home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! (2017) > Semaine télé du 3 au 9 juin 2017
Semaine télé du 3 au 9 juin 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 2 juin 2017

Samedi 3 juin 2017

20.40 : Sky de Fabienne Berthaud (2015), OCS City
Le film est passé il y a quelques mois, mais à une heure plus tardive, alors qu’il méritait un prime time. Et c’est l’occasion de saluer Diane Kruger et son prix d’interprétation cannois. Ici, elle est excellente, comme elle l’a toujours été avec la cinéaste (Frankie et Pieds nus sur les limaces).

20.40 : Mildred Pierce de Todd Haynes (2011), OCS City
Deuxième et avant-dernier épisode de la série (cf. 27 mai 2017).

20.40 : Gumshoe de Stephen Frears (1971), OCS Géants
Incroyable. Quasiment tous les grands titres de Frears ont été programmés depuis trois ans, sauf celui-ci, son premier pour grand écran - il ne tournera plus que pour la TV jusqu’en 1979. Albert Finney en détective d’occasion, avec l’imper de Bogart, est magnifique.

20.45 : Spinal Tap de Rob Reiner (1984), Club
Documentaire sur un faux groupe de rock, plus vrai que les vrais. Premier film du cinéaste et qui lui a valu une célébrité spéciale : le faux groupe est devenu une référence-clin d’œil du second degré dans nombre de films et de textes américains. Désopilant et plein d’invention (les morts par combustion spontanée, par ex.).

20.45 : Masculin féminin de Jean-Luc Godard (1966), Classic
À voir, pour la patine d’époque et pour les amateurs de Chantal Goya première manière. Un joli précipité d’écume du temps - de là à en faire un constat sérieux sur la jeunesse parisienne des années 60, il y a un pas qu’on se gardera de franchir.

22.45 : Coffy, la panthère noire de Harlem de Jack Hill (1974), TCM
Un des sommets de la filmographie de Pam Grier. C’est Jack Hill, qui n’était pourtant pas un Noir, qui a peut-être été le meilleur réalisateur de la blackploitation. C’est bien de remonter Coffy à la surface, on attend maintenant Foxy Brown.

00.15 : Coups de feu dans la sierra de Sam Peckinpah (1962), TCM
L’intégrale du mois, après minuit, est consacré à Joel McCrea. Sans doute pas beaucoup de découvertes à faire, mais de bonnes vieilles bandes à revoir. Et ce Peckinpah-là est toujours savoureux.

Dimanche 4 juin 2017

20.40 : Les Blues Brothers de John Landis (1980), Paramount Channel
Dan Aykroyd et John Belushi nous feront-ils autant rire aujourd’hui qu’il y a quelques décennies ? À vérifier. En tout cas, il restera la bande musicale - et il paraîtrait qu’il s’agit d’une version longue.

20.40 : Great Balls of Fire de Jim McBride (1989), OCS Géants
Difficile de choisir ce soir entre le rhythm n’ blues de Landis et le rock n’ roll de Mc Bride ! La biographie de Jerry Lee Lewis est plus rare et pas accessible en DVD (à moins qu’elle ne nous ait échappé) ; et Dennis Quaid tape sur son piano avec la même force que son modèle.

20.45 : Les Vestiges du jour de James Ivory (1993), Club
Note du 20 novembre 2016 : "Un peu clos, l’univers du cinéaste. Certes, mais il pousse parfois très loin le raffinement et l’intelligence, comme ici. Il ne s’agit pas, malgré les interprètes Anthony Hopkins et Emma Thompson, d’un Retour à Howards End bis, mais d’une description assez bouleversante d’une - de deux même - vie ratée. Ivory n’a plus retrouvé cet éclat dans la huitaine de films qu’il a signés ensuite."

20.45 : L’Assassinat du Père Noël de Christian-Jaque (1941), Classic
Une des nombreuses adaptations d’un roman de Pierre Véry qui fleurirent pendant l’Occupation, période où le fantastique léger permettait d’échapper au contexte. Que du beau monde : Harry Baur, Le Vigan, Raymond Rouleau, la trop négligée Renée Faure et la bande d’oiseaux rares - Gildès et Sinoël réunis ! -qui s’égaillaient dans les films du temps.

23.10 : L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie (2013), OCS Choc
Le film passe tous les ans à peu près à la même date, sur une chaîne ou l’autre. Comme c’est le meilleur titre de Guiraudie, scénario et mise en espace réunis, on peut le revoir sans crainte d’ennui.

