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Semaine télé du 2 au 8 février 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 2 février 2019

Jeune Cinéma en ligne directe

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TV in Nature-NYT©Tyler Varsell

Humeurs de Lucien Logette

N.B. : Nous nous interrogions gravement sur la nature de l’intégrale nocturne de TCM. Nos câblés ne sont pas du matin.
Merci au lecteur (très) attentif qui nous a appris que celle-ci était devenue diurne et était proposée désormais chaque matin - en l’occurrence, une intégrale Otto Preminger.
Avis aux amateurs, à qui il suffira de consulter le site TCM.


 

Samedi 2 février 2019

 

20.35 : L’Œil du cyclone de Fred Schepisi (2011), Sundance TV
Un inédit d’un cinéaste qui n’entre pas tout à fait dans la catégorie "indé" de la chaîne. Revenu au pays, l’Australie, il fait tourner d’autres natifs, Geoffrey Rush et Judy Davis, et y importe Charlotte Rampling. Le résultat est aussi intéressant que tout ce que Schepisi a signé entre 1976 et 2013.

20.40 : Un tiers de la programmation du bouquet OCS étant réservé à des séries (souvent bonnes), les choix de films se rabougrissent, d’autant que la politique de l’inédit n’est pas affirmée. On ne voit guère que le film de Bertrand Tavernier, Quai d’Orsay (2013), à signaler, bien qu’il soit passé en juin 2018.
Sinon, ne reste que Pour la peau d’un flic (1981), premier film (et avant-dernier) scénarisé, réalisé, produit, interprété par Alain Delon, dans lequel on trouve des traces du roman de Manchette, Que d’os !

20.50 : Soirée spéciale biopic sur Premier, avec deux titres passés il n’y pas si longtemps, Walk the Line de James Mangold (2005) à 20.50, Steve Jobs de Danny Boyle (2015) à 23.00), puis Jobs de Joshua Michael Stern (2013) à 01.00), évocations successives de Johnny Cash (Joaquin Phoenix) et de Mr. Apple (Michael Fassbender chez Boyle, Ashton Kutcher chez Stern). Inutile de préciser que c’est le chanteur que l’on préfère.

20.50 : En direct sur Ed TV de Ron Howard (1999), Club
Après vérification, on s’étonne que le film ne soit pas encore passé sur le câble, Howard n’étant pas un auteur maudit et Matthew McConnaughey étant devenu un acteur recherché (ce qu’il n’était pas encore à la date du film). C’est le premier rôle principal dont on se souvienne. Le cinéaste est capable du meilleur et du pire. Ici, ce n’est pas loin d’être son meilleur.

20.50 : The Last Movie de Dennis Hopper (1971), Classic
Soirée spéciale décalée sur Classic. Boosté par le succès de Easy Rider, Hopper a eu carte blanche pour tourner son western au Pérou (dans une région où l’on ne parlait que le quechua). C’est une "folie", comme ces bâtiments sans objet édifiés par quelques visionnaires au 18e siècle, où se mêlent acteurs "classiques" (Hopper, Julie Adams), spécialistes du genre (Rod Cameron, Tomas Milian), enfants prodiges oubliés (Dean Stockwell), copains (Peter Fonda, Kris Kristofferson, Samuel Fuller) et même Mrs. Hopper, Michelle Phillips, l’ex-chanteuse des Mamas and Papas. Que du beau monde. Le film fut un tel bide que Hopper ne tourna plus rien avant dix années.

22.35 : Larry le dingue, Mary la garce de John Hough (1974), Classic
On est certain d’avoir revu Dirty Mary Crazy Larry (le titre original inverse les priorités) une nuit sur le câble à l’heure où les films ne sont plus répertoriés - mais quand ? Il s’inscrit dans la continuité du film de Hopper programmé juste avant, puisque Peter Fonda, encore lui, occupe l’écran au volant de sa Dodge Charger, bon engin pour fuir après braquage. Mary, c’est Susan George, à peine sortie du massacre des Chiens de paille de Peckinpah. Les amateurs y reconnaîtront l’excellent Vic Morrow, celui qui brise les disques de Glenn Ford dans Blackboard Jungle.

