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Panorama du cinéma colombien 2015
publié le mercredi 3 juin 2015

Panorama du cinéma colombien, Paris 2015, 3e édition
3-9 juin 2015

par Anne Vignaux-Laurent
Jeune Cinéma en ligne directe

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Quand on en est à la 3ème édition d’un "panorama", on peut changer d’appellation, et on devient légitimement un "festival".

Née à Paris en 2008, l’association Le chien qui aboie (El Perro que Ladra, à Barcelone) est encore toute jeune, et elle très fière de cette 3e édition qui prouve que l’initiative était juste.

Depuis 2011, l’association entretenait des rapport réguliers avec le cinéma d’art et d’essai La Clef : une séance mensuelle.
En 2012, elle crée une assoc jumelle à Barcelone.
En 2013, elle régularise avec La Clef et créent le Panorama n°1.
En 2014, le Panorama n°2 se déroule à Paris et en même temps à Barcelone et à Londres.
En 2015, les partenaires se multiplient, parmi lesquels la la plateforme participative Kiss Kiss Bank Bank bien connue des chercheurs d’or.

Sur la programmation de cette édition 2015, Le chien qui aboie en devient lyrique : "Des films qui transforment et en transformation, des films d’inquiétudes profondes ou de certitudes imparfaites. Des films divers comme les paysages de la Colombie, impétueux comme des fleuves, imposants comme des cordillères, paisibles comme un village au bord de la mer, riches comme des mangroves ; des films pour découvrir, réfléchir et sentir".

Il faut dire qu’il-le chien (ou elle-l’assoc ?) y a de quoi être fière(e).
Le cinéma colombien revient de loin.

Il est né, comme partout dans le monde, à peu près en même temps, à la fin du 19e siècle, quand Gabriel Veyre voyageait. Il a eu une belle période de muets.
Et puis il y a eu la crise de 1929, et il a eu du mal à en émerger, malgré les efforts de Garcia Marquez et de Enrique Grau dans les années 50.

Nous nous souvenons du film expérimental - disons surréaliste - La Langouste bleue, qu’ils ont réalisé avec Alvaro Cepeda Samudio et Néréo Lopez en 1954.


 

Sinon, il va de soi que, en régime capitaliste - et c’est le seul que nous connaissions qui se soit épanoui dans sa logique -, toute production culturelle a besoin de subventions publiques. Ou mieux : des anciennes tontines, qui reviennent sous diverses formes.

Il y a eu, en 1978, la création de FOCINE (Compañía de Fomento Cinematográfico ), qui a disparu en 1993. Pour en savoir plus, on se reportera au Wikipedia Cinéma colombien, qui est très bien fait.

Depuis 2003, grâce à une loi qui a favorisé les initiatives et les coproductions, l’activité cinématographique colombienne renaît, et les jeunes cinéastes apparaissent. En Colombie, deux festivals internationaux existent bel et bien : Carthagène (depuis 1960) et Bogota (depuis 1984).

Du coup, à Paris, ce n’est pas seulement une fête colombienne, qui se passe à La Clef cette semaine.
C’est la Colombie, en France, qui invite ses voisins, l’Argentine, le Pérou, le Mexique, le Chili, l’Équateur, Panama. La même chose se passera à Barcelone, à partir du 8 juin 2015.

Voyages et fêtes, et circulation pacifique entre nations : un programme va nous changer de la désinformation des JT de la télé, avec leurs voix, leurs mines et leurs tons quasi-clonés.

Anne Vignaux-Laurent
Jeune Cinéma en ligne directe, juin 2015

PS. Voilà quelques trailers pour vous allécher :

* Los Hongos de Oscar Ruiz Navia (2014) & Alen de Natalia Imery (2014).

* Monte Adentro de Nicolas Macario Alonso (2014) & Lux aeterna de Carlos Tribiño Mamby (2013).

* NN de Héctor Gálvez (2014) & Las bromelias de Manuela Montoya (2013).

* Violencia de Jorge Forero (2015) & Nelsa de Felipe Guerrero (2014).

* Gotas que agrietan la roca de Antonio Girón Serrano (2014) & El sindrome del vinagre de Cristian Esteban Hurtado (2013).

* Ushui de Rafael Mojica Gil et Saúl Gil Nakogui (2013) & Alumbrando caminos de Paola Figueroa Cancino (2015).

* Reflejos de un desencuentro de Gabriela Díaz Montealegre (2013) & Completo de Iván Gaona (2014).

* El Alcalde de Emiliano Altuna, Carlos F. Rossini, Diego E. Osorno (2012) & Niño de metal de Pedro García Mejía (2014) + soirée mexicaine.

* Un Asunto de tierras de Patricia Ayala (2014) & Nuqui de Alejandro Bernal (2014).

* Algun dia es manana de Ricardo Torres (2014) & Julia de Jaime Avendaño (2013).

* La Muerte de Jaime Roldos de Manolo Sarmiento et Lisandra Rivera (2013) + soirée équatorienne.

* Invasion de Abner Benaim (2014).

* Sabogal de Juan Lozano et Sergio Mejía (2014)

* Persiguiendo al dragon de Juan Camilo Olmos Feris (2014)

* Marmato de Mark Grieco (2014) & Leidi de Simón Mesa (2014).

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