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Semaine télé du 4 au 10 février 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 3 février 2017

Samedi 4 février 2017

20.40 : Le Gang de Jacques Deray (1977), OCS Géants
Pour vérifier comment les quarante années écoulées ont agi sur le film (celui-ci et les autres polars de l’époque, signés Lautner et Cie) : la patine du temps a-t-elle gommé les défauts (l’interprétation de Delon, identique d’un film à l’autre, la convention du livre de Roger Borniche) ? En tout cas, retrouver la bien oubliée Nicole Calfan n’est pas négligeable.

20.45 : L’Enlèvement de Pieter Jan Brugge (2004), Émotion
"Unique film, pour l’instant, de ce producteur, qui a réussi à rassembler un trio classieux - Robert Redford, Willem Dafoe, Helen Mirren - sur un scénario astucieux, signé Justin Haythe. Il faut dire qu’après avoir produit Pakula et Michael Mann, PJB avait de bons modèles." (note du 6 août 2016)

20.45 : Peter’s Friends de Kenneth Branagh (1992), Club
"C’est grâce à ce film que nous avons découvert Branagh réalisateur, et surtout la bande d’acteurs qui l’entouraient : Emma Thompson, Stephen Fry - et même Hugh Laurie, pas encore Dr. House, notre médecin préféré." (note du 21 mai 2016)

20.45 : Scum d’Alan Clarke (1979), Classic
Enfin un passage sur le câble de ce film (remake d’un téléfilm signé par le même Clarke), remarquable portrait d’un ado violent dans l’Angleterre des années 80 - remarquable comme tout ce qu’a réalisé ce télécinéaste (on peut aussi trouver ses films en DVD chez Potemkin) dont Gus Van Sant s’est largement inspiré (c’est un euphémisme) pour Elephant.

22.20 : Le Colosse de Rhodes de Sergio Leone (1961), Classic
Bien fin qui aurait pu deviner, après ce péplum international (Georges Marchal, Lea Massari, Rory Calhoun), que son réalisateur allait faire la carrière que l’on sait. La statue du titre, merveille du monde antique, s’effondre à la fin avec beaucoup de classe, mais le film ne tranchait guère à l’époque sur ses contemporains, Bataille de Marathon ou Sodome et Gomorrhe. À revoir avec le recul.

22.20 : Liés par le sang de Terence Young (1979), Paramount Channel
Pour les raffinés. Le film est un ratage à peu près complet, mais affiche la distribution la plus étonnante qui soit : on voit surgir au fil des séquences, si l’on parvient à s’accrocher, Romy Schneider, Ben Gazzara, Maurice Ronet, Audrey Hepburn, Omar Sharif, Irene Papas, James Mason (et même Michelle Phillips, ancienne chanteuse des Mamas and Papas), tous surpris d’être là et se demandant ce qu’ils doivent faire.

22.25 : Good Behavior, saison 1, ép. 3 et 4, OCS Max
Les nostalgiques de Downton Abbey se doivent d’y jeter un œil : Michelle Dockery, l’inoubliable lady Mary de Grantham, s’y reconvertit en voleuse à la tire, compagne contrainte d’un tueur à gages. Adieu les beaux atours, mais l’actrice n’a rien perdu de son éclat.

00.20 : Mary Stuart de John Ford (1936), TCM
Après découverte des titres de "l’intégrale Katharine Hepburn", on ne peut que féliciter TCM du choix effectué, car les films, pour la plupart, font partie des moins connus de la filmographie de l’actrice et sont signés par des cinéastes sans renom, Richard Wallace, Lowell Sherman ou Phillip Moeller. Et lorsqu’ils sont célèbres, comme ce soir, il s’agit d’un titre pas souvent programmé. De toutes façons, pendant toutes les soirées du mois, le détour par la case Hepburn sera obligatoire.

