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Semaine télé du 14 au 20 juillet 2018
Salut les câblés !
publié le samedi 14 juillet 2018
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©Steven Siegel-années 1980

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 14 juillet 2018

 

20.40 : Une fille nommée Fathom de Leslie H. Martinson (1967), OCS Géants
12 films et 95 séries télévisées, le réalisateur n’a pas chômé (il est vrai qu’il est mort à 101 ans, en 2016). On ne connaît de lui que trois titres, Patrouilleur 109 (1963), sur un acte de bravoure du marin John Kennedy en 1943, Batman (1966), une version de la BD extrêmement drôle et ce film d’espionnage parodique, comme souvent à l’époque. Raquel Welch, qui venait de laisser tomber son pagne en fourrure de Un million d’années avant JC, est éblouissante.

20.45 : Le Talentueux Mr. Ripley d’Anthony Minghella (1999), TCM
Ce n’est pas un remake de Plein soleil, mais une nouvelle adaptation du roman d’origine, The Talented Mr. Ripley de Patricia Highsmith, peut-être plus fidèle à sa trame que celle de Clément. L’interprétation est de haut niveau, même s’il y a vingt ans, les acteurs - Matt Damon, Jude Law, Cate Blanchett, Gwyneth Paltrow - n’avaient pas encore leur renom d’aujourd’hui.

20.45 : The Intruder de Roger Corman (1962), Classic.
On l’évoquait lors de la soirée Corman du 26 février 2018. On y revient, car il s’agit d’un film exceptionnel : le tournage, dans le Sud, d’un film anti-ségrégationniste, en 1961. Jeune Cinéma en a parlé dès son numéro 2 (novembre 1964), dans le cadre d’un dossier "USA-Noirs et Blancs". Prochain et dernier passage, le 19 juillet 2018, à 16.50.

22.05 : Le Plaisir de Max Ophuls (1951), Classic
Certes, passé le 3 janvier 2018, mais le film est inépuisable. C’est un piège : même en connaissant par cœur les trois sketches qui le composent, il est impossible d’y résister ; une fois lancée la course folle de Jean Galland qui ouvre Le Masque, on ne peut s’arracher à l’attente de La Maison Tellier, etc. Le plus beau des films français du cinéaste.

23.05 : Cherry 2000 de Steve De Jarnatt (1987), TCM
Film inconnu d’un réalisateur qui l’est tout autant de nos fiches, avec des acteurs qu’on ne connaît pas, Melanie Griffith exceptée. Science-fiction, chasseuse de femmes-robots, etc. À découvrir.

00.40 : That’s Right - You’re Wrong de David Butler (1939), TCM
La rétro Lucille Ball permet à la chaîne de repasser une grande partie du programme RKO diffusé en juillet 2015. Les films sont parfois juste regardables, parfois plaisants, comme cette comédie musicale, cinquième titre tourné par LB en 1939, avec des partenaires moins pénibles que Jack Oakie : Adolphe Menjou et Edward Everett Horton.

 

Dimanche 15 juillet 2018

 

20.40 : La Femme de ses rêves de Bobby & Peter Farrelly (2007), Paramount Channel
Remake du Brise-cœur d’Elaine May (1972), que l’on peut préférer à l’original, même si Michelle Monaghan ici ne vaut pas Sybil Shepherd jadis. Les deux frères réussissaient alors tous leurs délires.

20.45 : La Tortue rouge de Michael Dudok de Wit (2016), Club
Superbe film d’animation, découvert à Cannes il y a deux ans. Très peu d’effets, un argument simplicissime - variante sur le thème de Robinson Crusoé -, une beauté constante. À déguster.

20.45 : L’Affaire Al Capone de Roger Corman (1967), Classic
Note du 8 octobre 2017 : "Corman, ayant épuisé les ressources d’Edgar Poe, revient au film de gangsters, qu’il avait fort bien abordé avec Machine-Gun Kelly (1958), offrant à Bronson son premier grand rôle. Ici, il emploie du beau monde, Jason Robards, Ralph Meeker, George Segal - comme il emploiera Shelley Winters, trois ans plus tard, pour Bloody Mama, avec la même réussite."

20.45 : Un prince à New York de John Landis (1988), TCM
La chaîne nous a dispensé plusieurs inédits de Landis depuis le début du mois. Et elle continue, avec cette histoire de prince africain qui vient chercher une épouse aux States. Eddie Murphy est en roue libre, plus que dans son film précédent avec le cinéaste, Un fauteuil pour deux.

