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Semaine télé du 24 au 30 juin 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 23 juin 2017

Samedi 24 juin 2017

20.40 : The Lady in the Van de Nicholas Hytner (2015), OCS Max
Très british, le réalisateur, qui commença par une mémorable Folie du roi George, avec Helen Mirren, qui reçut le prix d’interprétation à Cannes 1995. Ici, c’est Maggie Smith qui occupe l’écran, avec son génie habituel, qui a transfiguré tant de films qui n’avaient d’intérêt que par elle.

20.45 : Le Marin qui abandonna la mer de Lewis John Carlino (1976), Classic
Écrivain et scénariste fêté (divers Oscars et Golden Globe), Carlino n’a fait que trois incursions derrière la caméra (on ne se souvient pas si ses autres films sont sortis ici). Celui-ci est curieux, adaptation réussie d’une nouvelle de Mishima, avec Kris Kristofferson en loup de mer amoureux de Sarah Miles, on le comprend, et un ado inconnu, Jonathan Kahn, remarquable et remarqué, et qui n’a rien fait d’autre…

20.45 : Paiement Cash de John Frankenheimer (1986), TCM
Même si les années 80 ne sont pas les meilleures dans la filmographie du cinéaste, aucun de ses titres n’est indifférent. Le polar est classique, adaptation par Elmore Leonard d’un de ses propres romans, 50 Pick-Up, mais revoir Ann-Margret est toujours un plaisir.

22.25 : Retour de flamme, Classic
Pas besoin de connaître le programme, on fait confiance à Serge Bromberg pour nous sortir quelques perles de sa collection.

22.35 : Meurtres dans la 110e rue de Barry Shear (1972), TCM
Shear a surtout œuvré dans les séries TV de la grande époque, Hawaï Police d’État ou Les Rues de San Francisco. D’où son efficacité dans ses (rares) films - Les Troupes de la colère, dans lequel le président républicain Christopher Jones créait des camps de concentration pour les + de 35 ans, et celui-ci, buddy-movie qui voit Anthony Quinn et Yaphet Kotto dans les rues de Harlem.

Dimanche 25 juin 2017

20.45 : Le Promeneur d’oiseau de Philippe Muyl (2013), Famiz
Muyl avait réalisé, en 2002, Le Papillon, jolie histoire entre Michel Serrault, collectionneur de lépidoptères, et une fillette solitaire. Ici, il transpose une situation identique en Chine, remplaçant les papillons par un oiseau et la gentille Claire Bouanich par une petite peste trop gâtée - mais tout s’arrangera. Un peu "famille" ? Certes, mais ça fait du bien à l’âme.

20.45 : Il était une fois le Bronx de Robert De Niro (1993), Club
Note du 25 novembre 2016 : "Le titre français racole un peu du côté des "Il était une fois, etc.", mais l’américain est plus précis : A Bronx Tale, juste un conte. Ce n’est pas l’histoire de la jeunesse de De Niro, mais celle de son interprète et scénariste, Chazz Palminteri. Et c’est pas mal du tout, dans une veine inattendue (non "musclée") de la part de l’auteur."

20.45 : Un linceul n’a pas de poches de Jean-Pierre Mocky (1974), Classic
Le roman d’Horace McCoy (Série Noire n° 4) était superbe. Même si sa transposition du journalisme américain au journalisme à la française manque un peu de crédibilité, Mocky avait à l’époque, celle de Solo et L’Albatros, un sacré tonus.

22.50 : Snobs ! de Jean-Pierre Mocky (1961), Classic
Un des plus cinglés des Mocky première manière. Les quatre prétendants à la présidence d’une coopérative laitière (!!!) se livrent à un festival de chausse-trapes croisés. Tous les acteurs de l’univers du cinéaste, seconds et troisièmes couteaux, sont rassemblés, Mansard, Pasquali, Legris, Poirier, Hoffmann. Roquevert et Dac représentent le sabre, Galland le goupillon. Mention spéciale à Francis Blanche et à Michel Lonsdale, tordants.

00.25 : Le Navire blanc de Roberto Rossellini (1941), France 3
Après tant d’années d’oubli organisé, pour ne pas créer de zones d’ombre dans la filmographie officielle du réalisateur, ses trois films initiaux, non seulement tournés sous le fascisme, comme bien d’autres, mais encore explicitement proches de l’idéologie du temps, sont enfin accessibles (on les trouve chez Bach Films). Celui-ci est moins répulsif que L’Homme de la croix (1943).

00.45 : Rockabye de George Cukor (1932), TCM
Second passage de cette rareté de Cukor (fut-il même projeté durant la rétrospective de Bercy il y a quelques années ?), dernier des quatre films tournés par Joel McCrea et Constance Bennett, deux avec Cukor, deux avec Paul L. Stein. Constance a laissé moins de traces que sa sœur Joan, faute de réalisateurs de renom, mais on la préfère tout de même.

