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Semaine télé du 29 juillet au 4 août 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 29 juillet 2017

Samedi 29 juillet 2017

20.40 : Sous le figuier d’Anne-Marie Étienne (2012), OCS Max
Le film n’a déclenché qu’un faible écho et c’est dommage. Même s’il ne renouvelle pas les standards de la comédie psychologique familiale, Gisèle Casadesus (98 ans) y fait passer une émotion véritable. Et les petits jeunes, Anne Consigny et Jonathan Zaccaï, prennent une leçon de maintien.

20.40 : True Detective (2014), saison 1, OCS City
Une fois par an (passage en novembre 2016), on peut se repaître des aventures immobiles (la moitié de l’action se déroule dans une salle d’interrogatoire) de Matthew McConnaughey et Woody Harrelson dans une des plus épatantes séries d’HBO (en deux saisons, dont la seconde ne tient pas la route). Deux premiers épisodes ce soir.

20.45 : La Nuit de l’iguane de John Huston (1964), Classic
Pas vraiment une découverte - dernier passage le 23 mars 2017. Mais, à cette heure, toutes les autres chaînes du bouquet Ciné+ proposent des titres passés la semaine dernière… Revoir Ava Gardner, Richard Burton et Deborah Kerr n’est jamais du temps perdu.

20.45 : Moonrise Kingdom de Wes Anderson (2012), TCM
Derrnier passage le 19 février 2017. Mais comme pour le film précédent, revoir Frances McDormand, Edward Norton et Bruce Willis, tous à contre-emploi, n’est pas non plus du temps perdu.

22.20 : Fritz le chat de Ralph Bakshi (1972), TCM
Le film avait fait du bruit à l’époque - c’était le premier film d’animation à être interdit aux - de 17 ans aux USA et aux - de 16 en France. Le chat imaginé par Robert Crumb, ivrogne, paillard et infréquentable, faisait alors les délices des lecteurs de BD transgressives. Pour ses débuts dans le long métrage, Bakshi avait frappé juste.

22.35 : Bigamie d’Ida Lupino (1953), Classic
Note du 8 septembre 2016 : "Le dernier grand film de la cinéaste. La double vie n’avait pas encore été traitée - les maîtresses cachées à la "Back Street", oui, mais pas les doubles familles à distance - et Edmond O’Brien, pas si méchant que ça, écartelé entre Joan Fontaine et Ida Lupino, est excellent, comme il l’a toujours été."

22.55 : Goal of the Dead : seconde mi-temps de Thierry Poiraud (2014), OCS Choc
Pas vu (le film n’est sorti qu’en vidéo). Mais son précédent Don’t Grow Up, également inédit, est un des rares films français de morts-vivants pas ridicules. À découvrir donc, dans la même thématique.

23.55 : Le Voyage de la peur d’Ida Lupino (1953), Classic
Déjà passé le 15 décembre 2016, mais on ne va pas rechigner ; l’effroi éveillé par William Talman, autostoppeur terrifiant les Américains moyens Edmond O’Brien et Frank Lovejoy, est toujours aussi réel.

00.00 : Quelle joie de vivre de Tay Garnett (1938), TCM
Non, ce n’est pas le film de René Clément du même titre, mais une bonne comédie musicale RKO, signée par l’excellent réalisateur de One Way Passage. Douglas Fairbanks Jr n’est pas tout à fait au niveau de la grande Irene Dunne, mais on s’en contentera.

00.05 : Chacun sa chance de René Pujol & Hans Steinhoff (1930), OCS Géants
Une rareté : le premier film de Gabin, comédie chantée réalisée en multiples versions, comme la plupart à l’époque. Il y est déjà tel qu’en lui-même et pousse la chansonnette ("Depuis l’enfance, la chance me fuit…") avec une grande fraîcheur.

Dimanche 30 juillet 2017

20.40 : Cape et poignard de Fritz Lang (1946), Paramount Channel
Note du 25 août 2016 : "Le film reflète bien son moment : la guerre, un physicien, aux mains des Allemands, qui a trouvé la formule de la bombe atomique, un espion américain qui veut le récupérer, la résistance antinazie. C’est daté. Mais le scénario est signé, entre autres, par Ring Lardner Jr et Albert Maltz, futurs blacklistés du maccarthysme."

20.40 : Jimmy P. d’Arnaud Desplechin (2013), OCS City
Le moins "Desplechin" des films de l’auteur. Donc, le plus intéressant, car il échappe aux situations familiales routinières. Benicio del Toro, en Indian Blackfoot traité par un psychanalyste français (Amalric, évidemment) est impressionnant.