00.25 : Le marquis s’amuse de Mario Monicelli (1981), France 3
Le filon des films inconnus du cinéma italien semble inépuisable. Brion a été chercher du côté des raretés de Monicelli et a exhumé ce Marchese del Grillo, que, malgré Alberto Sordi, nous n’avons jamais vu - honte !

00.30 : Un jeu risqué de Jacques Tourneur (1955), TCM
Un des grands westerns de Tourneur, Wichita en VO : Wyatt Earp-Joel McCrea, pour une fois pas à Tombstone pour la pistolade de O.K. Corral.

Lundi 5 juin 2017

20.40 : Bande à part de Jean-Luc Godard (1964), OCS Géants
Pierre Kast avait eu raison de décrire le film comme la meilleure adaptation d’un roman de Queneau - ce que le film n’était pas, à la lettre. Mais l’esprit quenaldien y soufflait - et d’ailleurs, Odile y est plusieurs fois évoqué. Il fut un temps où JLG savait rire.

20.45 : Les Boucaniers d’Anthony Quinn (1958), Classic
Ç’aurait dû être le dernier film de Cecil B. De Mille, mais il était trop affaibli pour réaliser le remake de son Les Flibustiers de 1938, et c’est son gendre qui s’y colla, pour son unique essai de mise en scène. Yul Brynner avec des cheveux, pourquoi pas ?

20.50 : L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford (1962), Arte
Ford est un bel exemple de cinéaste qui n’a pas décliné sur le tard : ses derniers films (enfin, pas tous) sont parmi ses meilleurs. Dont celui-ci, passionnant huis clos (presque), qui nous apprend comment s’écrit l’Histoire et naissent les légendes.

22.50 : Shock Corridor de Samuel Fuller (1963), Arte
La chaîne tape fort ce soir : après un Ford de derrière les fagots, un Fuller de bonne cuvée (car il n’a pas toujours œuvré dans le génie, quoi q’on en dise). La description de l’asile où se fait interner Peter Breck pour gagner le prix Pulitzer reste anthologique.

00.15 : La Fille du désert de Raoul Walsh (1949), TCM
À quoi bon vanter Colorado Territory ? Chacun sait qu’il s’agit d’un des plus beaux westerns de Walsh, bien plus puissant que High Sierra, la version policière qu’il tourna avec Bogart en 1941. La scène finale avec McCrea et Virginia Mayo est magnifique.

Mardi 6 juin 2017

20.40 : La Comtesse de Hong Kong de Charles Chaplin (1967), Paramount Channel
Pour mémoire et parce qu’il y a la signature, mais le souvenir qu’on en garde n’est pas flamboyant. Mais la rencontre Brando-Loren mérite un regard.

20.40 : Le Défunt récalcitrant d’Alexander Hall (1941), OCS Géants
Bonne idée que de consacrer une soirée à un des artisans les moins célébrés d’Hollywood. Avec pour commencer une joyeuse comédie sur l’au-delà et ses allers-retours, avec Robert Montgomery et Evelyn Keyes. Six ans plus tard, Hall en fera un remake musical avec Rita Hayworth (L’Étoile des étoiles), de même que Warren Beatty en 1978 (Le Ciel peut attendre).

20.45 : L’Homme de la plaine d’Anthony Mann (1955), Classic
Il n’y a pas que TCM qui programme de grands westerns classiques (et d’ailleurs, il n’y en a pas ce soir). La preuve, cet homme de Laramie, l’ultime de la série avec James Stewart - six films remarquables.

20.45 : Les Hommes du président d’Alan J. Pakula (1975), TCM
On a beau chercher, on ne trouve aucune trace d’un passage sur le câble depuis 2014. Pas d’hésitation, donc. Le Watergate comme un polar et Hoffman & Redford en Woodward & Bernstein. Pakula était alors à son sommet.

20.50 : La Java des ombres de Romain Goupil (1983), Polar
Deuxième film de l’auteur, un an après Mourir à 30 ans, de glorieuse mémoire. Le temps était au néopolar politique et Tchéky Karyo, dans son premier vrai rôle, était crédible en militant gauchiste. On espérait alors beaucoup de la part de Goupil.

22.20 : Ma sœur est capricieuse d’Alexander Hall (1942), OCS Géants
Toujours Al Hall, et de nouveau une comédie plaisante, avec Rosalind Russell et Janet Blair. Le titre original dira quelque chose aux amateurs : My Sister Eileen, dont Richard Quine (qui joue dans le film) fera un remake inoubliable en 1955.

