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Semaine télé du 18 au 24 février 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 17 février 2017

Samedi 18 février 2017

20.40 : Morning Glory de Roger Michell (2010), Paramount Channel
"Deux raisons d’aimer ce film : son auteur et son interprète. À condition d’aimer les autres titres de Michell, cinéaste peu considéré car il a du succès (Notting Hill), et de trouver que Rachel McAdams est une actrice aimable, tant dans les films que dans les séries TV." (note du 8 octobre 2016)

20.40 : Song for Marion de Paul Andrew Williams (2012), OCS Max
Pas vu, ni rien d’autre de l’auteur. Mais on va faire confiance aux acteurs : ni Vanessa Redgrave ni Terence Stamp ne nous ont jamais déçus (enfin pas souvent). En prime, Gemma Aterton, cinquante ans de moins que ses partenaires, et qui promet, elle aussi, de durer.

20.40 : L’Heure Zéro de Pascal Thomas (2007), OCS Choc
L’auteur, depuis qu’il a découvert le filon Agatha Christie, filme un peu en roue libre. Peu d’invention, mais du métier, et ses productions ne sont jamais négligeables. Donc, un samedi soir, on peut s’abandonner - et il s’agit de l’avant-dernière apparition de Danielle Darrieux, 90 ans à l’époque.

20.45 : Confidences trop intimes de Patrice Leconte (2003), Club
Dans la filmographie parfois en dents de scie de l’auteur, il s’agit d’un bon cru (juste avant Les Bronzés 3) : Sandrine Bonnaire, en cliente paumée, et Luchini, en psy improvisé, on pouvait redouter les clichés du quiproquo. Pas du tout. La comédie est intelligente et juste.

20.45 : Les Recrues de Bernardo Bertolucci (1962), Classic
Une rareté : ce premier film de BB n’a jamais été présenté, sinon, jadis, à la Cinémathèque. Polar d’après un sujet de Pasolini, dont le titre original, La commare seca (La Mort) est plus parlant que le titre français, qui ne signifie rien. Ce ne sont que des gammes - BB avait 21 ans -, avant son Prima della rivoluzione, d’une tout autre ampleur.

22.15 : Retour de flamme, Classic
Les sélections effectuées par Lobster Films sont toujours motif à découvertes. Ce soir, Chaplin, Keaton et moins connu, mais tout aussi plaisant, Roméo Bosetti. Doriane Films nous annonce la sortie d’un coffret de 8 DVD Retour de flamme, de quoi finir l’hiver en beauté.

22.25 : The Magdalene Sisters de Peter Mullan (2002), Club
Lors de sa sortie, le journal du Vatican s’est élevé contre ce film "à la vision manichéenne". Des nonnes qui tenaient en esclavage des filles "perdues" (en réalité, des ados violentées), couvertes par l’autorité bienveillante de l’Église, ça ne pouvait pas exister. On a pu apprendre depuis que la réalité, britannique et autre, était bien pire. Lion d’or à Venise, bien mérité.

Dimanche 19 février 2017

20.40 : Tombe les filles et tais-toi de Herbert Ross (1971), OCS Géants
Un Woody Allen qui n’est pas réalisé par lui, mais qui ne dépare pas sa filmographie ancienne, époque Diane Keaton - le film vaut d’ailleurs bien des "vrais" Allen tardifs. Le titre français est stupide, reprenant son Prends l’oseille et tire-toi précédent qui avait été un succès ici. Play It Again, Sam, ça a tout de même une autre allure.

20.45 : Comedian Harmonists de Joseph Vilsmaier (1998), Arte
La reconstitution des années de la République de Weimar et de son groupe vocal le plus célèbre avait suffisamment plu à JC pour que la revue offre au film la couverture de son n° 256. La réalisation est un peu sage, mais la bande son est un régal.

20.45 : Police Python 357 d’Alain Corneau (1976), Classic
"Le premier film grand public de l’auteur (après le surprenant France, société anonyme), un polar - dans les années 70, on commençait souvent par un polar - cousu main, avec un quatuor classieux, Montand-Signoret-Périer-Stefania Sandrelli." (note du 15 mai 2016)

20.45 : Moonrise Kingdom de Wes Anderson (2012), TCM
Pas programmé depuis le 15 septembre 2015, ce qui est un comble. Avant de profiter de la carte blanche offerte au cinéaste par la Cinémathèque française à la fin de ce mois (festival Toute la mémoire du monde), il est bon de raviver notre connaissance d’un des réalisateurs américains les plus originaux de ce début de siècle.