00.45 : Point limite : zéro de Richard C. Sarafian (1971), TCM
Encore les années 70, c’est la soirée. Un des plus grands titres de cette période bénie, à égalité avec Macadam à deux voies de Monte Hellman. Cette fois-ci, c’est une Dodge Challenger qui permet à Barry Newman, malgré la police, de rallier Denver à Chicago. Dernier passage le 7 juillet 2018, mais on ne s’en lasse pas.

 

Dimanche 3 février 2019

 

Il y a du Spielberg sur tous les fronts, deux Jurassic Park sur Ciné+, un Dents de la mer sur OCS. Passons.

20.50 : De toutes nos forces de Nils Tavernier (2013), Émotion
Inédit. Une bien édifiante histoire que celle de Gamblin et de son fils handicapé qui décident de participer ensemble à une épreuve de "Iron man", c’est-à-dire ce qui se fait de mieux dans le genre supplice athlétique consenti. La corde sensible frémit, comme le veut l’intitulé de la chaîne, mais de façon honorable.

20.50 : Fitzcarraldo de Werner Herzog (1981), Club
La soirée Herzog commence même avant, avec deux courts métrages très peu connus, sauf pour les détenteurs du coffret intégral WH : La Soufrière (1977) et How Much Wood Would a Woodchuck Chuck (1976), exercice de rééducation pour orthophoniste. Avec Fitzcarraldo, on entre dans le vif, dans la lignée de Aguirre. Kinski est derechef éblouissant dans sa mégalomanie. Construire un opéra à Iquitos, au cœur de l’Amazonie, pourquoi pas ? Le bateau à travers les collines reprend l’expérience identique du Convoi sauvage de Sarafian (1971).

20.50 : J’ai le droit de vivre de Fritz Lang (1937), Classic
Pas passé depuis le 21 décembre 2015. Sans doute un des plus beaux films de la période américaine de Lang, car le sentiment amoureux y prime, ce qui n’est pas fréquent chez lui - peu de couples exemplaires, pas plus dans ses films allemands que dans les américains. Henry Fonda et Sylvia Sidney sont admirables.

21.45 : Soirée Takeshi Kitano sur OCS Choc.
Elle commence un peu tardivement, avec Violent Cop (1989) vu plusieurs fois sur le câble. Mais elle se prolonge avec Sonatine (1993) à 23.30), inédit, qui nous est cher, car c’est le premier qui fut distribué ici, en 1995, et qu’on ne l’a guère revu depuis.

23.00 : Stupid Things d’Amman Abbasi (2017), OCS City
Passé récemment (5 septembre 2018), mais c’est un premier film, tourné en Arkansas avec des non-professionnels, qui vaut la peine d’être défendu. Notons que le titre original est Dayveon, nom du jeune héros à la recherche d’un gang.

23.20 : Ennemis intimes de Werner Herzog (1999), Club
Les relations entre le réalisateur et l’acteur n’étaient pas celles de l’amitié suave, mais celles des égarements démesurés. Huit ans après la mort de Kinski, il fallait bien pour Herzog revenir sur cette aventure.

00.55 : Nosferatu, fantôme de la nuit de Werner Herzog (1978), Club
Herzog a conservé le titre de Nosferatu, pour rendre hommage à Murnau, mais son héros vampire se nomme Dracula, comme tout le monde (chez Murnau, c’était le baron Orlock, pour éviter les droits d’auteur de Bram Stoker). Kinski, toujours, mais une distribution cosmopolite : Bruno Ganz, Isabelle Adjani, Roland Topor et même Jacques Dufilho. Et ça marche.

01.00 : Le Chanteur de jazz de Richard Fleischer (1980), TCM
Note du 6 octobre 2018 : "La première version d’Alan Crosland (1927) n’a qu’une valeur historique, à cause des quelques mots qu’y prononce Al Jolson et qui permettent de dater l’arrivée du parlant. Celle-ci n’a même pas cette excuse et l’histoire ce fils de cantor, cantor lui-même, qui chante dans les cabarets plutôt qu’à la synagogue, se réduit à un mélo essoufflé, malgré Neil Diamond et Laurence Olivier".