Dimanche 5 février 2017

20.40 : Moll Flanders ou les mémoires d’une courtisane de Pen Densham (1997), Paramount Channel
Version inconnue du roman de Daniel Defoe. Robin Wright était-elle la meilleure interprète pour le rôle ? On garde un souvenir flamboyant de Kim Novak dans la version de Terence Young (1965) - mais l’ex-Mrs Penn est une actrice bien plus complète et on est curieux de découvrir le produit.

20.40 : L’Enfer du dimanche d’Oliver Stone (1999), OCS Max
À peu près incompréhensible si l’on ne connaît pas les arcanes du football américain et c’est très long (155 mn). Mais Al Pacino, perdu au milieu de sportifs trois fois plus grands que lui, parvient à nous faire croire qu’il a été entraîneur toute sa vie.

20.40 : Gunga Din de George Stevens (1939), OCS Géants
Puisque ce réalisateur, trop longtemps considéré comme un Delannoy hollywoodien, revient sur le devant de la scène, profitons-en (plusieurs de ses films avec K. Hepburn passeront en février sur TCM). Kipling, l’Inde et ses militaires britanniques, les lanciers, du Bengale et d’ailleurs, les rebelles, les éléphants, toute une époque.
Encore une soirée sinistrée sur le bouquet Ciné+, où le seul film qui ne soit pas usé par de multiples passages au cours des dernières semaines est un Hitchcock, pas vraiment une découverte…

20.45 : Soupçons d’Alfred Hitchcock (1941), Classic
Si on ne l’a pas déjà vu dix fois, on peut consacrer 95 mn aux aventures de Joan Fontaine et de son époux ambigu Cary Grant. On peut aussi, à la place, lire le roman original de Francis Iles, Préméditation, excellent et dont la fin n’est pas celle du film. Et enchaîner avec Complicité, l’autre roman de F. Iles, également disponible, plutôt que de revoir L’Auberge de la Jamaïque, autre film d’Hitchocock, à 23.40, sur la même chaîne.

00.40 : La Folle de Chaillot de Bryan Forbes (1969), TCM
Déjà passé le 11 novembre 2016, lors de l’intégrale Yul Brynner. Mais celui-ci n’y était que de passage, alors que KH occupe l’écran de bout en bout, comme Marguerite Moreno sur scène en 1945, dans la mise en scène de Jouvet (bonne occasion pour se replonger dans la biographie de MM par Raymond Chirat).

Lundi 6 février 2017

20.40 : À perdre la raison de Joachim Lafosse (2012), OCS Choc
Note du 2 mars 2016 : "Certes, Les Chevaliers blancs est tristement raté, mais jusque-là, Lafosse avait tourné plusieurs films notables, dont celui-ci, qui conte la lente mise sous dépendance d’un couple par un troisième personnage. Les rapports Niels Arestrup-Tahar Rahim semblent dans la continuité de Un prophète, ce qui gêne un peu, mais Émilie Dequenne est remarquable."

20.40 : Le Repos du guerrier de Roger Vadim (1962), OCS Géants
On ne se souvient pas d’avoir vu ce film reprogrammé en salle depuis sa sortie, ce qui ne surprend pas, vu l’accueil, critique et public, qu’il avait eu alors. Le roman de Christiane Rochefort était pourtant plaisant. Mais si Bardot était en majesté (c’était sa période la plus éblouissante), Robert Hossein était un handicap, comme souvent. On peut aujourd’hui se rabattre sur les seconds rôles qui deviendront bientôt des premiers, Michel Serrault, Macha Méryl, Jean Lefebvre

20.45 : Lamb de Yared Zekele (2015), Club
Pour ceux qui l’ont raté lors de son passage sur Sundance TV le 19 décembre 2016. Un film éthiopien de ce niveau, on n’en avait pas vu depuis La Moisson de 3000 ans de Haïlé Guerima, en 1976.

