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Semaine télé du 3 au 9 février 2018
Salut les câblés !
publié le vendredi 2 février 2018
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©Lee Friedlander (1962)

Humeurs de Lucien Logette et illustration par Jacques Gerber


 

Samedi 3 février 2018

 

20.40 : La Mémoire du tueur d’Eril Van looy (2003), OCS Choc
Le film noir du samedi. Belge, pourquoi pas ? Un tueur à gages qui perd la mémoire, il suffisait d’y penser. Le rôle principal est tenu par Jan Decleir, immense acteur, que ceux qui l’ont vu dans Le Grand Paysage d’Alexis Droeven de Jean-Jacques Andrien (1981) ou Daens de Stij Coninx (1993) n’ont pas oublié.

20.45 : Kingdom of Heaven de Ridley Scott (2004), Premier
On s’étonnait, lors de son dernier passage, le 25 décembre 2016, que le film ne soit pas proposé plus souvent, alors qu’il enfonce tous les films médiévaux et d’heroic-fantasy, Hunger Games et compagnie. Scott est à l’aise dans toutes les époques. Au générique Jeremy Irons, impérial, Orlando Bloom, rescapé de Troie et Eva Geeen, pour ses presque débuts.

20.45 : Les Acteurs de Bertrand Blier (2000), Club
Pas trace d’un passage depuis le 20 décembre 2014. Une expérience-limite, comme Blier les ose et les réussit. Tout les acteurs français en miroir - ne manquent que Trintignant, Bouquet, Bacri, Rochefort et Luchini. On aimerait une soirée où le film serait apparié au Bal des actrices de Maïwenn, histoire de comparer les approches.

20.45 : La Maison du Maltais de Pierre Chenal (1938), Classic
Un inédit, enfin ! Et pas n’importe lequel, un des plus intéressants titres parmi la douzaine de grands films d’un cinéaste trop oublié (et bravo à Tavernier de l’avoir fait revivre dans ses documentaires). Le roman de Jean Vignaud contenait son quintal de poncifs, que Chenal transfigure. Fréhel, patronne de bordel à Sfax, et ses pensionnaires Viviane Romance, Gina Manès et Jany Holt, et Louis Jouvet en répugnant bonhomme. Le Maltais du titre, c’est évidemment Dalio à qui étaient dévolus tous les rôles de métèque. Avec en prime, les vingt acteurs sans qui le cinéma des années 30 n’aurait pas été ce qu’il fut, Aimos, Modot, Sinoël, Labry, Gildès, Dalban, Gabriello, on en passe.

22.10 : Maxime d’Henri Verneuil (1958), Classic
On a perdu de vue Henri Duvernois, pourtant une étoile parmi les écrivains des années 30. Encore un oublié-méconnu dont les livres valent d’être sortis de l’ombre (Faubourg Montmartre, par ex.). Outre le réalisateur et le romancier, deux autres scénaristes, et pas n’importe lesquels, y ont mis les doigts, Henri Jeanson et Albert Valentin. Résultat : un film "de qualité", qui a bien moins vieilli que des films de "jeunes". Félix Marten est un acteur limité, forcément, face à Charles Boyer, bien entouré par Arletty (elle n’apparaîtra plus guère) et Michèle Morgan.

22.30 : Nashville de Robert Altman (1975), TCM
On ne va pas recommencer à délirer à son sujet, puisque le film est passé il y a peu, mais pas sûr qu’on n’en reprenne pas quelques goulées.

22.40 : Poltergeist de Tobe Hooper (1982), TCM
Passé il n’y a pas si longtemps (28 octobre 2017), mais c’est le seul titre de la soirée qui, même après plusieurs visions, peut encore faire frissonner.

00.10 : Compartiment de dames seules de Christian-Jaque (1934), Classic
C’était l’époque où le cinéaste débutait et enfilait les vaudevilles comme des perles sur un collier. 26 films entre 1932 et 1937 ! Vite écrits, vite tournés, vite oubliés. Mais ça tient un peu, grâce aux acteurs - Armand Bernard, Ginette Leclerc, Alice Tissot, Pierre Larquey.

