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Semaine télé du 4 au 10 mars 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 4 mars 2017

Samedi 4 mars 2017

20.40 : Du plomb pour l’inspecteur de Richard Quine (1954), OCS Géants
Premier film noir de Quine, après quelques comédies qu’on aimerait revoir (All Ashore, par exemple), d’après l’excellent roman de Thomas Walsh, Ronde de nuit. Et si l’on n’est pas fanatique de Fred McMurray (dans un rôle de flic ambigu assez déplaisant), on prendra tout le temps d’admirer Kim Novak, première apparition, qui éclipse Dorothy Malone, pourtant actrice plus chevronnée.

20.45 : Braqueurs amateurs de Dean Parisot (2005), Famiz
Pas vu, mais ce qu’on connaît du cinéaste (son réjouissant Galaxy Quest et quelques épisodes de la série The Good Wife) plaide en sa faveur - d’autant qu’il y a Jim Carrey et Alec Baldwin, deux acteurs qu’on suit avec plaisir.

20.45 : Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin (1996), Club
Desplechin étant en passe d’être considéré comme un de nos grands réalisateurs classiques, on redécouvrira avec intérêt ses films de jeunesse. On y trouvait déjà les qualités (l’ampleur du projet, la maîtrise d’écriture) et les défauts (l’incapacité à faire court - ici, 175 mn -, l’utilisation de faits privés pour nourrir son récit, le goût du clin d’œil un peu cuistre - baptiser son héros Dédalus pour se mettre en poche les admirateurs de Joyce) du maître. On y découvrait surtout toute une tribu de comédiens devenus familiers, Amalric, Devos, Denicourt, etc.

20.45 : Le Carnaval des truands de Giuliano Montaldo (1968), Classic
À l’époque, Montaldo n’était pas encore le réalisateur de Sacco et Vanzetti et des Lunettes d’or. Pour ce premier film à audience internationale, il parvint à mobiliser Klaus Kinski, Edward G. Robinson et Janet Leigh (comme dans le suivant, Les Intouchables, Cassavetes et Peter Falk). On conserve un souvenir agérable de l’efficacité de ce film peu connu.

23.35 : Les Grands Patrons de Luigi Zampa (1973), Classic
Non, ce n’est pas un film sur les prédécesseurs de Berlusconi, mais un film d’hôpital - en VO : Bisturi, la mafia bianca, ce qui est plus explicite. Malgré sa sélection à Cannes 1973, on ne se souvient pas qu’il ait fait une grande carrière en France. À découvrir donc.

20.45 : Take Shelter de Jeff Nichols (2011), TCM
La chaîne a déjà consacré une soirée à Jeff Nichols, le 23 septembre 2016. Mais l’importance du cinéaste est telle (c’est assurément un des plus puissants auteurs apparus depuis le début du siècle) qu’on ne va pas chipoter à l’idée de revoir ce superbe film, pas plus que celui qui suit. Et on est prié de ne pas oublier d’aller voir son dernier, Loving, sorti il y a quelques semaines.

22.40 : Shotgun Stories de Jeff Nichols (2007), Classic
Le premier titre du cinéaste, sous lequel perçait déjà tout ce qui fait l’intérêt des cinq suivants.

Dimanche 5 mars 2017

20.45 : Malabar Princess de Gilles Legrand (2003), Famiz
Le film français de la soirée. Le pitch faisait craindre le pire - un orphelin, un grand-père un peu bougon, une histoire mythique d’avion crashé dans la montagne -, mais le film, est-ce par sa sincérité ou par l’interprétation de Jacques Villeret (et du gamin, Jules-Angelo Bigarnet, remarquable), est tout à fait regardable.

20.45 : Cotton Club de Francis Ford Coppola (1984), Club
Jolie recréation de club de jazz new-yorkais des années 20, là où Duke Ellington joua entre 1927 et 1931. On n’y voit pas, et pour cause, le vrai Duke, mais on se rattrapera avec le vrai Cab Calloway, toujours en forme à 77 ans. Du jazz, donc, mais aussi la pègre du moment, Dutch Schulz ou Lucky Luciano. Le film fut un bide, immérité.

