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Semaine télé du 6 au 12 mai 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 6 mai 2017

Samedi 6 mai 2017

20.40 : Fantômes contre fantômes de Peter Jackson (1996), Paramount Channel
Dernier film de la carrière "normale" de l’auteur avant ses adaptations démesurées de Tolkien. Jackson cultivait alors la drôlerie et le délire de façon tout à fait sympathique.

20.40 : Le Temps des porte-plumes de Daniel Duval (2006), OCS Max
Ultime film de DD, totalement à contre-sens de ses précédents (qui remontaient à vingt ans), tout en douceur, finesse et émotion.

20.40 : soirée J.C. Chandor, OCS Choc
On a souvent dit tout le bien que l’on pensait de ce réalisateur, un des plus étonnants surgis ces dernières années, avec Jeff Nichols. On peut revoir avec le même intérêt A Most Violent Year, suivi, à 22.45, de Margin Call (2011). Manque All Is Lost, ce sera pour une autre fois.

20.45 : Néa de Nelly Kaplan (1976), Classic
Le film est rare - on ne se souvient pas de l’avoir vu programmé depuis sa sortie. Sans être du niveau libérateur de La Fiancée du pirate, il est le film formellement le plus réussi de la cinéaste-écrivaine,.

22.30 : Deux nuits avec Cléopâtre de Mario Mattoli (1953), Classic
Encore une vraie rareté. Metteur en images habituel de Toto, Mattoli le remplace ici par Alberto Sordi, accompagné d’une jeune actrice prometteuse, qui apparaît pour la première fois sous son nom d’écran, Loren après avoir été Sophia Scicolone puis Lazzaro.

22.30 : Evil Dead de Sam Raimi (1981), TCM
Coup d’essai pour le cinéaste. Coup de maître, puisque le film a cartonné, entraînant deux suites, six ans puis douze ans plus tard, et même une série TV (la saison 3 a commencé). Cinq amis, dans une maison isolée, etc., le pitch a depuis inspiré des myriades de films d’épouvante.

00.00 : Pater d’Alain Cavalier (2011), OCS City
Comme ses essais intimistes, Cavalier tourne ses (politique)-fictions à la maison. Vincent Lindon en Premier ministre ? Pourquoi pas ? Il y est aussi crédible qu’en chômeur à bout de course.

00.10 : Feux croisés d’Edward Dmytryk (1947), TCM
Suite de l’intégrale Mitchum. Note du 3 avril 2016 : "Un bon scénario de John Paxton d’après un bon roman de Richard Brooks, un bon producteur, Adrian Scott, futur victime de McCarthy, un bon réalisateur (à l’époque). Résultat : un des grands films américains de la fin de la décennie, avec les deux Robert, Mitchum et Ryan, et Gloria Grahame."

Dimanche 7 mai 2017

20.40 : Brothers de Jim Sheridan (2009), OCS Max
Remake, cinq ans à peine après, d’un film de Susanne Bier, transposé du Danemark aux USA. Pas d’une grande nouveauté, mais il y a Jake Gyllenhaal, Toby Maguire et Natalie Portman.

20.45 : Habemus Papam de Nanni Moretti (2011), Club
Le film passe sur la chaîne une fois par an, mais n’épuise pas ses ressources comiques et politiques. Piccoli, en pape indécis, est parfait, et Moretti, en organisateur d’un tournoi de volley-ball cardinalice, tout autant.

20.45 : Ouvert contre X de Richard Pottier (1952), Classic
Film policier inconnu de nos services, avec des vedettes d’époque - Yves Vincent, Yves Deniaud, Jean Debucourt. Pottier a tout fait, de l’excellent (Un oiseau rare) au nul (Violettes impériales). Alors, à découvrir.

20.50 : Le Festin de Babette de Gabriel Axel (1987), Arte
L’auteur n’est connu ici que par ce seul film (Oscar du film étranger). Il faut dire que cette histoire de communarde (Stéphane Audran) réfugiée au Danemark qui transforme son gain à la loterie en un festin pantagruélique (ah, les cailles au foie gras !) vaut quelques étoiles.

21.00 : La Menace d’Alain Corneau (1977), Polar
Ce n’est pas le plus célèbre des films de la pemière partie de la filmo de l’auteur, mais c’est pourtant un de ses plus solides. Yves Montand est bien (mais oui, ça arrivait) et la séquence finale avec les routiers canadiens inoubliable. Avec Carole Laure et Marie Dubois, mais surtout Jean-François Balmer, qui débutait ou presque.

22.50 : Dangereuse sous tous rapports de Jonathan Demme (1987), TCM
Pour saluer la mémoire de l’auteur, mort il y a quelques jours. Et pas seulement par respect, car la comédie est fine et Melanie Griffith tout à fait convaincante.

