Nietzsche, le retour
Pour le plaisir des amateurs en ligne 20
publié le lundi 23 mars 2015

Nous ressentons un frémissement côté Nietzsche.
Descendrait-il à nouveau de la montagne ?
Deviendrait-il furieusement tendance, et si oui, porté par qui, hein ? Il faut surveiller ça.

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On se pose la question et c’est Kelley Hensing qui nous vient.


Successivement, en deux jours, quelques arrivages en rafales d’amis, et cela sans que ayons googlisé le moins du monde :

* Un footage de 1899 sur ses derniers instants (dont l’authenticité est débattue) ;
 

* Une conférence en portugais sur le nihilisme (on comprend pas le portugais) ;
 

* Un petit coup de Zarathoustra, ce qui ne peut pas faire de mal. Surtout quand il est dégraissé de l’emphase d’un Strauss en général plus inspiré, et pas relayé par un Kubrick spécialiste de musiques pour créatifs publicitaires. BO de The Fountain de Darren Aronofsky (2006).
 

* Et surtout, surtout, une découverte : Nietzsche (1844-1900) n’était pas seulement un grand philosophe, il était aussi compositeur.
 

Il ne pouvait croire qu’en un dieu qui saurait danser, ça on le savait, et quelques autres choses du même genre, qui flottent dans l’air du temps, sous formes de clichés.
On avait aussi quelques souvenirs directs, et légitimes (on veut dire sans imposture ou frime), issus des vraies lectures et études d’autrefois.

Et on avait laissé passer ça : Il était aussi un grand musicien, avec une vraie œuvre. Ah ben, ça alors !
Après deux ou trois rapides vérifications, on fera, désormais, semblant de l’avoir toujours su. (1)

Voici un petit Miserere nietzschéen, pas mal du tout.
Il ressemble à celui de Gregorio Allegri (1582-1652)..
Mais n’est-ce pas le lot de tous les Miserere ?
 


 

1. Georges Liébert, Nietszche et la musique, nouvelle édition, PUF, 2013.

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