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Hakim, Adel (1953-2017)
Brève
publié le vendredi 1er septembre 2017

Jeune Cinéma en ligne directe

Journal de Ben Cash 2017 (Vendredi 1er septembre 2017)

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Vendredi 1er septembre 2017

 

Adel Hakim (1953-2017) est mort mardi dernier, le 29 août 2017.

Il était atteint de la maladie de Charcot, et avait prévu de recourir au suicide assisté, mais il était trop fatigué pour faire le voyage en Suisse prévu, et il est mort avant, forcément mal (1).

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C’était un grand metteur en scène de théâtre, un vaste regard de citoyen du monde.

Avec Élisabeth Chailloux, il avait fondé le théâtre de la Balance dans les années 80 et pris la direction du Théâtre des Quartiers d’Ivry en 1992, puis celle de la Manufacture des Œillets en 2016. Il avait travaillé avec le Théâtre national palestinien, à Jérusalem-Est en 2015. Il avait une œuvre reconnue, comem acteur et comme metteur en scène.
On se souvient avec émotion de l’élégance folle de leur Surprise de l’amour de Marivaux, au Théâtre des Quartiers d’Ivry en 1984. Vous n’aurez pas d’image.

Le théâtre est volatile, et ne survit que dans la mémoire des vivants, mortels hélas. Internet, sur les archives théâtrales, est extrêmement faible.
Heureux - et pas partageux - sont ceux qui possèdent les archives du théâtre : les troupes, les artistes, les théâtres, les bibliothèques, les journaux.
Le temps manque aussi, c’est vrai.

Adel Hakim n’avait pas fait de cinéma, excepté pour son personnage de Arlequin dans Un été à Paris de René Gilson (1988).

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Le 15 août 2017, Adel Hakim avait rédigé une lettre d’adieu aux vivants.

1. Le retard de la France par rapport à la Suisse, la Belgique et quelques autres pays sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté ressemble bigrement à son retard abyssal sur le vote des femmes comme sur la contraception et l’avortement.

La France est un pays incroyablement ambigu.

Cette France des lumières libertines et des révolutions est si profondément réactionnaire (inégalités revendiquées, injustices criantes, corruptions cyniques, mœurs hypocrites, etc.) par ailleurs qu’on en reste régulièrement consterné.

Cf. Filmographie.

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