00.35 : L’Or et la femme de Rowland V. lee (1937), TCM
Il s’agit du titre vidéo. Le titre en salles était L’Or et la Chair - en VO The Toast of New York. Cary Grant est le héros de "l’intégrale" du mois, mais c’est l’excellent Edward Arnold qui occupe l’écran, en carpet-bagger cynique. Mais le grand intérêt, c’est la présence de Frances Farmer, actrice-météore, qui, après une quinzaine de films fut internée en 1943 par sa famille et n’en sortit qu’en 1958. C’est Jessica Lange qui l’incarna dans sa biographie, Frances, réalisée en 1982 par Clifford Greame.

 

Dimanche 4 février 2018

 

20.40 : Mad Love in New York de Benny & Josh Safdie (2014), OCS City
Les frères Safdie bénéficient d’une réputation extrêmement flatteuse, contre laquelle on n’essaiera pas de lutter. Il est vrai que le regard qu’ils portent sur la Grosse Pomme est personnel et que les amoureux de la ville peuvent y trouver leur plaisir. Manque un vrai scénario (et lorsqu’il y en a un, comme dans le récent Good Time, il est peu vraisemblable).

20.40 : La Main au collet d’Alfred Hitchcock (1955), OCS Géants
Curieusement inédit sur le câble. On ne peut pas dire que sir Alfred se soit beaucoup fatigué à concocter son intrigue. Mais il y a Cary Grant, Grace Kelly, un an avant qu’elle ne devienne une princesse d’opérette, la Côte, vue d’en haut et d’en bas et une brouette d’acteurs français, Charles Vanel et Brigitte Auber en tête.

20.45 : Soirée du dimanche sur le bouquet Ciné+, c’est-à-dire réutilisation des réserves : un seul film inédit sur les douze offerts entre 20.45 et 24.00, et il s’agit de Belgica de Felix Van Groeningen (2016), sur Club, dont on ne dira rien, tant on est surpris de la renommée de son réalisateur. Quitte à revoir un film, autant choisir Le Réveil dans la terreur de Ted Kotcheff (1971) sur Classic), parfait film d’horreur réaliste dans l’outback australien. Bienvenue à Bundanyabba…

20.55 : Le Silencieux de Claude Pinoteau (1972), Arte
Note du 20 avril 2017 : "Un des deux très grands films de Lino Ventura (l’autre étant Un papillon sur l’épaule de Jacques Deray), d’après un très grand roman (parmi beaucoup d’autres) de Francis Ryck, Drôle de pistolet. Et Léa Massari, dans un rôle trop petit…"

23.00 : A Love You de Paul Lefèvre (2015), OCS Max
Premier film, donc à voir car il risque de ne pas y avoir de second. Et comme les autres propositions sont un peu éventées (Panique à Needle Park de Schatzberg (1971) sur City à 22.20 et Bird de Eastwood (1988) à 22.25 sur Géants), on peut suivre nos deux adolescents sur la route vers Avignon. Intérêt : Fanny Vallette, actrice trop rare.

00.30 : La Rose et la flèche de Richard Lester (1976), France 3
Peut-être la plus belle version de Robin des Bois, ni flamboyante, ni spectaculaire. Robin, de retour vingt ans après, fatigué, perclus, retrouve Marian, devenue abbesse, toujours belle mais lasse et usée. L’amour est encore là, malgré les rhumatismes et les corps vieillis. Le combat final entre Sean Connery (magnifique) et Robert Shaw, est superbe, l’un comme l’autre flapis. Audrey Hepburn, dans son ultime grand rôle après Le Voyage à deux de Donen (1967) est bouleversante. À quand un hommage à Lester, un des cinéastes les plus inventifs que l’on connaisse, entre son court génial The Running, Jumping and Standing-Still Film (1959) et Finders Keepers (1984), un chef-d’œuvre du film poursuite. Merci à Brion.

