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Semaine télé du 2 au 8 septembre 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 2 septembre 2017

Samedi 2 septembre 2017

Après plusieurs tentatives, il s’était avéré que la nouvelle chaîne câblée, Altice Studio, ne passait les films étrangers qu’en version doublée ou en VO non sous-titrée. Il semblerait qu’à partir de ce soir, les regardeurs auront le choix, les films étant annoncés avec la mention VM. Nous surveillerons ça de près.

20.40 : Young Adult de Jason Reitman (2011), Paramount Channel
Reitman retrouve Diablo Cody, sa scénariste de Juno. Les ambiguïtés du premier film (pro-life ou pro-IVG ?) sont effacées et le portrait de cette nouvelle héroïne ravageuse, prête à tout pour récupérer son ex, est remarquable. Charlize Theron nous fait parfaitement croire à son égoïsme et à sa méchanceté.

20.45 : Samia de Philippe Faucon (2000), Club
Pour vérifier que Fatima, prix Louis-Delluc surprise 2015 et César 2016, n’était pas un accident dans la filmo de son auteur. On trouve ici la même justesse et la même véracité des faits décrits. Samia, c’est la Souad de Fatima, avec quinze ans d’avance. L’héroïne, non-professionnelle, Lynda Benahouda, n’a pas fait carrière.

20.45 : Le Grondement de la montagne de Mikio Naruse (1954), Classic
Le second film signé Naruse présenté depuis plus de trois ans sur le câble. Prière de ne pas laisser passer l’occasion.

20.45 : L’Apprentie sorcière de Robert Stevenson (1971), Famiz
Pour ceux qui, le samedi venu, ne goûtent ni les réalités de la banlieue marseillaise, ni les drames intimes d’une famille tokyoïte, vive donc les productions Walt Disney. Tout à fait agréable, mêlant animation et acteurs, aussi plaisant que les précédentes réalisations de Stevenson, Monte là-dessus ou Mary Poppins, et offrant enfin un premier rôle à Angela Lansbury.

22.15 : La Panthère noire d’Ian Merrick (1977), Classic
Non seulement le titre ne nous évoque rien, mais le réalisateur et les acteurs nous sont inconnus. On sait simplement que le film est édité en DVD depuis l’an dernier, mais c’est mince. La découverte du soir.

22.15 : L’Odeur de la mandarine de Gilles Legrand (2015), OCS Max
Passé il y a tout juste un peu plus d’un an et, eu égard à la date, sans doute pas beaucoup regardé. Note du 27 août 2016 : "Le scénario développe une situation originale - fin de la Grande Guerre, une infirmière, un officier mutilé, un mariage à contraintes physiques (on n’en dira pas plus). Ç’aurait pu être un mélo, mais Olivier Gourmet et l’inconnue Georgia Scalliet font passer la chose en douceur."

Dimanche 3 septembre 2017

20.40 : Breakfast Club de John Hughes (1985), Paramount Channel
Hughes s’est fait une spécialité de films sur l’adolescence (Sixteen Candles, La Folle Journée de Ferris Bueller), souvent bien menés. Ici, ce n’est pas un ado, mais cinq, ce qui ne multiplie pas l’intérêt d’autant, mais le renforce. Le succès fut, en son temps, extraordinaire aux États-Unis, au point d’avoir presque créé un genre et servi de référence.

20.40 : Brooklyn Village d’Ira Sachs (2016), OCS City
C’est une théma ado ce soir. Deux seulement dans le film de Sachs (à qui la soirée est offerte), mais ça nous suffit. Sachs accumule les récompenses, Grand prix à Sundance en 2005, Grand prix à Deauville pour ce film-ci, il tourne peu (six titres en vingt ans), mais bien.

Soirée calme sur le bouquet Ciné+, puisque cinq des six films proposés sont des redites multiples.
Seul titre inédit :

20.45 : Beignet de tomates vertes de Jon Avnet (1991), Club
On peut rejeter ça comme un "film de femmes" - une vieille dame (Jessica Tandy) raconte ses aventures de jeunesse à Kathy Bates. Mais les deux actrices font passer tout ce que le scénario pourrait avoir de prévisible ; et comme il y a en outre Mary-Louise Parker (de la série Weeds) et Mary Stuart Masterson, tout se passe bien.

22.05 : Love Is Strange d’Ira Sachs (2014), OCS City
Ce ne sont plus des ados auxquels Sachs s’intéresse mais un vieux couple gay qui se marie après quarante ans de vie conjugale. Pas si simple. Le film est d’une rare tendresse pour tous les personnages qu’il anime et l’auteur est un amoureux de New York, ça se sent.

