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Bedos, Guy (1934-2020)
Brève
publié le vendredi 29 mai 2020

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Abla 2020 (vendredi 29 mai 2020)

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Vendredi 29 mai 2020

 

Guy Bedos (1934-2020) est mort hier, ce jeudi 28 mai 2020.

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Thierry Frémaux et Guy Bedos (2016) ©Nicolas Villodre.

Depuis hier, la presse est unanime, au point que les articles du Monde ou de L’Obs, longs et détaillés, sont en ligne intégralement, et non pas réservés aux seuls abonnés.

Enfin, unanime...
Pierre Desproges (1939-1988) émet quelques réserves : "La presse est unanime, hormis L’Humanité qui considère sa disparition comme une manœuvre du gouvernement, et même Minute, où Bedos n’avait pas que des amis, exprime la sincérité de son deuil de ce pétomane pro-palestinien, de ce comique troupier néo-castriste."

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Outre ce panégyrique, les hommages se multiplient, venant de toutes parts.
C’est qu’il n’était pas seulement un "humoriste" très connu et un comédien, mais qu’il avait viré très tôt "éditorialiste", avec un rôle social. Précurseur de cette race qui fleurit désormais sur tous les plateaux de la télé permanente, - une race devenue souvent informe et arbitraire -, avant Coluche (1944-1986), il avait brisé l’écran fallacieux entre spectacle et politique.
Sur la nouvelle place publique ainsi révélée, il avait très tôt pris la parole et ne l’avait plus lâchée, il était passé à l’action aussi, comme sniper vigilant, se voulant "consolateur" comme il l’a dit quelque part. Voilà, il consolait, c’est pourquoi il était populaire et très aimé, ses yeux tristes (et rusés à la fois) n’y étaient sans doute pas pour rien.

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Il n’est pas indifférent qu’il ait fait ses débuts à la Fontaine des Quatre-Saisons, le cabaret de Pierre Prévert. En 1955, dans Marie Chantal, un sketche de Jacques Chazot, mise en scène de Michel de Ré, avec Judith Magre, il jouait l’orphelin qu’on fait asseoir. Ça peut marquer un destin.
Il y rencontra aussi du beau monde, Boris Vian, Barbara, Jean Yanne, Jacques Dufilho, Jacques Prévert, Mouloudji, Francis Blanche...

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Partout, bien sûr, on a fait référence à La Drague (1973), qui nous avait, en effet, fait hurler de rire à l’époque.


 

On aime bien, aussi, France-Dimanche, au Théâtre de la ville, en 1969, avec Sophie Daumier.

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Sur la vidéo de l’INA, la malheureuse est à ce jour prénommée Sophie Saumier, ils vont peut-être s’en apercevoir et corriger.

Parmi les 44 films où il a joué, on n’oublie pas le grand succès, sélection officielle de la Mostra de Venise 1963, dont il fut co-scénariste, le début de sa notoriété :

* Dragées au poivre de Jacques Baratier (1963).

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Et on a un faible pour son dernier film :

* Et si on vivait tous ensemble ? de Stéphane Robelin (2011).

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Il faut également le voir dans son éco-système naturel, la Méditerranée :

* Guy Bedos, un rire de résistance de Dominique Gros (2009).

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Bonnes lectures :

* Guy Bedos, Le Jour et l’Heure, Paris, Stock, 2008.

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* Guy Bedos, Je me souviendrai de tout. Journal d’un mélancolique, Paris, Fayard, 2015.

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