Lundi 26 juin 2017

20.40 : Zoulou de Cy Endfield (1964), OCS Géants
Norte du 29 août 2016 : "À ne pas confondre avec le film de Jérôme Salles adapté de Caryl Férey. Ici, c’est la guerre menée par les troupes britanniques contre les guerriers zoulous à la fin du XIXe siècle. Endfield, après avoir été chassé par le maccarthysme, a tourné en GB d’excellents films, trop méconnus (en particulier Train d’enfer où débuta Sean Connery). Ici, Stanley Baker (un de ses acteurs préférés), Jach Hawkins et Michael Caine : british de chez british."

20.45 : Dheepan de Jacques Audiard (2015), Club
Palme d’or surprise (et même pour son auteur), le film (premier passage sur le câble) vaut mieux que sa réputation. Audiard a un peu romancé les conditions d’installation d’une (fausse) famille de réfugiés sri-lankais en France (Bébé Tigre de Cyprien Vial était plus juste sur le sujet), mais son savoir-faire fait tout passer.

21.00 : Le Mort en fuite d’André Berthomieu (1936), TV5
Berthomieu ? Eh oui, Berthomieu, qui n’a pas tourné que des nanars, La Chaste Suzanne ou Les Duraton. La preuve, L’Ange de la nuit ou Le Secret de Madame Clapain, fort bons moments de l’Occupation. Et ce Mort en fuite, avec Jules Berry et Michel Simon, aussi cabotins que d’habitude (ce qui manquait au remake de 1955, qui alignait Jean Richard et Jean-Marc Thibault).

22.10 : Les Femmes de ses rêves de Bobby & Peter Farrelly (2007), OCS Max
Les frères Farrelly sont moins fréquentables que d’autres, Coen ou Taviani : ils n’hésitent pas à côtoyer, et souvent à franchir, les bornes du bon goût. Ceci admis, si l’on est prêt à les suivre, on y trouve un plaisir certain. Avec Ben Stiller et surtout Michelle Monaghan (qu’on reverra dans la série True Detective).

23.50 : Amer de Hélène Cattet & Bruno Forzani (2009), OCS City
On ne connaît pas ce film des auteurs de L’Étrange Couleur des larmes de ton corps (2013), repassé la semaine dernière, et de Laissez bronzer les cadavres (2017, encore inédit), d’après Manchette. Mais ce qu’ils font d’habitude donne envie de compléter notre savoir.

00.00 : The Sport Parade de Dudley Murphy (1932), TCM
Pour ceux qui ont raté le premier passage, il y a deux semaines. Ancienne star du football, McCrea se reconvertit dans le catch et son combat final est assez impressionnant (bravo pour les stuntmen).

Mardi 27 juin 2017

20.40 : Citizenfour de Laura Poitras (2014), OCS City
Documentaire (gros succès) sur Edward Snowden et ses révélations sur l’espionnage planétaire effectué par la NASA. Oliver Stone, comme d’habitude, a tourné sa version fictionnelle du scandale, bien moins intéressante que le rassemblement de documents de la réalisatrice.

20.40 : La Belle Équipe de Julien Duvivier (1936), OCS Géants
On n’imagine pas qu’il reste encore des spectateurs pointus qui n’aient pas vu le film de Duvivier. On le note, juste pour lui rendre hommage.
Soirée reprises sur le bouquet Ciné+, tous les films proposés étant passés il y a peu, La Tête haute, Peter’s Friends, Joe Kidd…
Seule exception :

20.45 : Tonnerre sous les tropiques de Ben Stiller (2008), Premier
En tant que réalisateur, Stiller n’est pas toujours convaincant (on aurait pu se passer de son remake de Walter Mitty, par ex.). Mais le film sur le tournage d’un film participe d’un genre toujours intéressant. Et quand, comme ici, tout est sous le signe du grand n’importe quoi, c’est drôle.

22.20 : Voici le temps des assassins de Julien Duvivier (1955), OCS Géants
Le sommet de la noirceur dans une filmographie pourtant sombre. Danièle Delorme en garce grandiose et un des très grands rôles pour le Gabin des années 50. Et un grand émoi pour ceux qui ont connu les anciennes Halles parisiennes : le restaurant d’André Chatelain est plus vrai que nature. Le clin d’œil du titre en direction de Rimbaud n’était peut-être pas nécessaire, mais quel film !

22.25 : Men & Chicken d’Anders Thomas Jensen (2015), Club
Pas vu, mais au souvenir des précédents films d’ATJ, Les Bouchers verts et Les Pommes d’Adam, on le regardera sans hésitation.

01.40 : Quatre de l’aviation de George Archainbaud (1932), TCM
On connaît mal ce réalisateur prolifique (147 titres relevés par IMDB), sauf celui-ci, à cause de ses vedettes, Richard Dix, Robert Armstrong, Mary Astor et surtout Stroheim, en metteur en scène dictatorial (un rôle de composition pour lui). Dans notre souvenir, il n’y avait que trois pilotes, le troisième étant Joel McCrea. À vérifier.