22.25 : Zidane, un portrait du 21e siècle de Philippe Parreno & Douglas Gordon (2006), OCS City
L’ambiance est au football, évidemment, même si, à cette date, on nettoiera les stades russes après le Mondial. Le film est curieux, entièrement concentré sur ZZ dans un match de 2005, capté en gros et très gros plan, au ralenti parfois, sans qu’on voie jamais les autres joueurs (et à peine le ballon). Le film était passé à Cannes en relief (et avec une bande sonore extraordinairement fouillée). Qu’en restera-t-il sur le petit écran ?

00.20 : La Mort en ce jardin de Luis Buñuel (1956), Action
La chaîne est devenue spécialisée en film coréens ou chinois inconnus, avant les traditionnels Jean Rollin nocturnes. Pourquoi programmer brusquement un titre dans lequel l’action n’est pas la dominante ? Mystère. Ce n’est pas le plus grand film de don Luis, mais il ne passe quasiment jamais (aucune projection depuis 2014) et il y a Piccoli, Signoret, et Vanel.

00.35 : The Marines Fly High de George Nichols Jr. & Ben Stoloff (1940), TCM
Enfin un Ball inédit sur le câble (et dans les salles françaises). Ce n’est plus une comédie musicale, mais un film d’aventures exotiques dans la jungle centraméricaine, avec ses partenaires habituels dans les films d’action, Chester Morris et Richard Dix. Deux réalisateurs au générique, le premier ayant été tué en cours de tournage dans un accident.

 

Lundi 16 juillet 2018

 

20.35 : Gabriel Garcia Marquez, écrire pour vivre de Justin Webster (2015), Sundance TV
Encore un doc inconnu - mais le sujet est d’une importance évidente.

20.40 : Upside Down de Juan Solanas (2012), OCS Max
Pas vu. Mais ce qu’on connaît du fils du grand Fernando, son court L’Homme sans tête (2003) et son long Nordeste (2005), nous incite à regarder celui-ci, qui s’éloigne grandement de sa thématique (et de celle de son père) : un homme et une femme s’aiment, bien que vivant sur deux planètes différentes. On s’interroge sur la façon dont l’auteur résoud le problème.

20.40 : Le Bossu d’André Hunebelle (1959), OCS Géants
Increvable Lagardère ! La botte de Nevers est-elle plus crédible lorsque exécutée par Jean Marais ici que par Pierre Blanchar en 1944 ou Daniel Auteuil en 1997 ? Au choix. De toutes façons, l’histoire de Paul Féval emporte tout. Une différence dans le film de Hunebelle par rapport à celui de Jean Delannoy ou de Philippe de Broca : le rôle de Cocardasse, pourtant névralgique, a disparu, seul demeure Passepoil. Dommage.

20.45 : Irréprochable de Sébastien Marnier (2016), Premier
Un premier film remarquable (on verra bientôt le second L’Heure de la sortie), thriller chabrolien dans lequel Marina Foïs est étonnante, encore plus que d’habitude, en femme vengeresse harceleuse du pauvre Jérémie Elkaïm (pour une fois, on est de son côté).

20.45 : Tango & Cash d’Andréi Kontchalovski (1989), TCM
Rare exemple d’acclimatation d’un cinéaste soviétique à Hollywood. Ce que AK a tourné aux USA n’a rien à voir avec ce qu’il avait tourné avant ni ensuite. Aucun point commun entre Le Premier Maître (1965) et Runaway Train (1985) ni avec Riaba, ma poule (1994), sinon qu’ils sont tous réussis. Ici, le duo Sylvester Stallone - Kurt Russell est associé pour faire des étincelles et ça marche.

20.50 : Soirée Sergio Corbucci sur Action
Apparemment la chaîne profite de la rétrospective intégrale qui vient de commencer à la Cinémathèque de Bercy. Les amateurs de Corbucci connaissent déjà les deux titres de ce soir, Le Grand Silence (1968), magnifique western enneigé, avec Trintignant et Kinski, et Compañeros (1971, 22.35), moins réussi, mais avec Palance et Franco Nero. Mais comme il s’agit de deux VF, Bercy est préférable.