20.45 : En quatrième vitesse de Robert Aldrich (1955), Classic
Mickey Spillane, écrivain fort limité, a trouvé là une adaptation indépassable de son roman. De la séquence initiale - la femme courant sur la route dans le faisceau des phares - à la séquence finale - fin du monde nucléaire métaphorique -, on n’a jamais fait plus fort, plus tendu, plus noir. Ralph Meeker a trouvé ici le rôle de sa vie.

22.25 : L’Étreinte du serpent de Ciro Guerra (2015), OCS City
Une des belles surprises de Cannes 2015 que ce fil amazoniennes perdues. Un chaman, un missionnaire, un temps cyclique, un noir & blanc somptueux, 125 minutes étonnantes.

00.20 : L’Affaire Mauritzius de Julen Duvivier (1953), France 3
Patrick Brion continue à distiller des raretés signées Duvivier. Après l’incunable Le Petit Roi, voici un des titres les moins connus des années 50, entre la saga Don Camillo et Marianne de ma jeunesse. Film sombre, d’après le roman de Jakob Wassermann, tout à fait dans la ligne de l’auteur, avec des acteurs, Vanel, Gélin, Madeleine Robinson, qui ne sont pas vraiment des comiques. Du grand travail - à quand Sous le ciel de Paris ?

00.55 : The Girl from Mexico de Leslie Goodwins (1939), TCM
Le plaisir des amateurs en cette première quinzaine de mars sur la chaîne, qui programme toute la série (huit films) de The Mexican Spitfire, personnage inventé pour la belle Lupe Velez, actrice de second rang (car Dolores del Rio occupait déjà le créneau des beautés latines) mais pas négligeable pour autant. Tous les films ont été réalisés par Leslie Goodwins et aucun, à notre connaissance, n’a fait l’objet d’une édition DVD, comme Charlie Chan ou Bulldog Drummond. À savourer.

Lundi 6 mars 2017

20.40 : Le Troisième Homme de Carol Reed (1949), OCS Géants
On sait bien que tout le monde le connaît, mais comme il s’agit du seul film programmé ce soir sur le bouquet OCS - huit séries US sur les trois autres chaînes -, on peut toujours faire le voyage dans les égouts viennois, au son de la cithare d’Anton Karas.

20.45 : Je suis une légende de Francis Lawrence (2007), Frisson
Richard Matheson écrivit son roman en 1955, la première adaptation fut tournée en 1964, mais la thématique du survivant solitaire avait déjà donné lieu à de multiples variations. Reprendre l’original alors que les zombies, les morts-vivants, les walking dead ont envahi les écrans était-ce bien nécessaire ? Non, mais, si la surprise ne joue plus, le résultat est tout de même réussi - et les amateurs de Aquarius y retrouveront Alice Braga.

20.45 : Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin (2008), Club
La chaîne a, semble-t-il, décidé de faire une belle place à AD dans ses programmes de la semaine. Mais pourquoi pas la totale et chronologiquement ? Cela aurait permis de revoir les objets lointains que sont La Vie des morts et La Sentinelle. En attendant, c’est incontestablement le meilleur film d’AD, celui où il "pose" le moins.

20.50 : L’Effrontée de Claude Miller (1985), Arte
Est-ce parce que chacun est supposé l’avoir vu que le film n’a pas été programmé depuis trois ans ? Miller n’a pas raté de films et celui-là encore moins. On n’avait pas encore repéré Charlotte Gainsbourg dans ses deux apparitions précédentes, mais cette fois-ci, impossible de ne pas comprendre qu’une étoile était née.

21.00 : Marguerite de la nuit de Claude Autant-Lara (1955), TV5
On ne le revoit pas souvent, ce film mal-aimé. En se frottant au mythe de Faust, Autant-Lara, comme la plupart des cinéastes qui l’ont tenté avant lui (et après), n’est pas parvenu à le maîtriser vraiment. Il faut reconnaître que les limites du jeu d’Yves Montand (il s’est amélioré ensuite) étaient alors un handicap. Mais le film est rare et vaut un détour.

