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Semaine télé du 15 au 21 juillet 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 15 juillet 2017
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Samedi 15 juillet 2017

20.40 : La Fin du jour de Julien Duvivier (1938), OCS Géants
Du patrimoine certifié, assurément. Mais quels numéros d’acteurs… Jouvet, Simon, Francen (même lui est au niveau). En attendant la réédition annoncée de La Fête à Henriette, un Duvivier invisible depuis bien longtemps.

20.45 : Sur la route de Madison de Clint Eastwood (1995), Émotion
Jamais passé depuis trois ans, ce qui, dans le cas d’un des plus incontestables succès public et critique du Maître, est surprenant. L’intitulé de la chaîne correspond parfaitement à l’ambition du film ; mais on n’a pas honte de sortir son mouchoir. Eastwood s’est rarement laissé autant aller, avant ni depuis. Sous la rude écorce, bat un cœur d’homme.

20.45 : Laura d’Otto Preminger (1944), Classic
Encore un film rare sur le câble : second passage depuis 2014. Note du 2 novembre 2016 : "La conjonction rare d’un roman de Vera Caspary, d’une photo de Joseph LaShelle, d’une interprétation "neutre" (Dana Andrews est un "agi" plutôt qu’un "actant") et d’une réalisation inspirée. Et l’ombre de Gene Tierney, morte durant la moitié du film, et qui apparaît miraculeusement. Inépuisable."

20.45 : Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971), TCM
70 scénarios (dont de nombreux sous pseudos pour cause de liste noire) et une seule réalisation. Mais quelle réalisation ! La plus radicale dénonciation de la guerre, DT parvenant à traduire visuellement la puissance de son roman sur ce soldat réduit à un cerveau quasiment sans corps. Grand prix de Cannes.

22.10 : The Connection de Shirley Clarke (1961), Classic
Une fois l’an (dernier passage en septembre dernier), on peut retrouver sans ennui les drogués en attente de leur dealer de la pièce de Jack Gelber. Les éditions US Milestone viennent de sortir en Blu-ray et DVD le volume 4 de l’œuvre complète de la cinéaste, figure indispensable du cinéma indépendant.

22.40 : A Scanner Darkly de Richard Linklater (2006), TCM
Très curieuse adaptation de Substance Mort de Philip K. Dick, roman de la dernière période de l’auteur. L’animation en rotoscopie (personnages réels incrustés dans des décors dessinés) accentue le décalage et l’étrangeté d’un scénario où la paranoïa dickienne est à son sommet. Des acteurs célèbres (Keanu Reeves, Denzel Washington, Winona Ryder) se sont prêtés au jeu.

00.25 : Commérages de Roy Rowland (1953), TCM
Série "comédies RKO de l’été". On aime bien cet artisan soigneux, à cause des 5000 Doigts du Dr. T. et de Viva Las Vegas. Ici, il suffit d’accepter l’idée que Victor Mature puisse être un écrivain de qualité ; les retours en arrière sont habiles et il y a Jean Simmons.

00.25 : Papa lumière d’Ada Loueilh (2013), Premier
Le film a mis deux ans à trouver une sortie, fin juillet 2015, et n’a récolté que 6000 spectateurs, ce qui est trop peu pour cette première œuvre sympathique, juste et remarquablement interprétée par Niels Arestrup. Rattrapage tardif souhaité.

Dimanche 16 juillet 2017

20.40 : Condamné au silence d’Otto Preminger (1955), Paramount Channel
Film rare, jamais programmé, malgré Gary Cooper en général d’aviation en révolte contre sa hiérarchie, dans les années 20 (épisode authentique). Le titre original, The Court-Martial of Billy Mitchell décrit exactement le déroulement du film. Rod Steiger en fait des tonnes, comme d’habitude, mais Charles Bickford est à la hauteur de Cooper.

20.55 : Good Morning, England de Richard Curtis (2009), Arte
La belle époque des radios-pirates anglaises. Une bande sonore datée 1966, sans une ride (ou presque). Et un paquet d’acteurs Philip Seymour Hoffman, Kenneth Branagh et, notre préféré, Bill Nighy.

22.30 : L’Impasse tragique de Henry Hathaway (1946), Classic
Un des grands films noirs de l’auteur, pas programmé depuis novembre 2016. Pour Lucille Ball, inhabituelle dans l’univers du polar, et surtout William Bendix, toujours égal.