20.45 : JFK d’Oliver Stone (1991), Club
La version de l’assassinat du président selon l’enquête du procureur Garrison. Pas sûr que Stone ait bien respecté l’Histoire et les quelques ajouts qu’il s’est permis de faire ne sont pas tous convaincants. Mais son efficacité fait supporter les 180 minutes - et Kevin Costner est tout à fait crédible.

20.45 : L’Emprise du crime de Lewis Milestone (1946), Classic
Passé il y a moins d’un an, comme la presque totalité des films du soir. Milestone n’était pas un manchot et le scénario de Robert Rossen passionnant, à l’image du quatuor Van Heflin-Kirk Douglas (premier film)- Barbara Stanwyck-Lizabeth Scott.

22.35 : Still Walking de Hirokazu Kore-Eda, OCS City
Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, malgré ses quatre passages depuis 2015…

22.45 : Prince des ténèbres de John Carpenter (1987)
L’inédit (sur le câble) du jour. Le liquide contenu dans un cylindre de verre, dans une église oubliée de L.A. n’est pas du slime, mais le fils de Satan lui-même, qui, comme le génie d’Aladin, attend l’ouverture. Un petit régal bien orchestré par Carpenter, qui avait encore une sacrée patte à l’époque.

23.50 : The Harvest de John McNaughton (2013), OCS Choc
Pas vu - mais même en cherchant bien, on n’a trouvé aucune trace de sortie du dernier film de ce réalisateur fort intéressant (Henry, portrait d’un serial-killer). Encore une découverte.

00.25 : Ma femme en feu de Garson Kanin (1938), TCM
Encore une rareté sortie des réserves RKO. Le titre est curieux, traduction approximative du Next Time I Marry original. Lucille Ball avait alors une carrière de stakhanoviste - c’était son vingt et unième film depuis 1936. La bonne surprise de la nuit ?

Lundi 31 juillet 2017

20.40 : soirée Billy Wilder, Paramount Channel
Pour mémoire et parce qu’il n’est pas possible de ne pas les annoncer, Boulevard du Crépuscule (1950, 20.40) et Stalag 17 (1953, 22.40). No comment.

20.45 : Tombés du ciel de Philippe Lioret (1993), Club
Passé il y a juste un an - comme presque tous les films proposés ce soir. À revoir, ne serait-ce que pour la découverte de Sotigui Kouyaté, grand comédien burkinabé, qu’on a revu souvent depuis, mais rarement aussi bien.

20.55 : Pelle le conquérant de Bille August (1987), Arte
Le cinéaste souffre d’être le plus méprisé des palmés cannois - en outre, il le fut deux fois, pour ce film-ci et pour Les Meilleures Intentions, toutes œuvres que la critique sérieuse rejette, sans avoir chaque fois pris la peine de les voir. Soirée rachat donc. Et on pourra constater que ce film sur l’immigration suédoise au 19e siècle, avec Max von Sydow, méritait bien ses lauriers.

23.20 : Allemagne année zéro de Roberto Rossellini (1948), Arte
Berlin en ruines, filmé par un cinéaste pour une fois irréprochable. Le film est court (70 mn), mais remarquable.

00.30 : Le Paradis d’Alain Cavalier (2014), Arte
Soirée pleine sur la chaîne, avec ce troisième film, ixième partie du journal intime de l’auteur. Il paraît que les récents Portraits tournés par Cavalier, renouant avec sa veine de documentariste, et présentés au dernier Festival de La Rochelle sont de toute beauté.

01.40 : She’s Got Everything de Joseph Santley (1937), TCM
Pour les couche-tard ou les possesseurs d’un enregistreur, Eyes Wide Shut de Kubrick ayant débordé sur l’horaire RKO habituel. De nouveau, un film inconnu (en français, La Belle et le fisc, tout un programme), avec Ann Sothern, oui, et Gene Raymond, aïe.

Mardi 1er août 2017

20.45 : Ma Ma de Julio Medem (2015), Émotion
Les films de l’auteur sont en dents de scie. Mais on l’aime bien, en souvenir des Amants du cercle polaire et parce que c’est le seul cinéaste dont le nom soit un palindrome. De toutes façons, la présence de Penélope Cruz est une raison suffisante pour voir n’importe quel film.

20.45 : Django de Sergio Corbucci (1966), Classic
Un des rares films de la soirée qui n’ait pas été programmé depuis moins de quelques mois. Le revoir permet de vérifier combien Leone n’était pas l’unique maître du western italien, mais que cet autre Sergio avait des qualités (dont l’humour) au moins aussi réelles. Et Franco Nero valait bien Clint dans le non-jeu.

