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Semaine du 13 au 19 septembre 2014
publié le samedi 13 septembre 2014

Samedi 13 septembre 2014

20.45 : Disparus de Thierry Binisti (2014 (en 2 épisodes, demain la suite), sur FR3

Thierry Binisti, réalisateur de 35 films, est méconnu. Peut-être parce que, dans sa filmographie, il y a beaucoup de "téléfims" (mais nous, nous refusons ce critère de différenciation). Et sans doute aussi parce qu’il s’est essayé à plusieurs genres.
Parmi tous ses films, ceux que nous préférons : L’Outre-mangeur (2002), Moi, Louis, enfant de la mine (2007), et Une bouteille à la mer (2011).
Dans Disparus, Binisti, né à Créteil, filme la Corse sans faire de tourisme : il donne la parole aux Corses, et c’est aussi bien que Colomba.

22.40 : Messaline de Vittorio Cottafavi (1960) sur Ciné+Classic

Nul ne peut ignorer les peplums, même si on n’a pas lu en entier le De Viris illustribus. Cottafavi est LE grand du péplum. Ergo, nul ne peut ignorer Cottafavi.

Dimanche 14 septembre 2014

20.45 : Mayerling de Anatole Litvak (1936) sur Ciné+Classic

De tous les Mayerling, outre les deux principaux celui de Max Ophuls en 1940 et celui de Terence Young en 1968, et sans compter les séries télé et les vidéos, celui de Litvak est le premier et le meilleur, avec Danielle Darrieux et Charles Boyer.

Lundi 15 septembre 2014

20.45 : La Bataille de Solférino de Justine Triet (2013) sur Ciné+Club

Ça se passe le 6 mai 2012, deuxième tour des Présidentielles. Agitation privée, agitation publique. En 2013, présenté à Cannes (ACID), le film avait du charme. En 2014, on savoure les scènes de liesse de la rue de Solférino comme un plaisir de roi et un sentiment de rare raffinement.

Mardi 16 septembre 2014

12.30 : Quand un homme demande à mourir de Anne Georget (2008), sur Public Sénat

Michel S est victime d’un locked-in syndrome. Intégralement paralysé, il ne peut même pas respirer tout seul. Il demander à mourir. Ses médecins refusent. La filmographie sur la question de l’euthanasie ne cesse de s’amplifier, en documentaires comme en fictions. La Loi Léonetti, pourtant basique et insuffisante, continue à être mal connue et pas appliquée.

20.45 : The We and the I de Michel Gondry (2012) sur Ciné+Club

Gondry, période américaine. Un School Bus ramène chez eux des collégiens turbulents. Au fur et à mesure que le bus se vide, les personnages se révèlent. Sélection de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2012, et Prix de la critique à Deauville.

Mercredi 17 septembre 2014

21.00 : Pour Djamila de Caroline Huppert (2011), sur TV5 Monde.

L’histoire de la militante Djamila Boupacha (née en 1938), violée et torturée par l’armée française, soutenue, au tournant des années 60 par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, et dont Picasso fit le portrait. À partir de ce livre, dit-on, on n’a plus torturé en France. Print the legend.

22.40 : La Grande Frousse de Jean-Pierre Mocky (1964) sur Ciné+Classic

Sans doute la meilleur adaptation de Jean Ray au cinéma d’après le roman (La Cité de l’indicible peur).

Jeudi 18 septembre 2014

20.40 : Agora de Alejandro Amenabar (2009) sur OCS Max

Hypatie d’Alexandrie était mathématicienne athée à Alexandrie vers le IVe siècle de notre ère, au moment où le christianisme gagnait de toute part.
Une femme savante, belle et forte, ça ne peut que se terminer… pas trop bien. Sélectionné hors compétition à Cannes 2009, le fiim a reçu sept Goyas en Espagne.

20.50 : P’tit Quinquin de Bruno Dumont (2014) sur Arte (2 /4 épisodes)

Suite à la coupure épistémologique dans l’œuvre de Dumont que représente ce film, et suite au rapport insuffisant que nous entretenons avec la culture ch’ti, il nous est difficile de nous situer. Nous sommes habitués à l’humour anglais classique, et au rire bête et méchant des 60’. Ce rire-là, ce nouveau rire de Dumont, nous est étranger. Mais, c’est à chacun de juger : car il est tout à fait fascinant, et n’a de parenté qu’avec celui de Mocky, en plus instable.

Vendredi 19 septembre 2014

20.45 : Killer Joe de William Friedkin (2011) sur Ciné+Premier

On l’a pas vu. Mais on va toujours voir les films de Friedkin.

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