple. Mais il y avait des choses intrigantes dans Néa (1976). Rien certes qui égale ce premier film, un des plus toniques enfants de mai 68, qui éclata aux yeux du public comme un défi : affirmation du désir libéré, jeu de massacre contre les notables, insolence ravageuse. Un régal de mauvais esprit - presque un demi-siècle plus tard, ce brûlot fonctionne-t-il encore ? À vérifier. Mais les cibles sont encore debout.

22.30 : Nelly Kaplan, l’œil, la plume, le destin de Matthieu Duboscq (2015), Classic
Inconnu, mais fait pour compléter la soirée. On espère, au vu du titre, que le doc insiste sur l’œuvre écrite de NK : tous ses contes publiés sous le nom de Belen, au début des années 60, sont délectables.

23.20 : Papa, les petits bateaux de Nelly Kaplan (1971), Classic
Le deuxième film de la réalisatrice se place quelques crans en dessous de sa Fiancée. Mais c’est une rareté et il offre l’occasion d’un bon numéro de Michel Bouquet - dommage que Sheila White, l’héroïne, soit si peu supportable.

22.20 : Gremlins de Joe Dante (1984), TCM
Note du 6 mars 2016 : "Le film a connu un énorme succès et il le méritait : la petite ville emblématique de l’Amérique profonde envahie par une armée de bestioles, qui à chaque multiplication deviennent de plus en plus dangereuses, est une vieille idée de SF. Mais la trouvaille est de partir de mignonnes peluches pour aboutir à des monstres voraces, Dr. Mogwaï et Mr. Gremlin. En outre, le film est drôle."

00.15 : Les Ensorcelés de Vincente Minnelli (1952), TCM
Un, parmi d’autres, des chefs-d’œuvre de Minnelli, superbe portrait d’un producteur, entre amour et haine successifs de ses divers partenaires, acteur, réalisateur, scénariste. Portrait à facettes dans lequel alternent the bad and the beautiful, pour reprendre le titre original. Kirk est magnifique, mais toux ceux qui l’aiment et l’affrontent, Gloria Grahame, Lana Turner, Walter Pidgeon, Dick Powell, Barry Sullivan, également. Cinq Oscars à la clé.

Dimanche 4 décembre 2016

20.40 : L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel (1979), OCS Géants
Comme il n’y a quasiment rien à voir à la même heure sur le bouquet OCS, on peut retrouver une nouvelle fois Clint Eastwood dans sa cellule, dans cette prison d’où on ne s’évade jamais. Mais ce serait bien mal connaître Frank Morris, le roi de la cavale. On redécouvre avec plaisir Patrcik McGoohan, ex-prisonnier de l’inoubliable série des années 60.

20.45 : La Chambre bleue de Mathieu Amalric (2014), Arte
Amalric a joué le jeu, adaptant Simenon sans point de vue "auteuriste", comme on a vu bien des cinéastes le faire. Résultat : une réussite, restituant l’univers poisseux (même dans la province française) du romancier. L’intrigue policière est bien menée, mais ce sont les scènes d’amour dans la chambre du titre qui importent. Amalric est égal à lui-même, mais c’est Stéphanie Cléau la grande découverte.

20.45 : La Cité sans voiles de Jules Dassin (1948), Classic
La plus belle période pour le réalisateur, entre Les Démons de la liberté (1947) et Les Forbans de la nuit (1950). Le film a été tourné au ras des trottoirs de New York, ce qui donne à l’enquête un aspect quasi documentaire, accentué par l’emploi d’acteurs sans renom, Barry Fitzgerald et Don Taylor. Le scénariste, Albert Maltz, se retrouvera bientôt incarcéré par les sbires de McCarthy, tandis que Dassin se réfugiera en Europe.

21.00 : La Vérité ou presque de Sam Karmann (2007), Polar
C’est comme ça, on aime bien les trop peu nombreux films de Karmann, depuis Kennedy et moi (1999). Il s’agit ici de son dernier (neuf ans déjà !). On ne se souvient pas tellement de l’aspect polar de l’histoire, surtout de l’atmosphère provinciale bien rendue, entre cet écrivain en panne (Dussolier) et la réalisatrice télé (Karin Viard).