22.35 : Foxfire, confessions d’un gang de filles de Laurent Cantet (2012), OCS City
Cantet transporte aux USA son goût des aventures collectives, manifesté dès ses courts métrages. À la différence de ses films français statiques (L’Emploi du temps, L’Atelier), il réussit un film d’action. Et ses révoltées des années 50 sont bien délurées.

23.05 : Starman de John Carpenter (1984), TCM
Dans la série des extra-terrestres gentils (Michael Rennie dans Le Jour où la Terre s’arrêta ou David Bowie dans L’Homme qui venait d’ailleurs), place à Jeff Bridges, bien installé dans la peau du mari défunt de Karen Allen. Encore une bande sonore superbe, signée Jack Nitzsche.

01.00 : The Adventures of a Rookie de Leslie Goodwins (1943), TCM
La curiosité du soir, toujours dans les comédies RKO. Ce qu’on a vu du réalisateur (la série Mexican Spitfire avec Lupe Velez) frise le zéro absolu. En sachant que ce ne peut pas être pire, on peut découvrir des acteurs inconnus, Wally Brown et Alan Carney.

Lundi 17 juillet 2017

20.40 : Les Misérables de Raymond Bernard (1933), OCS Géants
La meilleure façon de regarder cette adaptation (sans doute la meilleure) du roman de Hugo : les trois époques à la suite. 5 heures de spectacle, rien à jeter.

20.45 : Les Chansons que mes frères m’ont apprises de Chloé Zhao (2015), Club
Note du 10 octobre 2016 : "On ne peut guère reprocher au film que d’être un peu formaté "Sundance" (où il n’a rien remporté - mais il a décroché des prix dans bien d’autres festivals) : un sujet fort (les problèmes de jeunes dans une réserve indienne), un premier film, un style retenu. Une des révélations de la Quinzaine cannoise."

20.55 : Épouses et concubines de Zhang Yimou (1991), Arte
Le film supporte bien ses 26 années (comme tous les Zhang de cette période). C’est ici qu’on a vraiment découvert Gong Li, Le Sorgho rouge, antérieur, n’ayant pas fait le plein de spectateurs.

22.55 : L’Homme sauvage de Robert Mulligan (1969), TCM
Pas passé depuis avril 2016. Le film est suffisamment puissant - un des plus beaux du cinéaste - pour être vu une fois par an. Gregory Peck vieillissant est superbe.

00.40 : Lady Luck d’Edwin L. Marin (1946), TCM
Le RKO de la nuit. Réalisateur sans renom (il a tout de même signé L’Amazone aux yeux verts, avec John Wayne), acteurs peu connus (excepté Robert Young). Bonne surprise ?

Mardi 18 juillet 2017

Aucun film inédit valable ce soir sur toutes les chaînes des différents bouquets.

Mais on peut toujours revoir Le Magicien d’Oz de Victor Fleming (1939, Famiz, 20.45), ou Pas très catholique de Tonie Marshall (1994, Club, 20.45) ou encore The Place Beyond the Pines de Derek Cianfrance (2012, TCM, 20.45).

22.20 : Rome (2005), OCS Max
Pour tous ceux qui n’auraient pas encore savouré cette série HBO, une des plus mémorables de l’histoire des séries. La ville antique comme on ne l’a jamais vue. Hélas, ce sont déjà les épisodes 5 et 6 de la saison 1. Mais les coffrets DVD existent.

22.25 : Être et avoir de Nicolas Philibert (2002), Famiz
L’étonnant succès de l’année 2002. Un instituteur comme on les imagine, une classe de village de montagne, des gamins comme tous les enseignants aimeraient avoir, un filmage d’une année. César multiples, prix Louis-Delluc, des médailles un peu partout.

22.45 : Hercule à la conquête de l’Atlantide de Vittorio Cottafavi (1961), OCS Géants
Le plus brillant des cinq péplums tournés par Cottafavi en 1960 et 1961 (mais certains préfèrent Les Vierges de Rome). Le film passe également à la Cinémathèque de Bercy, dans le cadre de la rétrospective Cottafavi commencée le 12 juillet 2017.

00.25 : Carolyn veut divorcer de Leigh Jason (1936), TCM
Encore une découverte RKO, par un réalisateur prolifique mais guère connu, sinon par le seul Miss Manton est folle avec Henry Fonda et Barbara Stanwyck. C’est encore Miss Barbara qui est au générique de cette comédie du remariage, dont on ne sait rien.