00.05 : Les Cent Cavaliers de Vittorio Cottafavi (1964), France 3
Décidément inépuisable, le cinéma italien chez Brion. Après six péplums entre 1958 et 1961, qui comptent parmi les meilleures aventures d’Hercule (celui où il conquiert l’Atlantide, par ex.), Cottafavi se tourne vers le bas Moyen-Âge et l’an 1000. Malgré sa beauté, le film mit sept ans à sortir en France et le réalisateur ne travailla plus que pour la TV pendant dix-sept ans.

00.40 : La Griffe du passé de Jacques Tourneur (1947), TCM
Note du 15 décembre 2016 : "Un des plus beaux films de Tourneur, d’après un superbe roman de Daniel Mainwaring (Pendez-moi haut et court, signé Geoffrey Homes dans la Série Noire). Une des perles les plus pures du film noir des années 40, avec un générique de rêve : Mitchum et Douglas, chacun à leurs presque débuts, Jane Greer et Rhonda Fleming."

Lundi 8 mai 2017

20.40 : Gorilles dans la brume de Michael Apted (1988), Paramount Channel
Bon biopic de Dian Fossey, l’éthologue spécialiste des gorilles, signé par un cinéaste à tout faire, mais qui nous a rarement déçus. Sigourney Weaver, descendue de sa fusée de Alien, est remarquable.

20.40 : Possessions d’Éric Guirado (2011), OCS Choc
Excellent court-métragiste, Guirado a du mal à s’imposer dans le long - deux en dix ans, Le Fils de l’épicier (2007) et celui-ci. Rien depuis. Pourtant, ce thriller (avec Jérémie Renier et Julie Depardieu), inspiré d’un fait divers, l’assassinat des époux Flactif, atteint un haut niveau dans l’inquiétude et le malaise.

20.45 : Orgueil et préjugés de Joe Wright (2005), Émotion
Maintes fois passé depuis trois ans, mais comme la soirée est sinistrée sur le bouquet Ciné+, on peut revenir aux grands anciens. Jane Austen interprétée par Keira Knightley, on en redemande.

20.45 : Love & Friendship de Whit Stillman (2016), Club
Jane Austen encore, mais cette fois-ci avec un roman bien moins connu, Lady Susan, adapté par un cinéaste qu’on ne savait pas attiré par le romantisme anglais. Kate Beckinsale en héroïne austenienne, c’est bien trouvé. Et il y a le grand Stephen Fry.

21.00 : Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir (1932), Arte

&

22.25 : La Chienne de Jean Renoir (1931), Arte

Soirée Renoir sur la chaîne, et en nous évitant, ô bonheur, sa pénible période finale. Deux chefs-d’œuvre avec Michel Simon, aussi génial en clochard ingouvernable qu’en employé saisi par le démon de midi. Tout est admirable dans l’un et l’autre film.

00.50 : Rachel et l’étranger de Norman Foster (1948), TCM
Note du 30 août 2015 : "Joli western, scénarisé par Waldo Salt et Howard Fast, futurs victimes de McCarthy, avec William Holden, Robert Mitchum et Loretta Young, moins brillante que dix ans plus tôt mais toujours juste. Il faudra songer à revenir sur Norman Foster."’

Mardi 9 mai 2017

20.40 : Midnight Run de Martin Brest (1988), Paramount Channel
New York - Los Angeles par la route, car le comptable que doit ramener en Californie le chasseur de primes qui l’a capturé ne supporte pas l’avion. Il y a De Niro, mais ce n’est pas lui qu’on remarque, c’est Charles Grodin qu’on ne savait pas capable d’une telle performance.

20.45 : Mon fils d’Eran Riklis (2014), Club
Note du 2 janvier 2017 : "Le titre original, ou plutôt international, est Dancing Arabs, plus intéressant que le transparent titre français. L’auteur nous avait jadis emballés avec La Fiancée syrienne et Les Citronniers. Il touche encore une fois juste, avec son histoire de lycéen israélien confronté à une classe dont il est le seul Arabe. Ni démonstration, ni prêchi-prêcha, et Yaël Abecassis, toujours égale à elle-même."

20.45 : Le Cavalier de la mort d’André De Toth (1951), Classic
On pensait que tous les westerns du cinéaste avaient déjà été programmés. Erreur, ce Man in the Saddle était encore inédit sur le câble. Premier film avec Randolph Scott - il y en aura cinq autres, presque autant qu’avec Boetticher -, encore bien actif au tout début de la décennie.

22.25 : Difret de Zeresanay Mehari (2014), Club
Pas vu, mais un film éthiopien est une denrée trop rare pour être négligée. À découvrir.