00.45 : La Chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks (1958), TCM
L’intégrale du mois est consacrée à Elizabeth Taylor. Pas beaucoup de recoins mal connus dans sa filmographie, mais elle a tourné un si grand nombre de films qui valent d’être revus qu’on ne se plaindra pas. Ce soir, du lourd : Tennessee Williams, Burl Ives en patriarche despote, Paul Newman en fils chéri, ex-vedette de foot alcoolique peu attiré par son épouse (Taylor pourtant), une famille effrayante (Jack Carson, Judith Anderson).

Lundi 4 septembre 2017

20.40 : 17 ans, sérieusement ? de Kelly Fremon Craig (2016), OCS Max
Si l’on veut continuer l’exploration de l’univers adolescent qui semble être la dominante de la semaine… Pour voir ce qu’est devenue Hailee Steinfeld, en six ans et quatorze films depuis le True Grit des frères Coen.

20.45 : Youth de Paolo Sorrentino (2015), Club
Scandaleusement négligé par le jury cannois. Mais ce n’est pas la première fois que le cinéaste est snobé. Pas besoin de médaille accrochée à son générique pour goûter les plaisirs de ces vieux complices, Michael Caine et Harvey Keitel, traînant leurs fatigue dans le parc d’un hôtel de luxe des montagnes suisses. Visuellement superbe (ce qui a permis aux détracteurs d’évoquer Fellini, évidemment).

20.45 : L’aigle s’est envolé de John Sturges (1976), Classic
Malgré le curieux détournement du titre original, The Eagle Has Landed (l’aigle s’est-il posé ou a-t-il décollé ?), cet ultime film fut une belle manière pour Sturges de clore sa filmographie. L’histoire est du grand cinoche - la tentative de capturer Churchill par un commando allemand. Mais les acteurs s’en donnent à cœur joie - Michael Caine (la soirée est à lui sur la chaîne), Donald Sutherland - et Donald Pleassance en Himmler !

20.50 : On a arrêté Sherlock Holmes de Karl Hartl (1937), Arte
Le centenaire de la UFA, le Hollywood berlinois, nous vaut une programmation rafraîchissante sur Arte, avec trois films rares. On ne connaît de Hartl que ses deux films de science-fiction les plus fameux, IF1 ne répond plus et L’Or, et encore, dans leurs versions françaises. Il a traversé le prénazisme, le nazisme et le postnazisme, sans encombres, son cinéma de divertissement ne le compromettant pas trop. Dans le film a découvrir ce soir, Hans Albers et Heinz Rühmann, à savoir les deux vedettes masculines les plus célèbres de l’époque.

22.40 : Victor et Victoria de Reinhold Schünzel (1933), Arte
On pourra constater que Blake Edwards n’avait rien inventé sur le plan de l’ambiguïté et de la transgression, puisque tout est déjà ici. On découvrira avec intérêt cette version, bien moins connue que sa version française, Georges et Georgette.

00.15 : Le Courage de Lassie de Fred Mcleod Wilcox (1946), TCM
Après la Liz des années 50, on retourne aux origines : pas son premier, mais son cinquième film (elle avait 14 ans) et la suite des aventures de la fidèle Lassie, qui émut bien des enfants des années quarante. Plus que l’ado, c’est Frank Morgan, acteur épatant, qui tient la vedette.

00.20 : L’Amour de Jeanne Ney de G.W. Pabst (1926), Arte
Un muet de Pabst qui ne passe pas souvent, son premier avec Brigitte Helm - qui n’est d’ailleurs pas la Jeanne Ney du titre, mais sa cousine (le rôle principal est interprété par une actrice française, Édith Jéhanne).

Mardi 5 septembre 2017

20.40 : Top secret de Jim Abrahams, Jerry & David Zucker (1984), Paramount Channel
Pas passé depuis exactement deux ans. De toutes façons, il y a tellement à regarder dans les coins de ce film délirant - le plus drôle des films de l’équipe ZAZ - qu’une seule vision ne l’épuise pas.

20.40 : Le Teckel de Todd Solondz (2016), OCS City
Le dernier titre en date du cinéaste le plus original de sa génération, dont aucun des films ne ressemble aux précédents et qui, depuis Bienvenue dans l’âge ingrat, n’a cessé de nous surprendre. Le Teckel a fait 35000 entrées en un an, ce qui est trop peu pour une œuvre aussi importante.

20.40 : Les Vikings de Richard Fleischer (1958), OCS Géants
Comme il s’agit d’un des plus beaux films d’aventures jamais réalisés, on persistera à noter chacun de ses passages - et on peut assurer qu’après dix visions, le plaisir éprouvé est toujours aussi fort. Il ouvre une soirée Kirk Douglas, le plus jeune centenaire que l’on connaisse.