22.15 : L’amour est une grande aventure de Blake Edwards, (1989), TCM
Enfin une occasion de retrouver un des films les moins célébrés d’Edwards, son antépénultième, pas souvent ressorti depuis son temps. Ce n’est pas d’un humour très léger, mais c’est roboratif.

22.50 : La Scandaleuse de Berlin de Billy Wilder (1948), Arte
Wilder dans le Berlin qu’il avait quitté en 1933, désormais en ruines. Mais pas d’attendrissement sur la situation : le cynisme l’emporte. Des militaires américains, une députée US effarouchée, une chanteuse qui assume ses mauvaises fréquentations nazies, le réalisateur n’est jamais dans la convention. Le film ne fut pas un succès, car il remuait des problèmes encore brûlants.

00.25 : Carrefour de Curtis Bernhardt (1938), France 3
Le troisième des quatre films que le cinéaste (qui signait encore Kurt, il ne deviendra Curtis qu’aux USA) a tourné en France, après sa fuite d’Allemagne en 1933. Un scénario costaud - Charles Vanel est-il un imposteur voleur d’identité ? - et une distribution toute pleine de stars d’époque, Jules Berry, Suzy Prim, Marcelle Géniat (dite Geignard par certains critiques du temps).

00.25 : Miss Mend de Fedor Ozep & Boris Barnet (1926), Classic
C’est du serial pur jus, bien imité de l’américain, réjouissant et enlevé. Il n’y avait pas que Potemkine dans le cinéma soviétique des années 20. Seul problème : ça dure 4h10. Donc, enregistrement - mais une très belle édition (cette même copie) vient de sortir en DVD.

Lundi 20 février 2017

19.05 : Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence de Roy Andersson (2014), Club
Impossible de le voir autrement, puisqu’il s’agit de son dernier passage. Pour ceux qui n’ont pas goûté sur grand écran les fulgurances du troisième volet de la trilogie des vivants, présence obligatoire devant le petit. Mais tous les amateurs du génial Suédois ont acheté le coffret qui rassemble quatre de ses films (sur cinq).

20.40 : Canicule d’Yves Boisset (1984), OCS Géants
À regarder par curiosité, car le film promet plus qu’il ne tient. Mais c’est la seule occurrence de Lee Marvin dans un film français et rien que pour le plaisir de le voir courir dans les champs de blé de la Beauce… À ses côtés, Jean Carmet et Miou-Miou ont un peu de mal à exister.

20.45 : Dracula de Francis Ford Coppola (1992), Frisson
On n’imaginait pas FFC reprenant le héros le plus usé, à force d’avoir été mis à toutes les sauces, de l’écran horrifique. Mais il balaie les épisodes habituels de la légende et en fait un film urbain superbe, d’une beauté visuelle rare. Gary Oldman remplace avantageusement Christopher Lee.

20.45 : Girls Only de Lynn Shelton (2014), Émotion
Pas vu, mais la réalisatrice est un "produit" Sundance, donc pas de raison de se méfier. Et on aime bien ses actrices, Keira Knightley et Chloë Grace Moretz.

20.45 : Taxi Téhéran de Jafar Panahi (2015), Club
Toujours bloqué dans son pays et tracassé par la censure, Panahi profite des interstices de la situation, devient, le temps d’un film, chauffeur de taxi et filme ses passagers successifs. Kiarostami avait montré le chemin, Panahi, condamné au huis clos, s’en sort très bien.

20.45 : Un château en enfer de Sydney Pollack (1969), Classic
Certainement le moins vu des films de l’auteur et pourtant un de ses plus personnels, malgré son inscription dans le genre codé du film de guerre. On y avait trouvé alors une atmosphère digne de Julien Gracq, la guerre y étant mise à distance, comme dans Un balcon en forêt.

20.50 : L’Enfance du mal d’Olivier Coussemacq (2010), Polar
Le film est passé en octobre 2016 (le 24), mais on insiste : "Encore un premier film qui n’a pas été suivi d’un second et on se demande bien pourquoi : l’intrigue est astucieuse, la manière dont Anaïs Demoustier s’insinue dans la maison de Pascal Greggory et Ludmila Mikaël (c’est sa soirée !) est bien amenée. Alors ? Pour une fois, la chaîne offre un film français peu connu et très différent des standards du polar."

20.55 : Les Grands Espaces de William Wyler (1958), Arte
On réhabilite George Stevens, il serait temps de réhabiliter Wyler, plombé par ses succès des années 50 et qu’il est de bon ton de mépriser pour académisme. Il n’empêche qu’il a signé quelques poignées de chefs-d’œuvre depuis le début du parlant, dont celui-ci. Grands espaces, grand écran, grand sujet, grands interprètes (Heston, Peck, Burl Ives, Charles Bickford, Jean Simmons) - de quoi se plaint-on ?

