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Semaine télé du 7 au 13 avril 2018
Salut les câblés !
publié le samedi 7 avril 2018
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Prénom Carmen de Jean-Luc Godard (1983).

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 7 avril 2018

 

20.40 : Qui êtes-vous, Monsieur Sorge ? d’Yves Ciampi (1961), OCS Géants
Jean Charles Tacchella, dans ses Mémoires, dit le plus grand bien du réalisateur, dont il fut l’assistant. Il est difficile aujourd’hui de vérifier si la renommée de Ciampi (qui fut grande à l’époque) était justifiée. Les vagues souvenirs que l’on garde de Typhon sur Nagasaki et de ce film d’espionnage, gros succès d’alors, ne permettent pas de juger. Bonne occasion d’une (re)découverte.

20.45 : Un temps pour mourir d’Arturo Ripstein (1966), Classic
Le premier film du cinéaste mexicain, sur un scénario original de Garcia Marquez, et qui n’a mis que cinquante ans à nous parvenir (première diffusion au festival Lumière 2016). Ripstein n’était pas encore le réalisateur du Château de la pureté et de Carmin profond, mais son western décalé l’annonçait déjà.

20.45 : Lost in Translation de Sofia Coppola (2003), TCM
Noté pour mémoire, car passé il y a peu. Mais c’est le sommet d’une journée entièrement consacrée à la cinéaste, avec récapitulation de tous ses titres, Virgin Suicides (1999, 15.30), Marie-Antoinette (2006, 17.10), The Bling Ring (2013, 19.15). Son dernier, The Beguiled, ne fait pas partie du lot, on ne s’en plaindra pas.

21.35 : Une belle fin d’Uberto Pasolini (2013), OCS Max
Note du 6 mars 2017 : "Fort beau film, d’une infinie tristesse, et touchant à l’extrême. Le héros minuscule, employé des pompes funèbres, est un acteur inconnu mais extraordinaire, Eddie Marsan, l’héroïne (qui arrive tard dans le récit) est Joanne Froggatt (la Mrs. Bates de Downton Abbey, c’est tout dire). Le film, presque silencieux, atteint des sommets d’émotion".

22.10 : L’Emploi d’Ermanno Olmi (1961), Classic
Apparemment, aucun titre d’Olmi n’a été proposé sur le câble depuis 2014, ce qui ne peut s’expliquer que par le manque de copies disponibles, car L’Arbre aux sabots ou La Légende du saint buveur sont de sacrés grands films. Il posto vient d’être réédité par Tamasa (cf. Jeune Cinéma n° 385-386) et n’a pas pris une ride - enfin, quelques-unes, mais que des bonnes.

22.30 : Somewhere de Sofia Coppola (2010), TCM
Le scénario ne sort pas des chemins battus - un acteur passe quelques jours avec sa fille de 11 ans - et on voyage par tous les points de passage obligé du genre. Mais la sensibilité (réelle) de la réalisatrice lui permet de faire passer le message.

00.05 : Mai 68 en 69 de Jean-François Davy (2015), Frisson
Pas vu, mais l’idée de fabriquer un film pornographique pour commémorer 1968 est amusante. À rajouter aux filmographies du "mouvement" ? Faute de l’avoir vu, on s’interroge (de toutes façons, la chaîne est cryptée pour l’occasion).

00.10 : Vive le sport ! de Fred Newmeyer et Sam Taylor (1925), TCM
On continue avec la série (présentée chronologiquement, ce qui est heureux) des Lloyd. The Freshman, un des films de sport les plus réussis du moment, déclencha une vogue : c’est ainsi que Keaton tourna Sportif par amour en 1927 (sous la direction de James W. Horne).

 

Dimanche 8 avril 2018

 

20.40 : Seul au monde de Robert Zemeckis (2000), Paramount Channel
Ou comment le mythe de Robinson Crusoë est adaptable à toutes les époques et toutes les sauces. Tom Hanks assure comme un pro - il faut tenir 155 minutes.