00.25 : L’Envers du paradis d’Edmond T. Gréville (1953), France 3
ETG enfin ! (T. comme "Tendre avec les dames", selon le réalisateur, en réalité "Thonger", patronyme paternel). C’est l’un des grands outsiders du cinéma français, suivi par une secte d’admirateurs, Tavernier en tête. Personnalité hors norme, dont aucun film n’est totalement réussi mais aucun indifférent. Son premier titre, Le Train des suicidés (1931), fait avec des bouts de ficelle, est remarquable, Remous (1933) est le seul film des années 30 à parler de désir sexuel sans périphrases, Menaces (1939), improvisé au fil des jours, résonne de la guerre qui approche. Deux raisons de voir L’Envers du paradis : Erich von Stroheim, dans un de ses meilleurs rôles des années 50, et Etchika Choureau, qui passa comme un éclair sur nos écrans.

00.50 : Terre de volupté de Sidney Franklin (1929), TCM
Où est passé Kirk ? On ne se plaindra pas trop, puisqu’il est remplacé par Garbo, dans un de ses derniers muets, assez rare, même s’il est passé lors de l’hommage à Greta de mai dernier. Mais une rétrospective est une rétrospective !

Lundi 5 décembre 2016

20.40 : Bopha ! de Morgan Freeman (1993), Paramount Channel
Première et dernière incursion de l’acteur derrière la caméra (excepté deux épisodes d’une série télé) et c’est dommage, car il allie sincérité et maîtrise - et une direction d’acteurs précise : c’est Danny Glover qui interprète le rôle que Freeman aurait pu interpréter. Un flic noir sous l’apartheid, pas simple.

20.45 : Whiplash de Damien Chazelle (2014), Club
Le jazz, la batterie, le Conservatoire de New York, un jeune qui veut devenir Buddy Rich, un professeur tortionnaire, l’ambition, le sadisme, la haine : un premier film chargé qui fit sensation à la Quinzaine cannoise. Chazelle, 31 ans, n’a pas fini de nous étonner - on attend son La La Land, primé à Venise cette année 2016.

20.45 : Les Chemins de la gloire de Howard Hawks (1936), Classic
Pas très connu, ce film de Hawks. Il faut dire qu’il arrivait tard, bien après À l’Ouest rien de nouveau, Les Croix de bois et Verdun, visions d’histoire et qu’il n’a pas laissé grand trace. La guerre de 14 vue par Hollywood vingt ans après, même avec Fredric March et Lionel Barrymore, ce n’était plus ça. Mais le film est rare.

22.35 : La Chance d’être femme d’Alessandro Blasetti (1956), OCS Géants
Déjà passé en août 2016, c’est-à-dire que personne ne l’a vu. Et qu’il mérite de l’être, car il s’agit d’une des rencontres Mastroianni-Loren parmi les moins connues. Blasetti était un cinéaste pas du tout négligeable, dont il faudrait ranimer le souvenir.

00.35 : La Vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vincente Minnelli (1956), TCM
Minnelli est un esthète et collectionneur, il connaît sa vie de Vincent sur le bout des doigts, il a l’intelligence et la culture. Mais son film achoppe sur le même problème que tous les biopics sur les peintres, qui ne peuvent que montrer, sans que l’on saisisse la création du tableau ; et ce n’est pas la faute de Minnelli, de Pialat, de Leigh si l’on reste extérieur. À part ça, Kirk fait un Van Gogh très puissant et Anthony Quinn un Gauguin crédible.

Mardi 6 décembre 2016

20.40 : The Dresser de Richard Eyre (2015), OCS City
Téléfilm anglais inédit. Mais le seul générique est excitant : un affrontement entre Ian McKellen et Anthony Hopkins, arbitré par Emily Watson, on est preneur.

20.40 : La Revanche d’Ali-Baba de Will Jason (1952), OCS Géants
La découverte du soir ? Avouons que nous n’avons jamais vu un film de Will Jason, parmi la vingtaine qu’il a tournés, et que si Paul Henreid est un acteur en qui on a confiance, on est curieux de voir Philip Van Zandt, troisième rôle régulier (250 films au compteur) incarner, à 50 ans, le fringant Ali-Baba. De toutes façons, une rareté, comme la chaîne en est prodigue.