 

Lundi 5 février 2018

 

20.40 : Made in France de Nicolas Boukhrief (2015), OCS Choc
Heureusement que le câble s’obstine à passer le film (dernière fois sur Premier le 9 août 2017), car les distributeurs ont reculé devant une sortie publique, de crainte de troubles - il faut dire que l’auteur n’a pas molli dans sa description du milieu du recrutement djidahiste dans la périphérie parisienne. Rattrapage pour ceux qui étaient alors en vacances ou n’ont pas loué le film en VOD.

20.45 : Salaud, on t’aime de Claude Lelouch (2014), Émotion
Soirée Johnny Halliday sur la chaîne. Manière de vérifier qu’il n’a pas toujours été un acteur d’occasion. Là, on a un peu de mal à le supporter, because Lelouch et son univers. Mais c’est la première fois depuis 1963 (Cherchez l’idole de Michel Boisrond) qu’on le retrouve sur un générique avec Eddy Mitchell.

20.45 : Destination Gobi de Robert Wise (1953), Classic
Inédit - et pour nous également, qui pensions tout connaître de Wise. Eh non ! Entre Les Rats du désert (1953) et Mon grand (1954), il y avait donc un trou, que l’on va s’empresser de combler. Richard Widmark dans le désert de Mongolie, on en rêve.

20.50 : The Reader de Stephen Daldry (2008), Arte
Note du 13 avril 2016 : "Le roman de Bernard Schlink était superbe, mais son adaptation pleine de pièges. Le réalisateur de Billy Elliot et de The Hours s’en est vraiment bien tiré. Kate Winslet, en initiatrice d’adolescent porteuse d’un secret pesant, méritait largement son Oscar."

22.15 : La Désintégration de Philippe Faucon (2011), OCS Choc
Soirée thématique sur la chaîne : après le djihad parisien vu par Boukhrief, le même, lillois, vu par Faucon, quatre ans avant. L’intérêt est le même, la réalisation de ce dernier étant plus sobre, retenue, dans la manière habituelle de l’auteur.

22.40 : L’Homme du train de Patrice Leconte (2002), Émotion
Ici, Johnny Halliday est intéressant, car il n’a pas grand-chose à faire, sinon se cantonner dans le silence et jouer les tueurs à gages las. C’est Jean Rocherfort qui occupe le terrain, dans un bavardage constant, et c’est tant mieux.

22.50 : Joint Security Area de Park Chan-wook (2000), Arte
Prière de ne pas croire wikipedia : le film n’est pas seulement sorti en DVD en 2009, comme le prétend le site, mais à Paris en juin 2001. Mais à l’époque, le nom de Park (Chan-wook, des Park, il y en a beaucoup en Corée) était inconnu, le film, avec une seule copie en circulation, n’a rencontré que les spectateurs curieux du cinéma coréen, et nous n’étions pas nombreux dans la salle. Il était évident que ce réalisateur avait de la patte ; la confirmation est venue très vite. L’histoire - incidents dans la zone entre les deux frontières coréennes - est toujours d’actualité.

23.35 : Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (2012), OCS Choc
Troisième volet de la soirée "radicalisation" sur la chaîne. Le film est inédit sur le câble. Le djihad, toujours, mais cette fois sur place, à Casablanca. Remarquable - une quinzaine de prix un peu partout (dont à Cannes dans Un Certain Regard).

00.10 : Love Me de Laetitia Masson (2000), Émotion
Si on a choisi la soirée Johnny, il faut boire le calice jusqu’à la lie. Et là, on n’en est pas loin. Mais il y a Sandrine Kiberlain, fidèle à la cinéaste (son troisième film avec elle).

01.25 : Gunga Din de George Stevens (1939), TCM
On le signale pour mémoire car regarder un film de 120 minutes qui commence à une telle heure demande du temps de nuit disponible. Mais il repassera certainement à un horaire plus décent pour les travailleurs de jour dans le seconde partie du mois, comme fait TCM pour chaque "intégrale". On y reviendra donc.