21.00 : Samia de Philippe Faucon (2000), TV5
Le petit univers de l’auteur transparaît dans chacun de ses films. En attendant Amin, vu à Cannes 2018, on peut revoir celui-ci, toujours aussi juste dans se description d’une révolte adolescente (on peut aussi se procurer le coffret DVD rassemblant toute l’œuvre de Faucon, beau cadeau d’été).

22.25 : Les Adoptés de Mélanie Laurent (2011), Premier
Encore un premier film (c’est la soirée sur la chaîne). L’actrice entretient en parallèle une carrière de réalisatrice. Ce titre, avec Marie Denarnaud et Denis Ménochet, toujours excellents, était porteur de promesses que les suivants n’ont pas toujours tenues, à l’exception de Demain, docu qui a cassé la baraque. Mais ni Plonger (2017) ni Galveston (à découvrir d’ici 2019) ne nous ont vraiment convaincus.

22.40 : Genius de Michael Grandage (2016), Émotion
Dans note du 30 mai 2018, nous annoncions "Pas vu, mais sujet intéressant". Nous étions bien en-deçà : le film est passionnant, recréant la courte biographie de Thomas Wolfe, écrivain météore disparu en 1938, après quatre ouvrages. Jude Law, en auteur habité, et Colin Firth, en éditeur aussi obstiné que son poulain, sont extraordinaires - aussi extraordinaires que les romans de Wolfe, lus depuis : Look Homeward, Angel (éd. Bartillat, 2017) est un chef-d’œuvre d’un calibre rare. PS : Seuls les néophytes et les esprits légers confondront Thomas Wolfe (1930-1938) avec Tom Wolfe (1930-2018).

22.40 : Diamant noir d’Arthur Harari (2016), Club
Encore un premier film (ter), étrange polar, situé dans le milieu des diamantaires anversois, grand succès de l’an 2016 auprès des amateurs. 70000 entrées seulement, mais une belle poignée de prix : festival du film policier de Beaune, prix du premier film du Syndicat de la Critique, prix Jacques-Deray du policier français.

00.25 : On ne roule pas sa femme de Ray McCarey (1940), TCM
Note du 29 août 2017 : "Le titre semble bizarre, c’est pourtant la traduction de l’original, You Can’t Fool Your Wife. Toujours Lucille Ball, la vedette RKO du moment. On ne connaît guère du réalisateur, occulté par son grand frère Leo, que ses courts métrages comiques du début des années 30 et un long de la série The Falcon (The Falcon’s Alibi, sans George Sanders, seulement avec Tom Conway, hélas)." Après vision, on confirme : Ray ne vaut pas Leo - mais on s’en doutait.

 

Mardi 17 juillet 2018

 

20.40 : Soirée William Friedkin, OCS Choc
Pour mémoire, car tant Killer Joe (2011) à 20.40) que Police fédérale Los Angeles (1985) à 22.20 sont passés maintes fois depuis quatre ans.

20.40 : 7 morts sur ordonnance de Jacques Rouffio (1975), OCS Géants
L’inédit du soir du bouquet OCS. Le film, justement fameux, ne passe que très rarement à la TV et dans les salles. La grande qualité française des années 70, avec un générique de choix, Piccoli, Vanel, Depardieu, Birkin, Vlady et Auclair.

20.45 : Violence au Kansas de Melvin Frank (1959), Classic
C’est le seul titre inédit sur le bouquet Ciné+, et malgré Jeff Chandler, Fess Parker et Nicole Maurey, actrice méconnue à cause de sa carrière cosmopolite - elle a tourné avec Grangier, Berthomieu, Guitry, Val Guest, Peter Glenville, Richard Thorpe et Blake Edwards -, ça ne vole pas très haut, Frank n’étant pas un spécialiste du western mais de la comédie.

22.45 : La Mort de Louis XIV d’Albert Serra (2016), Club
Le film a été encensé par la critique, Jean-Pierre Léaud considéré comme éblouissant, la recréation des derniers moments de Versailles en 1715 comme remarquable. Serra est la dernière coqueluche en date des gens dans le mouvement. Pourquoi lutter ?

00.10 : Dance, Girl, Dance de Dorothy Arzner (1940), TCM
Toujours Lucille B., en bonne compagnie : Maureen O’Hara, Virginie Field, côté glamour, Maria Ouspenskaya, côté métier. Avant-dernier film de D. Arzner, récemment reconsidérée, enfin !, mais pas aussi fort que La Phalène d’argent (1933) ou L’Obsession de Madame Craig (1936). Mais la danse fameuse de Lucille est un grand morceau.