Mercredi 28 juin 2017

Ce soir, c’est le bouquet OCS qui fait relâche côté découverte : soirée Catherine Corsini (déjà la semaine dernière), Jaime Collet-Serra (Instinct de survie), Benjamin Rocher (Antigang, avec Jean Reno !), William Wyler (Les Grands Espaces, encore…).

20.45 : Une famille à louer de Jean-Pierre Améris (2015), Premier
On aime bien la petite musique du cinéaste, son univers pertinent, quel que soit le genre choisi - ici, la comédie, pas vraiment son habitude. Virginie Efira ne nous émeut pas beaucoup, mais Poelvoorde emporte le morceau.

20.45 : Dear White People de Justin Simien (2014), Club
Pas vu non plus. Mais le sujet de ce premier film - une animatrice da radio noire qui se moque des Blancs - est assez neuf. À vérifier.

22.30 : Six destins de Julien Duvivier (1942), Classic
Déjà passé le 5 octobre 2016. Mais c’est bien loin. Et comme il s’agit de la version longue, c’est la rare occasion de revoir W.C. Fields faisant une conférence anti-alcoolique - bel oxymore.

23.20 : La Rivière rouge de Howard Hawks (1948), OCS Géants
Tout le monde a vu ce film admirable, mais il faut bien regarder quelque chose.

Jeudi 29 juin 2017

Comme les jours précédents, les programmateurs ont senti que l’été était bien là et que les spectateurs préfèraient flâner aux terrasses plutôt que stationner dans la pénombre devant un écran. D’où la faiblesse des propositions, ressassant des titres vus il y a peu (Les Nerfs à vif, The Voices, The Magdalene Sisters, Jicop le proscrit, La Course à l’échalote, Max et les ferrailleurs) ou nouveaux mais carrément mauvais (L’Empire des loups, Nuit d’ivresse, Furie sur le Nouveau-Mexique).

À sauver tout de même :

20.40 : Une veuve en or de Michel Audiard (1969), OCS Géants
À sauver parce que l’on est particulièrement clément et parce que l’on aime bien Michèle Mercier (et tout la bande d’acteurs qui traînent chez Audiard). Mais bon.

20.45 : Retour à l’aube d’Henri Decoin (1938), Classics
Pas passé depuis avril 2015. Entre Abus de confiance et Battement de cœur, Decoin joue une autre musique, plus dramatique et il sait bien faire ressentir l’ennui qui pousse Darrieux (en paysanne hongroise !) à fuir son village et son mari pour aller goûter aux saveurs nocturnes de Budapest. Retour à la raison et à l’aube, mais quelque chose aura changé. C’est le moins connu des trois, mais il vaut largement les autres.

C’est tout ? C’est tout.

Vendredi 30 juin 2017

20.40 : soirée spéciale Claude Sautet sur OCS Géants

César et Rosalie (20.40), Les Choses de la vie (22.35), Vincent, François, Paul et les autres (00.00).
C’est une bonne chose de privilégier le patrimoine, mais peut-être y a-t-il d’autres titres en stock ? On n’en peut plus…

20.45 : L’Affaire SK1 de Frédéric Tellier (2014), Premier
Un premier film, très bon polar - prix Jacques Deray 2015 -, transposition de l’histoire de Guy Georges, l’assassin de jeunes femmes, longtemps hors d’atteinte. Une brochette de visages neufs (Raphaël Personnaz, Christa Théret), d’autres moins (Nathalie Baye, Olivier Gourmet), et un ton personnel tout à fait intéressant.

20.45 : Désordre d’Olivier Assayas (1986), Club
Déjà trente ans et plus que l’on voyait surgir le nom d’Assayas. Et le film était prometteur, avec tous ces jeunes (Lucas Belvaux, Étienne Daho, Rémi Martin, Simon de La Brosse, Ann Gisel Glass) amoureux de musique et cambrioleurs à l’occasion pour se payer des instruments. JC avait à l’époque salué un réalisateur à suivre. Bien vu.

21.00 : Maciste contre le cyclope d’Antonio Leonviola (1961), Ciné FX
Pour faire un écart absolu d’avec César et Rosalie, on peut savourer, en VF (mais jamais il n’y eut de VO), ce péplum bien frais. Gordon Mitchell fut un des plus convaincants des héros antiques du genre. Leonviola n’est pas Cottafavi, ni même Freda, mais ce n’est pas bien grave.

22.25 : Un héros de notre temps de Mario Monicelli (1955), Classic
Un des premiers films où Alberto Sordi esquisse le personnage de bourgeois tout petit qui deviendra sa marque. Le scénario flotte encore un peu, l’accumulation de comportements minables, lâches, veules est un peu trop systématique, mais le petit peuple romain des années 50 est bien en place.

01.15 : L’Arène d’Alfred Hitchcock (1927), TCM
On ne connaît pas ce titre, non signalé par le Bourdon, la bible hitchcockienne. Il s’agit certainement de The Ring, en français Le Masque de cuir. Il a été longtemps peu accessible, comme les autres muets de sir Alfred, on le trouve désormais en DVD. Il semble que la chaîne a abandonné avant la fin du mois l’intégrale Joel McCrea.

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