23.35 : Fidelio, l’odyssée d’Alice de Lucie Borleteau (2014), Arte
Un des meilleurs premiers films de l’année 14, éblouissant par son sujet (une ingénieure mécanicienne sur un cargo, on n’avait guère vu ça auparavant) et par son interprète, Ariane Labed, qui depuis n’a pas cessé de tourner, avec des cinéastes choisis (Yorgos Lanthimos, Guy Maddin, les sœurs Coulin).

Mardi 21 février 2017

20.40 : La Barbe à papa de Peter Bogdanovich (1973), Paramount Channel
Après The Last Picture Show, l’auteur avait complètement changé sa manière et réalisé ce film extrêmement sympathique, malgré ses situations éprouvées - les années de la Dépression, la route, un zonard, une petite fille. Ça marchait grâce à la complicité entre Ryan O’Neal et sa fille Tatum, au noir & blanc superbe et à une bande son qui égrenait tous les standards américains des années 30.

20.40 : Hungry Hearts de Saverio Costanzo (2014), OCS City
Pas vu, mais deux raisons pour avoir envie de le découvrir : le film précédent de Costanzo, La Solitude des nombres premiers et les deux acteurs, Adam Driver et Alba Rohrwacher, toujours étonnante.

20.45 : En équilibre de Denis Dercourt (2015), Émotion
On ne peut pas dire que les films de ce cinéaste envahissent les chaînes, puisque seul Demain dès l’aube semble avoir été programmé depuis deux ans. C’est dommage car La Tourneuse de pages ou Mes enfants ne sont pas comme les autres mériteraient d’être vus et revus. Il a eu droit cette fois-ci à un casting de luxe, avec Dupontel et Cécile de France.

20.45 : The Player de Robert Altman (1992), Club
Hollywood passé au décapant. Altman est aussi cynique, méchant et tendre avec ceux qui le méritent que d’habitude. Tim Robbins (mais qu’est-il devenu ?) fait un numéro remarquable.

20.45 : Custer, l’homme de l’Ouest de Robert Siodmak (1967), Classic
54e film de Siodmak et seulement son second western - un vrai, tourné aux USA et pas en allemand comme Les Mercenaires du rio Grande. Et il s’en sort mieux que bien - c’est ça, le métier… Robert Shaw a moins de panache qu’Errol Flynn ou Henry Fonda, ses prédécesseurs dans le role-titre, mais est largement plus solide.

20.50 : Batman de Leslie H. Martinson (1966), Gulli
Dommage que la copie soit en français, car c’est la version cinéma la plus proche de l’esprit de la BD originelle. Humour, invention visuelle (ah, les onomatopées plein écran), ce n’est pas la mélancolie grandiose de Gotham City, mais une jolie réussite du second rayon.

22.40 : The Place Beyond the Pïnes de Derek Cianfrance (2012), TCM
Est-ce parce qu’il avait modifié sa filmo, "oubliant" son premier long de 1998, Brother Tied, pour pouvoir concourir à la Caméra d’or cannoise en 2010, que nous avons peu de sympathie pour ce cinéaste. Pourtant, ses productions sont intéressantes et il a su tirer le meilleur parti de Ryan Gosling, et dans Blue Valentine et ici. Attendons la suite.

00.25 : Bagarres au King Creole de Michael Curtiz (1958), OCS Géants
Elvis Presley n’a pas été gâté par ses réalisateurs, Norman Taurog, Boris Sagal ou John Rich. Lorsqu’il tombait sur un cinéaste de qualité, Don Siegel, George Sidney ou Curtiz, le résultat était probant : la preuve, ce film. Les onze chansons comptent parmi les meilleures qu’il ait interprétées.

Mercredi 22 février 2017

20.45 : Kingsman : services secrets de Matthew Vaughn (2014), Premier
On hésite un peu devant les films de Vaughn, un peu chargés en clins d’œil référentiels (Kick-Ass par exemple). Mais ils sont toujours réjouissants - et on n’était pas habitué à voir Colin Firth se démener ainsi.

20.45 : Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh (2013), Émotion
Passé en octobre (le 25), mais le film est suffisamment étonnant pour mériter une seconde vision : "Premier téléfilm de Soderbergh, après ses adieux au cinéma (Effets secondaires), ce qui ne l’a pas empêché de concourir à Cannes. Il faut dire que le (télé)film le méritait : production somptueuse (HBO, c’est tout dire), sujet audacieux - la biographie du pianiste homosexuel virtuose -, interprétation virtuose également du couple inattendu Michael Douglas - Matt Damon."