 

Lundi 4 février 2019

 

20.50 : L’Autre Dumas de Safy Nebbou (2010), Club
Passé le 2 août 2017, ce qui n’est déjà pas une très bonne date, mais en outre à 00.15, ce qui est rédhibitoire. Rattrapage souhaité pour ce bon film, qui décrit avec justesse les rapports compliqués entre l’écrivain célèbre et son nègre, Auguste Maquet, souvent d’ailleurs le véritable initiateur des intrigues et parfois auteur complet des ouvrages. Depardieu est un Dumas comme on l’imaginait et Poelvoorde parfait en sous-traitant humble. Le film a fait un flop, comme la plupart des œuvres en costumes.

20.50 : Pour les amateurs d’apnée, soirée spéciale sous-marins sur Classic, avec d’abord L’Odyssée du sous-marin Nerka de Robert Wise (1958), qui rassemble, pour la première et la dernière fois, Burt Lancaster et Clark Gable. On descend un peu plus profond ensuite avec Aux postes de combat de James B. Harris (1965 à 22.20, avec Widmark et Sidney Poitier), passé il y a peu (14 janvier 2019), mais à pas d’heure, dans le cadre du Cinéma de minuit sur France 3.

22.35 : Dans la tourmente de Christophe Ruggia (2011), OCS Choc
Jeune Cinéma suit d’un œil intéressé les films de Ruggia, depuis Le Gone du Chaâba (1997). L’œuvre est courte (trois films en vingt-deux ans et rien depuis ce film-ci), mais attachante. Et Clovis Cornillac, en guerre contre ses patrons voyous, est bien dans la ligne que l’on aime.

00.05 : House by the River de Fritz Lang (1950), France 5
Alleluïa, le Cinéma de minuit renaît de ses cendres. Sur France 5, ce qui est un peu moins noble, mais un peu plus tôt, ce qui réjouira ses spectateurs. Brion (re)commence avec un programme Lang, qui ne nous fera pas découvrir grand-chose, mais au moins ça existe.

00.35 : Temps sans pitié de Joseph Losey (1956), TCM
On a du mal à distinguer le profil de l’intégrale du mois sur TCM, chaque titre proposé depuis le 1er février 2019 n’ayant aucun point commun. L’essentiel étant que le film en vaille la peine. Ce qui est le cas ce soir, ce Losey n’étant pas programmé depuis le 14 décembre 2014…

20.55 : Le Merdier de Ted Post (1977), Arte
Note du 9 octobre 2017 : "Le film est un des plus justes sur la guerre du Vietnam. Réalisé un an après la déroute américaine, il montre tout à fait (bien qu’il se passe en 1964) comment celle-ci était inévitable. Lancaster, spécialiste des rôles de militaires obtus est aussi bien en militaire intelligent, dépassé par les stratégies inadéquates imposées. Le titre original renvoie au cri de Léonidas aux Thermopyles : Go Tell the Spartans."

 

Mardi 5 février 2019

 

20.40 : Détour de Christopher Smith (2016), OCS Choc
Pas vu (non, ce n’est pas un remake du film d’Edgar Ulmer). Mais que l’interprète principal en soit Tye Sheridan, un des deux anges tutélaires du Journal de Ellis & Neck, nous incite à rattraper le coup.

20.45 : La Mouche de David Cronenberg (1986), TCM
Pas vraiment une découverte, car déjà passé au moins quatre fois depuis 2014 - mais pas depuis le 14 août 2017. Sinon, c’est Rambo, La Fille du train, La Fille de Brest, Mal de pierres, Fort Bravo, Pat Garrett et Billy le Kid, toutes choses visibles déjà les semaines précédentes.

