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Semaine télé du 11 au 17 novembre 2017
Salut les câblés !
publié le samedi 11 novembre 2017

Samedi 11 novembre 2017

20.40 : Jézebel d’Irving Rapper (1951), OCS Géants
Malgré l’identité des titres, et malgré Bette Davis, ce n’est pas un remake du Jezabel de William Wyler (1938). Et de toutes façons, ce dernier fut traduit en français par L’Insoumise, alors que celui de Rapper, en VO, s’intitule Another Man’s Poison, beaucoup plus indicatif sur l’intrigue. Treize ans après, la Davis est toujours aussi impériale.

20.45 : C’est samedi et férié, en plus.
Mais on pourrait exiger des chaînes du bouquet Ciné+ qu’elles passent eu moins un film inédit sur six. Hélas… On peut donc se contenter de revoir, au choix, Le Terminal de Spielberg (2004) sur Émotion), Mercredi, folle journée ! de Thomas (2001) sur Club), Les Portes de la nuit de Carné (1946) sur Classic). Ou Magic Mike de Soderbergh (2012) sur TCM.

22.30 : Jack le Magnifique de Peter Bogdanovich (1978), Classic
Il faut donc patienter jusqu’à cette heure-ci pour dénicher un (toujours sur six) film à découvrir. Mais ce n’est pas n’importe lequel, c’est sans doute le meilleur de son auteur, tourné à Singapour, avec un Ben Gazzara aussi étourdissant que chez Cassavetes. Bogdanovich a réalisé neuf films avant, neuf films après. Normal que celui-ci soit au sommet de la courbe.

00.15 : Ninotchka d’Ernst Lubitsch (1939), TCM
Garbo rit ! Elle éclate de rire à un gag dans un bistrot, mais elle se reprend tout de suite. C’est seulement à la fin du film, dans les bras de Melvyn Douglas, que la commissaire politique envoyée de Moscou à Paris pour remettre dans les droit chemin les trois ambassadeurs saisis par la débauche, se lâche. Avant, il a fallu qu’elle vérifie si la conscience de classe, comme la dialectique, pouvait casser des briques. Garbo est moins troublante que Cyd Charisse dans le remake que fit Mamoulian en 1957, mais c’est un de ses meilleurs rôles.

00.25 : Scum d’Alan Clarke (1979), Classic
La version annoncée est celle de la sortie en salles, plus longue de quinze minutes que la version produite par la BBC (et que la chaîne refusa de passer tant elle était effrayée). Le film est terrifiant par sa violence (jamais complaisante), sa dureté, l’interprétation démesurée de Tim Roth. Le cinéma de Clarke est assurément le plus fort témoignage sur l’état de l’Angleterre des banlieues durant les années 70 et 80. Le superbe coffret édité par la BBC et regroupant une trentaine de ses téléfilms est difficile à trouver ici et c’est fort dommage.

Dimanche 12 novembre 2017

20.40 : Melancholia de Lars von Trier (2011), OCS City
Jusqu’à présent, le chef-d’œuvre du réalisateur. Comment quelqu’un qui a signé des pensums aussi pénibles que Dancer in the Dark ou Anti-Christ a-t-il pu atteindre le niveau de la seconde partie de ce film - en particulier les vingt dernières minutes, où l’attente de l’apocalypse est aussi superbement rendue ?

20.40 : Les Temps modernes de Charles Chaplin (1936), OCS Géants
Pourquoi pas ? Le film fait partie du panthéon général, ce qui n’empêche pas de le revoir régulièrement, histoire de confirmer qu’il est toujours impossible d’y résister.

20.45 : Le bonheur est dans le pré d’Étienne Chatiliez (1995), Famiz
Ce n’est pas le plus grand film du monde, mais au moins il est inédit sur le câble, ce qui n’est pas le cas des autres titres proposés à la même heure, 007 Spectre de Mendes (2015) sur Premier, passé la semaine dernière, The Full Monty de Cattaneo (1997) sur Club), il y a un an, ou Batman Begins de Nolan (2004) sur TCM) il y dix jours.

