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Semaine télé du 6 au 12 octobre 2018
Salut les câblés !
publié le samedi 6 octobre 2018
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Climax de Gaspar Noé (2018)

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 6 octobre 2018

 

19.10 : Début de la soirée consacrée à Richard Fleischer sur TCM
TCM se révèle particulièrement généreuse ce soir puisqu’elle offre six films à déguster, entre Soleil vert (1973), qui ouvre le festival et qu’on n’a plus besoin de présenter, et Le Pigeon d’argile (1949), qui le clôt à 03.15.

20.40 : Le Passé d’Asghar Farhadi (2013), OCS Max
Note du 13 octobre 2017 : "Déjà vu, certes, mais pas depuis le 10 septembre 2015. Aussi, même si l’exercice est moins étourdissant que Une séparation et moins éblouissant que son suivant Le Client, Farhadi réussit haut la main son examen de passage dans le cinéma français."

20.40 : Frankenstein de James Whale (1931), OCS Géants
Certes, tout le monde l’a vu. Mais est-ce bien sûr ? La version princeps n’est pas si fréquente. Même si on peut lui préférer la suite que Whale a tournée en 1935, La Fiancée de Frankenstein, l’arrivée du Monstre (rappelons que la Bête n’a pas de nom et que tous les titres ont mélangé ensuite la créature et son créateur) marque une date dans l’histoire du cinéma fantastique. Le maquillage concocté par Jack Pierce n’a jamais été aussi beau.

20.45 : À la petite semaine de Sam Karmann (2003), Club
Pas passé depuis le 15 décembre 2014. Quel dommage que l’acteur - avant qu’il ne fasse partie des "mulets" de Navarro dans la série télé, ce fut un des seconds rôles les plus repérables du cinéma français - n’ait réalisé que trois films, car tous sont remarquables, tant Kennedy et moi (1999) que La Vérité ou presque (2007), personnels sans être auteuristes. Ici, la bande Lanvin-Gamblin-Cornillac est parfaite.

20.45 : La Bataille de Marathon de Jacques Tourneur (1959), Classic
Un Tourneur inédit ! Quelle chance ! Malheureusement, il s’agit d’un Tourneur bien peu tourneurien, quoiqu’en ait écrit ses fanatiques à l’époque. De toutes façons, ses derniers titres, après Timbuktu (1959) ne valent pas grand-chose à l’aune de ses chefs-d’œuvre des années 40 et 50. Mario Bava, outre la photo et les effets spéciaux aurait réalisé une bonne partie du film sans en être crédité. Mais les amateurs de Mylène Demongeot se réjouiront.

20.45 : Kalidor de Richard Fleischer (1985), TCM
On aurait pu espérer que les programmateurs mettent en vitrine, à l’heure noble, un film un peu plus rare, comme Mandingo (1975) ou Ashanti (1979), en tout cas plus convaincant que ce sous-Conan le barbare (toujours avec Schwarzy), pour lequel Fleischer n’a pas été puiser dans ses réserves inventives.

22.20 : Le Chanteur de jazz de Richard Fleischer (1980), TCM
Et l’hommage à Fleischer ne remonte pas d’un cran avec ce troisième titre, particulièrement pénible et qui n’a comme intérêt que d’avoir été peu vu. La première version d’Alan Crosland (1927) n’a qu’une valeur historique, à cause des quelques mots qu’y prononce Al Jolson et qui permettent de dater l’arrivée du parlant. Celle-ci n’a même pas cette excuse et l’histoire ce ce fils de cantor, cantor lui-même, qui chante dans les cabarets plutôt qu’à la synagogue, se réduit à un mélo essoufflé, malgré Neil Diamond et Laurence Olivier.

23.15 : Man on High Heels de Jang Jin (2014), OCS City
Le sujet est assez surprenant - un flic veut boucler en beauté une dernière enquête, avant de quitter la police et d’entamer sa transformation en femme - mais le film vaut plus que cette anecdote, comme la plupart des polars coréens, rarement décevants.

00.20 : Du sang dans la poussière de Richard Fleischer (1974), TCM
Tous les choix TCM de ce soir ne sont pas du même calibre et on regrimpe ici assez haut dans la hiérarchie fleischerienne. Si ce n’est pas un western de la taille de ceux des années 50, Bandido caballero (1956) ou Duel dans la boue (1959), le cinéaste manifeste un souffle (grâce à Lee Marvin ?) qui sera ensuite moins sensible.