22.20 : Exil de Rithy Panh (2016), Arte
Le dernier en date des documentaires-essais de l’auteur, peut-être encore plus beau que L’Image manquante : une superbe méditation métaphorique sur l’histoire du Cambodge. Passé à Cannes l’an dernier, le film est resté inédit.

23.05 : Le Garçon invisible de Gabriele Salvatores (2014), Club
Film sacrifié : sorti le 15 juillet 2015, il n’a fait que 9000 entrées avant de disparaître. Bonne occasion de découvrir cette jolie histoire de super-héros (mais rien à voir avec la bande des Marvel), avec Valeria Golino et Fabrizio Bentivoglio. Salvatores, malgré David et Oscar, n’est pas un cinéaste en cour.

01.05 : Primrose Path de Gregory La Cava (1940), TCM
Décidément, le film est maudit. Son dernier passage, le 7 septembre 2016, était à 01.45. On reprend la note d’alors : "C’est un des plus beaux films du cinéaste, sinon le meilleur, drame plus que comédie, même si l’issue est heureuse, avec une description de milieux sociaux (un quartier portoricain) comme on n’en trouve guère d’autres dans le cinéma du temps. Ginger Rogers, encore uen fois, est étonnante, et Joel McCrea tout autant (et Marjorie Rambeau, donc !)".

Mercredi 7 juin 2017

20.40 : Comme un avion de Bruno Podalydès (2015), OCS Max
Ce qu’on écrivait à propos de Adieu Berthe, la semaine dernière s’applique ici. Le scénario est charmant, les acteurs (Kiberlain, Jaoui, Vimala Pons) sont sympathiques, la réalisation est correcte. Pourquoi reste-t-on insatisfait ? Mais, bon, certains aiment beaucoup.

20.40 : Les Cavaliers de John Ford (1959), OCS Géants
Ford retrouve Wayne, trois ans après La Prisonnière du désert et trois ans avant Liberty Valance. Western à l’ancienne, avec la cavalerie, et pour contrebalancer le jeu monolithique du "Duke", William Holden, toujours aussi efficace.

20.45 : Par effraction d’Anthony Minghella (2006)
Ultime film de l’auteur, disparu brutalement après seulement six films (on recommande vivement son premier Truly, Madly, Deeply, qui semble oublié des édteurs de DVD). Jude Law et Robin Wright forment un si beau couple qu’on peut accepter que Juliette Binoche interprète une émigrée bosniaque à Londres.

20.45 : Les Désaxés de John Huston (1961), Classic
Pas passé depuis janvier 2015. On oublie le titre français à connotation trompeuse - les personnages ne sont que des paumés, à bout de course, à l’image des comédiens (ultime film pour Clark Gable et pour Marilyn Monroe, Monty Clift ne tournera plus que trois fois). Un chef-d’œuvre, évidemment.

22.30 : L’Attaque des donuts tueurs de Scott Wheeler (2016), OCS Choc
On ne connaît pas ce film, mais des beignets transformés en monstres cannibales, l’idée est intéressante. Dans la filmo des nanars alimentaires, à placer dans la même série que L’Attaque et Le Retour des tomates tueuses.

22.35 : Les Sentiments de Noémie Lvovsky (2003), OCS City
Le film a beaucoup plu à l’époque - il a même décroché le prix Louis-Delluc. Ce qui nous avait semblé un marivaudage petit-bourgeois à ras du plancher a peut-être gagné en patine. De toutes façons, il reste les acteurs - Bacri, Poupaud, Baye, Carré - qui assurent.

00.30 : La Femme la plus riche du monde de William A. Seiter (1934), TCM
Seiter fut un cinéaste prolifique et sans états d’âme, filmant Laurel & Hardy, Fred Astaire, Shirley Temple ou les Marx avec la même indifférence et la même efficacité. Pas de quoi attendre la découverte de la semaine, mais Myriam Hopkins y est très bonne et il y a même Fay Wray, rescapé des griffes du roi Kong.

Jeudi 8 juin 2017

20.40 : Bancs publics de Bruno Podalydès (2009), OCS Max
L’exception : pour une fois, le charme fonctionne dans un film de l’auteur. Le scénario part dans tous les sens, une cinquantaine de comédiens viennent faire un petit tour, ça ne sait pas comment finir. Mais en définitive, ça demeure plaisant, même après plusieurs visions.

20.40 : Fellini-Roma de Federico Fellini (1972), OCS Géants
On hésite à le recommander, puisque chacun est censé l’avoir vu au moins une fois. 115 minutes annoncées : la version semble plus courte que dans notre souvenir. À vérifier.

