Nos Alices, nos merveilles
Pour le plaisir des amateurs en ligne 17
publié le mardi 9 février 2016

Jeune Cinéma en ligne directe.

La figure d’Alice est si respectable que le cinéma ne s’est que peu attaqué à ce monument.

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Sans grande réussite - à part quelques exceptions - sans doute parce que les aventures d’Alice n’ont pour moteur que la logique des rêves, qui se prêtent mal à la scénarisation.

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La première version, très émouvante, mais très abimée date de 1903 : Alice in Wonderland de Percy Stow & Cecil Hepworth (conservée dans les archives de la BFI).


 

Ensuite il y en eu quelques autres :
Celle de W.W. Young (1915), celle de Norman Z. Mc Leod (1933) trop empesée, celle de William Sterling (1972), celle de Tim Burton (2010) trop buissonnière... (1)

Toujours à côté de la plaque aux yeux des amateurs.
Avec pour point commun la fadeur des interprètes d’Alice, Charlotte Henry (1933), Carol Marsh (1949), Mia Wasikowska (2010).

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Les films d’animation, c’était déjà mieux.

* La version la plus classique, celle de studios Walt Disney en 1951.
Une jolie transposition, qui fut d’ailleurs - signe de qualité - un échec sanglant pour son usine de guimauve.

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* La version la plus chouette, celle de Jan Svankmajer en 1988
Le surréalisme dans la grande tradition tchèque (Grand Prix du festival d’Annecy animation 1989).


 

Mais aucune de ces Alices, photographiée ou dessinée, n’a jamais supplanté, dans nos cœurs résolument old fashion, la petite Alice Liddell vue par Lewis Carroll ou par sir John Tenniel.

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Quoiqu’il en soit, en 2015, on a fêté le 150e anniversaire de la parution des voyages de l’Alice originelle.

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Et voici, en bonus, une extension sur Open Culture.

1. De l’autre côté du miroir (Through the Looking-Glass & What Alice Found There) de Lewis Caroll (1872) était la suite des Aventures d’Alice au pays des merveilles (1865).

Même mouvement au cinéma :

Produit par Tim Burton, Alice de l’autre côté du miroir (Alice Through the Looking Glass) de James Bobin (2016), est la suite de son Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland) de 2010.
On s’habitue toujours, au long des années, aux métamorphoses.
Ce qu’Alice dit au temps (qu’elle haïssait parce qu’il lui prenait tout), est beau : "Je sais maintenant que vous donnez avant de prendre".
Johnny Depp y est à notre goût. Mais ce n’est pas Alice.

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