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Semaine télé du 9 au 15 septembre 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 9 septembre 2017

Samedi 9 septembre 2017

20.40 : Au plus près du soleil d’Yves Angelo (2015), OCS Max
Passage annuel, toujours aux mêmes dates. Note du 29 octobre 2016 : " À sa sortie, le film a fait un bide (25 000 entrées). C’est fort dommage, car le scénario (Angelo, Dupeyron et Gilles Legrand) est fort bien bâti, les situations (conflit entre mères adoptive et biologique) créent un malaise soutenu, l’ambiance évoque certains romans noirs de Simenon et l’interprétation de Sylvie Testud et Grégory Gadebois est solide comme tout (sans compter une inconnue remarquable, Mathilde Bisson)."

20.40 : A Most Violent Year de J.C. Chandor (2014), OCS Choc
Pour mémoire, car tout le monde l’a vu (on espère), ce dernier film - on attend le suivant - d’un des plus importants réalisateurs de cette décennie.

20.45 : Sortilèges de Christian-Jaque (1944), Classic
Le film est rare - aucun passage ces trois dernières années. Scénario et dialogues de Jacques Prévert, d’après Claude Boncompain, écrivain dont on ne connaît rien. Le 19e siècle, un pays profond (l’Auvergne), des paysans-sorciers, la neige, les mauvais sorts. Le cinéaste n’a jamais prétendu être un auteur, sa filmographie, entre 1941 et 1946, est pourtant une des plus solides du cinéma de l’Occupation et de ses lendemains : de L’Enfer des anges (1941) à Un revenant (1946), pas grand-chose à jeter. Pour les dénicheurs de silhouettes, première apparition de Michel Piccoli.

22.20 : Du soleil dans les yeux d’Antonio Pietrangeli (1953), Classic
On aura beau le redécouvrir régulièrement (l’an dernier encore, au Festival Lumière, cf. Jeune Cinéma n° 377), Pietrangeli demeurera un méconnu, malgré les beautés de Je la connaissais bien (1965). Dès ce film, son premier, il laissait entrevoir ses qualités - description sans illusions du petit peuple romain, direction d’acteurs sans faille. Gabriele Ferzetti, on l’a revu et rerevu, mais qu’est devenue Irene Galter ?

01.05 : Soudain l’été dernier de Joseph L. Mankiewicz (1959), TCM
Presque tous les films de JLM (manquent No Way Out et The Quiet American) ont été programmés sur les différentes chaînes depuis 2014. Et pas cette superbe adaptation de Tennessee Williams ! Et pourtant, l’affrontement Katharine Hepburn-Liz Taylor arbitré par Montgomery Clift - tous sont extraordinaires - fait partie des grands moments du cinéma hollywoodien.

Dimanche 10 septembre 2017

20.40 : Manhattan de Woody Allen (1979), OCS Géants
Aussi curieux que cela semble, le film est inédit sur le câble depuis trois ans ; c’est pourtant le plus beau film de Woody, pas encore en roue libre. Et un des plus beaux films sur la Grosse Pomme, que l’âge ne fait que bonifier.

20.45 : A Serious Man de Joel & Ethan Coen (2009), Club
Sauf erreur, un seul passage récent, et encore, l’après-midi du 3 février 2017. Ce n’est pas le film que l’on préfère du tandem, mais c’est tout de même bien mieux que tout ce qui passe à la même heure.

20.45 : Les Évadés de Frank Darabont (1994), TCM
On le note car c’est le seul film inédit de la soirée. Le souvenir que l’on a est celui d’un film standard, mais correct - Morgan Freeman et Tim Robbins, un scénario adapté de Stephen King, mais pas horrifique. Il a cependant été classé depuis comme trésor national par la Library of Congress. Une révision s’impose.

21.00 : Confession of Pain d’Andrew Lau et Alan Mak (2006), Polar
Une VO sur Polar, on ne rechigne pas. D’autant que le film est signé Lau & Mak, auteurs de la série Internal Affairs, la référence dans le cinéma d’action de Hong Kong. Avec Tony Leung Chiu-wai, sans commentaires.