Mercredi 19 juillet 2017

20.40 : À vif de John Wells (2015), OCS Max
Le troisième film de l’auteur de The Company Men (2010). Pas vu, mais on fait confiance au générique : Sienna Miller, Daniel Brühl, Omar Sy et surtout Alicia Vikander, qu’on ne quitte pas de l’œil depuis son Pure (de Lisa Langseth, 2010).

20.45 : Ce sentiment de l’été de Mikhaël Hers (2015), Émotion
Un film sur les pointes, entre le "je-ne-sais-quoi" et le "presque-rien", tout en vibrations délicates, mené par l’excellent acteur norvégien Anders Danielsen Lie (découvert dans Oslo, 31 août de Joachim Trier) et Judith Chemla, dont on ne dira jamais assez de bien.

20.45 : L’Île mystérieuse de Cy Endfield (1961), Classic
Note du 28 décembre 2016 : "La carrière d’Endfield, chassé par le maccarthysme et réfugié en Angleterre, ne fut pas celle qu’elle aurait pu être. Il n’empêche que ses quelques films britanniques sont très réussis. Et son adaptation de Jules Verne en vaut bien d’autres, bien servie par des effets spéciaux signés Ray Harryhausen (quelques jolis monstres préhistoriques)."

20.45 : Le Jour des Apaches de Jerry Thorpe (1968), TCM
Un très bon western, réalisé par un Thorpe qui n’est pas Richard, mais son fils. Un générique tout empli de vieux briscards du genre, Glen Ford, Arthur Kennedy, Dean Jagger, Royal Dano. Ensuite, Jerry n’a tourné que pour la TV. Dommage.

22.20 : Summer d’Alanté Kavaïté (2015), OCS City
Film inconnu d’une cinéaste inconnue. Mais les comédies lituaniennes qui nous parviennent sont trop peu nombreuses pour que l’on ne s’intéresse pas à celle-ci.

22.25 : Le Faux Coupable d’Alfred Hitchcock (1956), Classic
Henry Fonda, contrebassiste, doit prouver qu’il n’est pas un criminel. La mécanique hitchcockienne est en place, l’horlogerie bien remontée. Et pourtant, quelque chose coince - le film fut un échec, sauf en France où les exégètes des Cahiers du Cinéma se firent ses apôtres.

23.50 : My Summer of Love de Pawel Pawlikowski (2005), OCS City
L’été semble être la thématique de la chaîne ce soir. Le film de PP (son avant-dernier en Angleterre avant qu’il ne revienne en Pologne tourner Ida) est une très jolie variation sur l’amitié amoureuse de deux adolescentes, Natalie Press et Emily Blunt, dans leurs premiers rôles.

00.35 : Papa se marie de Jack Hively (1941), TCM
À vue de titre, il s’agit de nouveau d’une comédie du remariage, spécialité de la RKO. Le réalisateur n’était pas transcendent dans sa série Le Saint, malgré George Sanders. Ici, qu’a-t-il fait avec les deux rescapés du muet, Gloria Swanson et George Menjou ? Réponse ce soir.

Jeudi 20 juillet 2017

20.40 : The Art of Television : les réalisateurs de séries de Charlotte Blum & Vincent Gonon (2017), OCS City
Il s’agit des épisodes 5 et 6 d’un ensemble documentaire dont on a raté le début. Dommage, car le sujet est passionnant : qui sont ces réalisateurs dont les noms sont ignorés, qui passent d’une série à l’autre en s’adaptant à la norme de chacune et auxquels on ne demande que de l’efficacité ?

20.45 : La Loi du silence d’Alfred Hitchcock (1953), Classic
Ce n’est pas la période de sir Alfred que l’on préfère et il faudra attendre le remake de L’Homme qui en savait trop (1956) pour le retrouver en pleine forme. Mais si l’on aime Montgomery Clift, malgré sa soutane, et Anne Baxter...

22.35 : Futures vedettes de Marc Allégret (1955), OCS Géants
Marc A. avait la réputation, méritée, de dénicher les comédiens qui avaient de l’étoffe. A-t-il voulu avec ce film réaliser un presque remake de Entrée des artistes, Jean Marais remplaçant Jouvet et le chant l’art dramatique ? En tout cas, on y voit Bardot, Mylène Demongeot, Anne Colette et Pascale Audret, ce qui n’était pas un mauvais choix.