20.45 : Love and Friendship de Whit Stillman (2016), Club
Depuis son Metropolitan de 1990, Stillman nous avait surtout habitué à un univers moderne, jeune et branché, comme on disait en ce temps. Ici, retour à Jane Austen (mais avec un roman peu connu, Lady Susan), qu’il traite très sérieusement. Avec les héroïnes d’Austen, on marche toujours - surtout s’il s’agit de Kate Beckinsale et Chloë Savigny.

22.35 : Kirk Douglas, l’indompté (2016), OCS géants
Impossible de trouver qui a signé ce documentaire inédit. On peut juste regretter que le portrait d’un tel acteur soit limité au format télé réducteur de 55 minutes.

22.35 : Mémoires de jeunesse de James Kent (2014), Émotion
Peut-être aurait-il fallu plus d’invention, moins de sagesse dans la reconstitution des années 10 en Angleterre pour donner plus d’ampleur à l’itinéraire de Vera Brittain, qui quitte l’université d’Oxford où elle était parvenue à entrer pour devenir infirmière sur le front de 14. Mais Alicia Vikander, décidément une des futures grandes les plus certaines, fait oublier tout le reste.

00.30 : Hôtel International d’Anthony Asquith (1963), TCM
Taylor, certes, mais au milieu d’une foule de stars (Burton, Louis Jourdan, Orson Welles, Maggie Smith, Margaret Rutheford, Elsa Martinelli, etc.). Tout est dans le titre original : The V.I.P.’s.

00.40 : Il boom de Vitorio De Sica (1963), Classic
Pour tous ceux qui n’ont pas vu cet inédit du cinéaste, sorti en salles il y a quelques mois, rattrapage obligatoire. Nouvelle preuve que De Sica n’était pas seulement un acteur génial, mais un réalisateur de grand talent, ce qui n’a pas toujours été reconnu.

Mercredi 6 septembre 2017

20.40 : Les Bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin (2012), OCS City
Pas revu sur le câble depuis le 3 octobre 2016. Inutile de vanter une fois de plus ce chef-d’œuvre. Mais que fait donc son auteur depuis cinq ans ? Et Quvenzhané Wallis, notre chère Hushpuppy, a maintenant 14 ans.

20.40 : La Chevauchée des bannis d’André De Toth (1959), OCS Géants
Pas vraiment une nouveauté, évidemment. Mais le seul film inédit sur OCS étant Tamara (Alexandre Castagnetti, 2016, OCS Max), mieux vaut retrouver Robert Ryan dans son combat sous la neige contre le méchant Burl Ives.

20.45 : Sicario de Denis Villeneuve (2015), Premier
Encore un film oublié par le palmarès cannois 2015. Certes, un film policier, ce n’est pas du bon genre. Mais Sicario n’a pas eu besoin de récompense pour attirer le public. Le trafic de drogue à la frontière mexicaine comme si on y était. Emily Blunt ne nous avait pas encore convaincu vraiment, là, c’est fait.

20.45 : Olli Mäki de Juho Kuosmanen (2016), Club
Le cinéma finlandais ne se réduit pas aux frères Kaurimäski. La preuve, cette célébration non-épique (dans la manière ancienne d’Aki, noir & blanc, profil modeste) d’un boxeur talentueux, qui préfèrera l’amour au titre mondial. Prix Un Certain Regard à Cannes.

00.20 : Le Père de la mariée de Vincente Minnelli (1950), TCM
Toujours les va-et-vient dans la carrière de Liz T. Ce soir, son intermède minnellien du début des années 50, en deux volets. Le souvenir qu’on garde de ce premier n’est pas enthousiasmant et la comédie familiale, malgré les parents Spencer Tracy et Joan Bennett, ne déborde pas de ses ornières (le remake de Charles Shyer, de 1991, passe à 22.25 sur Famiz et ne renouvelle pas le thème).

Jeudi 7 septembre 2017

20.40 : En route vers le Sud de Jack Nicholson (1978), Paramount Channel
La programmation sur le bouquet OCS étant ce soir aussi peu excitante que sur Ciné+ (voir plus bas), on peut accompagner Nicholson dans ses aventures mexicaines, si on ne l’avait pas fait le 28 décembre 2016.

20.45 : Une remarquable programmation sur le bouquet Ciné+, avec aucun titre proposé qui ne soit déjà passé et repassé.
On peut donc choisir selon son désir de revoir Ryan Gosling dans Drive (N.W. Refn, Premier), Alicia Vikander dans Ex machina (A. Garland, Frisson), Emmanuelle Devos dans Sur mes lèvres (J. Audiard, Émotion), Marlène Jobert dans Julie pot-de-colle (P. de Broca, Famiz), Javier Guttierez dans La isla minima (R. Rodriguez, Club) ou Pierre Fresnay dans L’assassin habite au 21 (H.G. Clouzot, Classic).
Mais les DVD sont faits pour ces soirées sans relief.

