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Arctic (2018)
de Joe Penna
publié le mercredi 6 février 2019

par Lucien Logette
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection officielle Séances de minuit du Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 6 février 2019

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Il y a cinq ans, dans All Is Lost, J.C. Chandor nous embarquait sur la coquille de noix de Robert Redford affrontant l’océan, dans un huis clos paradoxal mêlant intérieur du bateau et immensité marine.

L’inconnu Joe Penna (premier film) place Mads Mikkelsen dans les mêmes conditions, la carcasse d’un avion remplaçant le voilier, et le désert de glace le désert aquatique.
Sinon, l’argument est identique : comment survivre dans une situation dramatique éprouvante. La seule différence étant que le navigateur avait choisi son aventure alors qu’on ne sait pas quelle était la mission de l’aviateur avant le crash, survenu avant que le film commence.

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La survie, donc, par - 60°, les gestes de protection nécessaires, les tentatives d’appel radio (qui, évidemment, tombera en panne), la nourriture consommée dans les boîtes, tout ce qui nous faisait frémir à la lecture de Jack London ou de J.O. Curwood.

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Comme il fallait un Vendredi à ce Robinson arctique, il surgit sous la forme d’une jeune femme, rescapée d’un hélicoptère qui s’est planté devant ses yeux.
Elle est blessée et inconsciente, il la soigne et décide de la ramener jusqu’à une base située à quelques jours de marche (il y avait une carte dans l’hélico).

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Le reste du film va conter ce voyage à deux improbable, lui attelé à un traîneau bricolé, elle dans le coma sous ses duvets. Tout va arriver, bien sûr, l’ours qui cherche querelle, le sérac qui s’ouvre brutalement, les escalades dix fois recommencées.
Le plus étonnant, c’est que tout cela soit prévisible mais demeure passionnant, tant Mikkelsen est impressionnant dans ses luttes.

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On souffre avec lui, on guette le moindre souffle de la moribonde (on ne verra jamais que son visage aux yeux clos), on respire quand l’avion de reconnaissance se pose enfin.
Nous tenir ainsi suspendus alors que le dénouement ne peut être que favorable (quoique…) est une performance, de l’acteur et du réalisateur.

Lucien Logette
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018


Arctic. Réal, sc : Joe Penna ; sc : Ryan Morrison ; ph : Tomas Orn Tomasson ; mont : Ryan Morrison ; mu : Joseph Trapanese. Int : Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smaradottir (USA, 2018, 97 mn).



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