22.10 : Willy Ier de Ludovic & Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P. Thomas (2016), OCS City
Quatre réalisateurs, c’est quasiment un record. Mais il les fallait pour capter les aventures de Willy, pas mal handicapé côté autonomie, lâché à 50 ans dans la vraie vie après la mort de son jumeau. Une découverte de Acid à Cannes 2016, totalement incongrue.

22.15 : Tombe les filles et tais-toi de Herbert Ross (1971), OCS Géants
Après Manhattan, on remonte encore plus loin dans le temps (à quand Lily la Tigresse ?). C’est signé Ross, mais c’est déjà de l’Allen, de part en part.

22.25 : Baden Baden de Rachel Lang (2016), Club
On l’avait indiqué il y a une quinzaine, uniquement en souvenir des courts de son auteure. Après vérification, il s’agit d’un premier film comme on les aime, discret et tenu, succession de petits riens signifiants, d’instants suspendus, d’ellipses inventives, avec la découverte d’une jeune actrice, Salomé Richard, à suivre.

23.35 : L’Enfer des anges de Christian-Jaque (1939), Classic
Pour confirmer tout le bien qu’on écrivait hier du cinéaste. Déjà passé le 20 mai 2017, mais à pas d’heure. Bis : "Tourné en 1939, le film a mis deux ans à sortir et son constat désespéré sur les bandes d’enfants abandonnés dans les villes a été présenté comme ce que le nouvel État français se proposait de combattre - ce qui n’était sans doute pas dans les intentions des scénaristes et dialoguistes Pierre Véry et Pierre Laroche. On y voit les rescapés des Disparus de St-Agil, Serge Grave, Jean Claudio et Mouloudji + Louise Carletti et Sylvia Bataille."

01.05 : La Vénus au vison de Daniel Mann (1960)
Le titre français est plus accrocheur que l’original - Butterfield 8, le numéro pour louer les services de Liz Taylor, call-girl de luxe, saisie par l’amour. Un mélo comme la MGM en produisait à cette époque, pas méprisable ; Liz est très bien ("the most desirable girl in town"), mais Laurence Harvey encore mieux.

Lundi 11 septembre 2017

20.40 : Mise à nu de Sidney Lumet (2004), OCS Max
L’inconnu du soir : un téléfilm inédit (le titre français est une invention des programmateurs ; en VO, Strip Search) de Lumet. Il est interdit de ne pas regarder un film de cet auteur, dont la qualité fut constante durant ses cinquante-cinq années d’exercice.

20.45 : Fatima de Philippe Faucon (2015), Club
Après Samia récemment, la suite de la programmation d’un cinéaste discret, qui, malgré ses amateurs, a mis vingt-cinq ans pour atteindre la célébrité (prix Louis-Delluc et César pour ce film). Discours politiquement impeccable (toujours la thématique de l’immigration), réalisation précise, et découverte de Zita Henriot, qu’on va voir s’épanouir bientôt.

20.45 : La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo (1965), Classic
C’est l’Italie qui, presque à chaud, a fourni le premier grand film sur la guerre d’Algérie (pardon, le "maintien de l’ordre"). Interdit jusqu’en 1971, mais devenu un modèle pour les stratèges et les tacticiens de l’armée US, tant sa représentation de la guérilla urbaine était exacte.

20.50 : Laissez faire les femmes ! de Paul Martin (1936), Arte
L’hommage à la UFA continue, avec ce film très peu connu (il n’a pas eu de version française, comme la plupart des comédies musicales allemandes du moment). Willy Fritsch et Lilian Harvey, on est en territoire balisé. Mais pour les amateurs de viennoiseries, le film est fort agréable.

22.00 : Sabine de Philippe Faucon (1993), Club
On remonte le fleuve vers sa source, avec ce deuxième titre de Faucon, pas ressorti depuis presque vingt-cinq ans. Déjà un cinéma social, sans solutions toutes faites, déjà des acteurs inconnus mais remarquables (Catherine Klein, qu’on ne reverra hélas que dans le suivant Muriel fait le désespoir de ses parents).

