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Hélène Rytmann-Legotien (1910-1980)
Brève
publié le samedi 21 novembre 2020

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Abla 2020 (samedi 21 novembre 2020)

 


Samedi 21 novembre 2020

 

Les manifestations prévues ce samedi 21 novembre 2020 contre les violences faites aux femmes sont annulées pour cause de pandémie.
Comment se mobiliser depuis chez soi ?

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France Inter nous donne des pistes, suggérées par Nous toutes.

C’est le moment de se souvenir du bon vieux temps.
Les féministes, première, deuxième, troisième génération, avaient tant à faire.
Le mot de la chose n’était pas encore né.
La chose demeurait un crime passionnel, et la passion, hein, ça a ses lettres de noblesse, je t’aime, je te tue, la mort rôde toujours, ce serait dans la nature, pas dans la culture.

Bonne lecture :

* Denis de Rougemenont, L’Amour et l’Occident, Paris, Plon, 1939.

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Aujourd’hui, on se souvient de Hélène Rytmann-Legotien (1910-1980) intellectuelle, militante, résistante, assassinée par strangulation par son compagnon, le philosophe Louis Althusser (1918-1990), le 16 novembre 1980, dans leur appartement de fonction à l’ENS. Cela ne pouvait être qu’un acte de démence, personne n’a eu de doute.
"Exemple canonique", comme l’écrit Federica Dugnani.

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Aujourd’hui, on dispose d’un mot : le féminicide, tout autre chose qu’un simple meurtre genré.

Bonnes lectures :

* Francis Dupuis-Déri, "La Banalité du mâle. Louis Althusser a tué sa conjointe, Hélène Rytmann-Legotien, qui voulait le quitter", Nouvelles Questions Féministes 2015/1, vol. 34, pp 84-101.

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* Richard Seymour, "Althusser et le meurtre d’Hélène Rytmann", revue Période.

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Le féminisme progresse, par vague, lentement mais sûrement.
Déjà, ils/elles ont moins peur du mot.
Et la chose est devenue un fait social, donc la loi peut intervenir.
Et quand les lois sont mauvaises, on sait que la rue, réelle ou virtuelle, peut les changer.



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