02.00 : L’Énigme du Chicago Express de Richard Fleischer (1952), TCM
Deux petites perles pour finir la soirée Fleischer, datant de sa période RKO, avec toutes les caractéristiques habituelles : noir & blanc, petits moyens, durée limitée, scénario calibré, efficacité maximale. Et autant dans celui-ci, 71 mn de huis clos dans un train (avec un Charles McGraw étonnant), que dans le suivant, Le Pigeon d’argile (1949, 03.15), malgré ses acteurs inconnus (Bill Williams, Barbara Hale). Tout est en place.

 

Dimanche 7 octobre 2018

 

20.40 : New York 1997 de John Carpenter (1981), Paramount Channel
Pour mémoire, car le film passe une fois l’an - avec raison, car c’est un des grands titres de Carpenter.

20.40 : Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, OCS City
Pour mémoire, mais pas passé depuis plus de deux ans.

20.45 : Taxi Driver de Martin Scorsese (1975), Club
Pour mémoire également.

20.45 : Le Livre noir d’Anthony Mann (1949), Classic
Aucun passage depuis le 8 août 2015. Une des rares expéditions du cinéaste dans le film à costumes, avec la période révolutionnaire vue comme pouvait alors la voir Hollywood : des méchants rouges (d’où le titre original Reign of Terror) et des aristos qui veulent les empêcher de conduire la France vers le gouffre. C’est construit comme un polar, heureusement. Richard Basehart en Robespierre est aussi (peu) crédible que Louis Garrel dans le film de Pierre Schoeller.

00.20 : Forfaiture de Marcel L’Herbier (1937), France 3
Comme nous sommes fidèles à Brion, on note systématiquement ses propositions. Mais le réalisateur a parfois fait mieux - mais aussi pire… À qui appartient l’idée d’aller chercher un drame aussi daté que le film de Cecil B. DeMille (marquer au fer la femme adultère, c’était déjà ringard en 1915) pour en faire un remake ? Comme notre cher J. G. Auriol a travaillé sur le scénario, on ne va pas en dire trop de mal. Mais la lourdeur de l’interprétation des âmes nobles (Victor Francen, Eve Francis, Lucien Nat) n’est pas compensée par celle des méchants (Jouvet, Lucas Gridoux et Sessue Hayakawa, qui reprend son rôle du premier film). Quant à la récréation de la Mongolie dans les studios de BIllancourt (et un peu en Provence, tout de même)…

00.30 : Rockabye de George Cukor (1932), TCM
Retour à la rétro Constance Bennett, après l’intermède Fleischer. Cukor était encore un réalisateur spécialisé dans les adaptations de succès théâtraux - il ne décollera vraiment qu’après Les Quatre filles du docteur March, l’année suivante. Il est ici associé à George Fitzmaurice, cinéaste alors plus coté que lui. Constance B. est une nouvelle fois appariée à Joel McCrea (curieusement, dans notre souvenir lointain, on se souvient plus de Paul Lukas que de lui).

 

Lundi 8 octobre 2018

 

20.40 : Vacances de George Cukor (1938), OCS Géants
Deux films de Cukor le même jour, c’est la fête. Mais la distance est grande entre celui qui passe sur TCM (01.55) et celui-ci. En cinq ans, le réalisateur a changé de statut et ne dirige plus que des stars : entre Camille, avec Garbo, et Women, avec son wagon de vedettes féminines, il reprend Katharine Hepburn (qu’il avait transfigurée dans Sylvia Scarlett) et Cary Grant, à savoir le top de la screwball comedy. La comédie est classique, marivaudage dans la haute, comme sera Philadelphia Story, mais tout est dans la manière, comme chez Lubitsch. Le scénario est taillé sur mesures, on s’en fiche royalement, et on déguste ça comme un plat à la recette perdue.

20.45 : Baccalauréat de Cristian Mungiu (2016), Club
On ne retrouve dans nos fiches aucun passage d’un film de Mungiu depuis quatre ans, même pas sa palme d’or. Aurions-nous omis de les noter ? Impossible. De toutes façons, s’il n’a pas le brio implacable de 4 mois, etc., ce film est passionnant, comme la plupart de ceux de la jeune école roumaine. La description de la classe des nantis et de leurs compromissions est remarquable.