22.20 : Titanic de Werner Klinger & Herbert Selpin (1943), Arte
Encore un grand film de l’année 43, prévu pour servir la propagande anti-anglaise (les véritables naufrageurs du navire étant les armateurs britanniques). Mais le tournage fut perturbé par le "suicide organisé" du réalisateur, Selpin, coupable de propos antimilitaristes, et remplacé par Klinger, qui signera quelques nanars après la guerre. L’Allemagne étant sous les bombes de la RAF, le film ne sortit qu’en France. Il n’a pas grande réputation, mais on a pu voir, lors de son passage chez Patrick Brion il y a quelques années, qu’il valait mieux que ça.

22.40 : La Bataille d’Alger, un film dans l’Histoire de Malek Bensmaïl (2017), Classic
Docu inconnu, mais dont on attend beaucoup.

00.10 : Le Beau Brummel de Curtis Bernhardt (1954), TCM
Ce n’est pas Liz l’héroïne du film, mais Stewart Granger, dans le rôle-titre, évidemment. Pas facile, même pour elle, de lutter contre les cravates et les culottes de l’arbitre des élégances. Les années 50 ont moins réussi au réalisateur que la décennie précédente et ses films avec Rita Hayworth, Lana Turner ou Eleanor Parker sont moins intéressants que ceux avec Bette Davis, Ida Lupino ou Barbara Stanwyck.

00.45 : By Sidney Lumet (2015), OCS géants
Un téléfilm à 20.40 sur OCS Max, et un complément de présentation, quatre heures plus tard, sur une autre chaîne. Bonjour l’harmonie… Plein de documents dans ce film (Cannes Classic en 2015), surtout sur la période télévisuelle de l’auteur, fort peu connue.

Mardi 12 septembre 2017

20.40 : Recherche Susan désespérément de Susan Seidelman (1985), OCS Géants
Le seul titre de la cinéaste qui a marqué les esprits. Comment a vieilli ce gros succès du mitan des années 80 ? La paire un peu bancale formée par Rosanna Arquette et Madonna (que personne ne connaissait alors par ici) fonctionnait très bien. Vérification ce soir.

20.45 : Les Cavaliers de John Ford (1959), Classic
Le film ne passe pas souvent, avec raison, parce qu’il n’apporte pas grand-chose en supplément à tout ce que Ford a conté sur l’Ouest, la guerre de Sécession et le vaillant 7e de Cavalerie. John Wayne n’a que 52 ans, mais déjà du mal à monter sur son cheval. Et William Holden ne semble pas très à l’aise dans le monde fordien. Mais Ford c’est Ford.

20.45 : Le Plus Beau Métier du monde de Gérard Lauzier (1996), Famiz
Manière de redonner du tonus aux enseignants, dix jours après la rentrée, et de les convaincre qu’ils ont la bonne place. Depardieu, vingt ans et cent kilos de moins, assure comme un chef ; mais on a surtout un beau souvenir de Souad Amidou.

22.15 : Lessons in Love de Fred Schepisi (2013), Émotion
Malgré ses acteurs (Juliette Binoche et Clive Owen), le film n’a pas eu l’honneur d’une sortie normale, mais simplement en VOD. Ils méritaient pourtant d’être vu par le grand nombre, Owen en prof de lettres, Binoche en prof d’arts plastiques, un alcoolique incapable d’écrire et une polyarthritique rhumatoïde en panne d’inspiration. Ce pourrait être prévisible. Ça l’est, mais avec un tel brio dans les dialogues et les numéros d’acteurs, que c’est un vrai plaisir.

00.15 : Que le spectacle commence de Bob Fosse (1979), TCM
Pas de Liz ce soir, mais Jessica Lange à la place. On ne perd pas au change. Palme d’or 1980, à égalité avec Kagemusha de Kurosawa. Fosse n’a guère réalisé - cinq films en quinze ans, mais que de la belle ouvrage. Mais il fut surtout un chorégraphe extraordinaire, comme s’en souviennent les fanatiques de Ma sœur est du tonnerre et de Pique-nique en pyjama.

Mercredi 13 septembre 2017

20.40 : Le Chasseur de Buzz Kulik (1980), Paramount Channel
Dernier passage : 13 janvier 2016. "L’ultime film de Steve McQueen, très fatigué, qui renouait avec la série Au nom de la loi qui l’avait rendu célèbre dès 1958. Mais la thématique westernienne est devenue contemporaine : le chasseur de primes roule en voiture et poursuit ses cibles dans le métro."