00.35 : Le Disciple de Kirili Serebrennikov (2016), Club
Note du 5 décembre 2017 : "Une des découvertes cannoises (Un certain regard) de l’année dernière. Le personnage de l’élève converti à un christianisme radical et dont la dialectique arrogante met à mal ses enseignants est insupportable, mais extrêmement bien conçu. Auteur à suivre." À suivre, oui, on s’en est aperçu lors de Cannes 2018, avec Leto.

 

Mercredi 18 juillet 2018

 

20.35 : Jellyfish de Kyoshi Kurosawa (2003), Sundance Tv
Il s’agit du trentième film de l’infatigable Kurosawa et depuis cette date, il en a tourné une vingtaine d’autres, tous marqués du sceau de l’incongruité. Argument : Mamoru élève une méduse qu’il veut habituer à l’eau douce, mais c’est Yuji qui devra s’en occuper après l’incarcération de Mamoru. Le film fut sélectionné en compétition à Cannes 2003.

20.40 : La Vague de Dennis Gansel (2008), OCS City
L’expérience de la dictature. Un prof, pour démontrer à ses élèves comment celle-ci fonctionne, leur impose des règles et des comportements extrêmes, de nature à leur faire comprendre les mécanismes du totalitarisme. Le problème est qu’ils se prennent au jeu. Un peu démonstratif, forcément, mais intéressant.

20.45 : Un petit boulot de Pascal Chaumeil (2016) ; Premier
Ultime film du cinéaste, qui, après un long temps à la TV (avec de bonnes séries, Engrenages, L’État de grâce), n’a eu que peu d’années (2010-2016) pour tourner quatre longs métrages très personnels, et bien accueillis, même si ce dernier (400 000 entrées) n’a pas connu le triomphe du premier : L’Arnacœur (2010) avec 4 millions de spectateurs). Un humour très noir bien venu, une bonne interprétation (Romain Duris, Michel Blanc), c’est l’inédit français du soir.

20.45 : El Condor de John Guillermin (1970), TCM
L’inédit américain du soir. Western mexicain classique, un peu inspiré par l’école italienne (c’était d’ailleurs la fin de celle-ci). Guillermin, qui a fait dans tous les genres et parfois très bien (Syndicat du meurtre, 1968), ne s’est pas trop fatigué, mais Jim Brown était un acteur de haut niveau.

00.20 : Too Many Girls de George Abbott (1940), TCM
Encore un inédit RKO. Abbott est peu connu comme réalisateur, bien plus comme auteur de comédies musicales souvent adaptées (il coréalisa deux films avec Donen, Pique-nique en pyjama, 1957, et Damn Yankees, 1958). C’est sur ce film de collège que Lucille Ball rencontra Desi Arnaz, l’épousa et en fit son partenaire dans son show TV I Love Lucy. Agrément supplémentaire : la grande Ann Miller est du voyage.

 

Jeudi 19 juillet 2018

 

20.40 : La Brigade héroïque de Raoul Walsh (1954), Paramount Channel
Walsh, quoiqu’on en dise, n’a pas toujours travaillé dans le génie (on s’en est rendu compte au cours du récent Il Cinema Ritrovato, avec l’éprouvant Women of All Nations, 1931) et il a dû souvent faire avec ce qu’on lui imposait. Le scénario de Saskatchewan est basique, l’interprétation d’Alan Ladd et Hugh O’Brian tout autant - Shelley Winters assure tout de même, malgré un personnage un peu lourd en clichés. Mais le film ne passe que très rarement.

20.45 : L’Avenir de Mia Hansen-Love (2016), Club
Note du 24 mars 2018 - mais c’est bien parce qu’il n’y a rien d’autre sur le bouquet… : "La cinéaste a un club de supporteurs fervents, et ce dernier film en date est sans doute moins pire que les précédents. Huppert en prof de philo, c’est plausible. Réfugiée dans la montagne chez un ancien élève hippie, pourquoi pas ? On peut se laisser gagner par l’ambiance."

20.45 : Toutes ses femmes d’Ingmar Bergman (1964), Classic
Le premier film en couleurs du Maestro et sa première véritable comédie, Sourires d’une nuit d’été étant plutôt un marivaudage dramatique. La troupe est là - Jarl Kulle, Eva Dahlbeck, Bibi et Harriet Andersson - mais ni Gunnar Bjornstrand ni Erland Josephson, qui se contente d’être le coscénariste d’Ingmar B.