20.45 : L’Empereur du Nord de Robert Aldrich (1973), Classic
Pas inédit, mais pas projeté depuis mars 2015. En deux ans et demi, on n’a pas eu le temps d’oublier l’extraordinaire cavalcade, sur les trains de la Dépression, du "brûleur de dur" Lee Marvin et du contrôleur Ernest Borgnine, mais on peut y repiquer tout de même. C’est une des plus justes adaptations de Jack London (une nouvelle des Vagabonds du rail) que l’on connaisse, même si l’écrivain n’est pas au générique.

20.55 : Retour à Howard’s End de James Ivory (1992), Arte
Osons le dire : les films victoriens d’Ivory, au siècle dernier, nous plaisaient moins qu’aujourd’hui. On regrette donc de n’avoir pas goûté en leur temps comme ils le méritaient Chambre avec vue ou Les Vestiges du jour. Mais il n’est jamais trop tard. Et le trio Anthony Hopkins - Vanessa Redgrave - Emma Thompson est somptueux. Le film est presque aussi bien que Downton Abbey, c’est dire.

22.05 : Chaplin à Bali de Raphaël Millet (2017), OCS Géants
Le voyage de Chaplin en Indonésie, après Les Lumières de la ville, n’est pas très connu. Et c’est un des avantages du film d’avoir utilisé tous ces documents rares, tournés par Sidney, le frère : Chaplin en pleine décontraction, admirant les danseuses balinaises… Tout n’est pas aussi intéressant, la preuve : les premières minutes consacrées à rappeler l’importance de Chaplin dans le cinéma du temps, ou les images modernes pour montrer le décalage avec celles de 1932. Mais le reste vaut la peine.

22.50 : Nymphomaniac : volume 1 de Lars von Trier (2013), OCS City
Seulement si on veut absolument achever la soirée Lars von Trier offerte par la chaîne. Sinon, l’abstention ne sera pas réprimandée.

23.10 : Les Multiples Visages d’Emma Thompson de Sabine Lidl (2016), Arte
Puisque la soirée lui est consacrée, allons jusqu’au bout de l’exploration de la carrière de la comédienne. Doc pas vu, mais 52 minutes avec Emma, on y sera.

00.25 : La Femme en rouge de Robert Florey (1935), France 3
On s’inquiétait la semaine dernière de ce que personne ne s’intéressait plus à Robert Florey. Sauf Patrick Brion, évidemment, qui a concocté un cycle de quatre films de ce cinéaste peu considéré (et qui demeure un remarquable témoin des premiers temps d’Hollywood, à condition de trouver encore ses livres). Faute de droits sur ses films français, quatre titres US, de pures raretés, comme celui-ci, avec Barbara Stanwyck.

01.00 : Rendez-vous d’Ernst Lubitsch (1940), TCM
Un des films les moins renommés d’EL, mais peut-être le plus émouvant. On n’est pas dans la comédie étincelante, mais dans le mélo, ou presque. À la dixième vision, on est toujours aussi secoué par la rencontre de James Stewart et de Margaret Sullavan, aussi magnifique que dans les chefs-d’œuvre de Borzage, Three Comrades, Shining Hours et Mortal Storm. Frank Morgan, l’indispensable, en patron de la "boutique du coin de la rue" (c’est le titre anglais). C’est ici que l’on voit la manière de Lubitsch : neuf ans plus tard, Robert Z. Leonard réalisa un remake fidèle (In the Good Old Summertime) de la pièce d’origine, d’une platitude extrême, malgré Judy Garland et Van Johnson.

Lundi 13 novembre 2017

20.40 : Rien à sauver ce soir de la programmation d’OCS, sauf pour les amateurs des séries Good Behavior ou The Walking Dead. Il y a des jours comme ça.

20.45 : Free Love de Peter Sollett (2015), Émotion
Pas vu, mais on reste sous le souvenir de son déjà ancien Long Way Home (2002), premier film réussi. Deux films depuis, en quinze ans, Sollett a eu le temps de peaufiner ses scénarios. Julianne Moore, Michael Shannon et Steve Carell sont des raisons défendables de regarder.