20.45 : La Beauté du diable de René Clair (1950), Classic
Faust, mythe inépuisable. Le film fait partie des chefs-d’œuvre certifiés et que l’on revoit rarement, par paresse. La rencontre de Michel Simon et de Gérard Philipe, dont on attendait beaucoup, déçut un peu la critique à l’époque. Mais la critique n’a pas toujours raison et le film vaut d’être revisité.

20.45 : Le Convoi sauvage de Richard C. Sarafian (1971), TCM
Pas passé depuis décembre 2014 ! Il est temps de rattraper ce western extraordinaire, au sens propre : John Huston en capitaine d’un bateau monté sur un traîneau géant (22 mules !) pour rejoindre le Missouri à travers le Wild West, tandis que Richard Harris ne songe qu’à se venger. Sarafian tourna la même année Point limite zéro et ce film : chapeau !

22.20 : Embrasse-moi, idiot de Billy Wilder (1964), Classic
Pourquoi ce film de Wilder n’est-il pas mieux considéré ? Pas très bien reçu jadis (aux USA, il fut interdit dans plusieurs états, à cause du nombril trop expressif de Kim Novak), c’est pourtant un régal d’écriture et d’interprétation - avec Dean Martin en crooner fatigué, dans un de ses rôles les mieux adaptés à sa nature profonde.

22.35 : Real de Kiyoshi Kurosawa (2013), OCS Choc
KK tourne beaucoup - 35 films ces vingt dernières années - et pourtant, tout ce qu’il signe est remarquable, s’appuyant toujours sur un contexte réaliste pour déboucher sur le fantastique. Cette fois-ci, c’est un voyage à travers l’inconscient d’une comateuse (encore une, après License to Live). Aujourd’hui même sort son dernier film, Le Secret de la chambre noire, tout un programme.

22.40 : My Week with Marilyn de Simon Curtis (2011), Émotion
L’idée est curieuse : recréer le tournage du film de Laurence Olivier, Le Prince et la danseuse. Le jeu consiste à vérifier si Michelle Williams est une Marilyn crédible, Kenneth Branagh un Olivier valable et Julia Ormond une Vivian Leigh possible. Mais pour un premier film, c’est une expérience intéressante.

00.00 : Madame Bovary de Sophie Barthes (2014), OCS Max
À regarder, juste pour vérifier comment Mia Wasikowska a pu passer en quatre ans de la petite Alice de Lewis Carroll à la bourgeoise ennuyée de Flaubert. Seule question : après Renoir, Minnelli, Chabrol, valait-il encore la peine de transposer Emma Bovary à l’écran ?

00.20 : L’assassin a peur la nuit de Jean Delannoy (1942), Classic
Note du 22 octobre 2016 : "On adaptait à l’époque les romans de Pierre Véry à tour de bras (quatre entre 1941 et 1943) et c’était une bonne idée. Celui-ci est moins connu que Les Disparus de St-Agil ou Goupi-Mains-rouges, mais il est fort honnête (avec une belle séquence d’ouverture). Jules Berry est égal à lui-même, et plus que Mireille Balin, on regardera Louise Carletti. C’était une grande année pour Delannoy, entre Macao et Pontcarral. Il est grand temps de lui rendre l’hommage qu’il méritait parfois."

Jeudi 23 février 2017

Les soirées sur le bouquet Ciné+ ont été chargées cette semaine. C’est sans doute la raison pour laquelle les programmateurs se sont reposés aujourd’hui : rien à découvrir, sinon un western autrichien (?), The Dark Valley d’Andreas Prochaska, 2014 (Frisson), dont on ne sait rien, et Don Giovanni de Losey (Classic), que l’on peut écouter les yeux fermés.
Même problème en seconde partie de soirée : tout est passé récemment ( Kingsman, Timbuktu, M. le maudit ). Vivent les DVD !

20.40 : Landru de Claude Chabrol (1962), OCS Géants
Premier gros budget et premier film "commercial" (et réussi) de l’auteur. Françoise Sagan au scénario, Danielle Darrieux, Michèle Morgan en victimes du foyer, Charles Denner en assassin parfait. Et des complices dans la figuration, Raymond Queneau en Clemenceau, Jean-Pierre Melville en Georges Mandel.

20.55 : Meurtre au pied du volcan de Reynir Lyngdal (2014)
Pas vu, mais une série complète (quatre épisodes) d’un polar islandais ne peut que rallier les amateurs d’Arnaldur Indridasson et d’Arni Thorarinsson. Exotisme garanti.