 

Mardi 6 février 2018

 

20.40 : Mes doubles, ma femme et moi d’Harold Ramis (1996), OCS City
On attendait Ramis au tournant, après Un jour sans fin, et comme celui-ci était moins surprenant, il n’a pas eu le succès qu’il méritait. Les effets spéciaux étaient pourtant bluffants - Michael Keaton se multipliant dans sa cuisine - et les yeux d’Andie MacDowell auraient dû emporter le morceau. Le film vaut mieux que son titre français, idiot (en VO : Multiplicity).

20.45 : Midnight Special de Jeff Nichols (2016), Premier
Enfin le dernier film de Nichols, aussi indispensable que les précédents - ou comment saisir un genre (ici la SF) et le détourner, en tout cas en faire autre chose. Avec Kirsten Dunst et Joel Edgerton, ce qui est déjà bien, mais avec Michael Shannon, toujours extraordinaire, comme on le verra dans The Shape of Water (et comme l’on vu les amateurs de Dylan, dans le DVD Trouble No More, bonus du dernier coffret).

20.45 : Au nom de ma fille de Vincent Garenq (2016), Émotion
Le film français du soir sur le bouquet Ciné+. Du Garenq, c’est-à-dire sans grande invention scénaristique et à base d’histoires vraies (Présumé coupable en 2010, Clearstream Story en 2014), bien ficelé, fabriqué maison, du Cayatte moderne (mais on aimait bien Cayatte). Et on dit pas ça seulement parce qu’il y a Marie-Josée Croze au générique.

20.45 : Les Pionniers de la Western Union de Fritz Lang (1941), Classic
Soirée Lang, ce qui n’est pas neuf. Ce qui l’est, c’est de projeter ses deux westerns Fox produits par Zanuck, qu’on a peu souvent l’occasion de revoir. Ici, c’est Randolph Scott qui a la vedette, un Scott encore frétillant, capable de monter sur son cheval sans aide. Et des seconds rôles savoureux, John Carradine, Dean Jagger, Silm Summerville.

21.00 : Second Coming de Debbie Tucker Green (2014), SundanceTV
Pas vu, mais un film avec Idriss Elba mérite toujours d’être regardé.

22.15 : Le Retour de Frank James de Fritz Lang (1940), Classic
Le premier des westerns de Lang (pourquoi les présenter dans cet ordre ?). La suite du Brigand bien-aimé de Henry King, tourné l’année précédente (et entre nous, meilleur), avec les mêmes, dont Henry Fonda, moins évidemment Tyrone Power (Jesse James), exécuté à la fin. Un gros plus pour cette suite : la présence de Gene Tierney, dans son premier film, mazette !

23.45 : La Femme au gardénia de Fritz Lang (1953), Classic
On termine la soirée Lang par un polar des années 50, un de ses moins connus, avec Richard Conte et Anne Baxter, d’après une nouvelle de Vera Caspary, excellente romancière noire (Laura). Photo en noir & blanc de Nicholas Musuraca, superbe, comme d’habitude.

00.55 : L’Autre de John Cromwell (1939), TCM
Le film (In Name Only en VO) n’est pas très souvent montré et c’est dommage, car il est très intéressant, comme presque tout ce qu’a tourné Cromwell ces années-là (Le Lien sacré en 1939, Le Chevalier de la vengeance en 1942). Cary Grant, pris entre une amante blonde et douce et une épouse brune et méchante choisit évidemment la première. Comme il s’agit de Carole Lombard, on ne lui en veut pas, mais on regrette que le scénario ait ainsi chargé Kay Francis, sa légitime.

 

Mercredi 7 février 2018

 

20.40 : L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller (2011), OCS City
Passé il y a plus d’un an ; aucun problème donc pour revoir un film aussi riche, sans doute le plus juste sur le pouvoir, pardon, le Pouvoir, ses dessous, ses bas-côtés, ses arcanes. Olivier Gourmet est aussi crédible en ministre qu’en maquignon ou en chômeur en fin de droits, et Michel Blanc, en homme de confiance, est magnifique.

