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Donen, Stanley (1924-2019)
Une œuvre I - les débuts
publié le dimanche 24 février 2019

Stanley Donen, les comédies musicales des débuts

par René Prédal
Jeune Cinéma n°302, avril-mai 2006

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Replonger dans le musical, à l’occasion de la rétrospective Donen (vingt films dont certains en superbes copies Technicolor) de la Cinémathèque de Nice, (1) écouter le réalisateur parler mise en scène, c’est se retrouver à la MGM pendant la première décennie d’après-guerre où ce jeune homme, enthousiaste et réservé à la fois, réalise, à moins de 30 ans, quelques unes des plus belles réussites du genre.
Sans compter l’émotion qui saisissait tout cinéphile en entendant un très nombreux public reprendre en chœur les principales chansons et applaudir chaque numéro dansé de Singin’ in the Rain en plein air dans la nuit niçoise, plus d’un demi-siècle après la première. "Film culte" ? Certainement, si le terme n’avait pas été malheureusement galvaudé en l’appliquant prioritairement aux Bronzés et autre Père Noël est une ordure.

Au début, les choses sont allées très vite pour Stanley Donen.
Né en 1924 à Columbia en Caroline du Sud, il est ébloui à 9 ans en voyant, au cinéma, Fred Astaire danser la Carioca, dans Flying Down to Rio (2) : sa vocation est irrésistible et ses parents se résolvent à ce qu’il prenne des cours de danse. Il en suit jusqu’à 16 ans et part pour Broadway, où il passe aussitôt deux auditions, est accepté aux deux et choisit la troupe qui commence les répétitions dès les jours suivants.
Nous sommes en 1940 et le voilà chorus dancer dans Pal Joey qui fait de Gene Kelly une star (3). C’est là que celui-ci, de douze ans l’aîné de Donen, remarque le tout jeune danseur qui s’intéresse déjà à tous les éléments du spectacle et pas uniquement à sa prestation d’interprète.

Dès 1943, Donen quitte Broadway, engagé à la MGM dans la troupe permanente de danseurs. Il y croise à nouveau Kelly, si bien que lorsque ce dernier est "prêté" par la MGM à la Columbia pour danser et chorégraphier Cover Girl (4), Kelly le demande comme assistant : Donen a 20 ans.
Il pense aujourd’hui trop modestement avoir eu la chance d’être au bon endroit au bon moment. Le fait qu’il n’adorait pas se trouver sous les projecteurs et préférait organiser les choses allait très vite le mener aux fonctions de chorégraphe et de l’assistanat à la co-direction des numéros dansés de Gene Kelly : une équipe de légende était née.

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Escale à Hollywood (Anchors Aweigh,1945)

 

Le film est de George Sidney.
Le producteur Joe Pasternak était d’origine hongroise. Adorant les cantatrices et prisant davantage la musique classique que celle des comédies musicales, il devait pourtant mener une riche carrière dans le musical populaire à la MGM, où il était entré en 1942. L’idée était de réaliser un film mettant en valeur Gene Kelly ainsi que la nouvelle recrue du studio Frank Sinatra. Un scénario conventionnel en fit deux marins en permission qui rencontreront deux jeunes filles (dont l’une flanquée d’un petit frère).

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Le clou du film est la danse du vrai Gene Kelly avec la petite souris en dessin animé du cartoon Tom et Jerry. La séquence est fabuleuse. Le principe touche à la quintessence du genre : entrez dans la danse, car c’est une véritable philosophie de la vie qui rend tout le monde heureux. La souris morose ne sait pas danser, le jeune marin va donc lui apprendre pour qu’elle retrouve la joie de vivre.

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On n’avait jamais auparavant mêlé le dessin animé et la prise de vue directe, sinon dans une série de courts métrages (connue en France sous le titre de Koko le clown ) (5) où l’on voyait des choses dans le genre d’un personnage vivant sortant par exemple d’un encrier.
Donen la connaissait et c’est lui qui inventa alors la scène chorégraphiée ensuite avec Kelly. La souris est une excellente partenaire, exécutant tous les pas à la perfection, passant entre les jambes du marin, glissant sur son dos et ses bras, s’enfonçant en profondeur de champ pour revenir en trombe au premier plan, tous deux parfaitement synchronisés, cinquante ans avant les effets spéciaux assistés par ordinateur.
Ce n’était pas non plus du blue screen (le fond bleu neutre sur le devant duquel évoluent les personnages).