20.45 : L’Homme de Berlin de Carol Reed (1953), Classic
La soirée est dédiée à Carol Reed et c’est très bien, même si plutôt que Le Troisième Homme, à 22.25, on aurait préféré un titre moins célèbre, comme Sous le regard des étoiles ou L’Enfant et la licorne, l’un et l’autre savoureux. Mais ce film, tourné dans un Berlin de 1953 encore marqué, est un beau véhicule pour James Mason et Hildegarde Knef (et accessoirement Claire Bloom, fraîche sortie de Limelight).

21.00 : L’Iceberg de Dominique Abel, Fiona Gordon & Bruno Romy (2005), TV5
Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’humour décalé du trio (trois réalisateurs, dont deux acteurs, Abel & Gordon), c’est bien de commencer par leur première œuvre, non la plus maîtrisée mais la plus surprenante, par sa fraîcheur et sa naïveté bien calculée. En attendant leur dernier, Paris pieds nus, bientôt visible en salles, tout à fait réjouissant (on y verra pour l’ultime fois Emmanuelle Riva).

22.40 : Black Coal de Diao Yi’nan (2014), Arte
Un polar chinois, pourquoi pas ? Jia Zhangke, avec A Touch of Sin a montré le chemin. On n’en est pas encore au stade de Johnnie To ou de Park Chan-wook, mais il n’y a pas de raisons pour que les cinéastes de la septième génération ne l’atteignent pas bientôt.

01.30 : The Little Minister de Richard Wallace (1934), TCM
Dommage d’avoir relegué Hepburn à une heure aussi tardive, après un Alamo interminable. Le film était déjà passé le 5 août 2015, dans le cadre de l’hommage à la RKO. Petit budget, acteurs sans gloire (John Beal) mais solide (Donald Crisp) : une friandise. Et KH, comme dit IMDB est "radiant, charmingly quirky et more emotionaly expressive than a dozen Garbos"…

Mardi 7 février 2017

20.40 : Good Behavior, saison 1, ép. 5 et 6, OCS Max
Si l’on a aimé Michelle Dockery en blonde, on peut continuer à suivre ses mésaventures en moderne Bonnie Parker.

20.40 : La Route de Salina de Georges Lautner (1970), OCS Géants
Un des derniers "grands" films de Lautner, en tout cas, un de ses plus ambitieux. Le film tomba à plat, car ce n’était ni un pastiche ni une parodie et le public ne se retrouva pas dans cette histoire pas mal sombre, malgré le paysage mexicain (en réalité, Lanzarote). Ce fut l’antépénultième film de Rita Hayworth, déjà assez fatiguée, et le deuxième en France de Mimsy Farmer, elle tout à fait en forme.

20.45 : Piège de cristal de John McTiernan (1988), Frisson
Trente ans (presque) déjà, les terroristes étaient encore une invention de scénaristes, Bruce Willis avait tous ses cheveux et McTiernan était déjà lui-même. Le film a-t-il conservé toute sa force ? On a tellement vu plus violemment efficace depuis…

20.45 : Larry Flint de Milos Forman (1996), Club
On ne peut pas féliciter la chaîne pour son inventivité. Le même film, à la même heure, qu’il y a quatre mois, même s’il s’agit d’un Ours d’or berlinois (un peu surestimé). Le créateur du magazine Hustler méritait-il un biopic, c’est là la question. Mais Woody Harrelson était si brillant… (comme il le fut vingt, trente fois ensuite, jusqu’à True Detective).

22.45 : Les cadavres ne portent pas de costard de Carl Reiner (1982), TCM
Parmi la vingtaine de films qu’il a réalisés, c’est le seul de Reiner (également et surtout acteur) qui nous ait marqué. Il faut dire que l’argument était astucieux et neuf à ce moment : mêler des extraits de films, une vingtaine, judicieusement choisis, à l’enquête d’un détective privé à l’ancienne. ce qui permettait à Steve Martin de dialoguer avec tous les anciens d’Hollywood, Bogart, Lancaster, Ladd, Cagney, Crawford ou Stanwyck. Gyorgy Palfi a systématisé le principe dans Final Cut en 2012, mais il y a 35 ans, c’était une trouvaille.