20.40 : La Vallée de la peur de Raoul Walsh (1947), OCS Géants
Un Walsh inédit sur le câble, et quel Walsh ! Hollywood découvrait la psychanalyse, parfois lourdement, parfois avec subtilité. Le scénario du grand Niven Busch appartient à la seconde catégorie. Mitchum en enfant recueilli obsédé par le passé, amoureux de sa sœur d’adoption Teresa Wright, on est loin du paysage intérieur du western traditionnel.

20.45 : La Vache de Mohamed Hamidi (2016), Premier
Non, ce n’est pas un remake du film de Darius Mehrjoui de 1969, remarquable description d’un village indien. L’animal y disparaissait, créant un drame. Ici, la vache est toujours sur l’écran, traversant la France avec son propriétaire vers Paris et le Salon de l’agriculture. C’est un peu La Vache et le prisonnier, en version paisible.

20.45 : Journal d’un curé de campagne de Robert Bresson (1951), Classic
Inédit sur le câble, ce monument patrimonial, qui fit date à sa sortie. On connaît des gens très bien, peu suspects de pactiser avec la calotte, qui considèrent ce film comme un chef-d’œuvre. André Bazin en fit un de ses chevaux de bataille, ce qui suffirait pour nous en éloigner. L’union des deux B, Bernanos et Bresson, et l’écriture blanche ainsi produite, ne nous ont jamais fascinés et il est un peu tard pour s’y mettre. Il n’empêche que le film compte.

22.05 : La Cité de la peur d’Alain Berberian (1994), Famiz
Passé le 24 janvier 2018, et on a honte de l’avoir signalé réalisé par Alain Barberian. Revu à cette occasion, le film a effectivement toutes les raisons d’être une référence et sa force comique n’est pas amoindrie.

22.20 : James Stewart, Robert Mitchum, les deux visages de l’Amérique de Grégory Monro (2017), OCS Géants
Doc inconnu. Le sujet, évidemment, attire (même si on pourrait prendre une dizaine d’autres noms pour incarner les multiples visages des USA). Et il s’agit d’un vrai film, pas d’un 52 minutes formaté TV.

00.55 : Mon épouse favorite de Garson Kanin (1940), TCM
Cary Grant toujours, mais aussi et surtout Irene Dunne. Kanin fut un meilleur scénariste (les grandes comédies de Cukor) que réalisateur, mais ses films sont très agréables et exemplaires de la comédie des années 40. Irene revient après une disparition de sept ans et veut récupérer son mari, veuf présumé sur le point de se marier (avec Gail Patrick, bonne pioche). D’une amoralité savoureuse.

 

Jeudi 8 février 2018

 

20.40 : Une poignée de plomb de Don Siegel & Robert Totten (1969), Paramount Channel
On sait que le tournage a dû être chaotique, car le film est sorti sous la signature d’Allen Smithee, pseudonyme utilisé à Hollywood en cas de refus de paternité. Mais un western, même tardif, avec Widmark, ça ne se refuse pas.

20.45 : Le Garde du corps de François Leterrier (1984), Famiz
On passe souvent du Leterrier sur le câble, malheureusement c’est Louis, réalisateur du Transporteur. François, on l’a oublié, avec quelques raisons si l’on considère sa fin de carrière, avec Christian Clavier ou Gérard Lauzier. Mais ses premiers films comprennent un chef-d’œuvre, Un roi sans divertissement (1963) et un grand titre Projection privée (1973). On aimerait revoir son adaptation TV du Pierrot mon ami de Queneau (1979), dans laquelle Dutronc était très bon. Ici, Gérard Jugnot en garde du corps de Jane Birkin, ça ne vaut pas Kevin Costner et Whitney Houston dans The Bodyguard de Mick Jackson (1992), mais on peut faire avec.