21.25 : Ma 6-T va craquer de Jean-François Richet (1997), OCS Choc
La chaîne propose ce soir un hommage au réalisateur de Mesrine. La bonne idée, c’est de présenter ses deux premiers films, presque oubliés, qui restent le meilleur de ce qu’il a tourné. D’abord le deuxième (pourquoi ?), bon film sur une cité de banlieue, qui a juste le tort de venir après La Haine, ce qui à l’époque a réduit son écho (alors que la sincérité du film est plus grande).

22.40 : Une femme en péril de Peter Yates (1988), TCM
Yates a souffert d’être le réalisateur de Bullitt, qui a obscurci toute sa filmographie. Pourtant La Guerre de Murphy est un grand film, et celui-ci un thriller fort intéressant, qui nous replonge en plein maccarthysme.

23.05 : État des lieux de Jean-François Richet (1994), OCS Choc
Premier film de JFR. On se souvient de notre surprise à la vision de ce brûlot dans lequel le héros prolétaire n’était pas édifiant, ni sa révolte instinctive, mais articulée sur des références précises, de Marx à Debord. Qu’est devenu Patrick Dell’Isola, l’acteur principal, excellent ? Reconverti en commissaire Rocca à la TV (!), il semble avoir depuis disparu des radars.

00.20 : La Vie facile de Jacques Tourneur (1949), TCM
Puisque l’on a cru en Victor Mature écrivain (dans Commérages le 15 juillet 2017), on peut essayer d’y croire en footballeur. Jacques Tourneur et le sport, il n’y a pas de quoi écrire une thèse, mais le film est agréable, surtout grâce à Lizabeth Scott (deux fois cette semaine, c’est la fête).

Mercredi 2 août 2017

Si le bouquet Ciné+ pratique ce soir la roue libre (voir plus bas), le bouquet OCS étincelle. Aucune série ce soir mais des inédits :

20.40 : Mr. Holmes de Bill Condon (2015), OCS Max
Ian McKellen en Sherlock, l’idée est excellente. Comme pour la série TV avec Benedict Cumberbatch, on est à cent lieues des originaux de Conan Doyle - et d’ailleurs, Holmes a 93 ans et le Dr. Watson a disparu. Mais le mythe décapé est toujours aussi passionnant.

20.40 : Amerrika de Cherlen Dabis (2008), OCS City
Pas vu, mais le scénario est inhabituel : comment s’intégrer aux États-Unis lorsque l’on est une Palestinienne émigrée ? Et la présence d’Hiam Abbas est une raison suffisante pour découvrir le film.

20.40 : Carlos d’Olivier Assayas (2010), OCS Choc
Version comprimée de la série TV - mais tout de même 160 mn -, déjà programmée, mais en novembre 2014. Sans juger son personnage (Edgar Ramirez est remarquable dans le rôle du terroriste), Assayas reconstitue avec une étonnante maîtrise le contexte des attentats dans les années 70 (là où il échouera dans Après Mai).

Les films intéressants du début de soirée sur le bouquet Ciné+ ont été proposés depuis moins de six mois - Boy Meets Girl (Leos Carax, 1984, Club ; Le Silencieux (Claude Pinoteau, 1972, Classic), y compris, sur TCM, Les Indomptables (Nicholas Ray, 1952).

Seule nouveauté :

20.45 : La isla minima d’Alberto Rodriguez (2014), Frisson
Premier passage pour ce polar espagnol, bon "buddy-movie" présentant deux flics aux méthodes (et aux opinions politiques) différentes. Il y a (un peu) de True Detective là-dedans, mais ça fonctionne.

20.55 : Mon fils d’Eran Riklis (2014), Arte
Le film est passé sur Club le 2 janvier 2017 ; souhaitons que sa programmation sur Arte augmente l’audience de cette belle histoire de lycéen israélien confronté à une classe dont il est le seul Arabe. Ni démonstration, ni prêchi-prêcha, et Yaël Abecassis, toujours égale à elle-même.

22.15 : Umrika de Prashant Nair (2015), OCS City
Pas vu non plus, comme le film précédent sur cette chaîne. Encore l’émigration vers les USA, cette fois-ci vécue par un jeune Indien. Une curiosité : on apprend que le film a été tourné en super 16 mm, ce qui ne doit plus beaucoup se faire aujourd’hui. À découvrir.