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En fait le numéro fut tourné dans les décors adéquats, Stanley Donen dansant avec Gene Kelly à la place de la souris. Puis les dessinateurs ont repris chacun de ses mouvements pour les adapter exactement en dessin animé à la petite Jerry. On s’aperçut alors que, dans la prise de vue réelle, Gene Kelly se reflétait dans le parquet et il fallut aussi dessiner le reflet de Jerry pour crédibiliser cette merveilleuse rencontre. Finalement la réalisation de la séquence s’étira sur près d’une année, coûta très cher et retarda longtemps la sortie du film dont tout le reste avait été tourné en trois mois.

Cette première étroite collaboration Kelly-Donen constitua une expérience souvent âpre mais fort enrichissante. Donen y apprit que le travail à deux est terriblement difficile et implique forcément des conflits. Mais le résultat fut tellement satisfaisant que le tandem continua, d’abord au niveau de la chorégraphie et de la réalisation de numéros musicaux.

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Un jour à New York (On the Town, 1949)

 

Puis ils décidèrent de signer ensemble leur premier long métrage en tant que réalisateurs : Un jour à New York avec trois (et non plus deux) marins en permission pour 24 heures à New York (et non plus à Hollywood) cherchant aussi des filles. Ce scénario, qui devait forcément leur rappeler quelque chose, était pourtant signé Adolph Green & Betty Comden, célèbres auteurs de Broadway. La grande nouveauté résidait dans le fait que Donen insista pour tourner une bonne dizaine de minutes directement dans les rues de New York alors que le musical classique de l’époque - du style de ceux de Busby Berkeley - consistait à faire évoluer un grand nombre de filles sur un vaste plateau.

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Dans Un jour à New York, les scènes de rues étaient si étonnantes qu’elles suffisaient à conférer à tout le reste du film un fort effet de réel. Certains parlèrent d’influence du néoréalisme italien, mais il s’agissait plutôt, pour Donen, de traduire la spécificité du musical : le personnage danse et chante pour exprimer ses émotions (déclarer son amour à une femme ou demander conseil à un ami). Aussi doit-il le faire dans le milieu naturel de sa vie.

D’ailleurs on pourrait soutenir fort logiquement qu’il est plus réaliste de montrer une troupe en train de monter un spectacle (sujet classique du backstage musical) dans un décor de cinéma que de voir des gens se mettre à danser dans les rues. Il s’agissait donc bien d’une révolution esthétique.

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Mariage royal (Royal Wedding, 1950)

 

Premier film réalisé en solo par Donen, Mariage royal est une commande du producteur Arthur Freed, qui lui offrit ainsi sa chance de s’affirmer comme metteur en scène. Il s’agissait de sortir la MGM d’un mauvais pas car le studio avait prévu de tourner avec Judy Garland, coup sur coup, La Jolie Fermière (6) et Mariage royal sous la direction de Charles Walters. Mais ce dernier souffrit tellement, sur le premier film, des caprices et des difficultés causées par (l’alcoolisme de) la vedette qu’il refusa de faire le second. Donen accepta de le remplacer pour réaliser son rêve d’enfant : se retrouver face à son idole Fred Astaire. Bien lui en prit puisque Judy Garland se désista à son tour peu de temps avant le tournage et se trouva remplacée par Jane Powell.
Très impressionné, Donen chercha pendant tout le tournage à dire son admiration à la star, mais Astaire, très grand professionnel, éluda systématiquement tout glissement vers les confidences, et ne sut donc jamais que c’était lui qui avait donné envie de danser à 9 ans au réalisateur d’à peine 25 ans qui le dirigeait à présent.

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Stanley Donen imagina et trouva les moyens de filmer la fameuse scène où le sentiment d’échapper aux règles de la pesanteur, l’impression de s’envoler que l’amour procure au personnage va se traduire matériellement par l’homme qui grimpe aux murs du salon et danse au plafond. En fait, c’est la caméra, l’équipe des techniciens bien arrimés aux appareils ainsi que le décor qui s’inscrivent à l’intérieur d’une grande roue tournante. Fred Astaire, lui, reste toujours à l’horizontale et c’est l’opérateur qui a la tête en bas quand le danseur paraît avoir les pieds au plafond. Si les répétitions durèrent un mois - car il fallait coordonner les mouvements du danseur à la vitesse de la roue - la scène fut par contre enregistrée en à peine une demi-journée. Stanley Kubrick adoptera le même système dans 2001, Odyssée de l’espace lorsque les cosmonautes marchent eux aussi au plafond de la fusée.