22.30 : Les Criminels de Joseph Losey (1960), OCS Géants
Note du 17 novembre 2016 : "Les amateurs de Losey goûtent fort ce film charnière, qui clôt sa période anglaise, avant qu’il ne devienne un cinéaste international. Toutes ses qualités, sur le plan de la narration et du style, éclatent, la violence traverse chaque plan (c’est un film "de prison" parmi les plus impressionnants que l’on connaisse) et Stanley Baker est excellent - comme il l’avait été dans L’Enquête de l’inspecteur Morgan, tourné par Losey l’année précédente. Le titre américain, The Concrete Jungle convient mieux que le banal anglais The Criminals.

23.15 : Une belle fin d’Uberto Pasolini (2013), Club
Faute de l’avoir vu, nous ne l’avions pas recommandé lors de ses précédents passages. Depuis, on regrette de ne pas l’avoir prescrit, à l’aveuglette. Car c’est un fort beau film, d’une infinie tristesse, et touchante à l’extrême. Le héros minuscule, employé des pompes funèbres, est un acteur inconnu mais extraordinaire, Eddie Marsan, l’héroïne (qui arrive tard dans le récit) est Joanne Froggatt (la Mrs. Bates de Downton Abbey, c’est tout dire). Le film, presque silencieux, atteint des sommets d’émotion.

01.25 : Mexican Spitfire de Leslie Goodwins (1940), TCM
Deuxième titre de la série. Mais c’est une honte de le passer à une telle heure. Rattrapage possible (mais également honteux) : vendredi 10 mars 2017 à 05.55 du mat.

Mardi 7 mars 2017

20.40 : Des hommes d’honneur de Rob Reiner (1992), OCS Choc
On suivait à l’époque avec attention les films de Reiner, après Princess Bride et Misery. Aussi celui-ci nous avait frappé par l’intelligence de son scénario, un peu théâtral mais costaud (son auteur, Aaron Sorkin n’avait pas encore créé la série À la Maison-Blanche) et ses numéros d’acteurs - Tom Cruise et Jack Nicholson, c’était du lourd. Qu’en reste-t-il, vingt-cinq ans plus tard ? Réponse ce soir.

20.45 : Terminator de James Cameron (1984), Frisson
Après tant de héros mutants, Spider, Iron, X, Four Fantastic et consorts, on s’aperçoit que les pères fondateurs demeurent les plus solides. Les premières aventures de Schwarzy le cyborg n’ont pas été égalées (quoique le n° 2 ait bien tenu la route, grâce à l’évolution du personnage de Linda Hamilton).

20.45 : Django de Sergio Corbucci (1966), Classic
Pas passé depuis le 23 juin 2015. Comment avons-nous pu être privé si longtemps de Franco Nero, héros glacé qui valait bien Clint Eastwood dans les films du voisin Leone ? Notre préféré était Ringo, à cause de la sympathie qu’éveillait Giuliano Gemma, son interprète, et de l’humour manifesté par Duccio Tessari, son maître d’œuvre. Mais les films de Corbucci ont moins vieilli.

20.45 : Tueurs de flics de Harold Becker (1979), TCM
Que s’est-il passé avec ce réalisateur ? Pourquoi a-t-il disparu des écrans après avoir signé une belle poignée de polars, de celui-ci, déjà remarquable (avec James Woods et John Savage) à City Hall (1996, avec Al Pacino et John Cusack), via Mélodie pour un meurtre (1989) ? Mystère.

21.00 : Kicking and Screaming de Naoh Baumbach (1995), Sundance TV
Pas vu, car le film semble inédit ici - et nul doute qu’il le serait resté, si depuis cette date, le cinéaste n’avait pas tourné Les Berkman se séparent et Frances Ha. On est curieux de découvrir cette première œuvre.