20.45 : Gerry de Gus Van Sant (2002), Club
Oui, déjà passé, mais il n’y a presque rien à voir ce soir. Note du 27 mai 2016 : "L’auteur n’a pas fait beaucoup de concessions : le film est d’une extrême radicalité. Deux acteurs (Casey Affleck et Matt Damon, également scénaristes), tous deux prénommés Gerry, seuls dans le désert californien durant 103 minutes, il y aurait de quoi craquer. Eh bien non, ça passe très bien (le film n’est sorti ici qu’en 2004, après la palme d’or attribuée à Elephant.)"

20.45 : La Loi de la prairie de Robert Wise (1956), Classic
L’univers du western n’est pas vraiment familier au cinéaste. Ni Ciel rouge (1948), ni Les Rebelles de Fort Thorn (1950) ne nous ont laissé de grands souvenirs, malgré Mitchum et Cotten. Ici, c’est James Cagney qui fait le travail, en éleveur droit dans ses bottes. Comme il a toujours été capable de porter un film sur les épaules, on admire - tout en s’étonnant qu’Irene Papas ait échoué au Colorado. Pour les amateurs du grand Vic Morrow, son deuxième film, tout de suite après Graine de violence.

22.25 : De l’autre côté de Fatih Akin (2007), OCS City
Encore un titre déjà passé il y a six mois, mais le film vaut plusieurs visions."Peut-être le meilleur film d’Akin, en tout cas son scénario le plus achevé : les croisements aléatoires (mais pas tant que ça) de ses personnages entre l’Allemagne et la Turquie sont extrêmement bien ficelés." (note du 10 mai 2016).

00.15 : Ulysse de Mario Camerini (1954), TCM
Le péplum n’était pas encore à la mode, mais le succès de La Tunique, le premier film en Scope, l’année précédente, avait donné aux producteurs italiens l’idée de relancer le genre (qu’ils avaient inventé avec Cabiria en 1913). Avec des vedettes US, Kirk, Anthony Quinn, des seconds rôles français (Sylvie) et des bombes italiennes (Silvana Mangano, Rossana Podesta). D’où ce mélange bizarre mais pas déplaisant (avec un Cyclope assez réussi), Camerini ayant, depuis trente ans, abordé sans barguigner tous les genres avec tous les styles.

Mercredi 7 décembre 2016

20.40 : Iwo Jima d’Allan Dwan (1949), Paramount Channel
Tous les six mois, la chaîne répète ses programmes. Au moins ce soir, le film en vaut la peine. "Les films de Dwan sont trop rares sur les chaînes pour qu’on néglige celui-ci, même si on préfère les westerns d’AD à ses films guerriers. Mais Sands of Iwo Jima est sans bavures, dépourvu d’accents patriotiques ("l’effort de guerre" était déjà du passé). Et John Wayne avait encore l’âge d’incarner un sergent de choc crédible." (note du 13 avril 2016).

20.40 : La 5e Vague de Jonathan Blakeson (2016), OCS Max
Faute d’avoir vu cette DF apocalyptique - invasion de la Terre par des Aliens, forcément malivoles -, on ne peut la conseiller qu’aux amateurs de Chloë Grace Moretz, qui n’en finit pas de nous surprendre.

20.40 : Obsession fatale de Jonathan Kaplan (1992), OCS Choc
L’éventail est complet sur le bouquet : un film de SF, un mélo (Le Rôle de ma vie, Zach Braff, 2014), un western (Les Aventures du capitaine Wyatt, Raoul Walsh, 1951), un polar. Ce dernier est regardable, même si l’auteur ne nous a pas toujours convaincus, à cause de Kurt Russell et de Ray Liotta.

20.45 : Gilda de Charles Vidor (1946), Classic
Le plus étonnant dans le film, ce n’est pas la fascination que l’on peut éprouver pour Rita, la beauté du numéro Put the Blame on Me, la solidité d’un scénario dans la belle tradition, c’est de relire les critiques d’époque. Alexandre Astruc, par exemple : "Gilda se refuse à l’analyse. Par quelque bout que l’on entreprenne le calcul, on aboutit à zéro." (L’Écran français n° 101)

20.45 : La Prisonnière du désert de John Ford (1956)
Encore une surprise : le film n’a jamais été programmé depuis plus de deux ans, alors que Ford est toujours présent, avec des titres moins nécessaires. On n’est pas fanatique du Maître, qui a tout de même souvent travaillé en roue libre, avec suffisamment de métier pour faire passer l’essentiel. Mais la saga du 7e de cavalerie ne nous a jamais transportés (à la différence de bien d’autres de ses films). Ici, rien à dire. Wayne est parfait, Nathalie Wood remarquable, la mise en scène statique tout à fait adaptée, avec des éclairs (le fameux dernier plan).