22.40 : Soleil vert de Richard Fleischer (1973), TCM
Certes, celui-ci aussi est passé il y a moins de six mois. Mais tous les autres titres de cette partie de la soirée également, alors… La pluie n’a pas permis sa projection en plein air dans le parc de la Villette, prévue le 23 juillet 2017. Bonne occasion de se rattraper.

00.15 : L’Autre Dumas de Safy Nebbou (2010), Premier
Le film a fait un flop immérité, car la relation entre Alexandre D. (Depardieu) et son collaborateur Auguste Maquet (Poelvoorde), à peu près totalement oublié mais qui fut pourtant le véritable initiateur et auteur de bien des titres célèbres, est fort bien restituée (à quelques entorses historiques près).

00.15 : Son patron et son matelot de Richard Wallace (1941), TCM
On s’interrogeait, il y a deux ans (17 juillet 2015), sur l’intérêt de ce film inconnu, alors programmé par TCM. Verdict, après vision : Lucille Ball était dans sa bonne période, et si George Murphy est toujours aussi peu convaincant, Edmond O’Brien, cet extraordinaire acteur moyen qui a tourné plus de films majeurs que bien d’autres, y fait ses presque débuts, après le Quasimodo de Dieterle.

Jeudi 3 août 2017

20.40 : Fort Utah de Lesley Selander (1967), Paramount Channel
Un des meilleurs parmi la centaine de westerns tournés par Selander en trente ans, ce qui signifie que ça ne vole pas très haut tout de même. On y voit surtout des vedettes du genre en fin de course, comme John Ireland, Scott Brady, et Virginia Mayo, dans une de ses dernière apparitions sur grand écran. Pour amateurs.

20.45 : Rien à relever sur le bouquet Ciné+, côté inédits. mais des œuvres solide, déjà commentées : Rapt (Lucas Belvaux, 2009), Frisson ; La Dernière Marche (Tim Robbins, 1995), Club ; Eve (Joseph L. Mankiewicz, 1950), Classic

01.15 : Mon cow-boy adoré de George Marshall (1950), TCM
Comédie RKO entre ville et campagne, entre New York et les prairies du Grand Ouest, entre la tête (Irene Dunne est une auteure de chansons à succès) et les jambes (Fred McMurray est un rancher). C’est l’antépénultième film d’Irene, avant sa fin de carrière télévisuelle.

C’est tout ? C’est tout.

Vendredi 4 août 2017

20.40 : Treme, saison 1, épis. 10 et saison 2, épis. 1 et 2, OCS City
Inutile de commenter. Tous ceux qui ont pris le train de la Nouvelle Orléans accompagneront jusqu’au bout ses passagers.

20.40 : La Fausse Maîtresse d’André Cayatte (1942), OCS Géants
Une rareté - on ne souvient pas de l’avoir jamais vu programmer ailleurs qu’à la Cinémathèque (la vraie, l’historique). Premier film d’AC, avant une trentaine d’autres, adapté de Balzac (comme il adaptera ensuite Zola et Maupassant), avec Danielle Darrieux et Jacques Dumesnil. Les années 40, celles de Pierre et Jean, Le Dessous des cartes, Les Amants de Vérone, sont peut-être les meilleures du cinéaste.

20.45 : V pour vendetta de John McTeigue (2006), Frisson
Bon film de SF dystopique à l’ancienne - une société tyrannisée, la résistance incarnée par un héros masqué, etc. - adapté d’un "roman graphique" célèbre par les Wachowski, ici producteurs. Natalie Portman, rasée, est parfaite. Le masque du justicier, repris par les Anonymous, est devenu une icone.

22.05 : Bethsabée de Léonide Moguy (1947), OCS Géants
L’hommage à Darrieux se poursuit. C’est bien de proposer des titres qui sortent des chefs-d’œuvre incontournables de l’actrice. Après Cayatte, Moguy, ce qui représente une nette perte d’altitude, car si Léonide a fait quelques bons films, celui-ci n’entre pas dans le lot. Mais il y a Georges Marchal, le Maroc, le sable, l’uniforme, les parfums de la colonie, toute une époque.

22.25 : Madame porte la culotte de George Cukor (1949), TCM
Un festival d’intelligence brillamment dialogué. Le scénarion inverse le schéma habituel de la rencontre débouchant sur un mariage : Spencer Tracy, procureur, et Katharine Hepburn, avocate, s’aiment conjugalement, mais vont friser la séparation en s’opposant dans un procès.

00.05 : Jeux dangereux d’Ernst Lubitsch (1942), TCM
Aucune fatigue devant ce chef-d’œuvre, x fois vu. On en saisira plus les détails en se reportant à Jeune Cinéma n° 380, mai 2017 ("Lubitsch et la judéité").

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