20.45 : Joy de David O. Russell (2015), Émotion
L’aisance avec laquelle Jennifer Lawrence passe d’un personnage à l’autre, déposant le carquois de Hunger Games pour prendre, ici, la serpillière, avant de redevenir mystique dans X-Men n° 9, est étonnante. Bon, cette success-story n’est pas tout à fait une critique du système, mais il faut faire avec.

20.45 : L’Inspecteur Harry de Don Siegel (1971), Club
Le personnage le plus ressemblant avec le vrai Eastwood, défenseur de Trump. Ce flic hors limites, partisan des méthodes les plus expéditives, a fait plus pour sa mythologie que le justicier de Leone. On ne va tout de même pas offrir aux méchants une chance de s’en sortir, avec des avocats habiles. À la trappe ! Le film a eu tant de succès qu’il a donné lieu à deux suites. Signée Don Siegel, celle-ci est la plus efficace.

20.45 : Hantise de George Cukor (1944), Classic
Cukor n’a pas tourné que des comédies brillantes, la preuve, ce thriller intimiste, dans lequel Charles Boyer terrorise Ingrid Bergman. L’Anglais Thorold Dickinson, quatre ans plus tôt, avait déjà filmé une adaptation de la même pièce de Patrick Hamilton, si bonne que les producteurs de Cukor ont tenté d’en détruire toutes les copies.

22.25 : L’inspecteur ne renonce jamais de James Fargo (1976), Club
Le troisième épisode de la saga Harry Callahan. Cette fois-ci ce ne sont plus de vulgaires voyous à éliminer, mais des terroristes, déjà.

22.35 : Casablanca de Michael Curtiz (1942), Classic
L’avantage du film est de pouvoir être présenté lors de multiples hommages : à Bogart, à Conrad Veidt, à Claude Rains, à Dalio - ou à Ingrid Bergman, comme ce soir. Inépuisable. On a cessé de compter le nombre de passages sur le câble.

23.10 : La Communauté de Thomas Vinterberg (2016), OCS City
Retour sur la propre enfance du réalisateur, produit des années 70. L’utopie en actes et c’est pas triste… Avec une bande d’acteurs danois qu’on aime beaucoup, Ulrich Thomsen, Tryne Dyrholm et Fares Fares (il est suédois, mais ça ne fait rien).

00.25 : Pour l’amour du ciel de Sam Taylor (1926), TCM
Un des plus gros succès de Lloyd, le sommet de l’année 1926. For Heaven’s Sake est même classé douzième au box-office de tout le cinéma muet. Harold, millionnaire jouant les délinquants pour les beaux yeux de Jobyna Ralston, sauveuse d’âmes perdues.

00.55 : La Ferme des sept péchés de Jean Devaivre (1948), France 3
Dans les années 40, Devaivre a signé trois films tout à fait curieux, La Dame de onze heures (1948), polar à la narration inventive (due à Jean-Paul Le Chanois), Vendetta en Camargue (1948), qui vaut mieux que son titre, et cette très étrange version de l’assassinat de Paul-Louis Courier en 1825, racontée à partir de divers témoignages, bien avant Rashomon. Un des meilleurs rôles (le meilleur, peut-être) de Jacques Dumesnil.

 

Lundi 9 avril 2018

 

20.40 : Phil Spector de David Mamet (2013), OCS Max
Al Pacino dans le rôle du fameux producteur pop, il fallait oser, mais on sait que l’acteur est capable de tout, la preuve. Mamet est un scénariste remarquable et un réalisateur trop rare (une dizaine de titres depuis Engrenages, 1987). Celui-ci est un téléfilm HBO, inédit en salles.

20.40 : L’Œil du diable d’Ingmar Bergman (1960), OCS Géants
Encore un inédit - mais très peu de films de Bergman ont été programmés sur le câble. Celui-ci fait partie de ses comédies, que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main, même atrophiée. Adapté d’une pièce de théâtre, ce qui est rare chez IB : Don Juan est envoyé sur Terre, car "la vertu d’une femme est un orgelet dans l’œil du Diable". Le film est rare, on ne se souvient pas de l’avoir revu depuis sa sortie.