00.00 : Loin des hommes de David Oelhoffen (2014), Premier
L’Atlas, novembre 1954, début de l’insurrection algérienne, un instituteur isolé et un paysan meurtrier qu’il doit amener à la ville. Une nouvelle de Camus à la base. Méfiance, donc. Eh non, le film est puissant, sobre, traversé d’un vrai courant de compréhension. Certes, les acteurs sont Viggo Mortensen et Reda Kateb, pas n’importe qui. Mais le film existe au-delà de leur interprétation. Un échec public (120 000 spectateurs), qu’il convient de rattraper.

00.35 : Ciel rouge de Robert Wise (1948), TCM
Encore un western, le premier pour Wise, mais pas pour Mitchum, avec enfin son nom en haut de l’affiche. Le bétail, les intrigues pour le récupérer, la fille du gros éleveur, etc., on est en pays de connaissance, balisé, mais de belle façon.

Mercredi 10 mai 2017

20.40 : L’Effet aquatique de Solveig Anspach (2016), OCS City
L’ultime film de la cinéaste franco-islandaise, pas beaucoup servie par le câble - excepté Lulu, femme nue. Le reste, Haut les cœurs !, Back Soon, Queen of Montreuil = inconnu des programmateurs. Raison de plus pour déguster cette jolie histoire d’amour entre un grutier et une maîtresse-nageuse.

20.40 : El Dorado de Howard Hawks (1967), OCS Géants
John Wayne et Mitchum, à la place de John Wayne et Dean Martin, Charlene Holt à la place d’Angie Dickinson. Ce copié-collé de Rio Bravo a été salué comme un chef-d’œuvre ; en réalité, HH était en roue libre - et encore plus dans Rio Lobo, qui suivra de quelques années. Le métier est là, mais la grâce a disparu. Mais ça se laisse voir, évidemment.

20.45 : Les Charognards de Don Medford (1971), TCM
Le début des années 70 est une belle période pour le western moderne. Il n’y a pas eu que Soldier Blue, Little Big Man, Sierra torride ou Pat Garrett, mais des titres moins célèbres et tout aussi importants. Medford n’a quasiment œuvré qu’à la télévision entre 1951 et 1988, mais son incursion sur grand écran reste marquante. Gene Hackman, Oliver Reed, Candice Bergen : que du beau monde ; encore fallait-il les mettre en place...

22.10 : Casablancas, l’homme qui aimait les femmes d’Hubert Woroniecki (2016), OCS Max
On peut tout à fait ignorer qui était l’homme en question, comme son activité - il a créé l’agence de mannequins Élite, célèbre, paraît-il -, ne pas différencier Cindy Crawford et Naomi Campbell, et apprécier ce documentaire sur le monde des requins de la mode, des magazines et de la marchandise-spectacle.

00.40 : Ça commence à Vera Cruz de Don Siegel (1949), TCM
Note du 9 août 2016 : "70 minutes, pas une once de graisse, un petit régal, sur un scénario de Geoffrey Homes/Daniel Mainwaring, d’après Richard Wormser, encore un bon écrivain hard-boiled. Avec Mitchum, certes, mais le personnage le plus intéressant est celui joué par William Bendix."

Jeudi 11 mai 2017

20.40 : Le Sentier de l’enfer de Byron Haskin (1951), Paramount Channel
Bon western - Edmond O’Brien, Dean Jagger, Polly Bergen - signé par un réalisateur sans ambition autre que d’exécuter le mieux possible les travaux commandés, ce qui lui a permis de réussir des westerns, des polars, des films de s-f avec la même aisance.

20.40 : Microbe et Gasoil de Michel Gondry (2015), OCS Max
Après le naufrage de L’Écume des jours, Gondry rétablit l’équilibre en tournant un film avec des riens mais une inventivité constante. Deux gamins qui construisent une maison sur roues et qui partent à l’aventure, ce n’est pas un scénario, et pourtant ça marche très bien.

20.40 : Faces de John Cassavetes (1968), OCS Géants
Cassavetes avait failli se faire happer par le système hollywoodien avec A Child Is Waiting et ses stars Lancaster et Garland. Cinq ans plus tard, il revient à l’indépendance et met en place son propre système : tournage à la maison, avec ses copains, sur un scénario écrit au fur et à mesure, jouant sur des situations paroxystiques. Sur les 150 heures filmées, il n’en gardera que deux, éblouissantes.

20.45 : Arbitrage de Nicholas Jarecki (2012), Premier
Premier film d’un réalisateur inconnu. Mais le scénario, corruption, magouilles financières, etc., donne envie d’en savoir plus. D’autant qu’avec Richard Gere, Susan Sarandon et Tim Roth, l’intérêt est assuré.

