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Boulanger, Daniel (1922-2014)
Brève
publié le jeudi 30 octobre 2014

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Ma’ Joad (jeudi 30 octobre 2014)

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Jeudi 30 octobre 2020

 

Daniel Boulanger (1922-2014) est mort lundi 27 octobre 2014.

Sa disparition a été annoncée hier par les gazettes, et c’est la première fois depuis bien longtemps que son nom y apparaissait.
Il faut dire que ce stakhanoviste de la plume - en cinquante ans, vingt recueils de nouvelles, vingt-cinq romans, huit pièces de théâtre, trente-cinq recueils de poèmes, vingt-sept scénarios - ne publiait, depuis le début de ce siècle, que des poésies, ouvrages qui ornent rarement les vitrines de libraires ou les pages littéraires des quotidiens.

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Côté cinéma, il avait commencé fort, puisque, la seule année 1960, il montra sa trogne typée, corps massif, crâne en boule de billard, dans À bout de souffle et Tirez sur le pianiste, et scénarisa trois films, La Récréation de François Moreuil (1961), Les Jeux de l’amour de Philippe de Broca (1960) et Le Bal des espions de Michel Clément (1960).

Fantaisie et élégance étaient déjà sa marque et les dix titres qu’il écrivit ensuite pour Philippe de Broca constituent, pour l’un et l’autre, le meilleur de leur filmographie : Le Farceur (1960), L’Amant de cinq jours (1961), Cartouche (1962), L’Homme de Rio (1964), Le Diable par la queue (1968) n’ont rien perdu de leur entrain. On conserve surtout un souvenir ébloui du Roi de cœur (1966) et des Caprices de Marie (1969), de loin leurs deux meilleurs films et leurs plus attachants - en même temps deux échecs publics, ceci expliquant cela.

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Philippe de Broca, mais pas seulement : Jean-Paul Rappeneau pour La Vie de château (1966), Claude Chabrol pour Marie-Chantal contre le docteur Kha (1965), Louis Malle pour Le Voleur (1967), et pour son sketch du film collectif Histoires extraordinaires, William Wilson, dont il signa les dialogues, ont su profiter de son inventivité et de l’efficacité de ses dialogues. Même Bernard Borderie fit appel à lui pour sa série des Angélique…

La suite fut moins réussie : les univers de Christian-Jaque, Jean Delannoy ou Roger Vadim n’étaient pas les sien, ni même celui de Alain Corneau pour Police Python 357 (1976) ou La Menace (1977). Philippe de Broca fit appel à lui de nouveau en 1988 pour Chouans ! (1988) - mais était-ce bien la peine ?


 

Il était un styliste pointu, et c’est dans les nouvelles qu’il excellait. S’il n’y avait qu’un seul titre à indiquer, ce serait Le Chemin des caracoles (Laffont, 1966).



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