22.10 : Béliers de Grimur Hakonarson (2015), OCS City
Bonne idée de proposer sur la chaîne City un film qui se passe dans une ferme islandaise enneigée. Rien à voir avec la famille Bélier, même si le sujet est une affaire de famille. Mais surtout une affaire de troupeau - et dissimuler un cheptel bêlant aux yeux des agents sanitaires n’est pas simple. Un régal. Prix Un certain regard à Cannes 2015.

22.30 : Dégradé d’Arab & Tarzan Nasser (2015), Club
Découvert à Cannes 2015, grâce à la Semaine de la Critique. Une comédie - enfin, presque - palestinienne, le genre est rare. Un groupe de femmes bloquées chez le coiffeur, à Gaza, alors que la violence gagne à l’extérieur, il n’y a pas de quoi sourire. On y arrive tout de même. Avec Hiam Abbass, toujours excellente.

00.25 : Mexican Spitfire Out West de Leslie Goodwins (1940), TCM
Enfin une heure honnête pour profiter du charme de Lupe Velez et de son partenaire Donald Woods.

Mercredi 8 mars 2017

20.40 : Et maintenant, on va où ? de Nadine Labaki (2011), OCS City
On se souvient que la projection cannoise avait été accueillie avec quelques lazzis : une histoire de femmes libanaises qui se rassemblent, malgré leurs religions différentes, pour contraindre les hommes à faire la paix - la Lysistrata d’Aristophane adaptée à la situation -, ce n’est pas un sujet porteur. Et pourtant, même si la réalisatrice n’a pas toujours évité la couleur locale, le film est mobilisateur - voir la belle séquence finale.

20.40 : Les Deux Cavaliers de John Ford (1961), OCS Géants
Comment avec une technique apparemment aussi pauvre (c’est un des westerns les plus immobiles que l’on connaisse), Ford parvient-il à nous embarquer 110 minutes durant ? L’interprétation ? Certes, Richard Widmark et James Stewart, en vieux chevaux de retour, maîtrisent leur partition. Le sujet ? Basique, Ford n’est pas Hellman et la métaphysique, il y a des maisons pour ça. Alors ? Ça marche et c’est ainsi.

20.45 : Les Mystères de Lisbonne de Raul Ruiz (2010), Club
Attention, chef-d’œuvre à ne pas rater, car il ne s’agit pas de la version cinéma courte (enfin, 4h30), mais de la version télé (six épisodes d’une heure), jadis passée sur Arte mais pas revue depuis. Film-pièges, tout en arborescences, digressions, enchâssements, passionnant de bout en bout - il suffit de s’accrocher pour garder le fil ou de se laisser emporter par le flot narratif pour aller de suprises en suprises. Les trois premiers chapitres ce soir, la suite mercredi prochain.

20.45 : Les Démons de la liberté de Jules Dassin (1947), Classic
On ne pourra pas accuser la chaîne de profiter du 8 mars pour sa programmation, puisque nous sommes devant un "film de prison" - à l’époque, un des plus puissants jamais tournés - et que les femmes y sont surtout réduites à des souvenirs ou des images. Comme tous les films de Dassin avant son exil contraint en 1950, celui-ci est superbe.

20.55 : We Want Sex Equality de Nigel Cole (2010), Arte
Attendre ’la Journée des femmes’ pour passer un film sur des ouvrières en grève, c’est un peu gonflé. Ou le film est bon et pourquoi avoir attendu si longtemps ? Ou il n’est pas bon et c’est honteux de courir après l’événement. Heureusement, le film est bon ; ce n’est pas Le Sel de la terre, ni Norma Rae, mais le sujet est bien traité.

22.20 : Les Jeux de l’amour et de la guerre d’Arthur Hiller (1964), Classic
Note du 28 novembre 2016 (c’est encore récent, mais le film n’a pas été suffisamment vu) : "De loin le film le plus intéressant du cinéaste, mort en août dernier. Comédie grinçante et mal-pensante, bien adaptée du roman de W.B. Huie par Paddy Chayefsky, première apparition de Julie Andrews. Mais malgré Love Story et L’Homme de la Manche, l’œuvre de Hiller n’est pas négligeable, il faudrait y revenir."