22.50 : Eva ne dort pas de Pablo Agüero (2015), Club
Pas vu, mais un film argentin d’un cinéaste dont on ne connaît rien, sinon un court primé à Cannes il y a dix ans, et sur un sujet aussi curieux que le devenir du cadavre d’Eva Peron, ça fait forcément envie. D’autant qu’il y a Gael Garcia Bernal et Denis Lavant au générique.

0.15 : Désirs secrets de George Stevens (1935), TCM
Juste après Sylvia Scarlet et juste avant Mary Stuart, deux échecs commerciaux, KH tourne son premier film avec Stevens (il y en aura deux autres, à voir bientôt). Le titre français est stupide - Alice Adams en VO. - car le désir qui la pousse vers Fred McMurray (pourtant pas très glamour) n’a rien de secret.

00.55 : 13 m2 de Barthélemy Grossmann (2006), Frisson
Seul long métrage de l’auteur, petit polar fait maison (Grossman est également acteur), avec quelques bouts de ficelle - les 13 mètres du titre = la superficie de la pièce où se cachent les trois lascars de Bagnolet après un braquage. Du rythme, de la justesse dans les dialogues, quelques vedettes qui passent (Lhermitte, Béjo) ; on imaginait alors que le cinéaste ferait son chemin.

Mercredi 8 février 2017

20.40 : Les Derniers Aventuriers de Lewis Gilbert (1969), Paramount Channel
Comme Liés par le sang, un film pour amateurs. En tombant dessus au hasard des changements de chaînes, sans jamais suivre un bout de la continuité, on a vu apparaître des acteurs que rien ne semblait devoir apparier, Ernest Borgnine et Candice Bergen, Charles Aznavour et Olivia de Havilland, Rossano Brazzi et Leigh Taylor-Young… Sans que chacun donne l’impression de jouer avec les autres. Surprenant. Mais long (171 mn).

20.40 : Voyage en Chine de Zoltan Meyer (2015), OCS City
A priori, on se méfie des films sur la confrontation des cultures, la découverte d’un pays autre, etc., tant ils échappent difficilement aux clichés. Est-ce dû à Yolande Moreau, qui pourtant ne fait que ce qu’elle fait d’habitude dans son éventail de caractérisation limitée ? Est-ce dû à la beauté des paysages ? Au regard attentif, dépourvu de tout attendrissement (YM vient en Chine pour en savoir plus sur la mort de son fils) ? En tout cas, on a marché.

20.45 : Cerise de Jérôme Enrico (2015), Émotion
Pas vu, mais on éprouve pour le fils Jérôme la même sympathie que l’on avait pour Robert, le père. Parce que L’Origine du monde était un film bancal mais ambitieux, que Paulette était un film immoral mais réjouissant. On demande donc à voir cette expédition dans l’Ukraine en révolte (en réalité la Bulgarie) de Zoé Adjani-Vallat (la nièce d’Isabelle).

20.45 : Her de Spike Jonze (2014), Club
La lecture de Ada, le dernier roman d’Antoine Bello, a donné encore plus de crédibilité à cette histoire de captation par l’oreille : c’est la même imprégnation du héros (Joaquim Phoenix) par la voix artificielle (celle de Scarlet Johansson) qui sort de l’ordinateur. Tout le bonheur des hommes tient dans leur imagination, comme disait le Marquis.

20.45 : Le Grand Silence de Sergio Corbucci (1968), TCM
Un des très grands westerns italiens, un des plus beaux rôles de Trintignant, pourtant muet (est-ce pour cette raison ?) et Klaus Kinski dans sa folie coutumière. Un grand film taiseux, enneigé, qui a mieux résisté au temps que les effets spectaculaires de Leone.