20.45 : Bastogne de William A. Wellman (1949), Classic
Un des grands films sur la guerre de Wellman, à la hauteur de ses Forçats de la gloire, réalisé quatre ans plus tôt. Aucune célébration là-dedans, les combats vus au ras du terrain, la boue, la neige, le froid, la faim, la guerre au niveau du fantassin lambda. Prendre pour sujet une presque défaite (en décembre 1944, l’avancée US était bloquée par les attaques allemandes) était déjà gonflé, la traiter comme une histoire d’anonymes (les vedettes n’étaient pas des stars, loin de là : Van Johnson, John Hodiak, Ricardo Montalban, George Murphy) également.

23.40 : Debout les crabes, la mer monte de Jean-Jacques Grand-Jouan (1983), Famiz
La carrière du cinéaste se résume à peu de choses, trois longs métrages : Rue du Pied-de-Grue (1979), un de ces films de jeunes un peu barjots que Philippe Noiret soutenait à l’époque (Monsieur Albert, La Barricade du Point-du-jour), celui-ci et Lucifer et moi (2009), hybride étrange avec Jean-François Balmer, où passaient Chabrol, Ionesco et même Orson Welles. Plus de nouvelles ensuite. Quant à ce Debout…, le fait que l’idée d’origine soit de Bertrand Blier situe déjà son ambiance. On se souvient surtout de la galerie de comédiens alors jeunes - Martin Lamotte, Bohringer, Jean-Pierre Sentier, Dubillard, Véronique Genest, Valérie Mairesse, Dominique Lavanant - lâchés en liberté. À revoir.

01.55 : Haute société de George Cukor (1933), TCM
Encore une pièce de théâtre, cette fois-ci de Somerset Maugham, donc brillante et désabusée. Constance Bennett en Américaine devenue lady londonienne, trompée et vengeresse, avec distinction et dignité. Le titre original, Our Betters, est une antiphrase, eu égard à la noirceur des comportements décrits. Dommage que l’heure de passage soit si tardive. Faisons confiance à la chaîne pour une seconde vision plus accessible.

 

Mardi 9 octobre 2018

 

20.40 : L’Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1956), Paramount Channel
Enfin ! Don Siegel n’est pas méprisé par les programmateurs, au contraire, mais son chef-d’œuvre des années 50 est inédit sur le câble. De la SF haut de gamme, avec rien : pas d’effets spéciaux, pas d’insistance lourdaude, juste une manière de montrer peu à peu la panique sur l’écran et de la faire naître chez le spectateur. Pas d’images plus chargées de tension que celles des cosses de haricots géantes entassées dans le coffre d’une voiture. Seuls La Quatrième Dimension et Les Envahisseurs réussiront à créer la crainte avec si peu de moyens. Le sens du film était ambigu - critique ou approbation du maccarthysme ? On retrouvera le même questionnement sur l’ambiguïté de Siegel lorsqu’il mettra en scène l’inspecteur Harry.

20.45 : Réparer les vivants de Katell Quillévéré (2016), Émotion
Inédit. La cinéaste a une cote d’amour très forte auprès de la critique, et, avec ce dernier film, auprès du public - 345 000 entrées. Il est vrai qu’en adaptant le best-seller de Maylis de Kérangal, le risque était moindre. Faute de trouver le film bouleversant, comme il aurait sans doute voulu l’être, on se contentera de le signaler.

20.45 : Superman 2 de Richard Lester (1980), Famiz
Note du 11 novembre 2015 : "Entre nous, c’est celui que l’on préfère, surtout lorsque Christopher Reeve saisit la planète et la fait tourner à l’envers pour inverser le temps et sauver sa fiancée Margot Kidder. Ça, c’est du cinoche !"

20.45 : Prendre le large de Gaël Morel (2017), Club
La même année, deux film sont sortis traitant d’un sujet similaire, la délocalisation dans un autre pays, acceptée par une ouvrière : Crash Test Aglaé de Éric Gravel et celui-ci. Dans le premier, India Hair et Yolande Moreau, ici Sandrine Bonnaire et Lubna Azabal. L’un et l’autre, avec des moyens et des schémas différents, atteignent leur but : montrer l’angoisse de la situation du bétail humain, déplacé en fonction des besoins. Curieusement, on est un peu moins convaincu par l’interprétation de Bonnaire que par celle de la moins connue Hair.