22.25 : Falbalas de Jacques Becker (1945), Classic
Le seul film de ce créneau horaire qui ne soit pas passé ces derniers mois. Note du 19 janvier 2017 : "Un des meilleurs portraits de ’grand’ couturier - la preuve : Raymond Rouleau est parfaitement crédible, ce qui n’a pas toujours été le cas avant ou après - tourné à un moment, 1944, où la haute couture n’était pas encore revenue à l’ordre du jour. Un bravo pour l’interprétation féminine : Micheline Presle, et le trio Jane Marken, Gabrielle Dorziat et Jeanne Fusier-Gir."

Pour couronner la soirée, pas de Liz Taylor sur TCM. 
À la place, Catherine Deneuve dans Les Prédateurs de Tony Scott (1983), déjà vu X fois à cause de Bowie.

Vendredi 8 septembre 2017

20.40 : Nuits blanches à Seattle de Nora Ephron (1993), Paramount Channel
C’est un gentil film, qui se réfère souvent à Elle et lui de McCarey, sans être ridicule. La première comédie qui utilise les moyens modernes de communication, puisque Tom Hanks et Meg Ryan se découvrent et s’aiment par ordinateur et téléphone. On a fait pire depuis.

20.40 : Treme, saison 3, épis. 4 à 6, OCS City
La suite, aussi attachante que les précédents épisodes. Albert Lambreaux apprend qu’il est malade et décide de refaire son costume de carnaval. Les amateurs de Jelly Roll Morton salueront le titre de l’ép. 5 - I Thought I Heard Buddy Bolden Say, un des plus beaux morceaux du vieux maître.

20.40 : Opening Night de John Cassavetes (1978), OCS Géants
Il s’agit d’un grand film et Cassavetes fut un des réalisateurs les plus importants du dernier quart de siècle. mais à force de repasser ses œuvres chaque semaine (à 23.05, Une femme sous influence, déjà vu vendredi dernier), on nous fait friser la saturation.

20.45 : Rocky de John G. Avildsen (1976), Frisson
Semaine décidément horribilis. Note du 2 septembre 2016 : "Quarante ans déjà que Sylvester Stallone se glissait dans la peau de Robert Balboa et combattait Apollo Creed. Il en a connu bien d’autres, Rocky, des combats et des adversaires, mais c’est à ses débuts qu’on le préfère."

20.45 : Le Grand Chef d’Henri Verneuil (1958), Classic
Pour les amateurs de Fernandel et surtout ceux de Gino Cervi. Le film n’est pas honteux. Tout était déjà dans la nouvelle de O’Henry (L’Enlèvement du grand chef), déjà adaptée par Hawks en 1952 (sketch de La Sarabande des pantins).

21.00 : Career Girls de Mike Leigh (1996), Sundance TV
Merci à la chaîne redfordienne de sortir de l’oubli ce film peu connu de l’auteur, tourné entre Secret and Lies et Topsy-Turvy. Simple histoire de deux amies qui se retrouvent (Deux filles d’aujourd’hui précise le titre français), mais l’élégance de Leigh est là (élégance jamais aussi bien marquée que dans ses téléfilms pour la BBC, à découvrir en coffrets DVD).

22.30 : High Hopes de Mike Leigh (1988), Sundance TV
Pas la peine de changer de chaîne : encore un grand film de Leigh, son premier après ses années BBC (1972-1988). Une haute qualité de déprime (le titre est une antiphrase). Avec Ruth Sheen que le cinéaste emploiera dans presque tous les titres qui suivront.

22.55 : Simetierre de Mary Lambert (1989), TCM
Stephen King a lui-même scénarisé son roman. Le film est une jolie surprise. Mary Lambert est sans doute la seule réalisatrice américaine spécialisée dans le film d’épouvante (elle a tourné une suite, moins réussie).

00.40 : Reflets dans un œil d’or de John Huston (1967), TCM
Ça sonne comme du Tennessee Williams - montée des désirs en atmosphère trouble -, mais c’est tiré de Carson McCullers. Passion et névrose à tous les étages, chez Brando (extraordinaire), Liz T., Julie Harris et Robert Forster. S’agit-il de la fameuse version sur pellicule dorée (pour évoquer l’œil du paon à travers lequel le film serait vu) ? En tout cas, même en couleurs "normales", c’est un grand moment de la carrière du cinéaste.

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