22.20 : Nahid d’Ida Panahandeh (2015), OCS City
Très beau film (Un certain regard 2015) sur la difficulté pour une divorcée iranienne d’organiser sa nouvelle vie. Les réalisatrices de Téhéran ne sont pas nombreuses, mais tout ce que l’on a pu entrevoir de leur travail est passionnant.

00.00 : Mexican Spitfire’s Baby de Leslie Goodwins (1941), TCM
Quatrième titre de la saga. Comme pour les autres séries, Mr. Moto ou The Saint, le plus difficile est de trouver à chaque fois un intitulé qui fasse envie : ici, on comprend le thème. Pour Mexican Spitfire’s Blessed Event, la semaine prochaine, on s’interroge.

Jeudi 9 mars 2017

20.40 : Les Furies d’Anthony Mann (1950), Paramount Channel
Sacré bonhomme, Mann ! La même année, il tourne Winchester 73, La Porte du diable et ce film : aucun déchet. Avec un générique de série B - Barbara Stanwyck (alors en perte de vitesse), Wendell Corey, Walter Huston, Gilbert Roland, Judith Anderson, Albert Dekker -, il signe un grand film.

20.40 : La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre (1971), OCS Géants
Signoret + Delon : leur assemblage semblait contre-nature, sur tous les plans, psychologique, politique, générationnel. Et pourtant, après fusion, l’alliage fut réussi. Que la cause en soit le roman de Simenon, admirable comme d’habitude, la maîtrise du cinéaste, qu’il serait temps d’apprécier, ou le métier des deux acteurs, capables de tout faire passer, qu’importe. Le film est une recréation modèle de l’atmosphère de l’écrivain (PGD sera moins inspiré avec L’Étoile du Nord).

20.45 : Birdman d’Alejandro Gonzalez Iñarritu (2014), Club
C’est l’exemple rare d’un cinéaste qui n’a pas eu besoin de faire ses gammes : dès son premier film, Amours chiennes, il était au sommet. Mais pas facile d’y rester : après Biutiful, on l’a cru perdu. Quatre ans plus tard, changeant de manière, renonçant à ses constructions savamment emmêlées, il retombe sur ses pattes, d’abord avec ce portrait de Michael Keaton en héros vacillant, puis avec The Revenant, l’un des chocs de l’an dernier.

20.45 : Meurtres en cascade de Jonathan Demme (1979), TCM
Un des premiers films de Demme, après sa sortie de l’écurie Corman. Petit polar tout à fait agréable et spectaculaire, qui ravira les amateurs anciens de Janet Margolin, découverte dans David et Lisa de Frank Perry au début des années 60.

20.50 : Le Corps et le fouet de Mario Bava (1963), Ciné FX
Toujours en VF - mais avec une Israélienne (Dahlia Lavi), un Anglais (Christopher Lee) et un Italien (Tony Kendall), quelle était la version originale ? Les amateurs s’en contenteront.

22.35 : Le soleil brille pour tout le monde de John Ford (1953), Paramount Channel
À notre goût, un des plus grands films de Ford, une americana parfaite, à mettre dans le même panier que Les Quatre Fils, Deux femmes ou Judge Priest, ces films sans renom dans lesquels la vérité de Ford apparaît pleinement. Charles Winninger en juge de paix, héros quotidien, dans l’Amérique du début du siècle.

22.40 : Justine ou les infortunes de la vertu de Jesus Franco (1968), Club
Juste indiqué pour que les spectateurs qui n’ont jamais vu un des 203 films de Franco sachent à quel niveau on peut placer cet auteur. Ses incursions dans le fantastique (les plus nombreuses) finissent par être drôles, à force de chercher à faire plus mauvais que Ed Wood. Celles dans l’érotisme (enfin, celui de 1968 était encore limité) sont souvent ébouriffantes. Ici, Klaus Kinski en marquis de Sade vaut le voyage. Pour les fanatiques de filmographie, le titre d’exploitation était Les Deux Beautés. Notons que Franco n’utilisait pas n’importe qui : le générique rassemble Akim Tamiroff, Mercedes McCambridge et Sylva Koscina…

00.35 : Mexican Spitfire at Sea de Leslie Goodwins (1942), TCM
Cinquième épisode.