00.20 : Le Gouffre aux chimères de Billy Wilder (1951), TCM
Pour achever la soirée Kirk D. - le fim de 22.40, "Nimitz, retour vers l’enfer" (Don Taylor, 1980) est très astucieux, mais après cinq passages en un an, ses astuces finissent pas ne plus surprendre. En revanche, celui-ci est une perle, d’un cynisme et d’une méchanceté tout à fait réjouissants, spécifiquement wildériens. Kirk interprète un journaliste vautour avec la force qu’il affichait dans ses rôles de salaud ambigu, chez Milestone ou Minnelli.

Jeudi 8 décembre 2016

20.40 : Dreamgirls de Bill Condon (2006), OCS Max
Malgré ses deux épisodes de Twilight, Condon est un cinéaste intéressant - voir son film sur James Whale, Gods and Monsters (1998). Ici, il a su restituer l’époque - et surtout le son - de la Motown, à travers l’histoire des Dreamettes, version transparente des Supremes, et Beyoncé fait une Diana Ross très présentable.

C’est l’embarras ce soir sur le bouquet Ciné+, car presque tout est notable, même si pas toujours inédit, hélas

20.45 : A Most Violent Year de J.C. Chandor (2014), Premier
Passé il y a moins d’un moins (le 13 novembre 2016), mais c’est tellement bien…

20.45 : Sunshine de Danny Boyle (2007), Frisson
On n’est pas toujours emballé par les films de DB, souvent même irrité. Mais parfois, ça marche, même lorsque le genre abordé n’est pas vraiment celui qu’il pratique habituellement (et c’est peut-être pour ça). Alors on le suit dans cette SF de fin du monde - dynamiter le Soleil, pourquoi pas ? -, d’autant qu’il y a Cillian Murphy et Michelle Yeoh.

20.45 : Et au milieu coule une rivière de Robert Redford (1992), Émotion
De loin le plus beau film de Redford réalisateur. Il a su adapter le court roman nostalgique et méditatif de Norman Maclean, et en faire une ode à la pêche à la mouche capable de passionner les plus étrangers à ce sport. C’est ici qu’on a réellement découvert Brad Pitt, simplement remarqué jusqu’alors. Un seul Oscar (pour la photo de Philippe Rousselot), mais il en aurait pu en décrocher plus.

20.45 : L’Ombre des femmes de Philippe Garrel (2015), Club
Déjà passé le 28 mars 2016, mais pour une fois qu’un des films de Garrel est supportable, on ne doit pas hésiter à en profiter.

20.45 : The Bigamist d’Ida Lupino (1953), Classic
Le dernier grand film de la cinéaste (certes, après des séries télé, elle reviendra au cinéma en 1966, mais on peut passer sur Le Dortoir des anges). La double vie n’avait pas encore été traitée - les maîtresses cachées à la Back Street, oui, mais pas les doubles familles à distance - et Edmond O’Brien, pas si méchant que ça, écartelé entre Joan Fontaine et Ida Lupino, est excellent, comme il l’a toujours été.

20.45 : Les Vikings de Richard Fleischer (1958), TCM
Passé quatre ou cinq fois en deux ans, mais quand on aime, on ne compte pas. Même au bout de dix visions, la beauté du spectacle est aussi éclatante, la violence des situations aussi étonnante et les morceaux de bravoure aussi éblouissants. Game of Thrones n’a rien inventé.

22.15 : Guilty of Romance de Sono Sion (2011), FX
Oui, encore en VO, pour ceux qui n’ont pas pu le voir sur cette même chaîne le 17 septembre 2016. On attend toujours que les distributeurs s’intéressent à la quarantaine de films de Sion toujours inédits.

22.20 : Who ? de Jack Gold (1973), Polar
On ne sait rien de ce film, excepté ses vedettes, Elliot Gould et Trevor Howard. L’œuvre de Gold n’a pas beaucoup marqué notre mémoire, sauf peut-être La Grande Menace, avec Burton et Ventura. Mais un film en VO sur Polar est toujours une découverte.