22.10 : L’Homme qui n’a pas d’étoile de King Vidor (1955), Paramount Channel
Pas passé depuis le 19 décembre 2016. Un des grands westerns des années 50, avec un Kirk Douglas survitaminé. Vidor n’a fait que peu d’incursions dans le genre, mais elles sont toutes réussies. La leçon de gunfight qu’inflige Kirk au morveux William Campbell est mémorable.

00.10 : Simple mortel de Pierre Jolivet (1991), Frisson
Remarquable film fantastique, sans effets spéciaux, tout en suggestions et sous-entendus. Le scénario, dû également à Jolivet, est particulièrement astucieux, où des linguistes captent des messages en gaélique ancien qui vont leur permettre de sauver la planète. Pas d’acteurs connus - Philippe Volter, Christophe Bourseiller - et c’est tant mieux.

00.50 : Son patron et son matelot de Richard Wallace (1941), TCM
Passé le 17 juillet 2015, à la même heure. En VO, A Girl, a Guy and a Gob. Lucille Ball entre son patron Edmund O’Brien (son deuxième film) et son matelot George Murphy (toujours aussi exaspérant). Lequel choisir ? Pour les amateurs d’acteurs excentriques, apparition de Franklin Pangborn, l’homme aux 240 génériques, impeccable, as usual.

 

Vendredi 20 juillet 2018

 

20.40 : Pour mémoire et strictement pour amateurs avertis, une soirée spéciale Arthur-Luc Besson sur OCS Max, avec dans l’ordre Arthur et les Minimoys (2006), Arthur et la vengeance de Maltazard (2009) à 22.25) et Arthur 3 : la guerre des deux mondes (2010) à 23.55), tous réalisés par Luc Besson. Le premier avait fait 6 millions d’entrées, le deuxième 4 millions et le troisième 3. On comprend que le réalisateur se soit borné à une trilogie.

20.45 : Soirée spéciale Red Riding Trilogy, Frisson
Les deux premiers volets Red Riding : 1974 de Julian Jarrold (2009) à 20.45 et RR : 1980 de James Marsh (2009) à 22.25 sont déjà passés en avril 2018, avec une semaine d’écart. Mais c’est apparemment la première diffusion du troisième, RR : 1983 de Anand Tucker (2009) à 00.00. Trois très bons téléfilms (c’est la raison de leur non-distribution en salles) anchaînés, le plaisir n’est pas toujours aussi certain. Et on peut relire les romans d’origine de David Peace.

22.05 : Cujo de Lewis Teague (1983), OCS Choc
Pas revu depuis la sortie, mais on garde le souvenir d’un agréable film de terreur, le gentil saint-bernard mordu par une chauve-souris se transformant en monstre assoiffé de sang. Le roman de Stephen King était déjà plaisant.

22.20 : Spring Breakers de Harmony Korine (2012), Émotion
Honnêtement, les premiers films de HK (Gummo, 1997 ; Julien-Donkey Boy, 1999) ne nous avaient pas enthousiasmés. Mais, comme à tout, on finit par s’y habituer, d’autant que le cinéaste a cessé d’être fasciné par Dogma 95 et par tourner des films plus assimilables. Dont celui-ci, triste histoire de quatre étudiantes fauchées prêtes à tout pour aller en Floride participer à un Spring break et tout ce qui s’ensuit.

00.05 : Un cadeau pour le patron de Stanley Donen (1960), OCS Géants
On le signale puisque c’est un film de Donen et que le cinéaste nous a offert quelques-uns de nos plus beaux moments devant un écran. Mais une fois l’ére du musical révolue, les comédies qu’il a tournées ne sont pas spécialement intéressantes et sont parfois même lourdingues. Comme celle-ci, que Yul Brynner, pas vraiment à l’aise dans la comédie, ne sauve pas.

00.40 : Look Who’s Laughing d’Allan Dwan (1941), TCM
Passé, comme les autres films RKO, en août 2015. Nous l’annoncions alors comme un Dwan inconnu, il l’est désormais un peu moins, mais il n’a pas changé notre vision globale du cinéaste, capable du meilleur (Silver Lode) et du moins bon (The Gorilla). Ici, le rôle principal n’était pas celui de Lucille Ball, mais celui d’Edgar Bergen et de sa marionnette Charlie McCarthy, star de la radio, mais assez pénible à l’écran.



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