20.45 : Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin (2015), Émotion
Le film a décroché le prix Louis-Delluc, il devait donc le mériter, ont jugé les jurés. Disons plutôt qu’il est réservé aux amateurs inconditionnels de l’auteur, qui veulent tout connaître de ses héros, afin de reconstituer sa biographie dont il parsème ses scénarios. Si le destin de Paul Dedalus ne passionne pas, on peut se réserver pour le film suivant.

20.45 : Viva de Paddy Breathnach (2015), Club
Coproduction irlando-cubaine, la première du genre. De la difficulté d’être homosexuel et de monter un spectacle de travesti. De ce mélange entre Priscilla, Fraise et chocolat et Billy Elliot, il sort tout de même quelque chose.

22.25 : La Science des rêves de Michel Gondry (2006), OCS Max
Suite de la soirée Gondry : l’inverse du film précédent, chargé, jouant sur plusieurs plans chronologiques, utilisant des acteurs bankables, Gabriel Garcia Bernal et Charlotte Gainsbourg. Film griffé auteur, mais qui nous entraîne moins loin que la balade des deux mômes sur les routes de France.

22.45 : Rois et reine d’Arnaud Desplechin (2004), Émotion
Un peu long (150 mn), un peu lourd psychologiquement, mais intéressant, si l’on est en phase avec la thématique développée par le cinéaste d’un film à l’autre - la famille, l’amour, la mort. Amalric, évidemment, puisque c’est le reflet de l’auteur. Et Emmanuelle Devos, fidèle à Desplechin de 1991 à 2008.

01.15 : Mariage compliqué de Don Hartman (1949), TCM
Programmation bien tardive, mais on trouve le film en DVD chez RKO. Mitchum, dans son dernier film des années 40, amoureux de Janet Leigh - l’ours et la poupée. Ni western, ni polar, mais une comédie urbaine joliment menée (Holiday Affair, le titre original est plus juste et moins explicatif que le français).

Vendredi 12 mai 2017

20.40 : Un moment d’égarement de Claude Berri (1977), OCS Géants
Ce n’est pas par respect pour Claude Berri, un des auteurs les plus surfaits du cinéma français du dernier demi-siècle, que l’on a envie de revoir ce film, mais pour le plaisir de redécouvrir Victor Lanoux, disparu hier. Il fut un peu notre Nino Manfredi national, capable de jouer les beaufs (Dupont Lajoie), les politiciens corrompus (Un si joli village), les flics ambigus (La Triche), les gitans alcooliques (Les Démons de Jésus), avec la même aisance.

20.45 : Aliens le retour de James Cameron (1986), Frisson
Deuxième volet de la série, rare exemple de suite qui vaille l’originale. De la première expédition, ne reste, évidemment, que Ripley-Sigourney Weaver (qui assurera le rôle jusqu’au n° 4). Nous ne sommes plus dans le vaisseau, mais sur la planète des aliens. Il s’agit de la version "normale" de 137 mn.

20.45 : Forrest Gump de Robert Zemeckis (1994), Émotion
À la sortie, le film nous était apparu comme une arnaque sentimentale, propre à justifier, par la mise à distance du regard de l’innocent, toutes les vilenies que la politique américaine avait accumulées durant quelques décennies. Relecture obligatoire.

20.45 : Le Sacrifice d’Andréi Tarkovski (1986), Club
Film testamentaire, concentré de la métaphysique et des interrogations de l’auteur. À cette atmosphère raréfiée, on avait sur le moment préféré ses œuvres précédentes, les admirables Stalker et Le Miroir. Relecture obligatoire (bis).

20.45 : Pauvres Millionnaires de Dino Risi (1959), Classic
Pauvres mais beaux, Beaux mais pauvres, Pauvres Millionnaires : dans les années 50, Risi montrait les milieux populaires avec sympathie et tendresse (ici, des couples romains confrontés à la crise du logement). Ce n’est qu’après le boom économique qu’il a trouvé les cibles adéquates à son ironie.

23.05 : Carrie au bal du diable de Brian De Palma (1976), TCM
Nouvelle soirée De Palma sur la chaîne. Bonne occasion de rattraper ce film, passé au cœur de la nuit vendredi dernier. Sissy Spacek y est impressionnante.

00.40 : Voyage sans retour de John Farrow (1950), TCM
Note du 18 août 2016 : " Les distributeurs ont donné à Where Danger Lives le titre déjà utilisé vingt ans plus tôt pour le chef-d’œuvre de Tay Garnett, qui n’a rien à voir avec ce thriller. Ce n’est pas Mitchum qui retient (il est aussi peu crédible en médecin que dans Mon passé défendu de Robert Stevenson la même année), mais Claude Rains, toujours aussi doucereusement diabolique. Faith Domergue est l’héroïne, mais on préfère le petit rôle attribué à Maureen O’Sullivan, qui avait quitté définitivement la jungle de Tarzan."

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