22.40 : Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957), TCM
La chaîne fête l’anniversaire de Kirk, avec un jour d’avance. Donc, série de titres inoubliables : après le film de Fleischer, celui de Kubrick, suivi de celui d’Andrew V. McLaglen (La Route de l’Ouest, 1967, 00.05 - on peut aller souper), puis, rebelote, des Ensorcelés de Minnelli (02.05), puis de Histoire de détectives de Wyler (1951), à 04.05 - on espère que ce dernier sera reprogrammé.

Vendredi 9 septembre 2016

20.40 : Le Dernier Train de Gun Hill de John Sturges (1958), Paramount Channel
Paramount veut aussi fêter le centenaire, avec deux westerns impeccables, car tous deux signés Sturges, et un drame social, signé Ritt. Le premier est moins souvent programmé ce qui est dommage, car Douglas, en chasse pour venger le viol et le meurtre de sa femme, une Indienne, est superbe - et il y a Anthony Quinn et Carolyn Jones.

20.40 : Millionnaire de cinq sous de Melville Shavelson (1959), OCS Géants
Avouons une tendresse irraisonnée pour cette biographie de Red Nichols, trompettiste de jazz qui, dans la catégorie des Blancs, n’arrivait pas à la cheville de Bix Beiderbecke. À cause de Danny Kaye, peut-être, mais surtout de Louis Armstrong, pour une fois bien traité dans un film, et pas seulement comme une attaction.

20.45 : Bancs publics (Versailles Rive Droite) de Bruno Podalydès (2009), Club
L’auteur suit une route singulière dans le cinéma mainstream, sans compromis (même ses versions de Gaston Leroux sortaient de la tradition), sans toujours convaincre, malgré ses efforts (Adieu Berthe nous avait laissé perplexes). On aimerait aimer certains tant ils sont sympathiques (Comme un avion, par ex.) Mais il touche parfois juste, comme Liberté Oléron ou ce film-ci, tentative unanimiste gonflée et réussie.

20.45 : Les Douze Salopards de Robert Aldrich (1967), TCM
Pour mémoire, car tout de même beaucoup vu. Mais les performances d’acteurs demeurent - Marvin, Borgnine, Ryan, Cassavetes, Bronson, Sutherland, Kennedy, Meeker, Brown Jaeckel : on a rarement réuni autant de méchants.

22.25 : Règlements de comptes à OK Corral de John Sturges (1957), Paramount Channel
Archi vu, mais c’est la version de la fusillade de Tombstone que l’on préfère, même si ce n’est pas la plus historiquement juste. Pour Kirk, certes, mais également pour Burt Lancaster, et Sturges a rassemblé une troupe de sales gueules dignes des salopards d’Aldrich - John Ireland, Dennis Hopper, Ted de Corsia, Lee Van Cleef, Jack Elam, Lyle Bettger.

22.25 : No Direction Home : Bob Dylan de Martin Scorsese (2005), Arte
La chaîne avait certainement prévu que le film marquerait la date de remise du prix Nobel 2016 à Dylan, mais c’est raté, puisque Bob n’ira pas à Stockholm. On aurait préféré Renaldo et Clara dont la version longue demeure inacessible par des voies légales, on se contentera du doc, par ailleurs excellent, de Scorsese. Film bizarrement fait, puisque le cinéaste n’a jamais rencontré le chanteur, tous les entretiens (passionnants) ayant été fournis par Jef Rosen, son factotum. Scorsese a dû se contenter de choisir parmi les centaines d’heures de documents filmés sur les cinq premieres années de la carrière. Ça dure 210 minutes, cela aurait pu durer le double sans que l’on s’en lasse. Le film a été également édité en DVD, avec des bonus remarquables.

22.40 : Vacances à Venise de David Lean (1955), OCS Géants
Comment résister, un 9 décembre, à une promenade ensoleillée dans la Venise des années 50 ? La touriste américaine et le bellâtre italien, clichés ? Oui. Et alors ?

00.40 : Les Frères siciliens de Martin Ritt (1968), Paramount Channel
Même en fouillant très loin, on ne retrouve pas un seul plan de ce film (la photo était cependant signée Boris Kaufman), sinon l’intrigue - histoire de mafia, et l’impossibilité d’y échapper quand on fait partie de la "famille". Pourtant, avec Kirk et Irene Papas, on devrait s’en souvenir. À vérifier, donc.

00.50 : Première victoire d’Otto Preminger (1965), TCM
On s’est promis de noter tous les films de Kirk. C’est fait. Mais celui-ci fait partie de ceux qu’on n’a pas envie de revoir.

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