20.40 : Suzanne de Katell Quillévéré (2013), OCS City
Soirée hommage à Adèle Haenel. Bonne idée, mais pourquoi avec un film où elle n’a pas le rôle principal (dévolu à Sara Forestier). Les titres ne manquent pas pourtant, Les Combattants ou L’Homme qu’on aimait trop. Bon, le film se laisse regarder, même si on peut penser que la réputation de la réalisatrice a été un peu trop vite soufflée.

20.45 : Un hiver à Central Park de Don Roos (2009), Émotion
Réalisateur inconnu, titre inconnu, film inédit. Heureusement qu’il y a Natalie Portman pour nous donner envie de le visiter.

20.45 : Lolita malgré moi de Mark Waters (2004), Famiz
Premier vrai film de Lindsay Lohan et qui fit d’elle une vedette. Le titre français est honteux (en VO : Mean Girls, qui correspond mieux au discours). Si l’on aime les films de collège, pourquoi pas, puisque les autres chaînes ne planent pas très haut.

20.45 : Vera Cruz de Robert Aldrich (1954), TCM
Certes, ce n’est pas de l’inédit (dernier passage le 4 octobre 2016). Mais c’est plus roboratif que les bluettes parallèles sur les chaînes sœurs. Et c’est tout de même un des chefs-d’œuvre d’Aldrich : rarement Lancaster et Cooper ont été aussi bien filmés.

22.30 : L’assassin habite au 21 de Henri-Georges Clouzot (1942), Classic
Impossible de repérer un passage depuis 2014. Est-ce l’année Clouzot qui s’annonce (rétrospective à Lyon en octobre puis à la Cinemathèque ensuite, sorties DVD) qui donne accès à des titres oubliés ? Ce premier film personnel de HGC est un petit régal d’intelligence et d’inventivité macabre - l’équivalent parfait du style de S.A. Steeman, l’écrivain ici adapté. Et un des plus beaux castings d’excentriques du cinéma français : inutile de les citer, ils sont tous là.

00.30 : Les Comédiens de Peter Glenville (1967), TCM
Ultime film de Glenville (et pourquoi ? Été et fumées était une bonne adaptation de Tennessee Williams et Becket un excellent film…), d’après un roman de Graham Greene. Scénario costaud et interprétation luxueuse - Burton et Taylor, Peter Ustinov, Alec Guiness, et Lilian Gish pour faire bonne mesure.

Jeudi 14 septembre 2017

20.45 : Maryland d’Alice Winocour (2015), Premier
La confirmation du talent révélé par Augustine, même si ce second film n’a pas eu le succès critique du premier. Une action ramassée - un lieu unique, un temps mesuré -, une tension constamment assurée, une direction d’acteurs serrée. Matthias Schoenaerts est, comme à son habitude, excellent et Diane Kruger idem.

20.45 : De rouille et d’os de Jacques Audiard (2012), Émotion
Soirée Audiard sur la chaîne. Pas de découverte (à 22.40, De battre mon cœur s’est arrêté, 2005) ; dans trente ans, ces deux titres seront revisités comme des classiques d’un certain âge d’or.

20.45 : Manon de Henri-Georges CLouzot (1949), Classic
La chaîne persiste dans sa promotion de Clouzot, on ne s’en plaindra pas. Ce soir, un film bien moins célébré que les autres. Pour qui ne le connaît pas, étonnement certain : la copie (celle du DVD) est superbe, l’histoire insérée avec habileté dans son époque (la fin de la guerre, le marché noir, les mauvais coup, les Juifs clandestins débarquant en Palestine, leur élimination par les Bédouins, etc). Et l’amour fou de Michel Auclair pour Cécile Aubry étonnant, de la part d’un cinéaste plus retenu d’habitude. Influence de Jean Ferry, coscénariste ? En tout cas, prière de ne pas rater la dernière séquence, un sommet.