Vendredi 10 mars 2017

20.40 : L’Éclipse de Michelangelo Antonioni (1962), OCS Géants
Le plus austère des films du quadriptyque qui va de L’avventura au Désert rouge. L’incommunicabilité, certes, tarte à la crème des analystes du moment, mais surtout l’opposition entre la vaine urgence de la Bourse et l’intemporalité de la ville, Rome, quasi inhabitée, filmée en superbes séquences en noir & blanc (dernier film bicolore de MA). Prix spécial à Cannes 1962, l’année où la Palme d’or échut à La Parole donnée d’Anselmo Duarte…

20.45 : Respire de Mélanie Laurent (2014), Émotion
Étonnante carrière : à 34 ans, un quarantaine de rôles au cinéma et au théâtre, trois longs métrages scénarisés et réalisés (dont Demain, César du documentaire 2016), une présence active et discrète, une brochette de récompenses diverses. On admet que la chaîne lui consacre la soirée, avec ses deux films de fiction, l’un et l’autre réussis.

20.45 : Fric-frac de Maurice Lehmann (1939), Classic
On sait que Lehmann ne dirigeait pas les films qu’il signait et que c’est Autant-Lara (non crédité) qui faisait le travail. L’adaptation de la pièce d’Édouard Bourdet est prétexte à un éblouissant numéro d’acteurs : derrière le trio de tête, Arletty, Fernandel et Michel Simon (extraordinaire Jo-les-bras-coupés), on trouve toute une galerie de ces comédiens excentriques chers à Raymond Chirat.

20.45 : Jeux de guerre de Philip Noyce (1992), TCM
Noyce n’est pas un génie mais un excellent fabricant de thrillers, immobiles (Calme blanc) ou agités, comme cette histoire d’agent de la CIA poursuivi (avec raison) par la vengeance irlandaise. Harrison Ford avait encore l’âge de courir.

22.15 : Les Adoptés de Mélanie Laurent (2011), Émotion
La critique fit la moue, jugeant le film artificiel et maniéré, adjectifs qu’elle a oublié d’appliquer à Xavier Dolan. La néoréalisatrice manquait encore de maîtrise, mais on aimerait que tous les galops d’essai soient de ce calibre.

22.15 : Bug de William Friedkin (2007), Premier
L’avant-dernier (seulement pour le moment, on l’espère) film du cinéaste, bon thriller qui débouche sur le fantastique - ou la paranoïa. Ashley Judd, en perdante pas magnifique, y tient un de ses meilleurs rôles (c’était avant qu’elle ne navigue de suites en séquelles, entre Winter le dauphin et Divergente).

22.20 : Highway de Deepak Rauniyar (2014), Sundance TV
Pas vu. Mais indispensable pour qui cherche à compléter sa connaissance du cinéma népalais.

22.35 : Explorers de Joe Dante (1985), Paramount Channel
Note du 3 juin 2016 : "Dante nous faisait découvrir en un seul coup Ethan Hawke et River Phoenix, 30 ans à eux deux, petits génies de la technique capables de construire un vaisseau spatial avec des débris. On regrette de n’avoir rien vu de sa production depuis ses Looney Tunes du début du siècle."

22.40 : Witness de Peter Weir (1984), TCM
Toujours Harrison Ford (TCM lui offre la soirée), pas encore agent de la CIA, mais simple policier qui tente de s’incruster dans une communauté amish. Comme on le notait lors du dernier passage du film (4 janvier 2015), c’est la première apparition de Viggo Mortensen à l’écran.

00.35 : Mexican Spitfire Sees a Ghost de Leslie Goodwins (1942), TCM
Au moins, on devine l’argument.

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