20.50 : Myn Bala, les guerriers de la steppe d’Akan Satayev (2012), Action
On ne sait rien de ce film, sinon qu’il passe en VF, comme la plupart du temps sur la chaîne. Mais comme il est signé par un réalisateur kazakh et qu’il s’agit d’un film sur les guerriers mongols au 18e siècle, on imagine que le dialogue ne doit pas être le point fort de l’histoire. Des galopades dans les steppes de l’Asie centrale, pourquoi pas ?

00.30 : Bed of Roses de Gregory La Cava (1933), TCM
La Cava après Cukor, on baigne dans le bonheur. Toujours la RKO, avec ses exigences : le film dure 67 minutes chrono, sans graisse ni détours. Et on est toujours dans le pré-code, avec cette histoires de deux gold-diggers sorties de prison et qui vont se refaire une santé financière - avec un brin d’amour quand même. Joel McCrea, toujours partenaire de Constance Bennett, et l’inconnue Petr Kelton en copine de cellule. Les fanatiques guetteront l’apparition de Franklin Pangborn.

 

Mercredi 10 octobre 2018

 

20.35 : The Crush de John McKay (2001), Sundance TV
Film inconnu. Si on le note, c’est à cause de ses actrices, Imelda Staunton et Andie McDowell, qui ne jouent pas dans le même registre, mais sont toutes deux remarquables.

20.40 : Creepy de Kiyoshi Kurosawa (2016), OCS City
KK tourne vite, deux films par an, sans rien perdre de sa maîtrise ni de sa capacité à troubler le spectateur. Si son film précédent, Vers l’autre rive, son va-et-vient entre réalité et fantasme, et son cousinage lointain avec L’Aventure de Madame Muir, ne nous avait pas totalement convaincus, celui-ci atteint son objectif : nous coller la pétoche.

20.40 : La Flèche brisée de Delmer Daves (1950), OCS Géants
Le film est passé il y a très peu (27 juin 2018), mais comme il s’inscrit dans une soirée spéciale Debra Paget, comment résister ? Elle a traversé les années 50, avec ses yeux inoubliables, aussi inspirante en squaw chez Daves qu’en danseuse orientale chez Fritz Lang, sans jamais avoir un rôle d’Occidentale (sauf dans Le Cavalier du crépuscule, avec Elvis Presley). Ici, un des premiers westerns dans lesquels le bon Indien n’est plus l’Indien mort ; on ne félicitera jamais assez Daves.

20.45 : Doctor Strange de Scott Derrickson (2016), Premier
Pas vu, pas plus qu’aucun autre titre du réalisateur. Mais Benedict Cumberbatch et Tilda Swinton au générique incitent à rattraper l’affaire.

20.45 : Une affaire de goût de Bernard Rapp (1999), Club
Apparemment inédit sur le câble. L’œuvre de Rapp est courte - quatre titres - mais fort intéressante : scénarios travaillés (celui-ci avec Gilles Taurand, ce qui est un label), élégance narrative, intelligence des situations. Le film de ce soir en est un bel exemple, tout en ambiguïté et manipulations psychologiques. Giraudeau est égal à lui-même, on regrette que Jean-Pierre Lorit n’ait pas fait depuis une carrière plus affirmée.

22.10 : La Plume blanche de Robert D. Webb (1955), OCS Géants
Passé il y a quelques semaines (26 septembre 2018), mais puisqu’on a signalé la soirée Debra Paget…

22.15 : La Fille inconnue des frères Dardenne (2016), Club
On le note simplement pour s’étonner : ce doit être le vingtième passage en trois semaines. Why ? Pas d’autres films en réserve ou les droits de diffusion sont si élevés qu’il faille rentabliser à tout prix ?

22.45 : Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa (2015), OCS City
Complément nécessaire de la projection de 20.40.

01.25 : Après ce soir de George Archainbaud (1933), TCM
Depuis Mata-Hari et X-27, la mode était aux belle espionnes. Constance Bennett est K-14, dissimulée sous le masque d’une comtesse russe, dont un beau capitaine est amoureux. Que va-t-il advenir ? Joel McCrea a laissé sa place à Gilbert Roland, acteur qui nous a toujours ravis. Le réalisateur n’a pas une grande notoriété, malgré quelques réussites notables, dont Thirteen Women (1932, avec Irene Dunne, Myrna Loy, Mary Duncan, excusez du peu) et 4 de l’aviation (1932, excellent film sur les aviateurs de 1917 reconvertis dans le spectacle forain).