22.20 : Un poisson nommé Wanda de Charles Crichton (1988), TCM
Pas programmé depuis le 1er mars 2015. Même si on ne l’a pas oublié, on peut toujours retrouver avec plaisir les aventures de la bande réunie autour de John Cleese et Michael Palin, ex-Monty Python, et Jamie Lee Curtis.

Vendredi 24 février 2017

20.40 : Boniface somnambule de Maurice Labro (1950), OCS Géants
Soirée spéciale Labro (Maurice) pour les amateurs de nanars. Le personnage de Boniface fit les délices des spectateurs du samedi soir à la fin des années 40 (drôle d’idée de programmation que de commencer par la suite des aventures entamées dans L’Héroïque monsieur Boniface). Fernandel en détective, Andrex et Deniaud en membres du gang des Tractions avant, comment résister ?

20.45 : Foxcatcher de Bennett Miller (2014), Premier
On s’étonne de découvrir que cet excellent film n’était pas encore passé sur le câble. Channing Tatum et Mark Ruffalo en lutteurs de choc et (surtout) Steve Carell en milliardaire quasi fasciste, entraîné par sa mégalomanie (mais où les scénaristes vont-ils chercher de tels personnages ?). Miller fait partie des quelques nouveaux cinéastes US dont on peut attendre beaucoup.

20.45 : Mary Reilly de Stephen Frears (1995), Club
Une version neuve du Dr Jekyll (John Malkovich), vu par les yeux de sa domestique (Julia Roberts). Le film ne joue pas sur le fantastique ni sur l’horreur, pas vraiment la spécialité de Frears, mais sur le quotidien. À noter un extraordinaire travail sur la photo, digne de Barry Lyndon, à partir d’éclairages raréfiés.

20.45 : Le Grand Chef d’Henri Verneuil (1958), Classic
La nouvelle d’O’Henry avait déjà été adaptée par Hawks en 1952, sous forme de sketch (La Sarabande des pantins). Il a donc fallu meubler le scénario pour atteindre une durée normale. Le fait d’utiliser don Camillo et Peppone, Fernandel et Gino Cervi, (à la place de Fred Allen et Oscar Levant chez Hawks) n’a pas suffi à remporter le succès attendu. Le film n’est pourtant pas indifférent pour les amateurs du cinéma des années 50.

22.15 : L’Héroïque monsieur Boniface de Maurice Labro (1949), OCS Géants
La première (més)aventure du héros.

22.30 : Journal d’une femme de chambre de Benoît Jacquot (2015), Club
Après Renoir et Buñuel, Jacquot. Après Paulette Goddard et Jeanne Moreau, Léa Seydoux. Le film est plus fidèle au roman de Mirbeau que ses prédécesseurs et fort honnêtement fait. Il lui manque peut-être la dimension perverse (et politique) de Buñuel, il y gagne en réalisme. Les personnages de Mirbeau sont suffisamment puissants pour résister à toutes les adaptations.

22.35 : La Pianiste de Michael Haneke (2000), OCS City
Le premier titre qui fit connaître le nom du cinéaste au grand public, après Funny Games et Code inconnu, encore réservés à l’Art & Essai. Le film fit scandale, malgré les prix d’interprétation cannois pour Isabelle Huppert et Benoît Magimel (et le César du second rôle pour Annie Girardot). Le roman d’origine était d’Elfriede Jelinek, mais c’est tout de même du Haneke pur jus.

00.05 : Morning Glory de Lowell Sherman (1933), TCM
Un des tout premiers films de Katharine Hepburn (son troisième exactement) et son premier Oscar, trente-quatre ans avant le suivant. Le film est rare, on ne se souvient pas de l’avoir vu programmé ailleurs que sur le câble, en février 2001. À déguster.

01.15 : La Ballade des sans-espoirs de John Cassavetes (1961), Paramount Channel
Pour qui ne l’a pas vu lors de son passage le 10 août 2016. "Premier vrai film de l’auteur (c’est-à-dire produit et pas tourné à la sauvette comme Shadows), pas souvent cité par les exégètes, car ne portant pas encore la griffe (de même que son A Child Is Waiting suivant). Le film est pourtant passionnant, le milieu du jazz blanc new-yorkais bien campé (il est vrai que la série Johnny Staccato n’était pas loin) et Bobby Darin se révèle aussi bon acteur que chanteur. Et il y a Stella Stevens, pas encore tombée dans les filets du Docteur Love…"

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