20.50 : Annie de John Huston (1982), Famiz
Pour bien prouver que la politique des auteurs ne fonctionne pas toujours. Huston a tourné plusieurs films-biftecks, comme À nous la victoire, Phoebia ou La Bible. Annie se place un cran au-dessus, mais à peine. Il faut dire que la BD d’origine, Little Orphan Annie, créée en 1924, était pas mal réac - c’était d’ailleurs la bande la plus populaire des USA dans les années 30. John S. Robertson en a tourné la première adaptation en 1932, hélas inconnue. Sinon, la gamine, Aileen Quinn est mignonne, et il y a Albert Finney et Carol Burnett.

00.20 : Le Redoutable Homme des neiges de Val Guest (1957), TCM
Ce n’est pas ce titre qui va éclaircir le mystère de l’intégrale TCM. Le Yéti était à la mode dans les années 50, comme les soucoupes volantes. Guest avait fort bien réussi ses deux petits films de SF du cycle Quatermass, Le Monstre (1955) et La Marque (1957). Il était normal que la Hammer, avant que Terence Fisher ne redécouvre le genre horrifique, lui confie la célébration de la créature himalayenne. Malgré Peter Cushing, ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est intéressant de vérifier où en était la Hammer avant que Frankenstein et Dracula refassent surface.

 

Mercredi 6 février 2019

 

20.35 : Le Cratère de Silvia Luzi & Luca Bellino (2017), Sundance TV
Film inconnu. Mais pour une fois que la chaîne offre une fenêtre au cinéma italien inédit, on ne va pas se priver de découvrir.

20.40 : La Chasse de Thomas Vinterberg (2012), OCS City
Soirée Madds Mikkelsen sur la chaîne, ô joie. Note du 9 mai 2016 : "MM en jardinier d’enfants, entre crèche et maternelle, et ses tribulations dramatiques, dues au mensonge d’une gamine. Le prix d’interprétation cannois était mérité."

20.50 : La Banquière de Francis Girod (1980), Classic
Le personnage de Marthe Hanau, une des rares femmes de la haute finance parisienne - et une des premières à escalader la pyramide de Ponzi, ce qui lui valut trois ans de prison à Fresnes où elle se suicida -, valait bien un biopic, comme on ne disait pas encore en 1980. Le scénario de Georges Conchon a les qualités habituelles de l’écrivain, solidité et précision, ainsi que son manque d’éclat, que compensent le travail du cinéaste et l’interprétation de Romy Schneider. Inédit sur le câble.

22.10 : Django Sangre De Mi Sangre d’Aldo Salvini (2019), Sundance TV
Puisque c’est soirée découverte sur Sundance, profitons-en : un film péruvien inconnu, jamais sorti du pays (merci IMDB). C’est la fête !

22.35 : Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières (2013), OCS City
Pour conclure la soirée Mikkelsen. Pas passé depuis le 27 novembre 2016. Note du jour : "Un film d’action, plein de fureur et de bruit d’épées, ce n’est pas le genre habituel du réalisateur, plus feutré. Et pourtant, le film est excellent, se démarquant de la lointaine version de Schlöndorff en choisissant l’ellipse plutôt que la narration cursive et un travail étonnant de mise en scène - cadrages, bande-son, direction d’acteurs."

00.00 : Captain Fantastic de Matt Ross (2016), Émotion
Inépuisable.

00.20 : L’Île de la terreur de Terence Fisher (1966), TCM
Fisher n’a pas seulement œuvré dans l’épouvante, mais (un peu) dans la SF, au milieu des années 60, après sa quinzaine de films d’horreur, de Frankenstein s’est échappé (1957) à La Gorgone (1964). La situation est classique, qui mêle SF et terreur (les silicates, création accidentelle d’un médecin fou). Mais Peter Cushing est là.

 

Jeudi 7 février 2019

 

20.40 : La soirée sur OCS est aussi peu affriolante que sur Ciné + (cf. infra), avec des séries et des films sans saveur. OCS Géants refourgue le cycle Le Monocle noir+ L’Œil du monocle, comme le 20 novembre 2018.
Constatation (amère) : sur les douze titres proposés ce soir, entre 20.50 et 23.59, par le bouquet Ciné+, un seul inédit. Et comme il s’agit de Oh ! les petites starlettes (1978), de Claude Pierson (l’immortel auteur de Partouzes suédoises et de Les petits slips se déchaînent), on conçoit que la vie de l’abonné au câble peut être cruelle. Mais on peut toujours revoir Rambo, Burn After Reading, Sylvie et le fantôme ou Les Contrebandiers de Moonfleet.