20.55 : Comrades de Bill Douglas (1986), Arte
Douglas, c’est Vigo : le plus grand nombre de chefs-d’œuvre dans la plus courte filmographie. Après sa trilogie de l’enfance (achat obligatoire du DVD qui regroupe My Childhood, My Ain’ Folk et My Way Home), c’est là son ultime film, aussi éblouissant dans la couleur que les précédents l’étaient dans le N&B. Du cinéma "social" comme on n’ose plus souvent en faire - et comme on n’en a pas souvent fait. Du Dorset à l’Australie, l’odyssée de paysans révoltés dans l’Angleterre de 1834. Un chef-d’œuvre, on vous dit.

22.15 : Sky de Fabienne Berthaud (2015), OCS City
On peut remercier la chaîne de ne pas se contenter du tout-venant et de présenter un jeune cinéma français dépourvu de snobisme. Ce soir, après Zoltan Meyer en Chine, découverte de Fabienne Berthaud et de son troisième film, aux USA. Ses deux titres précédents (Frankie et Pieds nus sur les limaces) offraient des rôles de choix pour Diane Kruger. Ici, on comprend qu’elle largue Gilles Lellouche et parte à l’aventure dans l’Ouest américain.

00.00 : L’Atalante de Jean Vigo (1934), Classic
No comment.

00.25 : Une femme se rebelle de Mark Sandrich (1936), TCM
On pensait le cinéaste uniquement spécialiste de la comédie musicale, un des plus habiles filmeurs des cabrioles d’Astaire et Rogers. Mais pas seulement : voir ses infirmières dans la guerre des Philippines (So Proudly We Hail, 1943). Et ce portrait d’une femme libre, qui élève un enfant hors mariage et fait la journaliste dans un magazine féminin. KH est aussi émouvante que d’habitude et Van Heflin y commence ses trente-cinq ans de carrière.

Jeudi 9 février 2017

20.40 : La Lumière d’en face de Georges Lacombe (1955), OCS Géants
Le mythe Bardot n’en était qu’au dernier stade de sa pré-fabrication, une touche de noirceur réaliste avant de retrouver des rôles de jeune écervelée, Cette sacrée gamine ou En effeuillant la marguerite. L’explosion viendra l’année suivante. Le film est intéressant, pour cette première tentative d’approfondissement du personnage. C’est glauque, comme les Verneuil ou les Grangier de l’époque, mais ça a tenu la distance.

20.45 : Ardor de Pablo Fendrik (2014)
Pas vu, mais le précédent film de Fendrik, La sangre brota, était remarquable (prix de la jeune critique à Cannes 2008). Et comme celui-ci est interprété par Gael Garcia Bernal et Alice Braga, on peut le choisir sans trop de crainte.

20.45 : Manèges d’Yves Allégret (1949), Classic
Sans doute le plus sordide des trois films réalistes d’Allégret, entre 1947 et 1949. Dédée d’Anvers et Une si jolie petite plage, malgré leur haut coefficient de tristesse, sont des romances à côté de Manèges. Blier est un pauvre type aveuglé, Signoret une garce cynique, Jane Marken une mégère sans âme. Jacques Sigurd, le scénariste, a rarement aussi loin dans la misogynie et la noirceur.

20.45 : La Fugue d’Arthur Penn (1975), TCM
Pourquoi Night Moves a-t-il été accueilli avec autant tant de froideur ? Sans doute parce qu’après Bonnie and Clyde et Little Big Man, on attendait encore plus haut, plus fort de la part de Penn. Qui a réalisé un film noir en demi-teinte, polar hors catégorie même s’il semblait en respecter les codes. Gene Hackman, James Woods sont à leur niveau, Melanie Griffith y décroche son premier vrai rôle, comme Jennifer Warren, qu’on regrette de ne pas avoir vu ensuite.