20.45 : Adorables créatures de Christin-Jaque (1952), Classic
Comme il n’y a que des reprises ou des films sans intérêt à la même heure sur le bouquet Ciné+, on peut se plonger dans cette série de sketches (trois), grand succès à sa sortie et qui rassemblait toutes les vedettes du cinéma français du moment. La Centrale catholique condamna le film pour son "cynisme immoral" ; il existait encore des valeurs.

20.55 : Peaky Blinders, Arte
Pour les amateurs de série haut de gamme. Pour les autres, qui n’ont pas vu les deux premières saisons, mieux vaut regarder autre chose. Ce soir, les épisodes 1 à 3 de la troisième saison.

22.30 : Versailles, rive gauche de Bruno Podalydès (1992), OCS Max
Le premier et peut-être le meilleur du réalisateur. Sans doute parce que la durée courte, 50 mn, correspondait au propos du film : plus court, ça n’était pas ça, plus long, ça ne l’était plus. Et que la construction comique à l’intérieur de cet appartement versaillais qui finit par ressembler à la cabine des Marx dans Une nuit à l’Opéra, était très aboutie.

22.35 : Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon d’Elio Petri (1970), OCS Géants
Le film n’obtint que le Grand prix spécial du jury à Cannes 1970 - il faut dire qu’il y avait Altman avec M.A.S.H. - mais il éclata comme une bombe ensuite. Gian Maria Volonté s’y montrait génial, comme souvent, et on y découvrit Florinda Bolkan - qu’est-elle devenue ?

Vendredi 9 juin 2017

20.40 : Billy Elliot de Stephen Daldry (2000), PCS Max
Il y a exactement une année que le film n’est pas passé sur le câble. Même en connaissant l’histoire par le menu, on peut trouver plaisir à s’y retremper. Jamie Bell, si touchant à 14 ans, se retrouve à 30 sous le costume (assez répugnant) de La Chose (The Thing) dans la récente adaptation des Quatre Fantastic. On le préférait dansant dans les rues de sa ville minière.

20.40 : Max et les ferrailleurs de Claude Sautet (1971), OCS Géants
Ce n’est pas un film de Sautet des plus estimés du public, c’est pourtant un de ses plus grands, un de ceux qui expriment le mieux une réalité disparue, la proche banlieue parisienne du milieu du dernier siècle (mais elle n’avait guère changé durant quarante ans). On peut le voir aujourd’hui comme un documentaire, tel La Zone de Georges Lacombe (1928). Piccoli et Romy sont bien plus intéressants que dans Les Choses de la vie.

20.45 : Il boom de Vittorio De Sica (1963), Classic
Question : pourquoi un tel film, produit par Dino De Laurentiis, réalisé par De Sica, scénarisé par Zavattini, interprété par Sordi, a-t-il dû attendre 56 ans avant de sortir en France (en novembre 2016) ? Mystère des distributeurs obtus.

20.45 : L’Homme qui voulut être roi de John Huston (1975), TCM
Le génie de Huston lui a permis d’adapter les plus grands - Hammett, Melville, Lowry et Joyce, pour finir en apothéose - en signant toujours des films qui lui ressemblaient. Ici, c’est chez Kipling qu’il vient s’abreuver - mais c’est bien mieux que la nouvelle originale. Le duo Michael Caine-Sean Connery est parfait.

21.00 : Highway de Deepak Raunlyar (2014), Sundance TV
Inconnu. Mais pour une fois que la chaîne ne présente pas un film indépendant américain, mais un "drame népalais", on demande à voir. Le film est inédit, comme la plupart de la programmation Sundance.

22.50 : Lord Jim de Richard Brooks (1964), TCM
Quelle soirée sur TCM ! Huston, puis Brooks ! Le film fut un échec public total, incompréhensible : le scénario ne trahissait pas Joseph Conrad, la mise en espace était grandiose, Peter O’Toole était une star, James Mason, Curd Jurgens et Eli Wallach, tous excellents, complétaient le tableau. Quand ça veut pas… À rattraper ce soir.

01.20 : Chance at Heaven de William A. Seiter (1933), TCM
La découverte du jour, jamais passée, ni dans l’hommage à la RKO ni dans celui à Ginger Rogers. Celle-ci n’avait pas encore croisé Fred Astaire ; elle tourna dix films cette même année ; Joel McCrea quatre seulement. Il semble s’agir d’une comédie (mais c’était la spécialité de Seiter).

Revue Jeune Cinéma - Contacts