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Destinées d’Asher (les) (2017)
de Matan Yair
publié le mercredi 28 mars 2018

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 385-386, février 2018

Sélection ACID au Festival de Cannes 2017

Sortie le mercredi 28 mars 2018

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Matan Yair réalise son premier long métrage sur l’enseignement, un sujet qu’il connaît bien pour le pratiquer encore en tant que professeur de littérature au lycée de la petite ville d’Herzliya, au nord de Tel Aviv. Les jeunes acteurs non-professionnels du film sont ses anciens élèves.
L’un d’entre eux, Asher, joue son propre rôle, agressif et querelleur. Quelle sera sa vie ? s’inquiète son père Milo, qui incarne, avec le professeur Rami, la figure tutélaire d’Asher.

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L’un lui assure un avenir dans l’entreprise familiale, le deuxième lui ouvre une réflexion sur le monde. Asher est curieux des études et sensible à la compréhension des mystères de l’existence ; il éprouve en outre une attirance intellectuelle pour son professeur. Mais il se laisse souvent emporter par son impulsivité et sa violence intérieure et son caractère entier exige beaucoup des autres, parfois jusqu’aux provocations physiques.

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À partir d’un film somme toute biographique, puisqu’il s’agit du portrait d’un professeur dans sa classe et de ses affinités avec un de ses élèves, Matan Yair parvient à dépeindre la société israélienne tout entière, face à ses contradictions, ses pulsions, ses désirs et ses violences.
Dans un pays déchiré par la guerre depuis sa fondation, ce microcosme du lycée et d’une classe de Terminale de garçons reflète, en une exacte représentation, l’état de la nation. Les élèves masculins sont dans le même état d’agitation et de crise, sans cesse sur les nerfs, que l’ensemble de la société.

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Envisager l’avenir et continuer à vivre dans l’incertitude de l’amour de son père, est la seule question que se pose Asher, question qui résonnera avec éclat dans le cœur et l’esprit de son professeur.
Et tout au long du film règne une tumultueuse atmosphère bruyante et agitée, une tension presque explosive que rien ne peut calmer pas même l’issue tragique, écho à la triste situation politique.

Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 385-386, février 2018

Les Destinées d’Asher (Scaffolding). Réal, sc : Matan Yair ; ph : Bartosz Bieniek ; mont : Dov Steuer ; mu : Ishai Adar. Int : Asher Lax, Ami Smolarchik, Yaacov Cohen, Keren Berger (Israël-Pologne, 2017, 88 mn).



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