21.25 : Heimat : Chronique d’un rêve (2013), OCS City
La première partie de Heimat 4, en forme de "prequel". La déception : on sait que c’est l’avant-dernier épisode de la série, une des plus importantes de l’histoire du cinéma, et on voudrait savourer encore plus lentement ces avant-derniers instants. Un nouveau chef-d’œuvre de Reitz qui offre un regard rétrospectif sur les trente épisodes (et les cinquante heures) précédents.

01.55 : Pension d’artistes de Gregory La Cava (1937), TCM
Heure indue (tout ça pour La Porte du Paradis !), mais le film est connu, accessible en DVD.

Vendredi 10 février 2017

20.40 : Billy Elliot de Stephen Daldry (2000), OCS Max
"Pour les rares qui n’ont pas encore découvert les aventures du jeune Billy, touché par la grâce de la danse dans un milieu hostile. Encore les années Thatcher - qui ont donné naissance, comme toutes les périodes répressives, à un cinéma extrêment tonique." (note du 1er mai 2016)

20.40 : L’Armoire volante de Carlo Rim (1948), OCS Géants
Pourquoi aucun spécialiste du cinéma français ne s’est-il enccore penché sur le cas Rim (ou Carlo-Rim, selon les génériques) ? Scénariste avant-guerre pour Tourneur ou Allégret, réalisateur après-guerre d’une poignée de films plus qu’estimables (La Maison Bonnadieu ou Escalier de service), il a dû se contenter du succès public, ce qui n’est déjà pas mal. Ce soir, son premier film, assez méchamment drôle ; Fernandel y est très bon et tous les excentriques sont là (à apprécier : le trio Pauline Carton, Germaine Kerjean, Berthe Bovy).

20.45 : Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry (2004), Émotion
L’auteur est insaisissable - quel rapport entre ce film à la narration joliment compliquée, son docu sur sa tante Suzette (L’Épine dans le cœur), sa transposition (ratée) de L’Écume des jours et son film d’animation avec Noam Chomsky ? Apparemment rien, si ce n’est l’indépendance et l’appétit de filmer. Ici, la rencontre en abyme de Jim Carrey et Kate Winslet est une réussite.

21.00 : The Object of Beauty de Michael Lindsay-Hogg (1991), Sundance TV
Pour une fois que la chaîne programme un film que l’on connaît, il convient de le recommander. Non que le réalisateur soit un auteur certifié - il est surtout connu pour ses docus musicaux, dont jadis Let It Be, et c’est un de ses seuls "vrais" films -, mais le croisement de John Malkovich et d’Andie McDowell ne peut que satisfaire les aficionados de l’une et de l’autre.

22.35 : Laurence Anyways de Xavier Dolan (2012), OCS City
S’il ne fallait voir qu’un film du très envahissant prodige québécois, ce serait celui-ci, qui aurait même pu être un grand film si XD acceptait de se contrôler et de ne pas filmer en 165 mn ce qui pouvait l’être en 120 de façon autrement plus pertinente. Mais il y a quelques moments très forts, noyés dans le flux romanesque.

00.05 : Cœurs brisés de Phillip Moeller (1935), TCM
L’inconnu du soir. On sait que KH est amoureuse de Charles Boyer, chef d’orchestre célèbre, mais rien de plus, le film n’ayant pas été réédité par RKO. À découvrir.

00.10 : Échec au hold-up de Lewis Allen (1951), Paramount Channel
On aime bien ce petit-maître du film noir (et autres genres d’ailleurs), qui de La Falaise mystérieuse (1944) à Je dois tuer (1954), a signé quelques séries B agréables. De celle-ci, on se souvient qu’Alan Ladd est un flic du nom de Goddard (avec trois d !) et que Phyllis Calvert est une bonne sœur témoin d’un crime (une rareté : combien de nonnes dans les polars ?).

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