20.45 : Le Sixième Sens de Michael Mann (1986), Frisson
À ne pas confondre avec le film du même titre de M. Night Shyamalan, gros succès de la fin du dernier siècle. Ici, c’est une variante du Silence des agneaux, qui reprend le personnage du flic vainqueur d’Hannibal Lecter - ce qui peut surprendre les spectateurs du film de Jonathan Demme, mais celui-ci a été réalisé cinq ans plus tôt : il s’agit de la première adaptation du roman de Thomas Harris.

20.45 : Le Vénérable W. de Barbet Schroeder (2017), Club
Dernier (?) volet de la trilogie du Mal, après Amin Dada et Jacques Vergès. L’auteur est allé en Birmanie observer les faits et méfaits d’un moine bouddhiste, dont le discours antimusulman ferait passer l’extrême droite identitaire française pour une patrouille de scouts prêts à faire leur B.A. Remarquable et terrifiant - et inversement.

21.05 : Louise-Michel de Benoît Delépine & Gustave Kervern (2008), TV5
De loin, le meilleur film du tandem, le plus politiquement juste, le plus profondément dérangeant, le mieux construit. Yolande Moreau et Bouli Lanners, et leur ambiguïté sexuelle, sont extraordinaires.

22.20 : L’Avocat de la terreur de Barbet Schroeder (2007), Club
Inédit sur le câble, comme les deux autres titres du cinéaste proposés lors de cette soirée spéciale. Le portrait de Vergès est fascinant - mais l’avocat est si habile qu’il parvient souvent à mettre le réalisateur à contre-pied.

22.55 : Memories of Murder de Bong Joon-ho (2003), Arte
Le film qui a fait découvrir Bong au public occidental. Toutes les qualités que l’on retrouvera dans The Host ou Mother (sans oublier Okja, sa production Neftlix) sont déjà présentes.

23.50 : Général Idi Amin Dada : autoportrait de Barbet Schroeder (1974), Club
Le premier des trois portraits maléfiques, qui nous renvoie à des temps bien anciens. Amin Dada était un comédien extraordinaire, qui occupe l’écran une heure trente durant, étonnant beaucoup plus les spectateurs français que ses concitoyens ougandais pendant les huit années de sa dictature.

01.15 : Le Petit Frère de Ted Wilde et J.A. Howe (1927), TCM
La suite des aventures inédites de HL. Pour une fois, ce n’est pas le duo Newmeyer-Taylor qui signe mais un des gagmen de Lloyd, qui ne fit pas grande carrière dans la réalisation. De toutes façons, comme chez Keaton, c’était toujours l’acteur qui avait la haute main sur ses films, les signataires n’étant que des "yes-men".

 

Mardi 10 avril 2018

 

20.40 : Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol (1960), OCS Géants
De toutes les femmes du titre, ne reste plus, après la disparition de Stéphane Audran, que Lucile Saint-Simon, la moins célèbre. Le film fit scandale en son temps, on se demande bien pourquoi aujourd’hui. C’est un des Chabrol première période qui a le mieux résisté, et le portrait de ces quatre vendeuses qui s’ennuient dresse un état des lieux cynique (dû plus à Paul Gégauff qu’à Chabrol) du début de la décennie.

20.45 : Alone de Thierry Poiraud (2015), Frisson
Note du 20 décembre 2017 : "À notre connaissance, le film est inédit en salles et s’intitulait encore, il y a deux ans, Don’t Grow Up. Nous avions été alors surpris par sa capacité, rare dans un film français, à créer une atmosphère d’épouvante crédible, monde fermé (un foyer d’ados difficiles, une île, un virus qui frappe), montée de l’angoisse, etc."

20.45 : Au revoir, les enfants de Louis Malle (1987), Famiz
Pas passé depuis le 31 octobre 2015. Un petite goulée d’humanisme ne peut pas faire de mal.

20.45 : La Fureur des hommes d’Henry Hathaway (1958), Classic
Redécouvert lors du festival Lumière 2017, dans une belle copie neuve. Un des grands westerns de HH, histoire de vengeance injustifiée, puis justifiée - on n’en dira pas plus. Don Murray est un acteur un peu oublié, mais Dennis Hopper est impressionnant dans sa folie. Le plus remarquable est tout de même R.G. Armstrong dans un rôle de père vindicatif défendant les valeurs de l’Ouest, le vrai.