Tout le reste du film fut chorégraphié par Nick Castle, grand danseur de claquettes (mais par ailleurs handicapé par son bégaiement) et, si les solos d’Astaire sont sans doute les meilleurs numéros (la danse avec un portemanteau), celui où les pas du couple sont affectés par le roulis du bateau ne manque pas non plus d’astuces réjouissantes. En plus, le fait que Sarah Churchill, qui, bien que fille du célèbre homme d’État britannique, voulait absolument faire du cinéma, interprète la fille d’un tenancier de pub dans ce film dont l’intrigue était située à Londres pendant le mariage de la future reine Elisabeth II et du prince Philip ne manquait pas d’humour.

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Donen s’était régalé à réaliser la scène. Passionné de technique, admirateur du Million et de À nous la liberté de René Clair (7), il considérait le cinéma comme un art d’illusionniste, toujours prêt à étonner le spectateur autant qu’à le charmer par les moyens les plus spectaculaires. D’où son goût à la fois de la danse acrobatique et des mouvements de caméra. C’est ce qui différencie son style de celui de Minnelli, plus artiste, plus esthète, attiré par la beauté, la fluidité de la narration comme des déplacements d’appareil. Donen adore les prouesses, autant celles du danseur que du caméraman : il en met plein les yeux. Le spectateur sort ébloui et ragaillardi par tant de force vitale, par ce mouvement irrésistible, cette morale de l’effort. C’est un cinéma jeune et vigoureux.
Arthur Freed a toujours su détecter les talents et encourager chacun à aller dans sa propre voie. Son intelligence de producteur fut de pouvoir rassembler autour de lui les meilleurs et de les faire travailler ensemble en électrisant l’équipe autour de chaque projet. D’où l’impression d’extraordinaire liberté que Donen ressent pendant cette période à la MGM. Il pouvait s’exprimer comme il voulait, était prêt à collaborer avec d’autres sans ego exacerbé : ainsi a-t-il accepté de cosigner des réalisations avec George Abbott par déférence pour l’aura de ce célèbre metteur en scène de Broadway alors qu’il assurait seul le travail effectif de cinéaste.
De même il a souvent retravaillé les scénarios, même si l’usage syndical empêchait généralement de créditer le réalisateur de cet apport créatif.
Son unique souci était de faire bien et, comme tous ceux qui composaient les équipes de Arthur Freed agissaient de même, cela a pu conduire au chef d’œuvre incontesté : Singin’ in the Rain.

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Chantons sous la pluie (Singin’ in the Rain, 1952)

 

C’est le sommet du style Donen-Kelly-Comden-Green-Freed. Pourtant ce film fut réalisé dans l’urgence et l’euphorie habituelles, nullement avec l’impression de tourner un des dix meilleurs films de l’histoire du cinéma. Ainsi plusieurs musiques faciles de chansons populaires de l’époque ont-elles été adaptées, et Arthur Freed lui-même a composé les paroles.

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Mais pour redonner le moral de Don (Gene Kelly), on n’avait rien trouvé d’approchant. Il fallut donc composer du nouveau et ce fut l’éblouissant numéro de son ami Cosmo Brown (Donald O’Connor) : Make ‘em laugh ! illustré de contorsions dévastatrices (que l’on retrouvera, beaucoup plus tard, chez Jerry Lewis).

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Notons que, chose rare, le scénario de Comden & Green était original et non adapté de la scène. Aussi, tout en conservant l’archétype de l’anecdote du musical - la mise en scène d’un spectacle -, l’avaient-ils complètement renouvelée en racontant l’histoire d’un film (et non d’une pièce) située juste au moment du passage au parlant, ce qui permettait un tas d’idées neuves et de gags cocasses.
Il y a en effet une véritable complexité de l’intrigue qui, sans lui ôter brio et glamour, la fait scintiller d’humour et d’intelligence. Pensons à la déclaration d’amour sur le plateau où les mots sont remplacés par des projecteurs que Don allume un à un pour éclairer et peaufiner l’expression de ses sentiments.

Pourtant Singin’ in the Rain ne connut à sa sortie aux États-Unis qu’un succès moyen : ni plus ni moins que les autres musicals de l’époque. C’est seulement en France que, quelques années après, les critiques des Cahiers du cinéma le portèrent aux nues.