 

Jeudi 11 octobre 2018

 

20.40 : Niagara de Henry Hathaway (1953), OCS Géants
Pour ceux qui aurait raté le 26 janvier 2018, sur la même chaîne, ce grand film noir en couleurs.

20.45 : Pickpocket de Robert Bresson (1959), Classic
Seul film du bouquet Ciné+ qui ne soit pas usé par de nombreux passages récents. Note du 27 janvier 2016 : "Attention, chef-d’œuvre absolu, nous assure l’Histoire. Bon. Extrayons tout de même ces quelques lignes signées Jean Queval (Mercure de France n° 1160, avril 1960) : "Je demeure sidéré par une obsession sans vie, par un cinéaste sans regard. L’auteur obtient un effet de rareté dans le cinéma mais au prix d’une raréfaction d’air. Le dos tourné à la passion d’amour et à la jalousie, quelqu’un raconte obstinément, implacablement, impavidement, une aventure dite intérieure, mais alors laquelle, et qu’y reste-t-il ?".

21.55 : Le Journal d’un curé de campagne de Robert Bresson (1951), Classic
La soirée Bresson continue, dans la joie et la bonne humeur.

23.45 : Les Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson (1945), Classic
Et on termine l’hommage à Bresson avec Maria Casarès, Elina Labourdette et Lucienne Bogaert. Pas tellement une soirée folâtre, mais les chaînes voisines ne proposant que du ressassé… Les amateurs blasés peuvent choisir Scarlet Diva de Asia Argento (2000) à 22.25 sur Club), mais il faut quelque courage.

01.10 : Born to Love de Paul L. Stein (1931), TCM
Déjà ! L’intégrale Constance Bennett serait à bout de souflle, puisque la chaîne repasse les titres du début du mois. Ou alors ne s’agirait-il que d’un intégrale CB chez RKO ? D’où, pas de Couple invisible, de Madame et son clochard, de Femme aux deux visages ? This is a pity.

 

Vendredi 12 octobre 2018

 

20.40 : Le Silencieux de Claude Pinoteau (1972), OCS Géants
Soirée Lino Ventura sur la chaîne, qui commence très bien et qui s’achève plus faiblement, avec La Bonne Année de Claude Lelouch (1973) à 22.55. Le Silencieux est un des très grands films interprétés par l’acteur. Il faut dire que Francis Ryck, auteur du roman originel (Drôle de pistolet), est un tel écrivain que tous les films qu’il a inspirés valent la peine, même signés Poitrenaud, Pirès ou Vergez.

20.45 : Microbe et Gasoil de Michel Gondry (2015), Famiz
Après l’éprouvant ratage de son adaptation de L’Écume des jours (2013), Gondry est revenu à une inspiration moins ambitieuse. Plutôt que les décors surchargés jusqu’à l’effondrement, un road-movie sans moyens, incommensurablement plus réussi et d’une invention visuelle soutenue : deux ados bricolent une maison sur roues avec laquelle ils prennent la route. Ce n’est rien et ça fonctionne. Le film n’a pas fait 100 000 entrées, mais au moins il a satisfait ses spectateurs.

20.45 : Ali-Baba et les quarante voleurs de Jacques Becker (1954), Classic
Encore une épreuve. On ne sait plus trop pourquoi Becker s’est retrouvé à la tête de cette entreprise, mais passons. Le film a donné lieu à un des articles les plus étonnants de Truffaut, dans les Cahiers du cinéma du temps, dans lequel, grosso modo, il reconnaissait que le film était raté, mais que, puisqu’il était signé par un grand auteur, il devait être considéré comme un bon film, un mauvais film d’un bon auteur étant forcément meilleur qu’un bon film d’un mauvais auteur. Pourtant, même les exégètes les plus fidèles de Becker évitent d’aborder cette fernandèlerie.

22.20 : Subway de Luc Besson (1985), OCS Choc
S’il n’y avait qu’un film à sauver de la carrière de l’auteur, ce serait celui-ci. Et peut-être celui d’avant, Le Dernier Combat (1982). Il est passé le 8 juin 2018, mais la concurrence sur les autres chaînes étant nulle…

01.15 : The Common Law de Paul L. Stein (1931), TCM
Rebelote pour la série Constance Bennett, avec ce film, passé le 3 octobre 2018. Nous n’en parlerons plus.



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