22.15 : Le Criminel d’Orson Welles (1946), Polar
En VO ! Pourquoi ce film de Welles est-il toujours sous-estimé ? Alors que l’intrigue est fort bien nouée, que Welles lui-même et Edward G. Robinson sont bien distribués et que la mise en scène est inventive. Mais comme c’est son film qui eut le succès public le plus marqué, OW ne pouvait que le déprécier.

00.20 : Jeux dangereux d’Ernst Lubitsch (1942), TCM
Pour mémoire, puisqu’il s’agit du titre le plus célèbre du maître, variation autour de Shakespeare, à l’efficacité antinazie toujours aussi juste. Et Carole Lombard dans son ultime apparition.

00.55 : Coup de chaud de Raphaël Jacoulot (2015), Premier
Ce n’est pas sympathqiue de la part de la chaîne de proposer le film à une telle heure (mais il y a sans doute d’autres passages). Le réalisateur tourne peu - trois films en dix ans -, mais le résultat est toujours intéressant, depuis son Barrage initial (2005). Ici, on découvrira, dans un rôle de débile malfaisant, Karim Leklou, le jeune acteur qui monte et dont on n’a pas fini de parler.

Mardi 14 novembre 2017

20.45 : Blue Steel de Kathryn Bigelow (1990), TCM
Un des seuls films de la grande réalisatrice inédits depuis trois ans. Jamie Lee Curtis, en uniforme de la NYPD (les femmes-flics ne faisaient pas encore partie du paysage des séries), réunit les talents de ses deux parents, Janet et Tony.

20.50 : Kaïro de Kyoshi Kurosawa (2001), Ciné FX
Le réalisateur tourne un (ou deux) film par an depuis trente-cinq ans et il parvient encore à nous surprendre. Kaïro date de sa période la plus fantastico-horrifique, avant que Tokyo Sonata prouve qu’il avait également un point de vue sur la société japonaise du moment.

22.20 : Psychose II de Richard Franklin (1982), Paramount Channel
Le film est bien mauvais, mais il est intéressant en ce qu’il montre la première étape de la dégénérescence du mythe généré par Hitchcock (et Robert Bloch) : il y eut quatre suites, jusqu’à la version copiée-collée de Gus Van Sant. Ici, Anthony Perkins et Vera Miles ont été extraits de la salle de cryogénation, vingt-deux ans après, pour reprendre du service chez les Bates.

22.40 : Sieranevada de Cristi Puiu (2016), Club
170 minutes sans presque sortir (deux séquences exceptées) d’un appartement roumain dans lequel s’entasse une famille autour du lit de mort du patriarche. Et pas une seconde d’ennui : la caméra virevolte, sans recul, captant tout, les émotions, les invectives, les mensonges, les égoïsmes. Extrêmement tonique.

00.20 : Monte Carlo d’Ernst Lubitsch (1930), TCM
Lubitsch n’a pas reconstruit à l’identique le casino, comme Stroheim dans Folies de femmes, mais on s’y croirait quand même. Maurice Chevalier était-il indisponible ? C’est Jack Buchanan (le futur Jeffery Cordova de Tous en scène de Minnelli) qui le remplace, et pas si mal que ça. Et Jeanette Macdonald pousse la chansonnette avec sa grâce habituelle.

Mercredi 15 novembre 2017

20.40 : The Lunchbox de Ritesh Batra (2013), OCS City
Remarquable "petit" film, avec des petits événements survenant à des petites gens. Ou comment un mélange de gamelles destinées à des employés de bureau débouchera sur une rencontre, brève mais importante, comme dans le film de David Lean.

20.45 : Le Pont des espions de Steven Spielberg (2015), Premier
De temps en temps, Spielberg se souvient qu’il n’y a pas que des enfants dans la salle et nous sort un film comme il savait (et sait encore) les faire. Est-ce dû aux frères Coen, auteurs du scénario ? En tout cas, l’évocation de la guerre froide est réussie, et Tom Hanks et Alan Alda (qui vieillit fort bien) assurent comme des chefs.