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Les Sept Femmes de Barberousse (Seven Brides for Seven Brothers, 1954)

 

Les films suivant Singin’ in the Rain n’ayant pas non plus rassemblé un très grand public, la MGM pensait même se séparer de Donen quand arriva le projet difficile de Seven Brides. Le producteur Jack Cummings pensa alors à Donen, mais les deux hommes ne s’entendirent guère sur le tournage.
Le film avait été écrit pour le cinéma par Albert Hackett & Frances Goodrich, spécialisés en musicals sous contrat à la MGM (alors que Comden-Green travaillaient surtout à Broadway). L’originalité est que le sujet se passe en 1860, ce recul dans le temps étant exceptionnel dans la comédie musicale et le film souhaitait renouveler le succès de Oklahoma ! une dizaine d’années auparavant à Broadway. (8)

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Transposant dans l’Ouest américain la situation légendaire de l’enlèvement des Sabines, Seven Brides construit ses ballets sur le principe des danseurs de rues qui se lancent des défis, chacun cherchant à prouver qu’il est le meilleur.
Donen a beaucoup insisté pour que Michael Kidd, chorégraphe à Broadway, accepte, malgré ses réticences, de travailler avec lui, car le film lui ressemblait. En effet, le contexte était très physique (sept solides bûcherons face à un village aux rudes conditions d’existence) et les chorégraphies de Kidd étaient généralement très viriles.

De fait, Barberousse diffuse une étonnante énergie. Heureusement, la fameuse square dance où les frères rouquins et sept villageois se disputent les sept filles a été tournée par Donen alors que Jack Cummings était au Mexique, car le producteur, pour sa part, aurait préféré une scène idyllique à l’eau de rose.
Pour magnifier la logique du ballet (qui n’est pas celle du duo ou du solo), Donen obtint de la MGM l’utilisation, pour la première fois, du Cinémascope, qui permet de sculpter l’espace. Malheureusement Donen tourna en studio devant d’horribles toiles peintes figurant avec beaucoup de mal la nature généreuse. On était loin de la révolution de Un jour à New York.

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Beau fixe sur New York (It’s Always Fair Weather, 1955)

 

L’année suivante, Beau fixe sur New York constitue comme la suite de Un jour à New York, puisqu’il s’agit de trois soldats démobilisés en 1945 qui décident de se retrouver au même bar dix ans plus tard.

L’échec public du film marqua la séparation Donen-Kelly malgré l’extraordinaire qualité des numéros dansés qui font passer inaperçue la relative platitude de la mise en scène en studio.

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Seul le split-screen qui les montre chantant leur désillusion des retrouvailles sur l’air du Beau Danube Bleu joué par l’orchestre ringard d’un restaurant guindé fait preuve d’une invention spécifiquement cinématographique.
Donen révèle également un beau talent satirique (s’exerçant sur les émissions d’une sorte de téléréalité avant la lettre) et développe sa propension aux pastiches enlevés (ici du thriller dans les milieux mafieux de la boxe). Mais, comme d’ailleurs dans Singin’ in the Rain, Cyd Charisse est scandaleusement sous-employée : un seul numéro, il est vrai éblouissant.

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Puis les comédies

 

L’âge d’or du musical est désormais sur la fin, et la reconversion de Stanley Donen dans la comédie américaine entre sophistication et mélancolie va heureusement donner encore de beaux films, mais ceci est une autre histoire.

Si les hommes ont eu souvent la meilleure part dans ses musicals, ce sont par contre les portraits de femmes qui vont ensorceler ses comédies.
Audrey Hepburn en premier lieu, bien sûr, avec Drôle de frimousse (1957),  Charade (1963) et Voyage à deux (1967).
Mais Jayne Mansfield ( Embrasse-la pour moi, 1957), Ingrid Bergman ( Indiscret, 1958), Kay Kendall ( Chérie, recommençons, 1960), Sophia Loren ( Arabesque, 1966), Raquel Welch ( Fantasmes, 1967) ou Liza Minnelli ( Lucky Lady, 1975) ne seront pas mal non plus.

N’oublions pas, toutefois, que, côté masculin, il a donné quelques-uns de ses meilleurs rôles à Cary Grant : Embrasse-la pour moi, Indiscret, Charade avec Audrey Hepburn comme partenaire sous le signe d’un hommage à Hitchcock. (9).

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Citons aussi le mal aimé Ailleurs l’herbe est plus verte qui est sorti à Paris en pleine Nouvelle Vague. (10)
Sa couleur très british, son histoire d’adultère (subtilement aristocratique) et sa transparence hollywoodienne aux longs plans fixes dialogués paraissent alors complètement obsolètes. Pourtant quelle élégance, quel trio de charme (Cary Grant et Robert Mitchum se disputant avec classe Deborah Kerr), quintessence du champ-contre champ mis au service de l’art de la conversation. Il n’est pas jusqu’aux vertus d’un ordre social immuable et à l’éloge d’une fidélité conjugale soumise au respect des apparences davantage qu’à la force de l’amour qui ne se trouvent justifiés par le fait qu’ils résultent des nécessités de la seule forme filmique. Ici, en effet, ce n’est pas quelque morale rétrograde qui donne le ton, mais bien la mise en scène qui impose son regard : frontal, posé, large, calme et harmonieux. Certes quelques accidents viendront néanmoins par endroits faire sauter le vernis, car, sans aucun problème, ça ne serait pas intéressant et il n’y aurait pas de film.