22.25 : Vacances romaines de William Wyler (1953), Classic
Oui, bon, d’accord, c’est admirable, Rome, la Vespa, la princesse, le beau journaliste, le couronnement. Mais on l’a vu dix fois. Et alors ? C’est toujours plus rafraîchissant que Mission : impossible (on ne connaît même plus le numéro) sur Premier ou César et Rosalie sur OCS Géants…

00.00 : Boom de Joseph Losey (1968), TCM
Ou comment rassembler la crème de la crème - Burton, Taylor, Noel Coward et Joanna Shimkus sur l’écran, Tennessee Williams (scénario), Douglas Slocombe (photo), John Barry (musique) - et concocter un film qui s’effondre sous son propre poids, presque une caricature. À voir pour le croire.

Vendredi 15 septembre 2017

20.40 : Hors de prix de Pierre Salvadori (2006), OCS Max
Soirée Salvadori sur la chaîne. Tant mieux, les spécialistes de comédies françaises intelligentes et bien construites ne sont pas légion. Pour ce film-ci, le cinéaste et son scénariste Benoît Grafin, sont allé fouiller du côté de Lubitsch. Le petit monde du luxe et de l’apparence. Gad Elmaleh et Audrey Tautou ne sont pas Herbert Marshall ni Miriam Hopkins, mais il en reste quelques effluves.

20.40 : Shadows de John Cassavetes (1961), OCS Géants
À force de passer et de repasser des films de l’auteur, il fallait bien que le tour de Shadows arrive. Enfin ! Car on peut analyser les différentes périodes de Cassavetes, l’avant et l’après Gena Rowlands, l’improvisation maîtrisée, la grammaire bousculée, etc, tout est déjà là, à l’état latent dans ce premier film éblouissant. Les dérives psychogéographiques de Ben Carruthers dans un New York glaçant, les bars du Village, le regard de Lelia Goldoni et la musique de Charlie Mingus. Cassavetes n’a jamais fait mieux.

20.45 : Demonlover d’Olivier Assayas (2002), Club
Assayas s’est extrait du bourbier des Destinées sentimentales et a découvert la modernité technologique, réalité virtuelle et Cie. Il tâtonne encore un peu, le discours s’affinera dans Clean et Boarding Gate, jusqu’à son sommet, Sils Maria, et son union des contraires, l’éternel, nature et théâtre, et le ponctuel, Internet et objets intelligents. On n’est pas chez Dantec et son délire, mais le virage est pris.

20.45 : Whisky, vodka et jupon de fer de Ralph Thomas (1956), Classic
Curieux cinéaste, spécialiste de la série des Doctor…, qui ne représente pas les meilleures prestations de Dirk Bogarde, d’un pastiche de James Bond tout à fait réussi (Deadlier Than the Male), d’un mauvais remake des 39 Marches et de ce drôle d’objet, scénarisé par Ben Hecht et interprété par Katharine Hepburn et Bob Hope, mariage de la carpe et du lapin. Une rareté.

20.45 : Shining de Stanley Kubrick (1980), TCM
La potion préparée par Kubrick garde toute sa puissance - enfin, on imagine, car il y a longtemps que nous ne nous sommes pas aventurés dans les couloirs de l’hôtel Overlook et de sa chambre 237. Le film ne passe pas si souvent (pas depuis janvier 2016) et c’est grâce à l’hommage à Stephen King que nous y avons droit.

22.25 : De vrais mensonges de Pierre Salvadori (2010), OCS Max
Pas passé depuis le 17 avril 2016. Toujours la comédie, à base de quiproquos et de malentendus, et toujours aussi joliment écrite par les mêmes Salvadori et Grafin. Audrey Tautou encore (mais elle a le bon rythme, quand elle ne se prend pas pour Amélie Poulain), Nathalie Baye et Sami Bouajila. Et pour les amateurs, Judith Chemla dans un petit rôle.

00.25 : Cérémonie secrète de Joseph Losey (1968), TCM
Après le ratage de Boom, Losey enchaîne immédiatement avec cette cérémonie, gardant Liz, remplaçant Burton par Mitchum et Shimkus par Mia Farrow. (Le scénario est différent, évidemment, signé par l’écrivain hongrois George Tabori). Et ça marche, très fort.

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