22.20 : L’Œil du malin de Claude Chabrol (1961), OCS Géants
Archirare, jamais revu depuis la sortie (à moins que l’on ne soit passé à côté ?). Un des films de CC maudits, avec Ophélia. Encore Stéphane Audran - et Jacques Charrier, dans un rôle ambigu qui lui allait bien mieux que ceux de gentil garçon, à la Babette…

23.50 : Bienvenue dans le Sud de Luca Miniero (2010), Émotion
Pour les amateurs de Dany Boon, la version italienne de Bienvenue chez les Ch’tis, le Nord ayant été remplacé par le Mezzogiorno. À voir pour le croire.

00.40 : En vitesse de Ted Wilde (1928), TCM
Dernier film muet de Lloyd. Ou comment sauver la dernière ligne de tramways tirés par des chevaux de New York parce que l’on est amoureux de la fille du propriétaire. Jobyna Ralston a disparu, remplacée par Ann Christy, à la carrière minuscule.

 

Mercredi 11 avril 2018

 

20.40 : Jane Got a Gun de Gavin O’Connor (2016), OCS Max
Pas vu et le nom du réalisateur ne nous évoque rien. Mais un western avec Natalie Portman et Ewan McGregor est a priori une curiosité.

20.40 : Baden Baden de Rachel Lang (2016), OCS City
Le film français du soir, premier (et pour l’instant unique) long métrage d’une cinéaste dont les courts ont été primés un peu partout. Le sujet - une jeune femme revient dans sa ville natale et décide de rénover la salle de bains de sa grand-mère - ferait craindre le pire. Eh non. Ce n’est certes pas Citizen Kane, mais c’est un petit film tout vibratoire, qui nous tient avec des riens, grâce à une actrice inconnue, Salomé Richard.

20.40 : Trente jours de nuit de David Slade (2007), OCS Choc
Très bon film fantastique. Barrow, à 550 km au nord du cercle arctique, est dans le noir un mois par an. Excellente période pour les vampires, qui n’ont pas à rentrer dans leur cercueil au lever du soleil. Un plaisir pour les amateurs, produit par Sam Raimi.

20.40 : La Poursuite infernale de John Ford (1946), OCS Géants
Pas trace d’un passage depuis 2014. Eu égard au nombre de films inutiles qui sont proposés chaque soir, c’est un scandale. Pas de poursuite ni d’enfer dans ce qui reste un des plus beaux westerns de Ford, mais une version de l’affaire d’OK Corral, avec Henry Fonda en Wyatt Earp et Victor Mature, surprenant en Doc Halliday.

20.45 : Red Riding : 1974 de Julian Jarrold (2009), Frisson
À notre connaissance, la trilogie (1974, 1980, 1983) de téléfilms britanniques, n’est passée qu’à la télévision (il nous semble l’avoir vue sur Arte). L’adaptation des romans de David Peace est fort bien faite, tant dans ce premier volet que dans les suivants (quand seront-ils programmés ?) ; comme dans les romans, les personnages principaux changent d’une année à l’autre. Ici, c’est Andrew Garfield le héros.

20.45 : La Liste de Schindler de Steven Spielberg (1994), Club
Pour mémoire.

20.45 : Le Docteur Jivago de David Lean (1965), Classic
Pour mémoire également (mais le film passe moins souvent que Schindler : dernier passage le 28 juillet 2016).

23.50 : Red in Blue de Guillaume Lebeau & Thibaut Bertrand (2017), Classic
Doc inconnu, mais le sujet est intéressant : pourquoi le cinéma américain s’est-il si peu penché sur la chute du régime tsariste ? À titre personnel, on trouve qu’il l’a trop fait, mais on peut poser la question.

00.45 : Barberousse d’Akira Kurosawa (1964), Classic
Passer un chef-d’œuvre (inédit sur le câble) de près de trois heures dans un tel créneau est assez scandaleux. Mais la chaîne a décidé de faire fort ce soir : après Jivago (185 mn) et ce film-ci, elle propose, à 03.40, La Légende de la montagne de King Hu (1979), 185 mn également. Courage !