René Prédal
Jeune Cinéma n°302, avril-mai 2006

1. Rétrospective Stanley Donen à la Cinémathèque de Nice, en juin 2006.

2. Flying Down to Rio de Thornton Freeland (1933).

3. La comédie musicale Pal Joey de John O’Hara, musique de Richard Rodgers, chorégraphie de Robert Alton, lyrics de Lorenz Hart a été créée à Broadway le 25 décembre 1940, dans une mise en scène (et une production) de George Abbott.

4. Cover Girl (La Reine de Broadway de Charles Vidor (1944).

5. Le personnage de Koko le clown a été inventé par Max & Dave Fleischer. Il est le héros de sept films d’animation entre 1918 et 1929.

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6. La Jolie Fermière (Summer Stock) de Charles Walters (1950) sera le dernier film de Judy Garland à la MGM. 

7. Le Million (1931) et À nous la liberté de René Clair (1931).

8. Oklahoma ! de Fred Zinnemann (1955) est une adaptation de la comédie musicale de Oscar Hammerstein II & Richard Rodgers, créée à Broadway en 1943, d’après une pièce de Lynn Riggs, Green Grow the Lilacs (1931).

9. Embrasse-la pour moi (Kiss Them for Me, 1957) ; Indiscret (Indiscreet, 1958), Charade (1963).

10. Ailleurs l’herbe est plus verte (The Grass Is Greener) de Stanley Donen est sorti en France en 1960.

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* Escale à Hollywood (Anchors Aweigh). Réal : George Sidney ; sc : Isobel Lennart sur une idée de Natalie Marcin ; mu : George Stoll et Calvin Jackson ; ph : Charlres P. Boyle et Robert H. Planck ; chorégraphie : Gene Kelly. Int : Frank Sinatra, Gene Kelly, Kathryn Grayson, José Iturbi, Dean Stockwell, Pamela Britton, Rags Ragland (États-Unis, 1945, 143 mn).

* Un jour à New York (On the Town). Réal : Stanley Donen et Gene Kelly ; sc : Betty Comden et Adolphe Green ; mu et lyrics : Leonard Bernstein. Int : Gene Kelly, Frank Sinatra, Betty Garrett, Ann Miller (États-Unis, 1949, 98 mn).

* Mariage royal (Royal Wedding). Réal : Stanley Donen ; sc : Alan Jay Lerner ; chorégraphie : Nick Castle ; ph : Robert Planck ; mont : Albert Akst ; mu : Burton Lane et Albert Sendrey. Int : Fred Astaire, Jane Powell, Peter Lawford, Sarah Churchill (États-Unis, 1950, 93 mn).

* Chantons sous la pluie (Singin’in the Rain). Réal : Stanley Donen et Gene Kelly ; sc : Betty Comden et Adolph Green ; lyrucs : Arthur Freed ; mu : Nacio Herb Brown ; chorégraphie : Gene Kelly ; cost : Walter Plunkett ; décors : Edwin B. Willis ; mont : Adrienne Fazan. Int : Gene Kelly, Donlad O’Connor, Debbie Reynolds, Jean Hagen (États-Unis, 1952, 103 mn).

* Les Sept Femmes de Barberousse (Seven Brides for Seven Brothers). Réal : Stanley Donen ; sc : Frances Goodrich, Albert Hackett et Dorothy Kingsley ; ph : George Folsey, cost : Walter Plunkett ; mu : Gene de Paul ; chorégraphie : Michael Kidd ; mont : Ralph E. Winters. Int : Howard Keel, Jane Powell, Matt Mattox, Russ Tamblyn, Jeff Richards (États-Unis, 1954, 98 mn).

* Beau fixe sur New York (It’s Always Fair Weather). Réal : Stanley Donen et Gene Kelly ; sc : Betty Comden et Adolph Green ; ph : Ribert J. Bronner ; mu : Betty Comden, Adolph Green et André Previn ; choregraphie : Stanley Donen et Gene Kelly ; cost : Helen Rose ; décors : Edwin B. Willis et Hugh Hunt. Int : Gene Kelly, Dan Dailey, Cyd Charisse, Dolores Gray, Michale Kid (États-Unis, 1955, 101 mn).



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