20.45 : soirée Marcel Carné sur Classic
Pour mémoire, car on peine à croire qu’il reste des spectateurs du câble qui n’auraient pas encore vu Hôtel du Nord (1938) à 20.45, Les Portes de la nuit (1946) à 22.15 et Le Quai des brumes (1938) à 00.05. NDLC : Voilà bien un propos de vieux. Faut quand même bien commencer quand on a 17 ans, non ?

20.45 : La Mission du commandant Lex d’André De Toth (1952), TCM
Curieux ! Les films du quatrième borgne d’Hollywood ont souvent été programmés, ce qui est normal, mais pas celui-ci, ce qui est étonnant, car il fait partie des meilleurs westerns signés par le cinéaste. Gary Cooper est encore fringant et on ne reverra plus guère, hélas, sa partenaire, Phyllis Thaxter.

20.55 : L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg & Ruxandra Medrea (2009), Arte
Bonne idée de la part de la chaîne de saluer les festivités du centenaire de Clouzot (exposition, rétrospective, réédition de l’œuvre complète en DVD, etc.) non par un film (on a fini par tous les revoir), mais par deux documentaires. Le premier, réalisé avec le soin coutumier de Lobster Films, reprend les scènes tournées du fameux film interrompu (Chabrol donnera sa version du scénario original), et les commente avec astuce.

22.15 : Avant l’hiver de Philippe Claudel (2013), Émotion
Note du 29 novembre 2015 : "Écrivain et cinéaste ou cinéaste et écrivain ? On pencherait vers la première hypothèse. Ses films sont plus attachants par leur scénario que par leur mise en forme, classique et de bon ton. Mais Claudel sait utiliser les acteurs, particulièrement ici Kristin Scott-Thomas et Leïla Bekhti."

22.20 : Umrika de Prashant Nair (2015), OCS City
Pas vu, mais les films du nouveau cinéma indien qui parviennent jusqu’à nos rivages ne sont pas si nombreux. Saluons l’audace de la chaîne qui nous permet de découvrir des films inconnus.

22.30 : Le Scandale Clouzot de Pierre-Henri Gibert (2017), Arte
Le doc, format TV, donc plus court que le précédent, revient sur l’homme et sa carrière - et les problèmes qui l’ont suivi tout du long. À compléter par la lecture des opuscules de Claude Gauteur, Clouzot critiqué et L’Œuvre fantôme.

00.10 : L’Homme que j’ai tué d’Ernts Lubitsch (1932), TCM
Ça y est, nous sommes à la mitan du mois, la programmation originale des films de Lubitsch est terminée. Pour compenser, on peut se rendre à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé qui offre tout le mois un panorama complet des films allemands muets du maître, avec des raretés de choix.

Jeudi 16 novembre 2017

20.40 : The Art of Television, les réalisateurs de séries (2017), OCS Max
Ceux-ci sont complètement négligés, les séries annonçant en priorité les producteurs et les scénaristes initiateurs. Les réalisateurs sont transparents, contraints de respecter leur cahier des charges.
Celui interrogé ce soir, Alan Taylor, nous intéresse, car nous avons relevé son nom dans plusieurs épisodes de À la Maison Blanche, Rome, Mad Men et Game of Thrones, c’est-à-dire quatre des meilleures séries du début du siècle. Bon motif pour le sortir de l’ombre.

20.45 : Much Loved de Nabil Ayouch (2015), Club
La sexualité dans les pays du Maghreb est, enfin, d’actualité. Après le viol dans la Tunisie de La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania, la prostitution à Marrakech. Ayouch n’est pas un nouveau réalisateur (souvenons-nous de Mektoub, il y a vingt ans et des Chevaux de Dieu, à Cannes en 2012), donc son film n’est pas une découverte. Mais il est courageux et costaud.

20.45 : Mars Attacks ! de Tim Burton (1996), TCM
Pas passé depuis le 28 août 2016. Après vingt ans et plus, la parodie de la SF des années 50 demeure toujours aussi délirante, avec ses Martiens semblables aux couvertures des pulps américains ou des romans du Fleuve Noir des belles années.