21.35 : Gaspard va au mariage d’Antony Cordier (2017), OCS Max
L’inédit de la soirée. Petit film sympathique - l’intitulé dit presque tout -, dans lequel on retrouve plusieurs jeunes acteurs français fort plaisants, Félix Moati, Christa Théret, Laetitia Dosch, et de moins jeunes, mais également plaisants, Guillaume Gouix et Marina Foïs.

22.20 : La Belle de San Francisco de Joseph Kane (1945), Paramount Channel
Dans la note du 24 janvier 2019, on avouait l’ignorance de ce film. Après vision, on complète : les westerns de Joe Kane sont souvent réalisés avec le minimum syndical (on ne signe pas 130 films en prenant son temps). Or, ici, il y a des moyens inhabituels et la recréation de la Barbary Coast du début de siècle, juste avant le tremblement de terre de 1906, est crédible. John Wayne assure sans se forcer, le meilleur étant Joseph Schildkraut.

00.55 : La Nuit de la grande chaleur de Terence Fisher (1967), TCM
Val Guest, Fisher : l’intégrale du mois serait-elle dévolue à la SF britannique version Hammer ? Les prochains programmes nous renseigneront. Ce soir, le dernier des trois films plus science-fictionnels que fantastiques du maître. Toujours l’insularité, toujours la menace (cette fois-ci des extraterrestres qui chauffent la Terre pour pouvoir y débarquer confortablement), toujours Peter Cushing - mais aussi Christopher Lee, pour son avant-dernier film avec Fisher.

 

Vendredi 8 février 2019

 

La semaine avait bien commencé mais s’achève dans le n’importe quoi, toutes chaînes confondues.
On finit par fatiguer de revoir Jennifer Lawrence courir dans Hunger Games (on a cessé de compter), Christian Clavier cabotiner dans Le Prix à payer de Alexandra Leclère (2006) ou Jules Sitruk chercher à nous émouvoir dans Moi, César, 10 ans ½, 1m39 de Richard Berry (2003) sur Émotion).
À la rigueur, on peut revoir Beau-père de Bertrand Blier (1981) sur Club, qui ne repasse pas si souvent, mais pas question de revoir L’Ordinateur des pompes funèbres de Gérard Pirès (1976) à 20.50 sur Classic, heureusement tombé dans l’oubli depuis sa sortie.
Certes, on peut patienter jusqu’à 22.15, pour vérifier que Noblesse oblige de Robert Hamer (1949) sur Classic garde toutes ses vertus d’humour noir après tant d’années. Mais tout cela a un goût fâcheux de réchauffé.
Tout autant que MASH de Robert Altman (1970) sur TCM), certes un chef-d’œuvre, mais… Ou que L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch (2001) à 20.40 sur OCS Max, Always de Steve Spielberg (1989) à 20.40 sur OCS Géants, Vidéodrome de David Cronenberg (1982) à 22.40 sur Paramount Channel, ou Babel de Alejandro Gonzalez Iñarritu (2006) à 23.20 sur OCS City.

00.00 : Un jeu risqué de Jacques Tourneur (1955), TCM
Voilà qui contredit nos prévisions : rien de britannique dans ce western, classique mais superbe, de Tourneur (dernier passage le 6 juin 2017). Joel McCrea, en Wyatt Earp pas encore shérif, et Vera Miles. Mais aussi tous ces seconds rôles sans lesquels le western ne serait pas ce qu’il est, Lloyd Bridges, Wallace Ford, Edgar Buchanan, Jack Elam - et même Mae Clarke, restée dans l’Histoire grâce au demi-pamplemousse que lui écrase sur le visage James Cagney dans L’Ennemi public de Wellman (1931).



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