 

Jeudi 12 avril 2018

 

20.40 : Expresso Bongo de Val Guest (1960), OCS Géants
La chaîne parvient à nous étonner souvent : où a-t-elle été récupérer ce film oublié (d’un bon cinéaste par ailleurs), véhicule pour Cliff Richard (qui se souvient de lui et de ses Shadows ?). À découvrir.

20.45 : Café Society de Woody Allen (2016), Club
L’avant-dernier film de Woody, sauf erreur (mais il filme si vite). Un bon cru - mais il ne pouvait pas être aussi décevant que le précédent, L’Homme irrationnel. Et il y a Steve Carrell et Kirsten Stewart, c’est dire.

20.45 : Monsieur Verdoux de Charles Chaplin (1947), Classic
Le début de la dégringolade critique pour Chaplin. Les exégètes (le public un peu moins) ne supportèrent pas la transformation du vagabond en assassin élégant. C’est pourtant un des films les plus forts de l’auteur, cynique et désespéré (on renvoie à l’excellent article que publia Brunius dans La Revue du cinéma).

20.45 : Gorilles dans la brume de Michael Apted (1988), TCM
Note du 8 mai 2017 : "Bon biopic de Dian Fossey, l’éthologue spécialiste des gorilles, signé par un cinéaste à tout faire, mais qui nous a rarement déçus. Sigourney Weaver, descendue de sa fusée de Alien, est remarquable."

21.30 : Joyeuses funérailles de Frank Oz (2007), OCS Max
Le film passe très rarement et jamais depuis 2014. Un des films les plus décapants que l’on connaisse sur le non-respect dû aux défunts. L’enterrement du père de Matthew Macfadyen est prétexte à une série d’événements nonsensiques dignes du Hara-kiri mensuel de la grande époque.

00.40 : Et puis, ça va de Fred Newmeyer (1922), TCM
Ça y est, l’intégrale Lloyd est bouclée, c’est le retour des premiers films programmés. Bye.

 

Vendredi 13 avril 2018

 

20.40 : Kiss of Death de Barbet Schroeder (1995), OCS Choc
C’est la fête pour le cinéaste cette semaine. En prime, un inédit, remake du fameux film de Henry Hathaway de 1947. Sans atteindre les hauteurs de l’original, Schroeder a tourné un bon polar nerveux, avec Nicholas Cage et Samuel L. Jackson, mais surtout David Caruso, trop peu employé.

20.40 : Le Jour du faucon de John Schlesinger (1984), OCS Géants
Un Schlesinger inédit sur le câble. On préfère la période qui précède, celle qui va de Billy Liar (1963) à Yanks (1979). Mais il y a de fort bons moments ici (scénario se Steven Zaillian). Timothy Hutton est un héros mélancolique (comme il sera dans la série Leverage) et Sean Penn est quasi un gamin.

20.45 : Les Infiltrés de Martin Scorsese (2006), Premier
L’auteur a ses fans, qui acceptent tout, et ses amateurs, qui choisissent. Parmi la floraison de titres depuis vingt ans, loin d’être tous du même niveau, celui-ci est un de ceux à conserver. Il faut reconnaître qu’avec DiCaprio, Nicholson, Sheen et Damon, le casting est assuré.

20.45 : Tout le monde il est beau… de Jean Yanne (1972), Classic
Le premier film signé par l’homme à tout faire de la radio ; tous ceux qui ont écouté ses émissions durant les années 60 savent qu’elles sont inoubliables, comme celles de Pierre Desproges vingt ans plus tard. La peinture du petit monde radiophonique est superbement méchante, et Patrick Bouchitey en curé chantant est un grand moment de rigolade.

00.15 : Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé (2009), Émotion
La soirée est consacrée à Vincent Lindon. Si on peut oublier le premier film, Les Chevaliers blancs de Joachim Lafosse (2015) à 20.45, et si Welcome de Philippe Lioret (2009) à 22.30, est passé il y a quelques semaines, ce troisième titre est moins fréquent que les précédents, et tout aussi chargé d’émotion que le film de Lioret. On retrouvera Lindon bientôt, dans le (remarquable) dernier film de Brizé.



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