20.45 : Allez coucher ailleurs ! de Howard Hawks (149), Classic
Déjà passé le 28 avril 2017, mais puisque Cary Grant est à l’honneur ce mois-ci, on peut jeter de nouveau un œil sur cette fort ambiguë histoire de travesti contraint, où Grant se déguise avec délectation. Hawks, spécialiste des "films d’hommes" ? Pas sûr.

20.45 : Platoon d’Oliver Stone (1986), TCM
Soirée Oliver Stone sur TCM. Elle commence par un des ses films les plus justement célèbres, pas revu depuis fort longtemps, mais qui doit avoir conservé toute sa puissance. Même si le Vietnam semble bien loin aujourd’hui, Platoon peut figurer sans problèmes d’autres guerres plus récentes.

20.50 : Frankenstein conquiert le monde d’Inoshiro Honda (1965), Ciné FX
Une VO sur FX, on y court. Honda était le spécialiste des grosses bêbêtes, Godzilla, Mothra, etc. Ici, il a récupéré la créature pour affronter Baragon, un dinosaure réveillé par Hiroshima. On ne se souvient pas l’avoir vu autrement qu’en vidéo (d’où la VO).

21.00 : Un Français nommé Gabin d’Yves Jeuland (2016), TV5
Praogrammé le 8 novembre 2017 sur Classic, mais le film vient d’être déclaré par le Syndicat de la critique "meilleur doc télévisé de l’année". Alors…

22.45 : Salvador d’Oliver Stone (1986), TCM
Tourné juste avant Platoon, scénarisé et produit par le cinéaste, c’est le film qui l’a fait découvrir. Le point de vue de Stone était déjà politiquement juste sur le rôle des guerilleros opposés à la dictature militaire soutenue par les USA. James Woods décrocha l’Oscar du meilleur acteur.

00.05 : Les Risques du métier d’André Cayatte (1967), Classic
Passé le 15 octobre 2016, mais toujours d’actualité : le hashtag "balancetoninstit" n’était pas encore de saison, mais...

00.50 : Soupçons d’Alfred Hitchcock (1941), TCM
Pour mémoire, car on imagine que chacun l’a déjà vu. Mais c’est l’occasion de lire le roman original, Préméditation, de Francis Iles, paru en 1953 chez Gallimard, mais qui doit bien être réédité quelque part.

 

Vendredi 9 février 2018

 

20.40 : Une place sur la Terre de Fabienne Godet (2013), OCS Max
Inédit (alors que l’autre film de la cinéaste, Sauf le respect que je vous dois, est déjà passé plusieurs fois). Intéressante histoire d’un photographe et d’une étudiante borderline, pas du tout un feelgood-movie. Benoît Poelvoorde y traîne sa fatigue existentielle habituelle, mais la grosse révélation, à l’époque, fut Ariane Labed, avant Fidelio de Lucie Borleteau. Pour les amateurs d’enfants prodiges : Max Baissete de Malglaive, 13 ans, en était à son sixième film.

20.40 : Une fille nommée Fathom de Leslie H. Martinson (1967), OCS Géants
Pas vu. Mais Martinson a signé ensuite un Batman (1968) réjouissant, et Raquel Welch en parachutiste doit valoir le détour.

20.45 : Aucun titre inédit sur le bouquet Ciné+, que des films passés les semaines précédentes, ce qui simplifie les choix.

22.20 : Une vie ailleurs d’Olivier Peyon (2017), OCS Max
Tourné juste avant son doc Latifa. Peyon est un des noms les plus solides surgis cette dernière décennie (cf. Les Petites Vacances (2007), avec Bernadette Lafont). Isabelle Carré, à la recherche de son gamin, kidnappé par le père et emmené en Uruguay. Pas mal, avec une fin originale.

23.20 : L’Étoile du destin de Vincent Sherman (1951), Classic
Passé le 31 octobre 2017, mais puisqu’il n’y a pas d’autres films notables à cette heure sur Ciné+, autant s’endormir face à Ava Gardner.



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