home > Personnalités > Ballhaus, Michael (1935-2017)
Ballhaus, Michael (1935-2017)
Brève
publié le dimanche 14 mai 2017

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Ben Cash (dimanche 14 mai 2017)

JPEG - 270.3 ko

 

Dimanche 14 mai 2017

 

Michael Ballhaus (1935-2017) est mort le mardi 11 avril 2017, et on ne le sait que maintenant.

On sait pourtant la très grande importance des chef op’ (aka directeurs de la photo ou cinematographers) et puis on oublie facilement leurs noms. Un générique, c’est long et c’est si commode de le réduire au nom du réalisateur, alors même que s’il est un art collectif, c’est bien le ciné, 7e du nom.

Peut-être aussi qu’on se soucie de moins en moins de la lumière, cette matière immatérielle si difficile à travailler.
Ça irait bien avec les stars filantes et les dieux calcifiés, dans un réel cru sans transfiguration, même pas hyperéaliste, en quelque sorte la pornographie – obscène - des temps nouveaux.

Bonne lecture :

* Rupert Everett, Tapis rouge et autres peaux de banane (Red Carpets and Other Banana Skins), K & B Eds, 2008.

JPEG - 56 ko

 

Des noms quand même surgissent encore aisément : Henri Alekan (1909-2001), Raoul Coutard (1924-2016), Nestor Almendros (1930-1992), Pierre Lhomme (né en 1930), Philippe Rouselot (né en 1945) et quelques autres. Et puis, il y a Soderbergh, Kubrick, Malle, ou même Taratino, qui font parfois (ou souvent) le boulot eux-mêmes.

La famille Ballhaus appartient au monde du cinéma, et Michael avait un père acteur et metteur en scène, Oskar (1908-1972), ami de Max Ophüls (1902-1957), une mère actrice de théâtre, Lena Heuter (1911-2003), un oncle acteur, Carl (1905-1968), une femme actrice, Helga (1935-2006), et un fils, Florian (né en 1965), chef op’. Et une seconde femme Sherry Hormann, réalisatrice (née en 1960).

Sans doute avait-il commencé sa vie artistique en assistant, à 20 ans, au tournage de Lola Montès, en 1955.
Sa carrière professionnelle commença vraiment à la télé, à partir de 1959.

Il avait ensuite mené une longue collaboration avec Fassbinder, à partir de Whity (1971) avec qui il a fait 15 films et téléfilms.
On se souvient particulièrement de la lumière des Larmes amères de Petra von Kant (Die Bitteren Tränen der Petra von Kant, 1972).


 

Il avait aussi travaillé notamment avec Volker Schlöndorff, Margarethe von Trotta et Peter Stein.

Au tournant de sa cinquantaine, il avait une très bonne réputation mondiale, et il s’était installé aux États-Unis. Il y a fait une belle carrière, notamment avec Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Robert Redford, Mike Nichols, Robert Redford, ou Wolfgang Petersen.
Il avait reçu des tas de récompenses, sa dernière fut l’Ours d’or d’honneur lors de la Berlinale 2016.



Revue Jeune Cinéma - Contacts