20.50 : Coup d’éclat de José Alcala (2011), Polar
On connaît surtout le cinéaste pour ses documentaires militants, Les Molex, des gens debout (2010) ou Combattants de la liberté (2014). Pas étonnant que son polar, qui traite des sans-papiers et des prostituées clandestines à Sète, ne soit pas indifférent. Avec Catherine Frot, aussi crédible en commissaire qu’en cuisinière de l’Élysée.

22.25 : Le Voyeur de Michael Powell (1960), Club
Vu, revu et rerevu, évidemment - mais il n’y a rien d’autre dans les autres lucarnes (à part Le Dernier Nabab, l’increvable Porte du Paradis, Rocky ou Les Bidasses au pensionnat, bon). Reprendre une bonne goulée de perversité morbide n’est jamais déconseillé.

Vendredi 17 novembre 2017

20.40 : Suzanne de Katell Quillévéré (2013), OCS Max
Le premier long métrage réalisé par Sara Forestier, M (pas totalement réussi, mais bâti sur une idée intéressante, une littéraire mutique amoureuse d’un illettré) va bientôt sortir et la chaîne en profite pour lui consacrer une soirée. Le film de KQ ne nous avait pas vraiment conquis jadis, mais il vaut sans doute d’être réévalué (et il y a Adèle Haenel et Lola Dueñas !).

20.45 : Au loin s’en vont les nuages d’Aki Kaurismäki (1996), Club
On a beau chercher : aucune trace d’un passage de ce chef-d’œuvre depuis 2014. Donc, vite en partance pour Helsinki, ses chômeurs, ses restaurants glauques, son désespoir latent - mais Kati Outinen et Kari Väänänen s’en sortiront, car ils ont la grâce.

20.45 : Les Bêtises d’Alice & Rose Philippon (2015), Émotion
Comédie française générationnelle, donc pas d’une originalité folle. Mais on est prêt à supporter Jérémie Elkaïm pendant 75 minutes, car il a à ses côtés Sara Giraudeau et Anne Alvaro, ce qui compense largement.

21.00 : Maciste contre le cyclope d’Antonio Leonviola (1961), Ciné FX
Pour le plaisir, car il y a belle lurette que la chaîne n’avait pas proposé de péplum de bonne facture. Leonviola n’est ni Freda ni Cottafavi, mais Gordon Mitchell est un Maciste qui tient la rampe, et, dans notre souvenir, le cyclope était assez sympathique.

22.10 : Un vrai cinglé de cinéma de Frank Tashlin (1956), Classic
Le film est passé à l’improviste quelques jours après la mort de Jerry Lewis et nous n’en avons revu que la fin. Il s’agit d’une des deux meilleurs comédies Lewis-Dean Martin, avec Artistes et modèles du même Tashlin (et leur ultime film en duo). Un road-movie vers Hollywood, dans une Chrysler New Yorker flambant neuve, avec Anita Ekberg, pas encore immergée dans la fontaine de Trevi.

22.15 : Le Nom des gens de Michel Leclerc (2010), OCS Max
Après L’Esquive, c’est le film où Sara F. est la plus étonnante, ne couchant qu’avec des hommes de droite afin de les convertir au socialisme. On avait cru voir naître un grand réalisateur de comédies futées, les films suivants de Leclerc furent plus ambitieux que réussis.

22.15 : L’Expérience interdite de Joel Schumacher (1990), OCS Choc
Schumacher est capable de tout, du bon et du très mauvais. Ici, c’est du bon, sur un sujet passionnant, la NDE (Near Death Experience) comme l’indique le titre en VO, Flatliners. Ces étudiants qui flirtent avec le grand trou noir "d’où c’qu’on n’revient jamais", comme écrivait Jarry, sont Kevin Bacon, Kiefer Sutherland, William Baldwin et Julia Roberts. On a donc plaisir à les suivre dans le long tunnel vers l’au-delà.

23.35 : Avril et le monde truqué de Christian Desmares & Franck Ekinci (2015), Famiz
L’heure est un peu tardive, mais ce film d’animation est plus destiné aux adultes rêveurs qu’aux enfants. L’adaptation de la BD de Tardi est superbe.

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