22.45 : The Program de Stephen Frears (2015), Premier
L’histoire de Lance Armstrong, le dieu pur et immaculé du cyclisme, son irrésistible ascension et sa chute. Le tout du point de vue du journaliste David Waslh, qui a traqué les preuves de dopage. Arrivé trop tard, peut-être, le film a été un échec en France : un peu plus de 80 000 spectateurs. À cause du titre, peu explicite ?

00.05 : La Loi du Nord de Jacques Feyder (1939), Classic
Tourné en 1939, sorti en 1942, le film n’apparaît pas souvent dans les hommages à Feyder. Il mérite pourtant une nouvelle vision. Michèle Morgan n’était pas encore figée dans sa légende, Pierre Richard-Willm était à l’aise dans le paysage suédois et Charles Vanel était parfait dans son rôle habituel de flic obstiné.

00.55 : Super Sleuth de Ben Stoloff (1937)
Stoloff n’a guère laissé de traces, malgré ses 70 films. Encore une surprise RKO, apparemment sans remariage, avec Jack Oakie et Ann Sothern, ce qui ne risque pas de nous emmener très haut.

Vendredi 21 juillet 2017

20.40 : Le Limier de Joseph L. Mankiewicz (1972), Paramount Channel
Le dernier passage date d’un an tout juste. On a oublié combien de dizaines de fois Tanguy Viel, dans son roman Cinéma, avouait l’avoir regardé. Sans aller jusque-là, se replonger dans les labyrinthes de l’affrontement Michael Caine-Laurence Olivier n’est pas du temps perdu.

20.40 : Treme (2010), OCS City
Épisodes 4, 5 et 6 de la saison 1. Si l’on a raté le début, il est obligatoire d’acheter ou d’emprunter le coffret de la première saison de cette série superbe, un délice pour les amateurs de musique - toutes les musiques de la Nouvelle-Orléans. Presque tous les personnages sont inoubliables, et, en particulier, le couple Melissa Leo-John Goodman.

20.40 : L’Amant de lady Chatterley de Marc Allégret (1955), OCS Géants
Le centenaire de Danielle Darrieux fait ressurgir nombre de ses films moins connus. Celui-ci n’a pas laissé de grands souvenirs, sans doute parce que le roman de D.H. Lawrence est un faux "grand sujet" - Pascale Ferran s’y est cassé les dents également. Mais on peut vérifier. Et même rester sur la chaîne pour regarder, à 22.20, Julietta (1953), autre titre d’Allégret, dans lequel Dany Robin, délicieuse jeune fille rêveuse, s’affrontant à une Jeanne Moreau raide comme la justice, est un peu plus animée que Darrieux en lady dissipée.

20.45 : Life d’Anton Corbijn (2015), Émotion
La rencontre d’un photographe et d’un acteur. Le premier est Dennis Stock, grand professionnel, le second James Dean. Même si Dane DeHaan n’a pas tout à fait l’aura du comédien de référence, on se laisse porter - et Robert Pattinson en photographe est aussi crédible qu’en milliardaire chez Cronenberg (Cosmodrome) ou en braqueur minable chez les frères Safdie (Good Time).

20.45 : Crimes et délits de Woody Allen (1989), TCM
Le film date d’une période de Woody qu’on n’explore pas souvent et qui pourtant contient quelques grands films, comme Alice ou Ombres et brouillard. À redécouvrir, ne serait-ce que pour la performance de Martin Landau.

22.05 : Queen of Montreuil de Solveig Anspach (2012), OCS Max
À 20.40, L’Effet aquatique (2016), ultime film de la cinéaste, est déjà passé plusieurs fois. Mais pas son film précédent, très jolie comédie banlieusarde, avec un zeste, habituel, d’Islande - et une otarie charmante.

00.15 : Manille : dans les griffes des ténèbres de Lino Brocka (1975), Classic
Drôle d’idée que de programmer un film de Brocka, que l’on n’a pas souvent l’occasion de revoir, à une heure tardive, alors que la soirée a été offerte à deux aventures d’OSS 117, signées Boisrond et Hunebelle, c’est dire. Et d’enchaîner avec Insiang, à 02.20 !

00.20 : Une fille dans chaque port de Chester Erskine (1952), TCM
RKO toujours. Ce n’est pas un remake du film de Howard Hawks (1928) et Marie Wilson n’est pas Louise Brooks. Mais c’est un des derniers rôles principaux de Groucho Marx, sans sa famille. Le souvenir que l’on en a n’est pas extrêmement brillant, mais il s’agit d’une curiosité.

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